dimanche 13 décembre 2009

Rétrospective - Part.5

Manu : Tu ne me parles plus de lui ?

Moi : C'est sans doute qu'il n'y a plus rien à dire.

Cela fait un peu plus de 2 ans maintenant, enfin je crois. Je me repère difficilement dans le temps; ce sont les évènements marquants plus que les dates qui me permettent de me localiser temporellement. J’ai passé le cap de la dépression que j’ai essayé de ne pas faire subir aux autres, ni même à mon docteur ou à un psy. Il y a eu trop de nuits passées debout à attendre les premiers rayons du soleil. J’ai refait l’histoire dans tous les sens, je me suis posé des questions insolubles alors que la bonne était de savoir si dans ma souffrance il n’y avait pas plus d’amour-propre que d’amour. Je me disais qu’un jour tout ceci n’aurait plus d’importance et un matin en me levant, je me suis dit que ce serait aujourd’hui. Après un contrat sur Megève ; trop pluvieux et pas assez Feng-shui selon ma Sœur, j'en accepte un autre provisoire sur la Côte d'Azur. Une constante chez moi, c'est que le provisoire dure toujours un peu plus que prévu. Le travail que je fais, la vie que je mène, me conviennent. Le soleil, la chaleur, la mer me permettent de vraiment entrevoir l'existence d'une manière différente. C'est un peu une reconstruction qui passe par un profond repos de l'esprit et, il faut bien le dire, une immense solitude. Choisie ou subie, je n'en suis pas encore à me poser la question à cette époque. Je m'occupe égoïstement de moi : sport, alimentation, culture, etc. Parallèlement, je m'aperçois que cela me rend beaucoup plus disponible à ce qui m'entoure. Être plus présent à moi-même m'a aidé à recadrer une certaine image de moi que j'avais perdue. En regardant dans le rétroviseur, je suis contraint d'admettre que les expériences vécues et surtout les plus douloureuses m'ont permis de me révéler le véritable sens de certaines phrases que je portais comme des étendards et dont je ne comprenais pas l’essence comme: « Le temps ne respecte pas ce qui se fait sans lui » par exemple. On n'oublie pas, on oublie jamais, tout notre être est une machine à « se souvenir »: notre mémoire cérébrale, émotionnelle, corporelle, cellulaire. Je crois en fait que le but n'est pas tant d'oublier ou d'apaiser mais de pardonner. Il était devenu vital de m'assoir quelques instants, quelque soit la durée en jours, semaines ou années, même à un carrefour et réfléchir sur le sens que je voulais donner aux années à venir et la place que les autres aurait dans mon existence. Me dire que rien n’est permanent m’a beaucoup aidé à donner un sens à ce que j’ai vécu. La quête du « sens » c'est ce qui m'aide à reprendre la route aujourd'hui, non pas tellement comme un but, mais avant tout pour ce qu'il y aura en chemin, et encore un peu plus loin ailleurs ou, comme dirait l'autre : « over somewhere else... »

jeudi 10 décembre 2009

Opération pièces jaunes

Dest: Centre de recouvrement des procès verbaux
Objet: votre procès verbal
V/ref
: 2********5
Dossier suivi par: DP

Monsieur DP -

Par ce courrier, je tenais à vous exprimer ma reconnaissance pour toute l'attention que vous avez porté à ma réclamation en répondant à celle-ci par une lettre type dans laquelle vous avez tout de même pris le soins de changer l'adresse et la date avant impression.

Aussi, afin de vous remercier, j'ai fait l'effort de réunir les 64 € du racket dont je suis victime. En effet, il n'y a que des sociétés ayant un monopole qui peuvent se permettre de réclamer des frais de conception d'un titre de transport à la hauteur de plus d'un tiers du prix normal du billet et qui plus est, en le faisant passer pour une « tolérance ».

Si je comprends bien, les utilisateurs de vos services sont lourdement pénalisés lorsqu'ils doivent prendre vos transports dans l'urgence, un dimanche quand les guichets sont fermés, que le distributeur automatique est défectueux [ne vous incombe-t-il pas d'en vérifier le bon fonctionnement ?] et que l'usager fait preuve d'honnêteté auprès du contrôleur pour payer son titre de transport.

[...]

Je suis bien conscient que ce courrier ne changera rien à vos agissements et que la somme d'argent que vous recevez aujourd'hui est bien inférieure au temps, à la patience, aux contrats et à l'argent que je perds à chaque fois que vous faites grève [comme l'année dernière à la même période dans les Alpes-Maritimes et qui à durée près d'un mois] pour faire valoir vos droits qui dépassent indécemment ceux des Français moyens que vous prenez en otage. Ne vous étonnez donc pas de l'image déplorable que vous avez auprès de l'opinion publique.

Le temps de vous assurer que le compte y est, j'espère que cela laissera peut-être un peu de répit aux cibles faciles qui pourraient être dans le même cas que moi.

Vous en souhaitant bonne réception.


lundi 7 décembre 2009

Copenhague : the place to be

Contrairement à l'hypothèse du déterminisme classique, le principe d'incertitude semble impliquer que l'Univers obéit au libre jeu du hasard et de la nécessité.

Albert Einstein : Dieu ne joue pas aux dés

Niels Bohr : Einstein, cessez de dire à Dieu ce qu'il doit faire !

Chef d'états, scientifique et pourquoi pas même Dieu, organisent leur grande garden party pour savoir ce que va devenir notre planète. Moi ? Je suis plutôt optimiste même si je pense que nous sommes dans un monde ou tout se mélange. Je suis un véritable glouton de toutes les théories qu'on nous présente actuellement. Nous voulons tout, sans faire de concessions et sans prendre en compte les incompatibilités. Nous ne sommes plus capables de seulement accepter ce que nous avons, nous accumulons, sans vraiment analyser si cela répond à un véritable besoin, si c'est vraiment nécessaire. Finalement, nous savons pas très bien ce que nous voulons mais, nous en voulons toujours plus. Nous sommes affligés par les guerres mais il nous est parfois difficile de nous entendre avec notre voisin, nous voulons être écolo mais il nous est difficile de vivre en dehors du système consumériste. Oui, tout se mélange et dans ce grand bordel généralisé, il est difficile de faire du tri, de remettre de l'ordre. Pour moi, ce serait en quelque sorte comme vouloir reformer le blanc et le jaune d'un oeuf que l'on a battu. Je pense que le monde mériterait d'être mis en jachère, non ?!?

