dimanche 1 février 2026

Tu écoutes trop de musique


Pourquoi ? 
Ne me demandez pas pourquoi j’aime cette chanson. Sans doute parce qu’elle résonne quelque part en moi, même si je ne suis plus unhinged depuis longtemps. Le rythme, ce petit côté musical old school… allez savoir. Il y a des choses qui ne s’expliquent pas vraiment. C’est comme ça.

Okay, maybe I'm unhinged ('hinged) | Kick my ass up off the hinge (hinge) | Open doors I can't get in (ooh, ooh-ooh) | I just wanna make new friends | Dancing on a different side of the club | Calling it lust, calling it lust | Why you out there making a fuss? | Acting unjust in the court of love | Can you just let me out bail? | Swear I won't tell | If a normal girl is my destiny and my pair, I'ma go there | Listen (listen) to my body language (hear me) | I'm walking poetry (poetry) | Holy matrimony | Feast your eyes | I say listen to my body language | I'm walking poetry | Holy matrimony, feast your eyes | Okay, maybe I am unhinged ('hinged) | Kick my ass up off a hinge (hinge) | Open doors I can't get in (ooh, ooh) | I just wanna make new friends (do it again, do it again) | Come on, say… | Get so sentimental when I'm smoking on that Indo | When I'm looking out the window thinking 'bout you (thinking of…) | Get so sentimental when I'm smoking on that Indo | When I'm looking out the window thinking about you…

 

lundi 19 janvier 2026

Happy Birthday to Me !


Habituellement, je commence l’année avec une p’tite liste de bonnes résolutions. Cette fois, hormis deux ou trois broutilles sans grande importance, j’ai décidé d’arrêter de surcharger ma conscience de tâches superflues : celles qui me prennent un temps fou et ne nourrissent, au fond, qu’un ego déjà fragile, promis à s’effondrer aussi sûrement que la banquise.

Cette année, je m’envoie donc une petite e-card. Et j’ai choisi de faire dans l’ethnique, histoire de me rappeler que les années passent… et la jeunesse avec. Reste à espérer que le charme, lui, résiste. Le type sur l’image aime sûrement les daddies et ne s’enfile certainement pas un gâteau de cette taille pour afficher un corps pareil. L’objectif n’est pas de faire reculer les aiguilles de l’horloge mais au moins de préserver ce qui reste : une bonne occasion encore présentable et qui tient la route. Tu vois ?

Surtout, tenter de dépasser les aigreurs du passé pour éviter que le quinquagénaire que je suis devenu ne se transforme en pruneau : tout ratatiné et qui fait chier.

[+]La p’tite musique qui va bien avec… ⏯️ breathe. - “Are You All Good?
[+]Crédit Image RedBubble Designed and sold by Aryabek

samedi 10 janvier 2026

No Pain, No Gain

"Parfois un visage se met à côté du soleil et provoque une sorte d’éclipse" - Christian Bobin "La Grande Vie"

Il y a ce mec à la salle de sport. Il vient un jour sur deux. Je crois.
Aujourd’hui, il m’a regardé. Un vrai regard.

Puis il m’a souri.

Avant, j’aurais dit un truc. N’importe quoi. Une phrase un peu nulle mais efficace. Histoire de savoir s’il fallait activer la machine à espoirs.

Mais là, non. Flemme émotionnelle, sans doute ?

J’ai envie de faire comme si ce micro-moment était déjà quelque chose. Comme si ça suffisait. Sans objectif. Sans suite prévue.

Je sais qu’il sait que je l’ai remarqué. Et nous faisons semblant que non. Pas très mature mais bon, pourquoi pas ?

Et après ?

Rien, probablement.

Mais ce rien-là me plaît.

Ces secondes entre nos gouttes de sueur.

Ce désir immobile.

Ce luxe de ne rien provoquer.


[+]La p’tite musique qui va bien avec… ⏯️ Kate Miller - “Fortify”


dimanche 4 janvier 2026

RIP Brigitte Bardot (1934-2025)


"Rien n'est jamais à refaire... mais tout reste à faire "
- Brigitte Bardot
 

mercredi 31 décembre 2025

Rétrospective 12/2025

Il m’est difficile de poser un mot sur l’année qui s’achève, et plus encore de trouver l’élan pour en parler. Écrire à son sujet me demande un effort particulier, comme si les phrases butaient sur quelque chose d’encore trop proche. J’ai pourtant tenu la promesse que je m’étais faite l’an dernier : me foutre la paix. Peut-être aurais-je dû le partager avec ceux qui m’entourent, car eux, manifestement, n’ont pas eu la consigne. 

J’ai beaucoup (trop) travaillé pour remettre de l’ordre dans un site laissé trop longtemps à lui-même. J’ai eu la chance de pouvoir m’appuyer sur une équipe solide, présente, qui tient la route. Mais lorsque l’impulsion se perd au sommet, quand l’essentiel se dilue dans une succession de notes de service, d’instructions en tout genre, c’est tout le corps qui finit par s’alourdir. Les sites avancent alors à contre-courant, freinés par une accumulation de procédures qui les éloigne peu à peu de leur mission première. Si ce travail d’organisation a abouti, ma plus grande difficulté (comme souvent dans ma vie personnelle) reste la communication. Par fatigue, par pudeur ou par peur du conflit, je choisis encore trop souvent de faire à la place de dire, de réparer en silence plutôt que de nommer ce qui ne va pas. Une manière de préserver l’équilibre, peut-être ; un choix silencieux, qui apaise sur le moment, mais qui laisse toujours une trace.

