vendredi 28 mars 2008

Suicidez moi

Il est très rare que je m’arrête sur l’actualité. Je n’ai aucune maîtrise (ou très peu) sur les problèmes dont traite mon journal du matin. Aussi, je le referme et j’oublie… jusqu’à l’affaire de Mme Chantal Sebire. Certains en ont parlé dans leur Blog. Je trouve inutile d’anticiper des problèmes avant qu’ils se présentent à moi ; je crois que c’est la raison pour laquelle je n’ai pas peur de la mort. Par contre, les conditions dans lesquelles elle arrivera peuvent m’angoisser. Rien que ce mot « tumeur » est terrifiant, particulièrement explicite si on le décompose en 2 syllabes. J’aime à croire que je maîtrise moi et mon existence, que je suis mon propre juge. Mais, le suis-je vraiment ? Si des intellectuels, des politiques, le corps médical habituellement si prolixes se penchaient avec autant d’acharnement sur l’euthanasie que le fait la justice pour trouver le fournisseur du produit qui libéra Chantal, alors je crois que ce serait un grand pas pour notre pays. Le pentobarbital est utilisé par les vétérinaires pour euthanasier des animaux condamnés à une mort inéducable, leur éviter une fin martyrisante. Dois-je en conclure que notre espèce à plus de compassion pour la déchéances des bêtes qui souffrent que pour un être humain dont la vie se résume désormais à la souffrance physique et psychologique ?

jeudi 27 mars 2008

Les aristocrates à la lanterne

Emy : Frangin ?
Moi : si tu appelles sur mon portable, oui… il y a de forte chance pour que ce soit moi !
Emy : ça ne va plus Nico !!!
Moi : encore ?!?
Emy : nous sommes le 15 et il ne me reste que 120 € pour finir le mois
Moi : ouaip… ça fait 8 € par jour, c’est jouable
Emy : je ne comprends pas que le gouvernement ne fasse rien
Moi : s’il le pouvait ça se saurait tu ne crois pas ?
Emy : c’est pourtant simple !
Moi : comment ?!
Emy : il nous faut une bonne révolution, comme en 1789
Moi : ah oui, quand même, tu remontes loin là ? Et dans quel objectif au juste ?
Emy : pour modifier le calendrier
Moi : je ne te suis pas très bien
Emy : bhein oui, 30 jours dans un mois pour attendre la paie c’est beaucoup trop long, le réduire à 15 jours serait largement suffisant.
Moi : ?!? Vue comme ça ?!?

lundi 24 mars 2008

Vapeurs Sulfureuses - Part. 3

"Vas te doucher et t'étendre maintenant" dit-il. Alors, je me suis exécuté et ensuite je suis monté à l'étage sur la mezzanine aux motifs orientaux chantournés. Je me suis posé sur un matelas confortable dont je tenais fermement les bords... peut-être me suis-je même assoupi, bercé par l'odeur de l'encens. Les jeux du thé à la menthe qui se verse et se déverse m'ont fait ouvrir les yeux sur l'étage déserté et plongé dans la pénombre. J'ai tourné ma tête dans l'autre sens, posant mon regard sur ses mains qui remplissaient un petit verre du breuvage odorant chaud et sucré. En reposant la théière sur le petit guéridon, j'ai senti son sexe s'appuyer contre ma main dont seul le petit doigt bougea pour caresser l'ébène. Pendant un instant, j'ai cru qu'il avait de nouveau disparu. Puis, sans me surprendre, j'ai senti la pulpe de ses doigts se poser dans le creux de mes reins. Une huile (de l'argan ?) glissa de la base de ma nuque en suivant à la perfection ma colonne vertébrale. Ses doigts me massèrent avec une telle légèreté que je n'avais jamais connu ma peau si souple. Les extrémités de ses pouces cherchaient les ourlets de la serviette qui se dénoua dans une naturelle facilité sans presque aucun mouvement de ma part. Elle resta pudiquement sur le bas de mon fessier frémissant. Le poids de son corps s'est posé sur l'arrière de mes cuisses. Je vivais cet intenable plaisir de la peur d'être surpris et de la fébrilité jubilatoire. Les vas et viens du bas de son corps contre le mien m'enivraient jusqu'aux fantasmes les plus torrides mais seulement suggérés. Son sexe trouva sa place entre mes fesses, chaque mouvement m'emmenait un peu plus vers l'extase que j'essayais de contenir. Sa respiration était plus haletante que la mienne et la force de la pression de ses doigts témoignait de son état d'excitation. A un moment, j'ai bien cru jouir mais il n'en était rien. Sa langue a parcouru ma nuque, j'ai voulu l'embrasser mais dans ma tentative, il me plaqua la tête contre le matelas. La pression de ses genoux contre mes hanches s'est relâchée et il s'évapora, me laissant à mon thé encore chaud. J'ai regagné le vestiaire. Je suis certain qu'il était là quand j'ai laissé choir ma serviette au sol et que son regard était posé sur moi au moment de m'habiller. Je suis sorti pour retrouver l'homme que j'aime. Je ne me suis pas retourné, à aucun moment je ne lui ai parlé, lui offrant ainsi ma jouissance retenue au mystère du silence.

