jeudi 27 novembre 2008

Lugdunum


Enfin ce week-end, je reposerai les pieds dans ma Cité que deux fleuves arrosent ; juste le temps d’une petite prière à Fourvière. Elle me manque ma ville quand je suis loin d’elle, épouse parfaite, qui à chaque nouveau passage, je trouve encore plus belle. Chargée d’un passé millénaire, je m’enorgueillie d’en faire un peu partie. C’est toujours une excitation intense de flâner dans chacun de ses arrondissements. Je me sens comme le fils prodigue quand, après une longue absence je me dis enfin : « Lyon, je reviens. » Ce sera peut-être le moment (enfin) d’un nouveau départ avec celui que j’attendrai à la gare.
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mardi 25 novembre 2008

L'inconnu de la semaine


C’est certain… je ne mangerai pas chez lui.
Vu l’état de la salle de bain
je n’ose même pas imaginer celui de la cuisine.
Pour le reste du menu… je ne dis pas non sur la sélection du dessert.
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lundi 24 novembre 2008

17-23/11

Si la teneur de mes postes prouvent la relative banalité qui régnais dans ma vie ces dernières semaines, flottant dans ma légère déprime saisonnale, pas si désagréable, je ne peux pas en dire autant de la semaine qui vient de s’écouler. Elle commence avec cette femme, qui vient interrompre la lecture de mes journaux à la terrasse du café pour m’annoncer : « On se connaît, je m’appelle Sarah, tu te souviens de moi ». Je n’avais aucune idée si je l’avais déjà vu ou pas alors, j’ai pris le temps de boire une gorgée de café dédaigneusement, avant de lui répondre : « J’apprécie la technique de drague, c’est flatteur, mais a priori il ne me semble pas que nous ayons déjà été présenté et je vous invite à redresser votre perruque qui penche sur le côté droit ». Je pense que l’expression de mon visage doit freiner bien des fois toutes techniques d’approche. Elle s’est éloignée, tortillant du cul et se retournant une dernière fois vers moi. Puis, le jour suivant, il y a eu ce garçon magrébin, qui est passé s’acheter des cigarettes. Quand je l’ai aperçu, je me suis dit : « A tous les coups, il va prendre un café et s’asseoir pile à la table en face de moi ». Pas loupé… l’humain peut être si prévisible, cela a un côté navrant. J’ai mis un petit moment à remarquer qui lui arrivait de me suivre parfois dans la rue, à me sourire quand nous partagions la même terrasse d’un bar de quartier. Je sais qu’il a quelqu’un d’au moins 10 à 15 ans son aîné. Il n’est pas vraiment beau mais il a un côté très excitant. Pas très grand, il a de superbes fesses sur lesquelles je me suis souvent imaginé poser mes deux paumes de main. Je me suis levé en le regardant (puisque c’est ce qu’il attendait) et je suis passé à ses côtés. Quand il a levé la tête avec son regard habituel de cocker triste, je lui ai souris pour attirer son attention sur le fait que ce ne serait pas pour aujourd’hui… et j’adore. J’adore ce jeu de séduction même s’il est fantasmé, cela n’engage à rien, cela réveille un instinct animal très primaire mais délectable. Enfin, comme j’aime me faire « papouiller » et après dix jours de dur labeur sans jours de repos, j’ai profité de celui qui m’était donné pour un petit soin. Et là, je me fais inviter par mon esthéticienne, prêcheuse de la bonne parole de Jésus mais aux doigts en or et heureusement, car le reste me dépasse un peu. Le repas fut certes agréable, mais il est dangereux pour ceux qui ne me connaissent pas, de me demander mon avis sur des sujets métaphysiques, sur lesquels j’ai forcément ma réponse qui immanquablement soulève la consternation générale tellement mes conceptions du monde prennent très souvent la tangente et s’écartent des sentiers empruntés par le plus grand nombre. Vraiment, surprenante cette semaine où je me croyais dans un tableau de Klee : coïncidence, improbabilité, hasard (s’il existe), petits faits anodins qui prennent des proportions étonnantes, qui montrent qu’en gardant les yeux grands ouverts et la tête haute… il s’en passe finalement des choses !

mercredi 19 novembre 2008

Hors sujet ?

