Hugh Laurie - "Tout est sous contrôle"
[+]Crédit Photo : Thought Petals by Lupidog
Hugh Laurie - "Tout est sous contrôle"
[+]Crédit Photo : Thought Petals by Lupidog
[+]La p’tite musique qui va bien avec… ⏯️ Frank Ocean - “Pink + White”
"Le ciel appartient aux impétueux qui de l’attendent pas" - Lou Andréas-Salomé
Il y a donc une suite à l’article précédent. Ne nous emballons pas : rien de spectaculaire. Je reste fidèle à ce non-événement au parfum d’érotisme vaporeux. À mon rituel, à savoir mes séances de sport, s’est greffé quelque chose de désormais réglé dans mes semaines : lui.
Nous partageons les mêmes horaires, la même motivation sportive… le même vestiaire.
Jusqu’à présent, je me suis refusé la grande artillerie. Après tout, certaines attentes sont souvent plus troublantes que leur aboutissement. Je me contente d’observer, de ressentir, et de laisser le désir esquisser sa propre trajectoire… ou s’évanouir doucement.
Puis il m’a souri.
Avant, j’aurais dit un truc. N’importe quoi. Une phrase un peu nulle mais efficace. Histoire de savoir s’il fallait activer la machine à espoirs.
Mais là, non. Flemme émotionnelle, sans doute ?
J’ai envie de faire comme si ce micro-moment était déjà quelque chose. Comme si ça suffisait. Sans objectif. Sans suite prévue.
Je sais qu’il sait que je l’ai remarqué. Et nous faisons semblant que non. Pas très mature mais bon, pourquoi pas ?
Rien, probablement.
Mais ce rien-là me plaît.
Ces secondes entre nos gouttes de sueur.
Ce désir immobile.
Ce luxe de ne rien provoquer.
[+]La p’tite musique qui va bien avec… ⏯️ Kate Miller - “Fortify”
Il m’est difficile de poser un mot sur l’année qui s’achève, et plus encore de trouver l’élan pour en parler. Écrire à son sujet me demande un effort particulier, comme si les phrases butaient sur quelque chose d’encore trop proche. J’ai pourtant tenu la promesse que je m’étais faite l’an dernier : me foutre la paix. Peut-être aurais-je dû le partager avec ceux qui m’entourent, car eux, manifestement, n’ont pas eu la consigne.
Reste une question, simple et brutale à la fois : est-ce seulement ce que je veux encore ? Et si oui, est-ce que j’en ai toujours l’énergie ? Peut-être que l’année qui s’annonce saura y répondre.
Peut-être me fais-je des idées, mais il me semble discerner, derrière certaines invitations, la tentative bienveillante (et légèrement maladroite) d’un couple d’amis pour rapprocher deux âmes légèrement cabossées. Je suis l’une d’elles. L’autre est presque toujours là lorsque nous nous retrouvons, comme une présence devenue familière à force d’être imposée. Je prête peut-être trop d’intentions à ceux qui n’en avaient pas tant, mais j’imagine qu’ils se sont dit que, faute d’attirance, nous pourrions au moins apprendre à nous connaître. Il n’en est rien.
[+]Bande Annonce Vol au-dessus d'un nid de coucou (1975)
[+]Vol au-dessus d'un nid de coucou en streaming sur YouTube
Si Gibraltar est un détroit, qui sont les deux autres ?
[+]La p’tite musique qui va bien avec… ⏯️ Michael Jackson - “Who Is It”
"Parfois, plus tu donnes de secondes chances, plus tu perds le respect des autres. Tes valeurs finissent par être ignorées lorsque tu laisses les gens s’habituer à l’idée qu’une nouvelle chance existera toujours. Ils en viennent à compter sur ton pardon. C’est pourquoi je ne suis plus esclave des excuses. Traite-moi bien dès la première fois, car je ne peux pas te garantir qu’il y en aura une seconde. Il est impossible de me garder une fois que tu as perdu ma confiance. Je ne dis pas que tu dois avoir peur de me perdre. Ce que je dis, c’est que moi, je n’ai pas peur de partir." — Trent Shelton
Et peut-être que tout ça n’aura bientôt plus d’importance. L’entreprise tangue sérieusement. Une première vague de licenciements est prévue le 17 décembre (joyeux Noël, au passage), à peine deux semaines après une belle promesse qu’il n’y en aurait pas. Ironie suprême : il faut 21 pages pour pondre le PDF de l’organigramme du siège, mais évidemment, personne ne songe à tailler là-dedans, mutualiser des services, réduire la voilure au sommet ? Surtout pas, c’est toujours le terrain, ceux qui font tourner la boutique qui payent pour une gestion calamiteuse, comme si les gens étaient du consommable, des pièces détachées interchangeables.