samedi 30 octobre 2010

L'inconnu de la semaine

En me levant le matin, voici à quelque chose près, ce que je voudrais trouver dans la salle de bain.

mardi 26 octobre 2010

Con-promis

Livré à mes premières tâches administratives du matin, je ne l’ai pas vu arriver. J’ai juste entendu un « Bonjour » ferme et souriant. J’ai levé la tête et j’ai piqué un fard ; il était là, devant moi : mon facteur.

Lui : J’ai beaucoup de courrier pour vous aujourd’hui !
Moi : Vous allez m’aider à le dépouiller alors ?!
Lui : si je n’avais pas le reste de la tournée, ce serait avec plaisir.

Sur le moment, je ne trouve jamais rien à dire, par contre les neurones, eux, font de l’excès de vitesse dans les méninges : « Dis quelque chose », « Fais quelque chose ». Ce n’est qu’une fois qu’il est parti que la circulation neuronale devient plus fluide. J’aurais pu lui demander son prénom ou quand il repasse sur ma tournée, etc… mais rien ! nada ! quedal ! pa-thé-tique !
« S’il revient demain, je tente quelque chose : promis !! ». Et il est revenu, le lendemain matin mais, la situation n’était pas idéale : du monde dans mon bureau, mon collègue aux basques et moi au téléphone. Mon regard ne le lâchait pas, j’avais envie de lui dire que je le trouvais beau, séduisant mais les mots restaient collés au palais tout comme celui écrit sur un petit carton planqué dans ma main fébrile qui n’aura jamais finit par trouver le courage de se tendre pour le lui donner. Et je le vois repartir en serrant les dents dans un « Grrr !!! » rageur qui tape du pied ; mon fantasme subsiste et mon espoir avec lui.
« S’il revient demain, je tente quelque chose : promis !! » Mais demain, il ne viendra pas, ce ne sera pas lui. Ce n’est pas tant la peur qu’il ne soit pas homo ou de me prendre un râteau qui m’empêche d’agir mais la crainte de voir son regard brillant et son sourire s’effacer derrière la gêne que pourrait générer la révélation de mon attirance pour lui.
« S’il revient, je tente quelque chose : promis !! »
car je ne pourrais pas continuer à me contenir ainsi plus longtemps ; à un moment l’envie sera si forte que sur l’arrête du plongeoir, je n’aurais pas d’autre choix que le grand plongeon avec comme ultime espoir qu’il y ait de l’eau au fond. Un pas de plus… un pas risqué… mais le dernier. Bien sûr, je resterai ouvert et attentif à ce qui se passe autour de moi, il ne s’agit pas de me renfermer, mais à force de faire le premier pas, j’ai déjà parcouru beaucoup trop de kilomètres et c’est bien connu : les kilomètres… ça use !

« Nos doutes sont des traîtres, et nous privent de ce que nous pourrions souvent gagner de bon, parce que nous avons peur d’essayer » William Shakespeare

Dessin (assez ressemblant) de
Teddy.B

samedi 23 octobre 2010

Fou du volant

Lui : B’hein Nico, tu ne m'as pas entendu hier, je t’ai croisé sur l’avenue, j’ai klaxonné, klaxonné, même pas tu t’es retourné : t'es sourd ou quoi ?!?

Moi : non… mais en même temps, je ne m’appelle ni « tutute » ni «pouette-pouette»

dimanche 17 octobre 2010

Pas comme un Lundi


Comme titre XXL Mag, Kanye West « On aime ou on déteste » mais ce mec là a du talent et il sait remuer par sa provocation le petit monde artistique étriqué américain. Ce qu’il fait est créatif et audacieux (surtout d’ailleurs quand il travaille pour les autres). Je ne crois pas une seconde à son mariage avec Amber Rose et j’ai vraiment des doutes sur sa sexualité… ça c’est juste pour nourrir mes fantasmes. Quoiqu’il en soit, le clip de son titre The Good Life est très réussi et me donne vraiment la pêche pour bien commencer la semaine.

