jeudi 29 décembre 2011

Réaliste ≠ Pathétique

Cette fin d’année prend une forme étrange : difforme est le mot qui convient. Noël a été à l’image de ce que je m’en faisais : insipide ; non par la faute des autres mais bien par la mienne et par mon incapacité à trouver un quelconque intérêt à ce qui se passait autour de moi. J’évite de confondre « plaisir » et « bonheur ». Revoir les miens me fait plaisir mais une dose homéopathique m’est suffisante. Je reconnais que écrire ça peut paraître horrible, pourtant je n’arrive pas à me faire à l’idée de ne pas pouvoir partager une vraie relation avec quelqu’un, dans une vie de couple qui ait un sens ; je me demande d’ailleurs, si cela en donnerait un à ce genre de fêtes. A côté de ça, je joue les cougards avec un petit canon de 22 ans très attachant mais je reste lucide et nos 15 ans de différence d’âge qui auront raison de notre avenir. Sans doute la meilleure définition de ce qu’un ami américain appelle : « having friends with benefits », une relation en CDD, un aspro contre la solitude. Une amitié sexuelle agréable certes, sans autre objectif que de déverser péniblement par le manque d’investissement sentimental, deux gouttes gluantes dans une capote. Encore du plaisir… rien à voir avec le bonheur. Et puis, il y a quelques regrets, je pense que cette période s’y prête assez quand je repense à ceux que j’ai croisés et avec lesquels j’aurais pu m’investir davantage. Ce matin-là, quand tu es entré discrètement dans la chambre et que tes mains venues d’un passé que j’avais presque oublié, se sont posées sur moi pour me réveiller, c’est tout un monde qui m’est apparu : « ce qui aurait pu être », c’est assez pénible et frustrant de concevoir les choses dans un conditionnel passé, de voir que l’autre change et vieillit pour devenir encore plus beau, plus attirant, plus intéressant, plus passionnant, que sa peau à le même goût, la même douceur et qu’être présent à ses côtés donne des envies d’encore et encore. Finalement, pour moi, le regret est bien loin d'être une honte, c’est juste une matière à réflexion, qui me fait prendre conscience des choix que j'ai faits et me fait réaliser qu’il y a une raison à tout ce qui m'arrive et que, ce qui n’arrive pas, en a une aussi.  

mardi 20 décembre 2011

J'aime pas beau-cul

Il va être assez difficile de résumer en un cours Post tout ce qui s’est passé en quelques jours. Ma vie me passionne : je peux passer des mois en ayant l’impression d’être dans un infini vide sidéral qui stockerait pour tout me livrer d’un seul coup… et je suis gâté cette année.  Il y eu ce mec au mois de juillet, une rencontre ambigüe qui m’a fait me demander si parfois je ne fantasmais pas sur les intentions des autres. Et, hier, finalisant ma course aux cadeaux de Noël, il y a eu cet improbable échange de textos :

Lui : Bonjour, ça va ?
Moi : C’est qui ?
Lui : En fait tu m’as passé ton numéro un jour dans une boîte de chocolat, tu te rappelles ? [Tu parles si je me rappelle !!!]
Moi : Walid ?! Oui, je me souviens. C’est étrange d’avoir de tes nouvelles… tu viens juste de l’ouvrir la boîte ou quoi ?!
Lui : Alors ?
Moi : Alors… je ne sais pas ce que tu attends de moi en me contactant mais ça me fait plaisir en tout cas.
Lui : Ok, mais toi tu attendais quoi de moi en m’offrant un cadeau et ton numéro de téléphone ?
Moi : C’était une façon de te dire que tu me plais sans trop heurter ta sensibilité si tu n’es pas gay.
Lui : Non je ne suis pas gay mais j’ai une sensibilité pour les travestis mais ce n’est pas ton cas je crois. [Ouch ! Hum ? Hum ?]
Moi : Non, effectivement mais j’apprécie ton ouverture d’esprit
Lui : Mais toi, tu cherches quoi exactement ?
Moi : un garçon sincère et un peu plus qu’une aventure d’un soir
Lui : Ok, et par rapport au sexe ? [Nous y voilà…]
Moi : je ne suis pas un bon coup d’un soir, j’ai besoin d’un peu plus pour m’éclater sexuellement
Lui : Ok, oui mais moi je ne suis pas gay, je baise c’est tout mais je ne donne pas les fesses, toi ça ne te va pas ça ? [« Je ne suis pas gay », ah bon ?!?]
Moi : Non ça ne me va pas, j’essais de m’épargner les occasions de me faire du mal, tu es un beau garçon et les mecs qui ne cherchent rien de plus que du sexe, ce n’est pas ce qui manquent.
Lui : ok, désolé pour le dérangement, bye

Je ne serais décrire le sentiment ressenti donc je vais me contenter de livrer mon questionnement : « Aurais-je dû accepter l’expérience quitte à passer pour un morceau de viande ? ». Je ne regrette pas, je peux m’économiser ce genre d’aventure en ayant la prétention de penser que je vaux un peu mieux. Mon esprit analytique à tout de suite ramener cette expérience à ce que j’avais lu dans l’excellent livre « Comprendre l'homosexualité » de Marina Castaneda qui explique que dans certaines cultures, on n’est pas considéré comme homosexuel  parce qu’on a  des relations avec une personne du même sexe mais seulement si on se fait pénétrer… voilà donc… bonne pioche mais pas bonne poire. 

