« Plus ça change et plus c’est la même chose », mais c’est bien de ma faute en fait. Chaque année, je laisse passer les jours sans rien prévoir pour la fin de l’année. Ma satisfaction est de remonter chez moi à Lyon pour les fêtes, revoir la ville, trainer dans les rues, sur les quais, boire à moitié frigorifié mon café dans un pied mouillé, revoir des amis, profiter de bonnes tables et de bons vins, peut-être sortir un peu, manger un mâchon chez les cousins sur la Presqu’ile, voire déprimer un peu en réalisant que la cité me manque sans doute plus que je ne peux me l’imaginer. Dans le Sud, j’ai gagné autant en soleil qu’en solitude ; sentimentalement bien sûr car professionnellement il y aurait certainement quelques personnes à abattre pour gagner en tranquillité. Contrairement aux autres années, Noël me parait moins contraignant, nous serons en famille avec le « Petit » qui attend bientôt un petit frère ou une petite sœur. La présence d’Emy durant ces fêtes me rassure, ma frangine m’a toujours permis de relativiser les situations ; son caractère plus malléable apporte le pragmatisme pour assouplir mon réalisme parfois trop rigide. Il y a aussi ma Mère à qui j’ai dit au téléphone que j’arriverai entre le 16 et le 22 décembre mais qui n’a retenu que le 16. Je pense qu’elle aurait aimé me voir arriver avec quelqu’un et j’aurai certainement le droit encore à des réflexions du genre « il faudrait que tu te trouves quelqu’un », « tu ne peux pas rester seul quand même » comme si l’être idéal était équipé de google map et viendra spontanément frapper à ma porte avec le sourire et accessoirement un bouquet de fleurs pour me dire : « voilà, c’est moi que tu attendais ». Bien qu’épuisé physiquement par cette année qui s’achève, je suis plutôt satisfait. J’ai su redresser la barre par rapport à une situation qui ne me satisfaisait pas… mais alors pas du tout à Toulouse. Je n’ai pas eu une activité sexuelle débordante, je ne crois pas d’ailleurs avoir vue une bite depuis mon arrivée sur la Côte d’Azur, à part la mienne quand je vais pisser bien entendu ; les occasions n’ont pourtant pas manquées de pouvoir me réveiller à côté de garçons dont je ne me rappelle pas le nom au petit matin. J’sais pas, j’ai dû évoluer, passer à un autre stade et le fait d’entendre « on peut rester amis, non ?!? » amène toujours la même réponse : « des amis, j’en ai, j’en ai pas besoin davantage, maintenant j’attends autre chose » : au pied du sapin ? En 2012 ? Derrière ma porte ?

1 commentaires:
Je rentre de lion et de sa fête des lumière.
Une sorte de Paris mais du sud avec un temps et des températures plus clémentes.
Mais pourtant pas l'impression d'être à Paris. Probablement parce qui rend Paris si désagréable est absent. À savoir le parisien...
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