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Pour savoir comment va l'espèce humaine, Dieu ne s'adresse pas à n'importe qui, il interroge directement la Terre. Celle-ci lui dit : « Après avoir pillé mes ressources, après m'avoir sali, voilà maintenant qu'ils me menacent ouvertement en testant leurs bombes dans ma chair. »
Et Dieu répond : « Et bien puisqu'ils n'ont plus aucun respect avec celle qui les nourrit et qui les héberge, et qu'ils ont de ce fait coupé les ponts avec leurs racines, qu'ils soient désormais livrés à eux-mêmes. »
Et quand Dieu ne se préoccupa plus des hommes, ceux sont eux alors qui se croyant abandonnés, se sont préoccupés de lui.

vendredi 4 décembre 2009

L'inconnu de la semaine


Finalement, cette rubrique ne porte pas très bien son nom... J'aimerais que certains inconnus ne le soient pas... et que ce ne soit pas que pour une semaine seulement... encore faut-il se jeter à l'eau.
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lundi 30 novembre 2009

Rétrospective - Part. 4

« Tu es mignon » sont les seuls mots je lui ai envoyé par Email. Je n'attendais rien en retour. Mais deux jours plus tard, je reçois une réponse et la correspondance se poursuit pendant quelques semaines. Il est Américain, je suis Européen et les illusions que je ne voulais pas voir apparaître deviendront alors inévitables quand le soir, en rentrant du travail, la concierge me donne avec un sourire amusé les colis que je reçois de l'étranger. Il y aura des hauts et des bas dans nos échanges jusqu'à son arrivée en France mais, déjà, il sait très bien repêcher ma confiance. Je ressens encore cette fébrilité lorsque je le serre dans mes bras à l'aéroport. Nous prenons notre temps ensemble, même si nous savons qu'il nous est compté en quelque sorte. Nous profitons des bonnes tables lyonnaises, nous prenons un bol d'oxygène à ce qui fut « la mer de glace » à Chamonix, nous flânons dans les ruelles d'Annecy. Puis, nous descendons dans le Sud. À Avignon, je retrouve un ami avec qui nous mangeons. Antony me scrute du regard, il est mal à l'aise, je le sens bien et en sortant du restaurant, sa sentence tombe : « Cet homme ne te rendra pas heureux Nico ». Je lui demande de s'expliquer, mais il ne m'en dira pas plus. S'en suive Cannes, Nice, Monaco et San Remo où nous rejoint Juju qui lui, me dira sans délicatesse, en levant le nez de ses gnocchis : « Tu ne vois donc pas qu'il te prend pour un taxi ». Je repense aujourd'hui à toutes ces petites phrases en m'interrogeant de l'influence du cœur sur le sens de la vue et de la raison. Puis, il reprend l'avion, sans un mot, à peine un regard... en tout cas sans promesse. Je me retrouve complètement perdu dans l'aérogare. Avant qu'il ne parte, je lui ai dit que le jour où il voudrait m'avoir à ses côtés, je le rejoindrais ; et ce jour fut en fait une nuit du mois de novembre. Quelques semaines plus tard, je décolle pour les USA. Dès le premier pas posé sur le sol américain, je me rends compte que les choses ne vont pas être faciles, à sa façon de me regarder, de me parler ou de me toucher. Pendant 3 mois, je fais de mon mieux pour assumer une atmosphère malsaine entre nous. Les sentiments vont à sens unique et quand je le réalise, il me reste peu de temps avec lui, alors je ne cherche plus à me faire aimer mais juste à laisser la meilleure image de moi en ignorant les humiliations. C'était une erreur, j'aurais du rester sur mon idée de prendre mon propre appartement ; de toutes manière, notre histoire était jonchée d'erreur, dans le casting notamment. Certaines personnes nous poussent à être ce que l'on est pas, jusqu'à le devenir parce que c'est ce qu'elles attendent de nous. En répondant à ce processus vicié et pernicieux je l'ai maintenu à mes côtés tant que je le pouvais certes, mais ces efforts épuisants étaient autant d'arguments pour me faire plaquer. Cette dépense d'énergie inutile a débouché sur un vide immense... le vide c'est tout ce qu'il me restait de lui et parce qu'il était immense, c’était au moins quelque chose. Je me console et je me rassure en me disant que quand les choses ne vont plus entre deux personnes, ce n'est pas du qu'à une seule. Je dois avoir ma part de responsabilité dans cette incompatibilité ; cela ne m'a pas empêché de continuer à l'aimer.
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Déjà bien engagé dans le couloir d'embarquement, je l'ai entendu me crier quelque chose. Cela m'a paru inaudible, je n'écoutais plus, je ne me suis même pas retourné... Plus rien n'avait d'importance, c'était la fin de ce que je pensais être nous alors que depuis le début il ne s'agissait que de moi. J'ai dormi profondément pendant tout le trajet qui me ramenait vers le vieux continent ; j'ai dormi comme si je n'avais pas fermé l'œil depuis des semaines. A ma descente de l'avion, j'ai pris conscience que j'entamais une longue et douloureuse traversée du désert (A Suivre...)
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mercredi 25 novembre 2009

Ça balance !


Pour les gays qui n'aiment pas l'activité physique, le monde du sport a inventé les beaux skaters.
Pour les mélomanes qui n'aiment pas le Rap, le monde de la musique a crée le Hip-Hop.
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Lupe Fiasco "Kick Push"
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jeudi 19 novembre 2009

Il n'y a pas de journée ordinaire

6:30 Réveil difficile, je relance la sonnerie du réveil, finalement je me lève avant qu'elle ne s'enclenche. Je regarde autour de moi, comme si je découvrais la chambre pour la première fois. Trois bouteilles d'eau trainent dans la pièce ; deux à moitié pleines (au cas où j'aurais soif) et une vide (au cas où je n'aurais pas soif... évidemment).

6:45 Je suis dans la salle de bain. Deux choses me font lever le matin. La faim et la douche, plaisir toujours renouvelé de sentir la douceur du savon et l'eau chaude glisser sur ma peau.

7:20 Je me surprends à me laver les dents alors que je n'ai pas encore petit déjeuné. Étrange, je ne le fais jamais, mais bon, comme j'ai commencé, je termine.

7:30 Je suis toujours à poil et ça commence à me gêner car j'ai froid aux pieds. J'ouvre le placard et je n'ai pas à me demander comment je vais m'habiller, puisque j'achète toujours des vêtements qui me plaisent et qui passent partout.

7:45 environ. Je jette un coup d'œil à mes notes, mon emploi du temps, mon planning et mon petit carnet noir. La journée et les prochains jours vont être chargés. Je souris. Je saute dans mes chaussures... j'adore les pompes dans lesquelles on saute sans avoir à les lasser.

7:57 Je peux me permettre d'être précis, je regarde l'heure sur l'écran de l'ordinateur. Je récupère le petit carton rose de mon rendez-vous, le bouquin « Mort aux cons » de Carl Aderhold que je compte finir aujourd’hui. Je sors.

8:10 ou presque, je prends mon café, lis le journal, trouve quelque chose à penser concernant cette « main miraculeuse » qui permet à nos joueurs de foot nationaux de se qualifier pour la coupe du monde et que j'aurais bien mis dans la gueule de Domenech. Je finis de lire les nouvelles.

8:30 J'en ai finit avec le journal, j'émets un soupir de satisfaction à la suite de la lecture des fais divers et de tous ces petits ou gros escrocs qui ne manquent pas d'imagination pour arrondir leur fin de mois. C'est comme s'ils s'étaient tous donné rendez-vous dans le Sud.

8:45 J'organise mes prochains jours en me disant qu'en cas de mauvaise nouvelles aujourd’hui j'aurais toujours un peu de taff pour m'occuper l'esprit.

9:00 Je passe au bureau, histoire de me rassurer sur d'éventuels changements de plannings. Je file à la gare routière. J’attends quelques minutes en énumérant ce que je dois faire professionnellement dans les prochains mois et surtout les résultats que je dois absolument atteindre.