samedi 22 mars 2008

Tiens ! Prends ça !


video

Comme le mec sur la vidéo, je n’ai pas besoin de l’ouvrir pour me faire comprendre. D’ailleurs, en règle générale, j’aime tout ce qui ferme sa gueule. Je crois même que j’aurais plié soigneusement mon journal puis dans un geste souple, aérien et un élan mesuré j’aurais mis une baigne à la nana de l’autre main. A part ça, je me considère comme quelqu’un de civilisé aussi je vous souhaite de Joyeuses Pâques.

jeudi 20 mars 2008

Vapeurs Sulfureuses - Part. 2

Une serviette autour de la taille, une autre dans la main, somme toute inutile, mais le témoin d'une accroche réussie, je me suis dirigé avec délectation vers les bains de vapeur. Un calme apaisant y régnait. Je me sentais bien, comme enveloppé dans cette ambiance où les êtres et les choses semblaient revêtir une couleur sépia. Les sons, les voix arabes, les rires d'hommes déjà mûrs, paraissaient comme étouffés sous le poids de la chaleur. Je résistais à la tentation de le chercher du regard à travers le brouillard. Je laissais, pendant quelques instants, mon corps suer dans la première salle, assis sur le muret, les yeux fermés. Il me semblait être dans chaque goûte de sueur qui perlait sur mon corps. Un changement soudain de luminosité traversa mes paupières. Elles s'ouvrirent sur un objet brillant qu'il me tendait : une bassine ronde en alu. Il était devant moi, comme s'il avait anticipé l'ouverture de mes yeux : "Rince toi le corps et les yeux" me dit-il. Le temps que je m'asperge d'eau, il avait disparu. J'avais besoin de crouler de fatigue sous l'humidité pesante. Alors, je suis passé dans la deuxième salle, puis rapidement à la troisième après quelques bolées d'eau tiède. Puis, je suis allé m'enivrer de la chaleur ultime en me laissant imprégner par l'odeur de l'eucalyptus. Plus rien n'était perceptible ; assis sur le banc de pierre, j'aurais voulu effleurer sa main ou sa cuisse, unir les exfoliations de nos deux corps. Je luttais pour maîtriser mes pulsions générées par cette idée dans cet enfer brûlant. Sans nul doute, j'aurais tout à fait ma place dans le royaume de Lucifer, me sentant bien capable de lui demander encore de bien vouloir en fermer les portes pour éviter tout courant d'air. Quand je me décidais à sortir, il était assis sur le carrelage, un gant de crin à la main, soutenant de son regard ténébreux le mien surpris que je cherchais à dissimuler. Je me suis assis contre le mur. Il m'a tiré par les jambes avec une douce violence pour m'allonger au sol. J'ai fermé les yeux et il a commencé à me frotter. Une fois sur le ventre, je sentais parfois sa main se poser avec fermeté sur ma peau. J'avais envie de lui dire : "Frotte, vas-y frotte plus fort, écorche moi la chair", mais il maîtrisait la bonne pression. "Assoies-toi" me dit-il. Il commença à me manipuler et me tordre les membres dans un sens et dans l'autre. Je sentais mes jambes, mes épaules, ma nuque craquer sous ses mouvements fluides et sûrs. Son torse viril appuyé contre mon dos, ses lèvres se sont posées sur le lobe de mon oreille : "Détends-toi" articula-t-il sensuellement. S'en était trop... une partie de mon corps restait tendue et la deuxième serviette pliée en quatre sur mon sexe ne fut pas de trop pour cacher mon émotion. A suivre...