[+] Kanye West Official website
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XXL Mag Official website
[+] Video Music Awards 2010

vendredi 15 octobre 2010

Jour-née sous X


Tu m’as dit : « je viendrai jeudi ». J’ai répondu un simple « oui » mais mon corps tout entier exprimait l’envie de te retrouver tel un ado découvrant les prémices de l‘Amour. Puis, tu m’as dit : « viens toi, s’il te plait ». J’ai répondu « d’accord, je viendrai ». Alors, j’ai jonglé avec mes horaires, bravé la grève, préparé un sac vite fait durant la pause déjeuner et déjoué les contraintes du temps. Puis, j’ai lu sur le portable : « reportons ça à la semaine prochaine ». Là, je n’ai rien dit, je n’ai rien pensé, je n‘étais pas surpris non plus… J’ai marché, jusqu’à chez moi, mon sac dans les mains, mes billets de train dans les poches. Il y a quelque chose de si pathétique dans tout ça, là, planté ici, au milieu de chez moi ; tout était si calme, si paisible… A l’intérieur, c’était le vide, l’immensité du néant même pas la place pour un questionnement. J’ai commencé à nettoyer, astiquer, ranger, briquer, laver sans plus pouvoir m’arrêter, jusqu’à m’épuiser… que ce serait-il passé si je m‘étais arrêté (?) Et puis, pour effacer l’intuition, gommer le ressenti, j’ai écouté ce titre « Babel », allongé, les yeux fermés mais ouvert à moi-même, au plus profond de mon Être ; là où tout est paisible, calme et serein… puis je me suis endormi… je crois, sans penser à demain.



Musique : Gustavo Santaolalla - Babel

Photo : Goodbye my lover by Korny Pnk

mercredi 13 octobre 2010

Saoulé avant d'avoir bu

Chienne de vie qui me fait retomber sur des personnes dont je me serais passé et qui jamais, me ferait recroiser ceux que j'aurais envie de revoir. Petit rappel des faits : un soir je discute avec un mec, joli garçon, charmant ; nous avions en commun d'être nouveau dans la région. Il me propose son numéro et il prend le mien. Je l'utilise pour lui envoyer un texto qui n'aura jamais de réponse. J'en reste là, pas plus perturbé que ça, je le classe dans le dossier « sans suite ». Puis, je retombe sur lui l'autre soir. Pouvant difficilement faire comme s'il ne m'avait pas vu, il répond timidement à mon bonjour puis, je m’installe tranquillement, devant ma bière. Et, je ne sais pas pourquoi, il a ressenti le besoin de venir me parler alors que beaucoup de choses dans mon attitude pouvait montrer que je n’en avais pas spécialement envie. Quand je le vois se pointer, je me dis : « Oulla, mauvaise limonade, soit il veut rattraper le coup soit il veut se justifier ». Que se soit l’un ou l’autre se sera une mauvaise pioche car s’il y a bien une chose qui m’exaspère, c’est qu’on réclame mon attention pour me raconter des salades ; ça met très rapidement mon cynisme sur le bouton «ON» et abaisse mon potard de tolérance à son niveau le plus bas. Petite gorgée de Despé avant de commencer les hostilités que je souhaitais aussi brèves que possible. Et il commence à me raconter une histoire rocambolesque de portable volé, dont il a finalement retrouvé la carte SIM mais on lui avait effacé son répertoire. J’attendais le moment où il allait me dire qu’il s’était fait enlever par des extraterrestres tout en essayant de calculer le pourcentage de chance qu’a une personne de retrouver sa carte SIM après s’être fait volé son mobile. Enfin bon, un truc complètement capilo-tracté qui n’omettait aucunes excuses qui, pensais-je, n’était plus utilisées tellement elles étaient usées. Son portable ressemblait quand même bizarrement à celui qui était greffé dans sa main la dernière fois. Finalement, son flot de conneries diminue jusqu’au moment où vraisemblablement il attendait une réaction de ma part. Pour ne pas utiliser plus de mots qu’il pouvait en comprendre, j’ai simplement dit : « D’accord ». Pour moi, ce simple mot présente deux avantages majeurs selon l’intonation que l’on met dans sa prononciation. Premièrement, de monter à l’autre que l’on n’est pas dupe et deuxièmement, de clore la conversation d’une manière que l’on peut qualifier de « courtoise ».