9:15 et quelques, je monte dans le bus. Je me dis que les transports en commun sont pour moi plus une conviction écologique qu'un véritable plaisir. Cependant, je me délecte de certaines discussions ou situations.

9:35 Un petit vieux monte dans le bus et fait dégager un jeune mec en train de lire métro du siège où il est assis sans même un mot ou un merci. Quelle pédagogie ! Quel incivisme qui pousse au racisme anti-vieux. Le mec est sympa, il ne dit rien mais à notre échange de regard il n'en pense pas moins. Je repense à cette phrase du bouquin que je suis en train de lire : « Quand on ne croit plus en rien, c'est là que la connerie triomphe ».

9:45 toujours dans le bus alors que je devrais déjà être arrivé. Les rues de cette ville ressemblent à certains villages Italiens, une grosse voiture ou un camion et on est bon pour le cumul des retards. On passe devant le cimetière et je me dis que c’est imparable, dans toute les villes, il est situé à moins de 300 mètres de l’hôpital. Tiens, l’hôpital justement, mon arrêt.

10:05 ou quelque chose comme ça, de toute manière je suis déjà en retard. En me rendant au pavillon C où j’ai rendez-vous, je repense à mon Grand-Père, un peu coco et pas que sur les bords et qui se plaisait à dire : « Les docteurs ?!? Tous des charlatans, quand ils nous envoient à l’hôpital si on en ressort c’est les pieds devant ». La seule fois où il a été malade, sa mort aura eu raison de sa philosophie.

10 :20 Je suis pris d’une angoisse : « Et si ? », sueurs froides : « Ce serait bien diable quand même» , oui mais le diable se cache dans de petites choses, des détails (le connard).

10 :22 ce fut court. « Vous avez un carton rose » me dit un mec en blouse blanche, j’acquiesce. Ça a durée 2 minutes, « C’est tout bon ; vous n’étiez pas inquiet apparemment ? ». Non, je n’étais pas inquiet. En sortant, je me suis dit que finalement, parfois il y a des résultats que l’on préfère négatifs.

10 :25 je suppose, d’après le tableau d’affichage de la ligne de bus et puisqu’il arrive. Au retour rebelote, une petite vieille refait le même coup que le petit vieux du trajet de l’aller, à une jeune femme et de surcroit en bousculant une autre avec des béquilles. J’éclate de rire en pensant : « C’est pas vrai ! C’est sa femme ou quoi !!! ». Ma voisine se joint à moi comprenant l’objet de mon fou-rire. C’est cette fois une réplique d’un film de Georges Lautner qui me revient en mémoire : « Les cons ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnait » (petite note dans mon carnet noir : acheter le film).

10 :40 Des contrôleurs montent dans le bus, mon voisin se fait contrôler, il s’est planté de ticket ou je ne sais quoi. Gentiment, l’agent lui demande des explications et l’invite à acheter un autre billet. Petite réflexion prise sur le vif : « les contrôleurs de bus sont moins débiles que ceux de la S.N.C.F. » (cf. un ancien Post)

10 :45 Le bus est encore immobilisé pour une quelconque raison, je m’impatiente et je descends. J’en profite en chemin pour dire un petit bonjour à mon presseur (néologisme : le propriétaire de mon pressing).

11 :00 Longue halte pour prendre un café et finir mon bouquin.

11 :45 Petit détours par la Fnac pour acheter les Tontons flingueurs, « Les Chroniques de l’oiseau à ressort » de Haruki Murakami et « L’art de la guerre » de Sun Tsu. Ce dernier étant un ouvrage que je voulais lire depuis longtemps déjà et qui vu les anecdotes d’aujourd’hui, me semble plus que jamais de circonstance.

12 :00 Je rentre en longeant le bord de mer, m’extasiant devant les vagues en pensant à un truc à la con comme : «Chaque vague sait qu'elle est la mer. Ce qui la défait ne la dérange pas car ce qui la brise, la recrée». Je pense à Lyon aussi et à son climat qui doit être moins clément en ce moment.

12 :10 Je me fais un truc vite fait à manger. Je déjeune avec un bon Miles Davis dans les oreilles, calme et plus détendu qu’il y a quelques heures.

13 :30 Je consulte mes Emails, je réponds à certains, j’vais pisser, je travaille un peu, je prends quelques notes. Je parcours quelques pages de mes nouveaux ouvrages, j’enlève le DVD de son cellophane. J’apprécie un instant de tranquillité quand la trompette de Mr. Miles laisse place au silence. Je crois qu’à ce moment précis je me sens vraiment bien.

14 :00 / 23 :00 Je me décide à aller travailler. Journée chargée mais comme je les aime. Je vous épargne les détails.

23:15 Je rentre, je me mets à l’aise, j’écris ce post, qui à ma connaissance est le plus long de ce Blog. Puis ensuite j’irai me coucher… enfin je pense. Je fermerai les yeux en pensant qu’effectivement il n’y a pas de journée ordinaire dans la vie d’un homme.

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lundi 16 novembre 2009

No Comment

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Serait-ce une incitation à l'homosexualité ?
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dimanche 8 novembre 2009

Le temps du répit...

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« La souffrance c'est magnifique... C'est magnifique quand le mal est passé parce qu'on apprend, parce qu'on comprend, parce qu'on peut se mettre à la place de l'autre ».
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Katherine Pancol «
Un homme à distance»


mardi 3 novembre 2009

Guerre du golf

Lors d'un petit cocktail à la con l'autre soir, il y avait ce type, hautain et prétentieux, super propre sur lui, blond, la mèche de côté, qui nous vantait ses exploits au golf. Le golf !!! Je crois que c'est le sport qui après la F1 m'insupporte le plus. Encore que la F1, il reste au moins les départs tonitruants et le champagne à la fin ; ensuite le seul intérêt est de regarder des voitures tourner en rond sur un circuit dans l'attente qu'une finisse, après un double piqué, contre un mur. Honnêtement, je pense que le golf a été inventé pour ce genre de type que j'avais devant moi ce soir là, qui ne sait pas quoi faire de ses journées et encore moins de son pognon si ce n'est le dépenser dans une multitude de clubs qui servent tous à la même chose : tirer dans une petite balle blanche. Comme je commençais à sourire dangereusement avec un air de me foutre de sa gueule, il m'a finalement demandé ce qui me déplaisait autant dans ce sport. Je me suis abstenu d'évoquer les arguments ci-dessus et je lui ai répondu qu ' « il n'y a rien de plus débile à mes yeux que de courir sur de la pelouse après une petite balle blanche sur laquelle on a tirer volontairement de toutes ses forces dans l'espoir de la voir tomber dans un minuscule trou situé à des dizaines de mètres plus loin et ce pour recommencer 18 fois de suite ». Il a secoué la tête d'une manière significative, du moins je l'ai traduit comme : « pauvre naze ». J'ai bien osé dire que le jeu manquait de piquant, mais la solution pour le rendre plus passionnant ne l'a pas convaincu …
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jeudi 29 octobre 2009