samedi 17 décembre 2011

Un soir... et c'est tout

Hier, en ouvrant la fenêtre du calendrier de l’avant, je tombe sur un garçon plutôt mignon et j’ai croqué dedans. Cependant, cette courte aventure, me confirme encore une fois que je ne suis pas fait pour les plans d’un soir, que je suis à la recherche d’autre chose et que le sexe n’est pas ma motivation principale. J’en veux pour preuve la déception que je suscite lorsque je refuse d’offrir certains de mes attributs. Ceci dit, ce fut une bonne fin de soirée. 


lundi 12 décembre 2011

Rétrospective - Part.8

« Plus ça change et plus c’est la même chose », mais c’est bien de ma faute en fait. Chaque année, je laisse passer les jours sans rien prévoir pour la fin de l’année. Ma satisfaction est de remonter chez moi à Lyon pour les fêtes, revoir la ville, trainer dans les rues, sur les quais,  boire à moitié frigorifié mon café dans un pied mouillé, revoir des amis, profiter de bonnes tables et de bons vins, peut-être sortir un peu, manger un mâchon chez les cousins sur la Presqu’ile, voire déprimer un peu en réalisant que la cité me manque sans doute plus que je ne peux me l’imaginer. Dans le Sud, j’ai gagné autant en soleil qu’en solitude ; sentimentalement bien sûr car professionnellement il y aurait  certainement quelques personnes à abattre pour gagner en tranquillité. Contrairement aux autres années, Noël me parait moins contraignant, nous serons en famille avec le « Petit » qui attend bientôt un petit frère ou une petite sœur. La présence d’Emy durant ces fêtes me rassure, ma frangine m’a toujours permis de relativiser les situations ; son caractère plus malléable apporte le pragmatisme pour assouplir mon réalisme parfois trop rigide. Il y a aussi ma Mère à qui j’ai dit au téléphone que j’arriverai entre le 16 et le 22 décembre mais qui n’a retenu que le 16. Je pense qu’elle aurait aimé me voir arriver avec quelqu’un et j’aurai certainement le droit encore à des réflexions du genre « il faudrait que tu te trouves quelqu’un », « tu ne peux pas rester seul quand même » comme si l’être idéal était équipé de google map et viendra spontanément frapper à ma porte avec le sourire et accessoirement un bouquet de fleurs pour me dire : « voilà, c’est moi que tu attendais ». Bien qu’épuisé physiquement par cette année qui s’achève, je suis plutôt satisfait. J’ai su redresser la barre par rapport à une situation qui ne me satisfaisait pas… mais alors pas du tout à Toulouse. Je n’ai pas eu une activité sexuelle débordante, je ne crois pas d’ailleurs avoir vue une bite depuis mon arrivée sur la Côte d’Azur, à part la mienne quand je vais pisser bien entendu ; les occasions n’ont pourtant pas manquées de pouvoir me réveiller à côté de garçons dont je ne me rappelle pas le nom au petit matin. J’sais pas, j’ai dû évoluer, passer à un autre stade et le fait d’entendre « on peut rester amis, non ?!? » amène toujours la même réponse : « des amis, j’en ai, j’en ai pas besoin davantage, maintenant j’attends autre chose » : au pied du sapin ? En 2012 ? Derrière ma porte ? 

dimanche 4 décembre 2011

« H » de guerre

Elle essayait de prendre des gants si bien que je ne voyais plus très bien où elle voulait en venir. Je plissais les yeux, signe qu’elle m’avait complètement largué dans son discours. Et… là… dans une expiration profonde, elle lâche le morceau en même temps que je m’assois par lassitude auditive :

Helene : … bon… en fait… ce que je veux te dire c’est que j’ai vraiment du mal avec la hiérarchie…
Moi : [je hoche la tête]
Helene : … j’ai l’habitude de diriger des équipes… d’avoir de nombreux dossiers en cours
Moi : hum… [je continue à hocher la tête]
Helene : … et puis j’aime avoir des responsabilités, avoir ma propre façon de travailler, je supporte mal d’être diriger ou qu’on me dise ce que j’ai à faire…
Moi : [la fatigue me gagne… mais je continue à hocher la tête]
Helene : je n’peux pas m’contenter simplement de ce poste et surtout… d’avoir quelqu’un au dessus de moi et …
Moi : tu regardais les westerns quand tu étais petite toi ?
Helene : … heu… oui… j’aimais plutôt ça… heu mais ???
Moi : et dans les westerns, il y avait les Indiens… et évidemment, le chef des Indiens.
Helene : heu ??? Oui ….?!?
Moi : Et bien ici, le chef des Indiens… c’est moi. Alors, tant que ce sera le cas… c’est moi que tu suivras.
Helene :

jeudi 1 décembre 2011

No Comment

Journée mondiale de lutte contre le SIDA

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