Quand je constate à quel point une simple semaine loin du travail et de mon décor habituel peut avoir des effets bénéfiques sur mon moral, ma santé physique et mon équilibre mental, je me demande sincèrement pourquoi je ne pars pas plus souvent. Peut-être parce que j’ai du mal à décrocher complètement. Cette fois, l’objectif était simple : mettre le plus de kilomètres possible entre moi et mon quotidien. Couper portable et ordi et surtout, me reposer.
Mais au fil des jours, il y a eu d’autres regards, d’autres sourires, d’autres petits gestes presque insignifiants qui, mis bout à bout, ont fait beaucoup de bien à mon ego écorché. À la fin de notre entraînement au street workout, un homme m’a suivi pour engager la conversation. Un garçon charmant, avec deux fossettes absolument scandaleuses de perfection et un regard dans lequel on aurait pu égarer ses pensées pendant plusieurs années. Je lui ai expliqué, avec tout le sérieux dont je suis capable lorsque je raconte des conneries, que les fossettes étaient une anomalie génétique et qu’il était donc, techniquement, un peu handicapé. Cela ma plu de le voir rire. J'étais surtout amusé de constater que mon humour, qui me vaut souvent des regards perplexes, n'avait, pour une fois, pas besoin de notice explicative. Nous avons pris un café ensemble. Puis il a voulu m’inviter à dîner. Seulement il n’y aurait pas de soirée. Mon retour m’attendait dans une poignée d'heures, et quelques jours plus tard, lui retraverserait l’Atlantique pour rentrer chez lui. Nos chemins ne faisaient que se croiser, une rencontre qui n’avait pas besoin d’avenir, juste assez de sensualité pour mériter d’être vécue .










.jpg)