Sang froid, ni loi

C'était un petit trajet de rien du tout... 1h00 à peine. J'avais du précipiter mon départ en me hâtant dans cette petite gare de campagne si je ne voulais pas rater ma correspondance à Lyon. C'est dimanche, pas de guichet d'ouvert et une borne automatique défectueuse. Je monte dans le TER et j'interpelle la contrôleuse afin de m'acquitter en bon citoyen que je suis, de mon titre de transport. Je m'aventure à lui signaler qu'il doit y avoir une erreur sur le prix qu'elle m'annonce. D'un air hautain elle m'informe du prix majoré en m'assénant d'une remarque du genre : « M'sieur, fallait prévoir votre voyage plus tôt ». Je reste calme. Je retiens avec beaucoup d'efforts le mot «connasse». Après un bref exposé de ma situation, je lui propose de payer mon titre de transport sans supplément, comptant sur un geste commercial, en glissant au passage qu'un service public qui majore un titre de transport à plus d'1/3 de son prix c'est frôler l'arnaque. Ma requête reste vaine et moi intransigeant. La demoiselle n'est pas d'humeur à communiquer et encore moins à négocier. 45 min plus tard à ma sortie du train, je suis entouré de trois agents des forces de l'ordre. Je reste calme. En moins de 3 minutes, je suis menacé de garde à vue, car force de l'ordre ou pas, il est hors de question que l'on me prenne pour une vache à lait. Remarque: cette réflexion est susceptible d'être considérée comme outrage à agent. Je reste calme. C'est donc un procès verbal qui m'est dressé face à mon inflexibilité et pour me remercier de mon honnêteté envers la SNCF. J'ai refusé de signer, ne sachant pas quel document allait sortir de la petite boite électronique sur laquelle on me demanda d'imposer ma griffe. Tant d'histoire pour quelques malheureux euros me dit-on auquel je rétorque que ce n'est pas la somme l'important (cf. plus haut) en ajoutant que cette situation surréaliste ne me rassure pas sur ma condition de contribuable dont les impôts payent ce petit groupe de fonctionnaires qui usent d'un arsenal d'intimidations sur une proie facile qui sans doute leur donnera l'impression d'avoir fait du « bon travail ». Parfois, j'ai un peu honte de la France... mais je reste calme.

vendredi 23 octobre 2009

No Comment


90 %
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La proportion de billets de banque, aux Etats-Unis, qui contiennent des traces de cocaïne, notamment dans les grandes agglomérations.
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"Les insolites du mois en chiffres" - TGV magazine n°118 - octobre 2009
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jeudi 15 octobre 2009

Rétrospective - Part. 3


Dans mon travail de l'époque, je pense que j'étais plus un soi-niant qu'un véritable soignant, au cabinet j'étais capable de traiter de lourds troubles anxiogènes et j'étais incapable de gérer les miens, j'étais plutôt perspicace concernant les problèmes des autres et incompétent par rapport à ceux que je vivais. A la longue, j'ai fini par me demander comment avec les connaissances que j'avais acquises, j'arrivais si peu à évoluer dans ma vie personnelle. Bien sûr, toutes mes lectures m'ont beaucoup enseigné mais, la compréhension intellectuelle est parfois à mille lieues d'une véritable transformation. Il faut pour cela un autre genre de compréhension, plus émotionnelle, qui passe entre autre par une expérience vécue. Une rupture douloureuse, un coming-out auprès de mes Parents perturbant, une situation financière dramatique, une légère addiction à l'alcool, des difficultés à me concentrer sur mon travail et en parallèle sur mes études , des problèmes avec l'environnement professionnel, le décès mes deux Grand-Parents qu'il me restaient ; bref, toutes les merdes sont tombées en même temps. Avec le recul, je me dis que c'était aussi bien ainsi. Je préfère gérer les évènements dans leur globalité plutôt que de les voir apparaître interminablement les uns après les autres. Je profitais de cette crise, pour justement mettre en pratique ce qui me semblait la meilleure façon pour moi de passer à ce que je voulais être plutôt que de continuer à imaginer le devenir. En bon « voltairien » j'avais besoin d'élaguer pour mieux cultiver mon jardin. Ce fut en faite, une véritable épuration. Trop de choses encombraient mon existences et dont je n'avais que faire : meubles encombrants, objets en tout genre mais surtout ramasses poussière, paperasse sans intérêts, notes que je ne relirais jamais, souvenirs sans plus aucun liens ou douloureux ; vêtements que je ne porte plus ou que je pensais porter pt'être un jour, mais aussi relations stériles, contacts unilatéraux, connaissances sans suite alors, j'ai jeté, donné, vendu. Il en faut du temps pour se démunir de l'inutile, des fausses attaches que nous avons aux choses et dont nous devenons parfois l'esclave. Néanmoins, en quelques mois, je vivais dans 100m² d'espace... vide où chaque petite chose qui avait été épargnée par le grand nettoyage, prenait de l'importance par le vide qui l'entourait. L'homme n'est-il pas riche des choses dont il peut se passer écrivait Thoreau; encore aujourd'hui rien ne me manque de tout ce que j'avais pu accumuler durant le premier quart de ma vie, encore aujourd'hui j'apprécie comme cela a pu alléger ma vie et peut-être me rendre plus libre. Ce que j'ai fait avec le matériel, je l'ai fait avec le relationnel sans plus de regret. Il me fallait aller au bout de cette démarche. La persévérance est une qualité chez moi dont l'obsession en est l'effet secondaire. C'est durant cette remise en question sur mes fondamentaux, qu'il est apparu dans ma vie (A suivre...)
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Photo par Linkinseb

mardi 6 octobre 2009

Mé ta phore où je pense !

Si j'adore les métaphores, c'est parce qu'elles imagent les choses et les rendent plus simples à la compréhension. Ce qui est pour moi un atout considérable étant plutôt visuel et lent à la détente. Malgré tout, il en est certaines que je trouve stupides et limite aliénantes.

Lui : Je te suivrai au bout du monde !
Moi : (pensif) Et bien mon gars... tu n'as pas finis de tourner

Lui : Pour toi je décrocherais la Lune
Moi : (ironique) attends l'inversion des pôles, avec un peu de chance, elle nous tombera sur la gueule.

Lui : Mon coeur ne bat que pour toi
Moi : (cynique) c'est malin ! Et toi maintenant, comment tu vas faire pour vivre ?

Oui, il se cache une certaine cruauté en moi sans même gratter trop profond.

vendredi 2 octobre 2009

L'inconnu de la semaine


« Certaines nuits, pourquoi ne pas le dire, je me serai même endormi en tenant mon téléphone dans la main, une manière de garder le contact, au cas où. Le petit bruit réjouissant que ça fait quand m'arrive un texto, le petit tintement limpide. Ce n'est pas une torture de dormir en serrant un téléphone dans le poing fermé, non, c'est juste l'intime satisfaction de tenir quelque chose de l'autre, de ne pas avoir les bras vides à ce point. En même temps, quelle horreur d'attendre un coup de téléphone comme une épiphanie, c'est être tombé bien bas vraiment que de s'en remettre à ça, à escompter des signes de vie, pour juger que l'on est soi-même bien vivant justement. Quelle misère que de mendier sa ration de petites attentions, quelle misère de passer par tous les synonymes de la détresse, quelle misère que d'être tombé si bas dans le silence de l'autre, suspendu à rien ».

Serge Joncour « Combien de fois je t'aime »

dimanche 27 septembre 2009

Aujourd'hui encore, puis...


"Ni le feu, ni la glace
ne saurait atteindre en intensité
ce qu'enferme un homme
dans les illusions de son cœur".