Ça, c’est vraiment une fâcheuse manie du groupe que de réunir ses responsables en fin de soirée alors que les 2/3 ont déjà 10 à 12 heures de boulot dans les pattes pour parler d’une politique commerciale qui ne concerne que deux d’entre eux : l’orateur (Mme la gérante) et son aimable collaboratrice. Les sous-fifres (dont je fais partie), vendent eux, du service et polisse de leur professionnalisme agile l’image de la compagnie. Après quelques mots d’introduction, nous remerciant d’être présent, comme si on nous en avait laissé le choix, le blabatage commençait dans un long monologue du vagin qui nous sert de directrice de bien 40 minutes et en apnée s’il vous plait : « ON n’est pas encore au point, ON doit surmonter d’une manière ou d’une autre la crise. ON aurait dû augmenter le nombre d’allotements, ON aurait ainsi généré un chiffre d’affaires supérieur qu’ON aurait réparti sur les autres marchés concurrentiels qu’ON n’a pas encore démarché etc. etc. etc.». Je n’ai jamais vraiment compris l’utilisation d’un pronom indéfini qui se rapporte à tout le monde mais surtout à personne, en particulier pour parler à des employés qualifiés qui s’occupent de secteurs très spécifiques. Comme si par télépathie elle avait transpercé mes pensées alors que je me disais : « Vas-y lance ton plan Marshall », la chienne de garde se tourna vers moi et par un faciès indescriptible me signifia clairement qu’elle avait remarqué mon manque d’intérêt pour la réunion et m’exhorter de bien vouloir mettre en sourdine mes réflexions internes trop bruyantes. Je commençais à ressentir lentement mes doigts faiblir sous la lourdeur de ma tête qui devenait de plus en plus pesante des conneries qui y rentraient par les oreilles. Un petit rictus retenu pointa vers l’oreille droite lorsque j’imaginais mon coude riper de la table par fatigue et m’affaler comme une grosse merde sur la nouvelle moquette. Je pense qu’Emma en face de moi pensait exactement la même chose lorsque nos deux regards complices se croisèrent et que je vis son sourcil gauche se lever en réponse à mon sourire… ses lèvres sèches réclamaient un verre de rosé et cela tenait presque de l’urgence. Tout d’un coup, interrompant ma rêverie créatrice et divertissante, j’entendis mon nom : « Nicolas, alors vous, ON ne vous vexera pas en vous disant que vous n’êtes pas un homme d’argent, ON est tous d’accord, mais ON aimerait bien savoir ce que vous en pensez, histoire qu’ON se fasse une idée ». Et là… par fatigue sans doute mais probablement plus par exaspération, j’ai osé cette petite remarque : « Sauf votre respect Madame, ce que j’en pense, c’est que de toute évidence : ON est un con ».
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samedi 15 novembre 2008

mercredi 12 novembre 2008

C'est bien ainsi...

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Le propre de l’homme...
... c’est de ne pas connaître son avenir

lundi 10 novembre 2008

L'inconnu de la semaine


Hum ? Hum ? Gros glaxon et petit moteur tu crois ?
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jeudi 6 novembre 2008

Le Lien



Contrairement à l’idée reçue, me semble-t-il, je pense qu’un lien ne se brise pas et encore moins par le milieu. C’est plutôt pour moi, deux personnes qui finissent par lâcher les extrémités d’une même corde…
Mais... aussi longue soit-elle, tant que l’un tien… l’espoir reste.

dimanche 2 novembre 2008

Mémoire d’Eléphant

Puisque sous la pression, tout ce qui est retenu devra de gré ou de force être libéré, souvent violemment par trop d’attente ou de pudeur, j’ai lu ces quelques phrases et ce fut comme un cri hurlé au visage de mon existence. Il l’a bien compris, lui, que ce sont ces mots, que j’avais besoin de comprendre, l’Eléphant :

" Si tu peux voir détruit l'ouvrage de ta vie / Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir / Ou perdre d'un seul coup / le gain de cent parties / Sans un geste et sans un soupir / Si tu peux être amant sans être fou d'amour / Si tu peux être fort sans cesser d'être tendre / Et, te sentant haï, sans haïr à ton tour / Pourtant lutter et te défendre / Si tu peux supporter d'entendre tes paroles / Travesties par des gueux pour exciter des sots / Et d'entendre mentir sur toi leurs bouches folles / Sans mentir toi-même d'un mot / Si tu peux rester digne en étant populaire / Si tu peux rester peuple en conseillant les rois / Et si tu peux aimer tous tes amis en frère / Sans qu'aucun d'eux soit tout pour toi / Si tu sais méditer, observer et connaître / Sans jamais devenir sceptique ou destructeur / Si tu sais rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître / Si tu peux penser sans n'être qu'un penseur / Si tu peux être dur sans jamais être en rage / Si tu peux être brave et jamais imprudent / Si tu sais être bon, si tu sais être sage sans être moral ni pédant / Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite / Et recevoir ces deux menteurs d'un même front / Si tu peux conserver courage et raison / Quand tous les autres les perdent / Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire / Seront à tout jamais tes esclaves soumis / Et, ce qui est mieux que les Rois et la Gloire / Tu seras un Homme... " - Sir, Rudyard KIPLING -

… que ces mots voyagent et trouvent où se poser sur une âme à forte-ifier et qu’ils produisent un aussi puissant écho comme ils ont fait vibrer la mienne : à Kab-aod

Ecouter la Musique
Nina Simone "Save Me"
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