lundi 17 mars 2008

Vapeurs Sulfureuses - Part. 1

Antoine : Bhein ?!? Où vas-tu ?
Moi : au Hammam
Antoine : mais il est 22h00 !
Moi : ce sont les horaires pour les hommes
Antoine : tu pars comme ça, sans rien dire de plus !
Moi : il ne vaut mieux pas… pour le moment.
Et j’ai fermé la porte. Après une prise de tête, de toute manière, je n’ai rien à dire… j’encaisse pour éviter de sortir des conneries plus grosses que moi qui seront difficiles à rattraper plus tard. Depuis quelques années, je cultive l’art de ravaler mes impulsivités.
Direction les « Emeraudes » ; il m’a fallu une bonne dizaine de mètres pour ressentir mes mâchoires complètement bloquées en position fermée. A chacune de ses paroles, je m’érigeais tel un mur inébranlable… même si en apparence je restais impassible, j’étais loin de contrer ses mots mais je les absorbais, pour les ressasser en cherchant quelle était ma part de responsabilité. Quand il y a conflit, ce n’est pas dû qu’à une seule personne, par contre pour se battre il faut être deux et je m’y refusais.
A la sortie du métro, je me suis dit qu’au retour je serais certainement plus détendu qu’à l’aller. Je considérais cette fuite comme une trêve utile palliant une conversation douloureuse et stérile. Après avoir réglé mon entrée et une fois sorti du vestiaire, j’avais l’impression d’avoir traversé la Méditerranée. Le Raï raisonnait sans violence dans cette enceinte de mosaïque. Ce soir-là, l’odeur de la menthe était plus forte que celle de l’eucalyptus ; elle se mélangeait avec volupté à la chaleur humide qui laissait planer des effluves de corps masculins. Assis sur le bord de la fontaine centrale, j’ai mis mes tongs. Puis, j’ai vu deux pieds faire face aux miens. J’ai lentement levé le regard, en suivant avec précision le galbe de ses jambes, imaginant mes yeux transpercer sa serviette. Il n’était pas vraiment beau, mais sa peau mat, son regard et les traits de son visage posèrent sur moi la douceur qui calma les tensions extérieures. Il travaillait ici. Il m’a tendu une autre serviette, je l’ai prise sans rien dire. Il s’est dirigé vers le Hammam en se retournant vers moi. La vue de son corps massif me fit mordre la lèvre supérieure en me disant intérieurement : « P’tain merde, il est gonflé celui-là ! ». Ce n’était pas vraiment l’endroit pour militer la fierté d’une quelconque orientation sexuelle. Je n’avais eu ici aucune érection face à un corps d’homme jusqu’à présent. Comme quoi, il ne faut jamais dire jamais… il y a un début à tout. A suivre…

mardi 4 mars 2008

Swimming... the distance

Malgré la distance qui nous sépare
I was swimming across the sky
Je n’ai jamais été aussi proche de toi
Clouds and Angels by my side
Mais peut-être crois-tu que je suis loin en pensées
Then I realized that I was lonely
Alors, que je vis aussi avec ton absence
And it wasn’t such a good thing
Penses-tu que les kilomètres qui nous séparent sont une chance
I was flying in paradise
Qui augmente le désir et l’envie
In that ocean of dead lights
Bien sûr je ne suis pas près de toi pour te le prouver
I was looking for your smile in the wind
Je ne suis pas là le matin pour te le dire et t’embrasser
But there was nobody there this morning
Cela nous enseigne à ne pas mettre tout le festin dans la première cuillérée
I believe in your smile everyday
Mais maintenant dans ton existence, je suis dans chacun de tes pas
But I know that you’re far from my way
Comme des ondes chacune de tes pensées me parviennent
When I talk to the moon I can hear you
Auxquelles je réponds avec tout mon Amour
In the dark I can see, I can feel your light
Afin que jamais tu ne sois avalé par l’angoisse… de ne plus me revoir.

Source : Lyrics Emilie Simon - Swimming

samedi 1 mars 2008

Tic Tac


En fait, je me disais que les Romains de 24 ans avant Jésus-Christ, ne devaient pas se douter qu’ils vivaient en plein compte à rebours. D’ailleurs, peut-être qu’en ce moment, on est en moins quelque chose avant je ne sais qui... mais on ne le sais pas encore. Ce que je sais pour l’instant, c’est que j’étais en moins 34 ans avant mon Apollon et que le seul compte à rebours que je connaisse, c’est celui qui me sépare de ses bras.

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