F.Scott Fitzgerald
"Gatsby Le Magnifique"

mardi 22 septembre 2009

Pas encore bon pour le Baygon

Sans être un inconditionnel des Beatles, je dois avouer que la sortie d'un album remasterisé m'a donné l'envie de réécouter certains de leurs titres comme « Help », « Lucy in the sky with diamonds » en me demandant encore aujourd'hui ce que Lucy pouvait bien foutre dans le ciel avec des diamants, mais bon... passons. En fouillant un peu dans ma discographie, j'ai retrouvé une version longue et arrangée dans l'album Love d'une de mes chansons préférés « Strawberry fields forever ». Quand certains membres du groupe vont pas tarder à les sucrer ou que d'autres les bouffent par la racine pendant que leurs femmes continuent à faire du business, il est tout de même bon d'écouter un groupe dont les morceaux originaux composés avec talent traversent les âges.



The Beatles « Strawberry fields always »

vendredi 18 septembre 2009

Avec du doigté

"Lorsque nous pointons notre index pour condamner, accuser ou critiquer quelqu'un, nous avons tendance à oublier que trois autres doigts pointent en arrière... vers nous même !"
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Kay Pollak

vendredi 11 septembre 2009

Tu ne l'as pas volé !


Monsieur l'Inspecteur des Impôts ;

A la suite de votre dernier courrier et malgré maintes promesses de sa Majesté, le montant de mes impôts m'amène à penser que la désignation de Trésor Public est un terme largement usurpé par votre organisation de malfaiteurs. J'en conclue qu'en Monarchie ou République, c'est le petit qui continuera à porter la besace, qu'elle contienne du carbone où les dépenses pharamineuses de notre Ramsès Hongrois. Aussi, en vertu de la loi informatique et liberté, je vous demande de bien vouloir résilier mon abonnement et de retirer définitivement mon nom de votre fichier d'adresses.

Cordialement ;
*

mardi 8 septembre 2009

No Comment

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Pendentif Fevrier
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www.suaveattitude.com
Vu dans PREF n°33 - juillet/août 2009

Pour l'avoir toujours autour du cou plutôt que derrière l'oreille
*

mercredi 2 septembre 2009

Rétrospective – Part. 2

L'école ne m'a jamais parut être une contrainte, j'ai aimé apprendre ou plutôt, j'ai aimé apprendre à apprendre. J'étais un élève moyen mais appliqué. Malgré ma discrétion, j'ai eu durant toute ma scolarité, une protection des caïds et bagarreurs des établissements que j'ai fréquentés. Si d'un côté cette affection me paraissait inexplicable, de l'autre je pense que j'étais pour eux un très bon public de leurs facéties. A l'époque, me considérant moi-même assez lisse, j'avais déjà un très grand intérêt pour les gens qui sortaient de la masse consciencieusement formatée. Très jeune, je devais paraître assez particulier, du fait que j'ai embrassé une carrière artistique dès mon plus jeune âge, qui fut aussi intense que fulgurante. J'ai eu une pré-adolescence et une adolescence sans temps mort où je partageait mon temps entre l'école, les galas et l'éducation de ma sœur puisque mes Parents avaient toujours une vie professionnelle très chargée. Cela m'aura permis pendant près de 8 ans de voyager en France et ses pays limitrophes. C'est durant cette période également, en fréquentant le monde du spectacle, que se confirme mon attirance pour les hommes (ce qui n'était déjà pas vraiment une révélation) et qu'apparaissent, à mon insu, les premiers doutes de mon Père. Sans dévalorisation aucune mais avec beaucoup de réalisme, je me suis rendu compte que le succès rencontré était davantage dû au talent de l'équipe qui m'entourait qu'au mien. Réalisant ceci, et après l'obtention de mon bac, je donne un dernier gala à Londres où je m'installe pendant près d'un an ½. Ce fut l'occasion de goûter à une certaine liberté et de vivre pleinement ma sexualité. Londres me manque, mais j'atterris à Lyon avec beaucoup de plaisir. Je retrouve ma ville et mes racines. J'entreprends mes études supérieures, je fais mon régiment dans l'armée de l'air à Limonest sans avoir vu un seul avion durant un an. D'ailleurs, cela ne me perturbe pas plus que ça puisque je suis affecté dans le civil. Je suis assez sage durant cette période où je fais la connaissance de personnes qui marqueront ma vie par leur amitié et leur ouverture d'esprit. Je fais l'expérience que l'existence est faite de petites morts et que l'on peut vivre plusieurs vies dans une seule ; cela me ramène à cette phrase de mon Grand-Père paternel : « il faut profiter de chaque période de la vie car ce n'est qu'une poignée d'années ». Je me suis toujours beaucoup protéger du monde extérieur en travaillant énormément. C'est une tendance qui revient parfois en période de déprime, comme une thérapie... d'évitement. Cependant, la confrontation avec le monde m'enrichit d'une certaine philosophie pragmatique. Après une relation tumultueuse de 3 ans avec un garçon plus jeune que moi, j'en finis par en tirer une leçon bénéfique pour l'avenir, à savoir qu'il valait mieux pour moi, travailler sur mon propre changement plutôt qu'attendre que l'autre change. Cela me rapproche de la psychologie. Sur le tard, j'entame de nouvelles études et j'obtiens un diplôme en thérapie cognitive. Je m'installe et j'exerce pendant 3 ans, m'apercevant parallèlement que la vie sédentaire ne me convient pas. Mais, c'est le début d'une démarche basée sur le minimalisme qui va m'être salutaire et dont le point de départ est la phrase d'Henry Thoreau : « Notre vie se perd dans des détails... Simplifiez, simplifiez, simplifiez ». Un ami me soulignant qu'il aurait pu déjà commencer par sa propre citation, cet auteur et quelques autres vont pourtant m'inspirer un style de vie qui me correspond davantage. Cependant, une fois dégagé du matérialisme quotidien qui est une bonne distraction pour l'esprit, on se retrouve face à soi avec des problèmes internes moins évidents à régler que la facture de l'assurance voiture ou de l'achat du nouvel appareil hi-tech et se rendre compte que quand on n'a pas d'ennui, ils nous attendent toujours quelque part (A suivre...)

vendredi 28 août 2009

Ni dieux, ni maîtres

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"Tout le monde est à la recherche de sa religion, de sa propre paix intérieure. Elle n'est écrite ni mentionnée nulle part et ceux qui prétendent la connaître à votre place vous mentent, ils ne souhaitent que vous introduire dans la leur".


