jeudi 23 août 2012

Jusqu’à ce que vie s’en suive


La semaine dernière, tellement excédé par tout, j’aurais pu répondre à n’importe quelles questions en utilisant seulement mon majeur. Je ne suis pourtant pas très famille, je ne sais pas si c’est l’âge qui veut ça ou une certaine disposition d’esprit mais, voir mes Parents, ma Sœur, mon filleul et ma nouvelle petite nièce, m’a fait le plus grand bien. Je n’ai pas pu m’échapper très longtemps de mes obligations et je reste sur l’impression d’avoir passer la majeure partie de mon temps dans le train. Hormis, les sempiternelles querelles mère/fille qui entretiennent d’une certaine manière les coutumes latines, cette pause dans la saison m’a été très bénéfique. Cela me rassure sur mes facultés à éprouver des sentiments car il m’arrive parfois d’en douter… De retour chez moi et comme je l’ai fait dans les transports en commun, je regarde pour la énième fois quelques photos de mon filleul et de moi, avachis dans le canapé, regardant un épisode des Barbapapa. Puis, j’envoie un Email à mon Père listant les contenances des tonneaux de vin ; mon beau-frère est incapable d’en ouvrir une bouteille, il ne jure que par la bière, le plus souvent avec « ses copains », du coup si on veut boire du pinard, on apporte le nôtre ; pour des mecs du Beaujolais comme nous, c’est un coup dur mais pour un mec du Sud-ouest comme lui, c’est une aubaine. Ce ne sont pas des reproches, j’ai souvent serré les dents et les poings dans ma vie alors que maintenant, je me sens à même de faire des compromis. C’est peut-être de l’indifférence en fait, ce serait moins honorable mais tout ce qui peut éviter les conflits est bon à prendre. C’est étrange… j’ai moins peur de l’avenir.


Soyons précis : 

« Beaujolais »

Pièce : Capacité totale 216 L.
Feuillette : Demi-pièce 108 L.
Quartaut : 1/4 de pièce 54 L.

vendredi 17 août 2012

Monochrome


« Le bonheur, c’est tout ce qui arrive entre deux emmerdements... » Jean-Baptiste Lafond

Il y a des moments dans la vie où l’on devrait faire abstraction de tous les problèmes collatéraux pour enfin profiter de ce que l’on attendait depuis longtemps : une rencontre, une vraie ; celle qui résonne et étend ses ondes vers un avenir qu’on espère serein. Puis, il y a la réalité, un boulot qui m’épuise, des conflits professionnels qui remplissent de pleines pages d’un catalogue d’incompatibilités. Cet investissement dans mon travail me fait dire que quand tout cela se terminera dans quelques mois, je me retrouverais certainement avec d’autres problèmes non résolus… et lui.  Lui, il ne se pose pas toutes ces questions, je lui plais, enfin, c’est ce qu’il me dit. Il m’apprécie pour ce que je suis, avec mes contradictions, mes qualités, mes travers. Tout se mélange souvent dans ma vie et je n’ai jamais été très doué pour séparer le bon grain de l’ivraie. Mes angoisses, mes préoccupations, ce stress incessant dans mon travail ont une influence néfaste sur mon humeur, ma sexualité, mon moral, ma libido dans le sens freudien du terme à savoir mon envie de vivre. « Lâcher prise », « relativiser », « se détacher », « prendre du recul », tout ce qui fut en son temps ce que j’inculquais aux autres m’est devenu complètement étranger et inexploitable ; je me sens comme anémier, plus de forces ni de ressources. Actuellement, ma seule ambition serait de passer d’une vie stagnante et tourmentée à une vie stagnante et complaisante. Ce ne sont que dans quelques moments d’euphorie, après deux ou trois verres, une cigarette qui fait tourner la tête, « qu’importe le flacon pourvu qu’on est l’ivresse » de quelques inhalations,  que j’arrive à me donner l’illusion d’être bien sans pour autant être moi… mais lui, alors ? Une fois plus apaisé, débarrassé des contraintes imposées par ce monde qui m’asservi, quand enfin je me sentirai plus « moi », lui me reconnaitra-t-il encore ? 


Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...