Et comme pris d’hémorragie verbale, le voilà reparti dans sa logorrhée. Et à ce moment là, la situation commence à me casser les couilles mais, je ne l’ai pas dit, travaillant un temps soit peu sur ma diplomatie, je tenais à mettre en pratique. J’ai levé la main accompagnée d‘un sourire empli de pitié, histoire de faire comprendre que s’en était assez. Réagissant plus facilement au langage non verbal, il a finit par la fermer. Mon cerveau a enfin compris avec le temps qu’il était prioritaire face à la parole, du coup maintenant j’ai un assez bon self-control quand je vis une situation de conflit pour éviter de dire des choses que je regrette après. Là par exemple, je lui aurais bien dit que des cons comme lui j’en chiais un tous les matin, mais bon je me suis abstenu. Peut être que certain d’entre vous se disent que je suis aigri et que mon ego en a pris un coup à cause d’un texto ignoré : pas du tout, c’est déjà arrivé et cela arrivera sans doute encore. Peut être que d’autres pensent que je suis ingrat ne sachant pas apprécier quand quelqu’un vient s’excuser : un « désolé, je n’ai pas répondu à ton texto » aurait suffit. D‘ailleurs même s‘il s‘était contenté de répondre à mon bonjour, cela aurait été très largement suffisant, je n‘en demandais pas plus. Peut-être encore, que certains se disent que c’est faire un billet sur une petite affaire à la con qui n’en vaut vraiment pas la peine et que mon apparente prétention outrancière m’amène à douter constamment des explications de l’autre : là n’est pas le sujet. Non, quel que soit le niveau de gravité, ce qui m’agace ce sont ces personnes qui en plus de ne pas assumer ce qu’ils font (ou ne font pas) viennent s’assurer en en faisant des tonnes que l’autre n’a pas de rancune pour laver leur culpabilité et se donner bonne conscience. Parfois, souvent même, le silence est plus honorable.

dimanche 10 octobre 2010

Rencontre avec Leandro

J’aime ces gens simples et francs, qui sont ce qu’ils sont et se donnent pour tels, sans camouflage. Leandro avait un esprit pratique, nourri d’expérience, souple et précis, purgé de toute sensiblerie. Son intelligence, essentiellement naturelle, faisait penser à ces eaux de montagne, froides, un peu rêches, mais vives et limpides. Il n’avait pas le fétichisme des idées générales et parlait sans assurance, en homme de bonne foi qui, bien souvent déjà, avait dû modifier ses opinions ; sur la plupart des questions, il montrait des vues judicieuses, nées du contact des faits, non du maniement des livres. Sa conversation (il ne prenait d’ailleurs la parole que lorsqu’il avait vraiment quelque chose à dire) était reposante et tonique. Nul doute que sa présence ait été pour beaucoup dans le bon souvenir que je garde de cette tournée sur le rivage africain. […] Il a dit alors quelque chose de vague, comme ceci, mais avec un accent inattendu d’irritation : « Je ne sais pas comment les gens sont fait ! […] Tout leur paraît toujours invraisemblable ! Est-ce que la vie n’est pas faite presque uniquement de détails exceptionnels ? ».