Lu chez Eipho
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jeudi 20 août 2009

Apoplexie Insectuelle


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Etre pris au milieu d'une foule me met vraiment mal à l'aise, au point d'étouffer et de ressentir le besoin de m'en échapper au plus vite. Mais, par chance, je ne pense pas que ce soit pathologique au point de parler de phobie. Par contre, en y réfléchissant, je me disais qu'à moins d'être reine, ce ne serait vraiment pas de bol pour une fourmi de souffrir d'agoraphobie.

samedi 15 août 2009

Doorman



Director: Etienne Kallos Writer: Diana Fithian Genre: Short/Drama Runtime: 17 min Country: USA Language: English Filming Location: New York Actors: Jamil Mena (Diego) Stephen Sheffer (Garrett) Chris Anthony, John Bryant Davila (Party Boys)

dimanche 9 août 2009

Rétrospective – Part. 1

D'aussi loin que je me souvienne, je n'ai pas eu une enfance malheureuse, malgré les neuf premières années passées le plus souvent dans les hôpitaux qu'à la maison. Vers l'âge de 4 ans, je passais pour mort. Je me demande parfois si l'ambiguïté entre le sentiment de me sentir invincible et celui d'avoir toujours à me protéger, ne vient pas de là. Ma Mère travaillait la nuit, souvent pendant les vacances et les jours fériés et mon Père avait un métier difficile et prenant. Pourtant, je n'en ai pas souffert ; ils m'ont entourés d'amour et je crois que beaucoup aurait pu m'envier. Cela me donnait l'occasion de dormir avec mes cousins et cousines, d'aller en vacances chez mes Grands-Parents qui me vouaient une affection sans nom. Cela m'a enseigné aussi très jeune une certaine autonomie structurée par une éducation assez stricte. Dans les années 70, il y avait deux écoles; les parents libéraux échouées de la pseudo-révolution de 68 et les autres qui reproduisaient l'éducation « rurale » qu'ils avaient eue eux-mêmes. Je ne sais pas qu'elle est la meilleure, je sais simplement que je fais parti de la seconde catégorie et que je n'ai jamais eu à m'en plaindre... mais mes fesses oui ! Familles maternelle et paternelle étaient modestes, une éducation (scolaire) rudimentaire mais avec une philosophie et un savoir faire absolument incroyable. J'ai hérité de petites phrases qui me suivent toujours aujourd'hui. Côté maternelle, on sentait bien qu'on essayait tant bien que mal d'oublier les horreurs de la guerre même après ma naissance et l'on pratiquait l'humour qui sauve pour dépasser les moments difficiles où justement il fallait sauver les autres en allant courir en pleine nuit dans les forêts et vignes du Beaujolais pour cacher un soldat anglais dans une grange. Ce genre d'histoire m'a toujours fasciné. Je me demande parfois si à notre époque, moi ou ceux qui m'entourent auraient ce courage de risquer leur vie pour un inconnu.

Et puis, il y avait la fête sur les pentes de la Croix-Rousse, bondées de monde ; mon agoraphobie borderline vient sans aucun doute de là. Mais j'étais avec ma Grand-Mère qui venait voir sa sœur Flora qui avait pour coutume de dire : « La terre porte tout, les singes et les fous ». Elle habitait rue Mercière qui était encore à l'époque une rue peu fréquentable, avec des femmes d'une gentillesse tout à fait gratuite avec les enfants de mon âge et un peu plus chère avec les plus grands. Ensemble, elles parlaient de feu leur sœur Vitaline qui se faisait appeler par son deuxième prénom : Marie. Ma sœur a d'ailleurs faillie hériter de ce prénom qui sonne comme une crème d'apothicaire... et là j'aurais été pété de rire ! Fort heureusement (pour elle) elle a un nom plus commun. Et c'est devant la grande roue qui surplombait la colline qui travaille, dans l'odeur de marrons chauds qui noircissaient les mains et nous brûlaient les doigts à travers le cornet de papier craft que ma Grand-Mère m'a susurrer à l'oreille ses quelques mots, sachant sans aucun doute qu'ils s'imprègneraient à jamais dans ma mémoire : « Tu vois Nicolas, les moments tristes sont passagers et s'en suivent d'autres plus heureux, la vie c'est comme une grande roue, ça tourne ». Peut-on faire plus simple ? (A suivre...)

mardi 4 août 2009

L'inconnu de la semaine


"Je t'ai trompé le premier jour, la première heure, de notre voyage"
"I love NY" de Nicolas Pages

vendredi 31 juillet 2009

Evolution


Depuis quelques semaines, je voyais bien que ce garçon me tournait un peu autour et comme de mon côté je ne suis pas très observateur de ce genre de parade, je n'avais pas trop remarqué jusqu'à ce qu'il m'offre un café accompagné de son numéro de téléphone. L'accroche était plutôt directe mais comme il faut me faire des gros appels de phares pour que je réagisse cela tombait plutôt bien. Après quelques jours, je me suis décidé à lui envoyé un texto : « Tu travailles, as-tu mangé ?». Il était environ 21h30, j'avais faim et un petit apéro dinatoire me paraissait une bonne première approche. Sa réponse : « Je suis à au café du Nord, rejoins moi, nous verrons ce que nous ferons après ». Quand je suis arrivé, il était devant son ordi NotePad, en conversation Messenger avec un plan qu'il devait (je suppose) se garder au chaud. Il a daigné me dire bonjour, puis il a continué sa conversation, m'ignorant totalement tout comme certaines règles de bien séances qui me semblaient jusqu'à ce jour, tomber sous le sens à savoir considérer les gens que l'on a face de soi plutôt que ceux devant un écran d'ordinateur. Il aurait pris quelque minutes pour clore sa conversation, j'aurais tout à fait compris, mais j'ai tout de même eu le temps de me boire deux kirs, commander, manger et régler mes pâtes à la rabiata, très bonnes soit dit en passant (je n'aurais pas tout perdu) ; temps écoulé : pas loin de 50 min. « Bhein, tu t'en vas ?» me dit-il manifestement surpris. « Un peu que je m'en vais espèce de trou d'uc » me pensais-je. Mon humeur du soir était à la décence et je me suis contenté d'un « Oui et si tu as un cerveau, peut-être que tu vas trouver pourquoi ». J'en doutais ; en cas de suicide par balle, il est probable que celle-ci va ricocher pendant un moment dans la boîte crânienne avant de trouver quoi que ce soit où se loger. Il est bien là le problème de l'évolution. Privilégier le virtuel à la rencontre réelle, celle qui engage quelque chose et qui ne soit pas basée sur le fantasme. La société loue une communication exponentielle, toujours plus performante et pourtant nous nous sommes jamais aussi mal compris. Entre téléphones portables, ordinateurs et autres on en arrive à oublier l'Homme, forcé de constater qu'il est devenu l'esclave de toutes ces nouvelles technologies nous réduisant à des animaux dotés d'une intelligence artificielle in-civilisée. Je suis quasiment certain que nous vivons tous, à différent degré, dans notre vie de tous les jours, des situations de ce genre d'une violence cachée inouïe et qui nous réifient. Hormis un ego un peu froissé, je n'ai pas été très perturbé par cette expérience. Quelque part, j'arrive à en sourire car de son côté, je suis sûr qu'au cours d'un chat, il a du raconter à ses amis virtuels, que celui qui avait un problème c'était moi et non lui.

