dimanche 13 décembre 2009

Rétrospective - Part.5

Manu : Tu ne me parles plus de lui ?

Moi : C'est sans doute qu'il n'y a plus rien à dire.

Cela fait un peu plus de 2 ans maintenant, enfin je crois. Je me repère difficilement dans le temps; ce sont les évènements marquants plus que les dates qui me permettent de me localiser temporellement. J’ai passé le cap de la dépression que j’ai essayé de ne pas faire subir aux autres, ni même à mon docteur ou à un psy. Il y a eu trop de nuits passées debout à attendre les premiers rayons du soleil. J’ai refait l’histoire dans tous les sens, je me suis posé des questions insolubles alors que la bonne était de savoir si dans ma souffrance il n’y avait pas plus d’amour-propre que d’amour. Je me disais qu’un jour tout ceci n’aurait plus d’importance et un matin en me levant, je me suis dit que ce serait aujourd’hui. Après un contrat sur Megève ; trop pluvieux et pas assez Feng-shui selon ma Sœur, j'en accepte un autre provisoire sur la Côte d'Azur. Une constante chez moi, c'est que le provisoire dure toujours un peu plus que prévu. Le travail que je fais, la vie que je mène, me conviennent. Le soleil, la chaleur, la mer me permettent de vraiment entrevoir l'existence d'une manière différente. C'est un peu une reconstruction qui passe par un profond repos de l'esprit et, il faut bien le dire, une immense solitude. Choisie ou subie, je n'en suis pas encore à me poser la question à cette époque. Je m'occupe égoïstement de moi : sport, alimentation, culture, etc. Parallèlement, je m'aperçois que cela me rend beaucoup plus disponible à ce qui m'entoure. Être plus présent à moi-même m'a aidé à recadrer une certaine image de moi que j'avais perdue. En regardant dans le rétroviseur, je suis contraint d'admettre que les expériences vécues et surtout les plus douloureuses m'ont permis de me révéler le véritable sens de certaines phrases que je portais comme des étendards et dont je ne comprenais pas l’essence comme: « Le temps ne respecte pas ce qui se fait sans lui » par exemple. On n'oublie pas, on oublie jamais, tout notre être est une machine à « se souvenir »: notre mémoire cérébrale, émotionnelle, corporelle, cellulaire. Je crois en fait que le but n'est pas tant d'oublier ou d'apaiser mais de pardonner. Il était devenu vital de m'assoir quelques instants, quelque soit la durée en jours, semaines ou années, même à un carrefour et réfléchir sur le sens que je voulais donner aux années à venir et la place que les autres aurait dans mon existence. Me dire que rien n’est permanent m’a beaucoup aidé à donner un sens à ce que j’ai vécu. La quête du « sens » c'est ce qui m'aide à reprendre la route aujourd'hui, non pas tellement comme un but, mais avant tout pour ce qu'il y aura en chemin, et encore un peu plus loin ailleurs ou, comme dirait l'autre : « over somewhere else... »

jeudi 10 décembre 2009

Opération pièces jaunes

Dest: Centre de recouvrement des procès verbaux
Objet: votre procès verbal
V/ref
: 2********5
Dossier suivi par: DP

Monsieur DP -

Par ce courrier, je tenais à vous exprimer ma reconnaissance pour toute l'attention que vous avez porté à ma réclamation en répondant à celle-ci par une lettre type dans laquelle vous avez tout de même pris le soins de changer l'adresse et la date avant impression.

Aussi, afin de vous remercier, j'ai fait l'effort de réunir les 64 € du racket dont je suis victime. En effet, il n'y a que des sociétés ayant un monopole qui peuvent se permettre de réclamer des frais de conception d'un titre de transport à la hauteur de plus d'un tiers du prix normal du billet et qui plus est, en le faisant passer pour une « tolérance ».

Si je comprends bien, les utilisateurs de vos services sont lourdement pénalisés lorsqu'ils doivent prendre vos transports dans l'urgence, un dimanche quand les guichets sont fermés, que le distributeur automatique est défectueux [ne vous incombe-t-il pas d'en vérifier le bon fonctionnement ?] et que l'usager fait preuve d'honnêteté auprès du contrôleur pour payer son titre de transport.

[...]

Je suis bien conscient que ce courrier ne changera rien à vos agissements et que la somme d'argent que vous recevez aujourd'hui est bien inférieure au temps, à la patience, aux contrats et à l'argent que je perds à chaque fois que vous faites grève [comme l'année dernière à la même période dans les Alpes-Maritimes et qui à durée près d'un mois] pour faire valoir vos droits qui dépassent indécemment ceux des Français moyens que vous prenez en otage. Ne vous étonnez donc pas de l'image déplorable que vous avez auprès de l'opinion publique.

Le temps de vous assurer que le compte y est, j'espère que cela laissera peut-être un peu de répit aux cibles faciles qui pourraient être dans le même cas que moi.

Vous en souhaitant bonne réception.


lundi 7 décembre 2009

Copenhague : the place to be

Contrairement à l'hypothèse du déterminisme classique, le principe d'incertitude semble impliquer que l'Univers obéit au libre jeu du hasard et de la nécessité.

Albert Einstein : Dieu ne joue pas aux dés

Niels Bohr : Einstein, cessez de dire à Dieu ce qu'il doit faire !

Chef d'états, scientifique et pourquoi pas même Dieu, organisent leur grande garden party pour savoir ce que va devenir notre planète. Moi ? Je suis plutôt optimiste même si je pense que nous sommes dans un monde ou tout se mélange. Je suis un véritable glouton de toutes les théories qu'on nous présente actuellement. Nous voulons tout, sans faire de concessions et sans prendre en compte les incompatibilités. Nous ne sommes plus capables de seulement accepter ce que nous avons, nous accumulons, sans vraiment analyser si cela répond à un véritable besoin, si c'est vraiment nécessaire. Finalement, nous savons pas très bien ce que nous voulons mais, nous en voulons toujours plus. Nous sommes affligés par les guerres mais il nous est parfois difficile de nous entendre avec notre voisin, nous voulons être écolo mais il nous est difficile de vivre en dehors du système consumériste. Oui, tout se mélange et dans ce grand bordel généralisé, il est difficile de faire du tri, de remettre de l'ordre. Pour moi, ce serait en quelque sorte comme vouloir reformer le blanc et le jaune d'un oeuf que l'on a battu. Je pense que le monde mériterait d'être mis en jachère, non ?!?

*

Pour savoir comment va l'espèce humaine, Dieu ne s'adresse pas à n'importe qui, il interroge directement la Terre. Celle-ci lui dit : « Après avoir pillé mes ressources, après m'avoir sali, voilà maintenant qu'ils me menacent ouvertement en testant leurs bombes dans ma chair. »
Et Dieu répond : « Et bien puisqu'ils n'ont plus aucun respect avec celle qui les nourrit et qui les héberge, et qu'ils ont de ce fait coupé les ponts avec leurs racines, qu'ils soient désormais livrés à eux-mêmes. »
Et quand Dieu ne se préoccupa plus des hommes, ceux sont eux alors qui se croyant abandonnés, se sont préoccupés de lui.

vendredi 4 décembre 2009

L'inconnu de la semaine


Finalement, cette rubrique ne porte pas très bien son nom... J'aimerais que certains inconnus ne le soient pas... et que ce ne soit pas que pour une semaine seulement... encore faut-il se jeter à l'eau.
*
Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...