« Confidence africaine » - Roger Martin Du Gard

mercredi 6 octobre 2010

The Raven




The Raven est un court métrage écrit et réalisé par Ricardo De Montreuil, qui fait travailler des acteurs toujours très très sexy . Ce film court rappelle un peu District 9. Il a été tourné en un week-end à Los Angeles. Le héro principal est joué par le beau Victor LOPEZ dans le rôle de Chris Black (je craque). C’est un acteur/cascadeur américain, assez discret, qui a dû travaillé (sauf erreur de ma part) avec Madonna. La tendance actuelle est de lancer ce genre de courts métrages sur la toile dans l’espoir qu’ils soient vus par un producteur. C’est apparemment chose faite puisque la vidéo a fait un buzz ces derniers jours et a été repérée par l’ancien New Kids on the block, Mark Wahlberg qui aurait décidé d’en produire une adaptation sur grand écran.

[+] Site officiel du Film
[+] Site officiel de Ricardo De Montreuil
[+] Site officiel de Mark Wahlberg
[+] Site officiel des NKOTB

lundi 4 octobre 2010

Est-ce que jamais la forêt ne se perd ?


En ce moment, je ne peux pas dire que ce soit la grande forme mais j'assure et je fais « comme si » et ce n'est déjà pas si mal, non ?! Beaucoup de choses en moi, me font penser que je traverse une crise. Certains signes avant-coureurs ne m'ont pas trompé : le rythme de mon sommeil, ma façon de m'alimenter, ma consommation de caféine, la perte de concentration et d'énergie, etc... De quel genre sera-t-elle ? De quelle intensité ? Avec quelles conséquences ? Pour combien de temps ? De l'extérieur, il est difficile de croire que quelque chose ne va pas mais à l'intérieur cela ressemble à une maison d'un désordre proche du capharnaüm. Une sorte de « burn-out », la façade est nickelle et l'intérieur est niqué... brulé... détruit. Et puis, il y a ce vent d'automne qui s'est levé et qui me rend fou accentuant davantage l'impression que je vais devoir crawler encore plus fort à contre courant. La ville est belle certes, et agréable à vivre bien sûr... mais la mentalité ici ne me convient pas et j'ai beaucoup de mal à m'y adapter. Le travail m'offre toujours une grande satisfaction mais mes projets me frustrent car ils demandent beaucoup d'énergie pour des résultats incertains sans être persuadé que ce ne soit pas une perte de temps ; et comme d'habitude j'irai au bout. Je me demande jusqu'à quel point ils ne constituent pas uniquement une distraction... de moi-même ? Je voudrais reprendre le sport, mais quand nous nous sommes quittés, B. est reparti avec une partie de mes fringues dont toutes celles de sport ; sans doute aura-t-il pensé qu'il n'aura pas tout perdu. Je suis également en manque d'affection et de tendresse. Ça, le sexe peut difficilement le remplacer, mais je ne cours pas après et il me le rend bien d'ailleurs . Que se cache-t-il réellement en dessous de ces périodes de mal être ? Pourquoi ai-je tant de mal à me projeter dans l'avenir comme si on me demandait de dessiner l'infini ? Jusqu'à présent, je suis sorti un peu plus fort de ce genre de périodes, j'espère qu'il en sera de même cette fois-ci encore. Tous ces choix faits ces derniers mois et par conséquent tout ce à quoi j'ai du renoncer : est-ce que cela a véritablement un sens ?

« La vie n’a pas de sens ; ni sens interdit ni sens obligatoire, elle va dans tous les sens. Elle fait mal aussi longtemps qu’on veut lui imposer un sens, la tordre dans une direction ou dans l’autre. Si elle n’a pas de sens, c’est qu’elle est le sens ! »

- Christiane Singer -


samedi 2 octobre 2010

Présent... ement

L’Ambassade, Toulouse septembre 2010

S. : … et sinon, tu la vois comment toi ta vie plus tard ?
Moi : bhein tu sais, j’ai 36 ans et étant donnée l’espérance de vie dans la famille, « ma vie plus tard » c’est maintenant.
S. : pas une minute à perdre, c’est ça ?
Moi : si seulement je pouvais en avoir conscience chaque seconde… je n’en gaspillerais pas une
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