vendredi 24 juillet 2009

De mal en pig


Ma collègue : Tu as vu Nico, il ne parle que de ça dans les journaux
Moi : s'il fallait croire les médias, ça se saurait
Ma collègue : bhein ?!? tu es toujours en train de lire la presse
Moi : cela fait trois semaines maintenant que je n'ai ouvert ni un journal, ni un magazine
Ma collègue : tu as la T.V. quand même !
Moi : oui, j'dois bien en avoir une quelque part effectivement
Ma collègue : c'est grave quand même, on va tous y passer
Moi : oui, si on échappe aux grands fléaux du XXIème siècle, mourir de la grippe ça serait vraiment ballot
Ma collègue : ça se propage bien quand même
Moi : hum, oui, pas certain que l'homme soit complètement en dehors de tous ça. Quoi qu'il en soit, il y a eu la peste noire, le choléra, la grippe espagnole et la race à survécue
Ma Collègue : oui, mais comment être sûr de ne pas l'attraper
Moi : peut-être en arrêtant de regarder des films cochon



jeudi 16 juillet 2009

No Comment


"The Claw" la scène du 360° Tour
[plus de photos]
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U2 mais tout de même 56 000 personnes au Palais Nikaïa de Nice pour un concert... attendez, je cherche le mot... ah, voilà : TITANESQUE !
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dimanche 12 juillet 2009

Post-mortem


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Au cours de mes pensées délirantes, je me posais une question d'une importance capitale. Selon la culture judéo-chrétienne, nous serions après notre mort, affublés de belles ailes blanches, à la conditions que nous ayons été bien sages durant toute notre putain de vie, sans trop râler après toutes les misères qu'on aurait subies. Aussi, je me demandais, si les mouches, moustiques et autres nuisibles volants qui nous font chier l'été, ne seraient pas des anges qui auraient mal tournés ?

jeudi 9 juillet 2009

L'inconnu de la semaine


En fait... ce n'est pas vraiment un inconnu... du moins pour moi...
L'est-il pour vous ?
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lundi 6 juillet 2009

Fais "reset"

Pour quelqu'un qui désirait faire table raz du passé, je dois avouer que je viens de franchir une nouvelle étape. Toujours dans ma quête en vu de plus de minimalisme mais non exclue du monde moderne, j'ai tenté de regrouper sur un seul disque dur externe, l'ensemble de mes données : musiques, films, photos, documents professionnels, projets, courriers... enfin bref, 75 % de ma vie, le reste tenant dans une valise. Je ne pourrais pas exactement expliquer ce qui s'est passé ; erreur humaine ou vice de matériel ? Ce qu'il en est c'est que j'ai absolument tout perdu ! Quelques tentatives vaines de récupération m'ont vite exaspéré et j'ai finalement capitulé. Peut-être aurais-je pu contacter celui qui a habilement volé mon identité Msn afin d'essayer de recouvrir l'ensemble de ces informations, mais il se garde bien de se faire connaître et il a bien raison. J'ai ronchonné pendant une 20ène de minutes ; avouez que c'est contrariant mais que dans un même temps c'est en quelque sorte un évènement logique, en adéquation avec l'état d'esprit vers lequel je tends : "l'impermanence des choses". Toutes ces informations vaquent donc quelque part peut-être, non plus sous la forme d'une suite de 0 et de 1 mais sous forme d'ondes électro-magnétiques intranscriptibles. Peut-être que dans un avenir lointain, nous serons capables de capter ces informations que l'on croyait perdues à jamais comme on attrape les papillons avec un filet ou que l'on dépoussière une découverte archéologique millénaire. Ces chasseurs d'une nouvelle race, traquant les loupés de sauvegardes informatiques, risquent fort d'être drôlement surpris de leurs trouvailles. A ce jour, je me dis que ma vie ne dépend pas d'une prise USB et que le plus important reste gravé non pas dans la mémoire d'un ordinateur mais dans la mienne, même si toutes deux sont gérées par des impulsions électriques. Il ne reste plus qu'à espérer que la coupure de courant arrive le plus tard possible.

jeudi 2 juillet 2009

Fatalismique


Mon sens de l'adaptabilité à toujours été très élevé en excluant cependant les rapports humains. Quand je ne peux pas avec quelqu'un et bien : je ne peux pas ! Je ne ferais aucun effort pour arranger quoi que ce soit cependant, en contre partie je ne ferai rien pour envenimer les choses. C'est en quelque sorte ma sélection naturelle d'un réseau social épidermiquement compatible ou non. Néanmoins, après le passage douloureux de la trentaine, je me suis aperçu de ma faculté à me faire à tout : aux conneries incessantes que je peux entendre, aux personnes qui m'horripilent, aux cons en tout genre, etc. Plus inquiétant et bien moins louable, je me fais à certaines situations de confort qui me semblent peu énergétigènes. C'est comme si à ce moment de mon existence je devais (sans que je sois prêt à le faire) baisser les armes et capituler sur les derniers rêves ou espoir qu'il me reste. Oui, je pense qu'en me laissant aller à cette passivité mortifère, à terme j'arriverai à me dire que finalement la solution était simplement d'accepter et que l'on peut se faire à tout, d'ailleurs, la chèvre à bien du s'y faire quand le loup l'a bouffée.

samedi 27 juin 2009

Aujourd'hui

Après avoir marché pendant quelques minutes, je me suis posé sur ce gros caillou, seul, face à la mer. Je me suis étendu sur une serviette, loin du monde, hors du bruit si ce n'est celui des vagues irrégulières qui venaient s'écraser devant moi et dont les embruns rafraîchissaient ma peau quand le soleil était trop dur avec moi. Une odeur de sel, une chaleur que je me sentais seul à supporter... un moment de tranquilité, de solitude choisi, d'images diffuses quand mes yeux s'ouvraient pour aperçevoir péniblement quelques goélands voler en contre jour. C'était aujourd'hui et cela le restera encore pour longtemps tant les sensations de quiétude ont rattrapé un état d'épuisement physique. Juste profiter de maintenant, du tout de suite, de l'instant sans se soucier du travail qui m'attend. S'endormir dans le présent, sans culpabilité... juste là, sans compter les heures mais juste apprécier d'être nul part pour une fois mais ici avec moi-même. Il est loin le temps où je me moquais du temps qui passe et de la satisfaction qu'il y avait à s'accorder une évasion paresseuse. Le silence, le repos du corps, une sieste intemporelle, l'intense chaleur, le soleil, une parenthèse de bonheur égoïste qu'il me semble être mérité... dans un aujourd'hui, qui pouvait être hier ou plus loin encore, un soupir de bien-être, face à la mer.

lundi 22 juin 2009

Chicken


Produced & Directed by Barry Dignam Written by Audrey O'Reilly Starring Darren Healy & Niall O'Shea Release date 2001 Running time 3 min Country Ireland Language English
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Chicken a un double sens en Anglais, il signifie poulet ou en langage familier il désigne également un jeune homosexuel. Après cette petite considération linguistique, il ne reste plus qu'a se familiariser avec l'accent Irlandais "à couper au couteau" qui reste cependant que de l'habillage face à l'intensité de l'émotion transmise de manière fulgurante dans le dénouement.

mardi 16 juin 2009

No Comment


Finalement, je me demande parfois, si cela en valait bien la peine ?

lundi 8 juin 2009

Carburant

Les moments où je cède à l’addiction que j’ai pour le café sont de vrais instants de plaisirs. Je peux pendant quelques minutes me tourner vers moi alors que la tasse, elle, peut bien se poser n’importe où… sur un coin de lavabo quand je noues ma cravate, à côté du portable quand mes yeux errent dans le vague face à l’écran de l’ordinateur ou encore sur le sol quand je m’affale dans mon bridge. Lorsque le breuvage que j’aime chaud et épais s’étend dans la trachée et y installe son goût d’arabica corsé, c’est une satisfaction sans cesse renouvelée. Je ne me souviens pas de ma première tasse de café, j’ai l’impression d’en avoir toujours bu. Quand certaines personnes parlent de dépendance plus psychologique que physique à certains narcotiques et surtout de la recherche perpétuelle des effets euphorisants du premier shoot, de la première taffe, de la première ligne, je me dis que ma drogue légale à moi me procure à chaque gorgée les effets escomptés. C’est finalement, un vice qui me correspond bien dans sa simplicité et étant donné les effets paradoxaux que d’autres substances ont eues sur moi ; censées me détendre, elle n’auront eues comme effet que de me rendre neurasthénique. Du coup, la réflexion de ma Mère l’autre soir au téléphone : « tu ne fais jamais rien comme les autres » m’apparaît maintenant plus comme un compliment que comme un reproche.

mardi 2 juin 2009

dimanche 31 mai 2009

Plouf !

