mercredi 29 octobre 2008

dimanche 26 octobre 2008

L'inconnu de la semaine

"Si un corps musclé peut en faire rêver plus d'un...
... n'oubliez pas qu'il y a une tête posée dessus"
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(D'ailleurs... là, je crois qu'il la cherche justement)
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vendredi 24 octobre 2008

Si je ne bloguais pas...

1°) … je me serais depuis longtemps muré dans le mutisme. On s’attache sans doute plus aux écrits. Les paroles sont volatiles ; entre ce que nous avons à l’esprit, la manière dont on l’exprime, l’attention que l’autre y porte, ce qu’il en comprend et ce qu’il en retient… je pense qu’il doit y avoir une perte assez conséquente de la pensée initiale. De plus, la lecture permet d’être attaché aux mots et ne pas en perdre le sens et l’écoute en pensant à ce que l’on va répondre à son interlocuteur.
« Ecrire, c’est le moyen de parler sans être interrompu » Jules Renard

2°) … je n’aurais pas appris à apposer plutôt qu’à opposer mes idées à côté de celles d’autres bloggueurs par le biais des échanges de commentaires. Il n’y a qu’une lettre qui change entre ces deux mots mais, elle fait toute la différence.
« Pour avoir foi dans son propre chemin, il n'a pas besoin de prouver que le chemin de l'autre n'est pas le bon. »

3°) … je me priverais de purs moments de plaisir, de rire et de sourire à vous lire, vous qui avez un style, une plume (s’il on peut dire) relater des faits anodins avec beaucoup d’humour et de talent… (Clin d’œil à Sèb, Didou, Steppen et bien d’autres).
« Une journée sans rire ou sourire, est une journée irrémédiablement perdue. » K.O. Schmidt

4°) … mes nuits seraient certes plus longues mais plus agitées. En cas d’insomnie, j’aime parcourir les lignes de ceux que je lis, m’immiscer dans leurs écrits qui souvent m’ouvrent d’autres perspectives de réflexions, m’aide à penser différemment et peuvent malgré des expériences différentes élargir ma vision sur ce que je vis.
« Qui pense peu, se trompe beaucoup » Léonard de Vinci

5°) … je n’aurais pas fait de belles rencontres, qui en ont donné d’autres… virtuelles ou non…

Merci Sèb, cette chaîne n’était finalement pas une si mauvaise idée par contre, c'est la dernière à laquelle je participe... à bon entendeur !

Que vont en penser Didou, L’Elephant et Shams
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dimanche 19 octobre 2008

Game (L)over

Il y a encore un an, vue de loin, cette montagne de questions embrouillées et de pensées nocives me paraissait infranchissable. Face à elle, je ne m’étais jamais senti autant démuni et livré à moi-même. Ce que je pensais être de l’introspection n’était en fait que de l’auto-intoxication. J’ai fini par laisser s’écouler les jours en pilotage automatique. J’aurais pu perdre mon temps et mon énergie à en vouloir à la terre entière mais je me gardais bien de m’abaisser à cette lutte exténuante et vaine contre les choses, les circonstances ou les gens pour qu’ils soient tel que je le voulais et finalement ne rien changer à la situation.

« Il ne faut pas s’irriter contre les choses, car elles ne s’en soucient pas »

Alors, je me traînais dans les ruines du souvenir, submergés par de faux espoirs et des illusions dans une dysphorie pathétique. Je tentais de comprendre si c’était l’(ego)ïsme de mon cœur blessé qui me poussait à m’infliger tant de souffrance en m’accrochant à mon but dont il ne restait que des scories. Dans mon soucis d’économie des échecs, je me refusais tout abandon, jusqu’au jour où par lassitude (peut-être) ou lucidité (j’espère), j’ai fini par me résigner et par me dire « Oui, la situation est ainsi, il est temps d’accepter et surtout d’agir». Cet acte symbolique que je lui ai fait le mois dernier m’a libéré. J’ai ressenti comme un énorme soupir et un appel d’air appelant la reprise d’une respiration fluide et consciente. Bien sûr, je suis encore loin du noble sentier octuple mais je suis en chemin, plus confiant car même si la route est longue… il y a une route.