C’est un rêve que mon Père a fait lorsque j’avais environ 4 ans. Il me voyait dans les flots du courant d’une rivière. Il pouvait bien courir aussi vite qu’il pouvait sur la berge, tendres les mains sur les bords des ponts qu’il empruntait pour essayer de me sauver, je lui échappais. Il pouvait difficilement sauter dans l’eau ne sachant pas nager comme quoi, l’inconscient à bonne mémoire. Ce fut un rêve éprouvant raconte-t-il. Ce que je vis dans ma vie, ce que je ne vis pas, la relation pudique et distante que nous avons tous les deux, nos différends, me ramènent souvent à ce songe qu’il m’a raconté il y a maintenant quelques années. Effectivement je lui ai échappé, comme tout enfant échappe et doit échapper à ses Parents. Je suppose que très tôt, il a du se rendre compte que je ne serais pas en mesure de répondre à ses attentes dans quelques domaines que ce soit. Je vois bien parfois la déception dans ses regards, le ton de sa voix. Je ressens le malaise et l’évitement de parler de moi ou de me demander si je vais bien ce qui le confronterait aux fiertés dont j’étais l’objets et qu’il a du concéder au profit de ses convictions. Je ne les partages pas toutes, mais je dois avouer que certaines ont forgées mon éducation que je ne renie pas ; en tout cas, elles sont ce qu'elles sont, ce sont les siennes et je les respecte aussi excluantes soient-elles pour certaines. Peut-être que je pense à sa place finalement. Mais d’une manière générale, il en va ainsi ; quand les personnes qui nous entourent s’enferment dans le mutisme elles nous laissent la porte ouverte à imaginer n’importe quoi sur leurs non-dits. Il est possible que j’en ai souffert mais cela tend à se transformer en de l’indifférence. Des remises en question, j’en suis passé aux questions, tout court, sans m’astreindre à l’obligation de trouver des réponses.

samedi 23 mai 2009

L'inconnu de la semaine

"Joe" by Cugot
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Bon... et bien en cas de panne... j'pourrais toujours faire un peu de coloriage
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mardi 19 mai 2009

17 520 heures et quelques minutes sans doute


On roulait sur le boulevard
Je t’aimais
Et Jill Scott chantait…
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Daydreams / I fell asleep beneath the flowers / for a couple of hours /on a beautiful day
Daydreams
/ I dream of you and meet the flowers / for a couple of hours / such a beautiful day


Jill Scott "Daydreamin'"

jeudi 14 mai 2009

4 séries de 15

Hum ?!? Probable que toute expérience est bonne à prendre et que chacune des grandes histoires que j’ai pu vivre m’ont appris quelque chose. Parfois, je me dis crûment, plutôt que de me faire chier avec quelqu’un, je ferais mieux de mettre la relation aux chiottes et de tirer la chasse. Par soucis d’équité je me demande également combien de personnes ont pensé ça de moi. Finalement, je continue à croire que cette foutue expérience qui devrait nous être utile en révélant les erreurs commises, n’est qu’une lanterne que nous portons… dans le dos ! (J’ai piqué cette expression à Anzieu, qui lui-même a du, d’ailleurs, la chourer à quelqu’un d’autre). Malgré tout, j’essaie de rester vigilant et je vous prie de croire que c’est du boulot car il est relativement facile de faire des erreurs, mais les répéter et les entretenir suppose beaucoup de constance et un entraînement de haut niveau. Ceci dit, comme en ce moment je ne fais pas grand-chose à part ce que je sais faire de mieux… travailler, je réduis nettement les risques de claquage du myocarde.

lundi 11 mai 2009

No Comment

Nice, Promenade des Anglais, mai 2009

Wow !!! Ya une p'tain d'faute d'orthographe !!!
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jeudi 7 mai 2009

Helios

Nous avons marché jusqu’à chez moi en silence. Il a blotti son corps brûlant contre le mien. Son bras est venu faire le tour de ma hanche tandis que sa main s’est posée juste au-dessus du nombril et c’était très apaisant. Je ne sais pas s’il avait envie qu’il se passe quelque chose, je n’en savais rien non plus. Je sentais entre les tissus de nos sous-vêtements une excitation latente qui en est restée à ce stade. Avant de nous endormir, nous avons juste échangé quelques mots :

Lui : tu fais toujours ça ?
Moi : oui
Lui : quand certains ferment les volets avant d’aller se coucher toi tu les ouvres
Moi : je préfère être réveillé par la lumière du soleil que par le son de mon réveil
Lui : c’est bizarre, tu as peur du noir ?
Moi : je veux seulement être certain que demain il fera jour, sans plus…
*
… mais c’est déjà beaucoup, non ?
*

dimanche 3 mai 2009

No Comment


Equation : J - X = fin du Blog
( des estimations ? )
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lundi 27 avril 2009

Prière de athée


Peut-être ai-je tort de m’accrocher autant à des désirs qui n’en finissent pas de prendre la poussière. D’ailleurs, il semblerait que ma motivation à les réaliser s’essouffle… j’ai tout fais ou j’étouffais pour les voir prendre forme réelle ? On dit qu’il y a une raison à tout ce qui nous arrive, il se peut que ce qui n’arrive pas en a une aussi. A trop vouloir forcer le destin il est possible que j’en vienne à confirmer l’adage qui dit que : « Quand les dieux veulent nous punir, ils exaucent nos prières ».
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vendredi 24 avril 2009

dimanche 19 avril 2009

Harm/Slow

I must have slept for many years / I fell asleep in the lion’s mouth / I didn’t mind the danger at all, it didn’t do me no harm / I fell in love so easily, and I was asleep when the air was calm / I didn’t mind the danger at all, and when I woke up it was gone / And I must have slept for many year, ‘cause I had forgotten how the morning felt / I didn’t mind the danger at all / I must have slept for many years / I fell asleep in the lion’s mouth / I didn’t mind the danger at all / I hardly see your face now, I found a way to hide it / Time didn’t pay kindness to me at all / Time didn’t show me kindness to me at all / I feel asleep in the mist, and it didn’t do me no harm / I always walk alone now / I found a way to hide it / Time didn’t pay kindness to me at all / Time didn’t show me kindness to me at all / I fell asleep in the lands of I know you / That’s how I fell from top of twelve stories to the ground, for the reasons I had, the ones I know, the ones I don’t / For all I forgot, that is all I could do, that is how I want you…
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Emil Svanängen “Distant Lights”

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