« Admettons que nous disions oui à un seul et unique moment, nous aurons ainsi dit oui non seulement à nous-même, mais à toute existence. Car rien n’est isolé, ni en nous-même, ni dans les choses. Et si, même une seule fois, le bonheur à fait vibrer et raisonner notre âme, toute les éternité étaient nécessaires pour créer les conditions de ce seul événement et toute l’éternité a été approuvée, rachetée, justifiée, affirmée dans cet instant unique où nous avons dit oui. » - Nietzsche -

Berry "Demain"

jeudi 9 octobre 2008

samedi 4 octobre 2008

L'inconnu de la semaine


Photo: Shower Scene by fullyclothed

En [+] "Comment prendre sa douche comme un homme" (ça tue un peu la photo, mais c'est drôle et pas si loin de la vérité)

jeudi 2 octobre 2008

Love Boat


Après des débuts difficiles, je dois dire que maintenant je m’entends plutôt bien avec mon boss. Je crois que nous avons trouvé les limites de l’un et l’autre. J’ai confiance en lui et de son côté, il sait qu’il peut compter sur mes compétences et il me laisse faire mon taff sans trop intervenir. Plusieurs fois, il m’a invité à ses petits cocktails dont je ne suis guère friant. Mais cette fois-ci, je n’ai pas pu y échapper : « Bon Nico, je sais que vous n’êtes pas très socialite, mais je tiens absolument à ce que vous veniez pour une fois ». Mon boss, il aime bien mettre des mots anglo-américains dans ses conversations… c’est… bizarre. Le jour J, il m’appelle sur mon portable pour être sûr que je sois prêt. Je l’étais, enfin plus ou moins, la ponctualité n’est pas mon fort ; plus par rapport à un agenda chargé que par un trait de caractère. Je me voyais déjà m’emmerder dans un coin du buffet en alignant quelques coupettes d’un champagne qui, j’en étais sûr, serait de la meilleure qualité et ce serait toujours ça de gagné. « Bon on y va » me dit-il en me tendant les clés de sa voiture : « Vous nous conduisez jusqu’au port ». Plutôt surpris, je me suis mis au volant de son espèce de monstre Mercedes. Dans la voiture, il m’a glissé un : « J’aimerais bien que vous restiez et vous faire un nouveau contrat ». Là mon coco, il n’y rien de moins sûr et dans ma tête je me disais : « il va falloir en rajouter sur la table, et je ne parle pas de petits fours ». Je suis resté silencieux et je pense qu’il n’a pas été trop surpris car il n’attendait pas vraiment une réponse. Arrivés au port, on s’est rendu sur le bateau où avait lieu la soirée. Un voilier qui soit disant aurait été commandé peu avant la fin de la guerre par Hitler. Je n’ai pas trouvé ça du meilleur goût. Apparemment, il n’est jamais monté dessus, sans doute trop occupé par son génocide et car il eut le seul trait de génie qu’on lui connaisse c'est-à-dire de faire un geste pour l’humanité en se suicidant. Pendant ces quelques considérations en moi-même, mon patron me tenait par les épaules en me présentant à une multitude de gens dont je connaissais bien souvent le nom mais pas les visages et je crois qu’à ce moment là, en voyant les clin d’oeils et sourires qu’il m’adressait, j’ai ressenti une certaine fierté… et une petite gêne quand il ajoutait : « celui-là, il est bien difficile de le faire sortir ». Je ne suis pas reparti trop tard, le champagne était effectivement excellent (je n’ai pas abusé… pour une fois), le buffet moyen (tant mieux pour ma ligne) et les rencontres intéressantes du moins assez pour augmenter mon chiffre d’affaires… enfin, celui de mon boss j’entends.
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