Dans mon milieu professionnel, j’ai fini par comprendre que cette austérité me servait. On y apprécie l’efficacité sèche, la distance maîtrisée, cette froideur de façade qui impose un respect prudent. Ma lenteur réfléchie passe pour de la lucidité : celle d’un homme conscient d’évoluer dans un monde d’illusions, et qui tente malgré tout d’y insuffler un peu de cohérence, un peu de sens. Mais ce qui, au travail, semble être une force devient ailleurs un obstacle. Ces mêmes qualités dressent une barricade invisible autour de ma vie sociale, jusqu’à la réduire à un territoire presque vide. Je me suis rendu en quelque sorte fonctionnel, mais rare ; fiable, mais lointain. Et pourtant, j’ose croire que derrière cette apparente rigidité se cache autre chose qu’un retrait : une attente discrète, peut-être maladroite, d’un espace où cette gravité pourrait enfin se transformer en présence, et cette distance, en lien.

 


Reste une question, simple et brutale à la fois : est-ce seulement ce que je veux encore ? Et si oui, est-ce que j’en ai toujours l’énergie ? Peut-être que l’année qui s’annonce saura y répondre.


[+]La p’tite musique qui va bien avec… ⏯️ Amanda Kamara - “Face The Truth”

mercredi 24 décembre 2025

Joyeux Noël


Il rentre dans mes chaussures ?!?

dimanche 14 décembre 2025

L’entre-temps

Peut-être me fais-je des idées, mais il me semble discerner, derrière certaines invitations, la tentative bienveillante  (et légèrement maladroite) d’un couple d’amis pour rapprocher deux âmes légèrement cabossées. Je suis l’une d’elles. L’autre est presque toujours là lorsque nous nous retrouvons, comme une présence devenue familière à force d’être imposée. Je prête peut-être trop d’intentions à ceux qui n’en avaient pas tant, mais j’imagine qu’ils se sont dit que, faute d’attirance, nous pourrions au moins apprendre à nous connaître. Il n’en est rien.

Je n’accroche pas. Et, je ne serais pas étonné que ce soit parfaitement réciproque. Les rencontres arrangées n’ont de grâce que dans les films… ceux où la musique s’élève au bon moment et où la complexité humaine s’efface poliment. Dans la réalité, il reste un homme qui se sépare, qui vend la maison qu’il habitait à deux, qui cherche un nouvel appartement. Et moi, en face, je n’ai pas grand-chose à offrir en retour, sinon ce que j’ai déjà déposé ici, fragment après fragment, tout au long de ce blog. Une matière confuse, difficile à résumer, encore moins à partager. Autant dire que le pitch n’est pas très vendeur.


Je ne sais plus très bien où j’en suis émotionnellement. Je me surprends parfois à regretter une vie sociale grignotée par le travail, tout en pressentant que cette situation m’arrange plus que je ne l’admets. Ces derniers temps, je prends soin de moi, du corps, de l’esprit, et ce recentrage m’a fait du bien. J’ai retrouvé une forme d’équilibre, fragile mais réel. J’accepte ma traversée du désert avec un calme presque suspect, comme on accepte un paysage déjà connu où j’ai presque mes habitudes, mes silences, et cette façon particulière de respirer quand rien ne vient troubler l’espace. 

Je suis dans une période où le lien me fatigue, où la solitude m’apaise. Les interactions sociales m’épuisent avant même d’exister, et l’idée de nouvelles rencontres, amicales ou senti- mentales, me semble disproportion- née, presque inenvisageable. Comme souvent dans ma vie, je n’ai pas seulement besoin d’un but, mais d’un commencement crédible, d’un point de départ. Alors j’attends ; le début de l’an prochain. Après tant de secousses cette année, je verrai si cette humeur se fige dans une solitude que je découvre moins rude que prévu, ou si quelque chose en moi consent à entrouvrir la porte, à risquer un regard vers l’extérieur. Rien n’est décidé. Je demeure sur le seuil, attentif, sans empressement, dans cet entre-deux où l’on ne renonce pas encore, mais où l’on ne force plus rien. Après tout, rien ne presse… rien ne presse plus.

[+]La p’tite musique qui va bien avec… ⏯️ Ásgeir - “Borderland”

dimanche 30 novembre 2025

vendredi 31 octobre 2025

Apophtegme




Si Gibraltar est un détroit, qui sont les deux autres ? 







[+]La p’tite musique qui va bien avec… ⏯️ Michael Jackson - “Who Is It


dimanche 26 octobre 2025

Ce n’est pas moi qui suis parti, c’est nous qui avons cessé d’exister

Peut-être est-ce la période d’Halloween qui s’y prête, je ne sais pas… En tout cas, certains fantômes sortent du placard et reviennent hanter un quotidien dont j’ai eu tant de mal à huiler les rouages, après tant d’efforts pour m’extraire d’un passé douloureux. Cela prend parfois quelques semaines, parfois des mois, ou comme pour lui, deux ans. Mais ils reviennent tous, tôt ou tard. Je pourrais en ressentir une certaine fierté, un sentiment de revanche presque, mais à la place s’installe un vrai désordre émotionnel.

À notre rencontre, j’ai sincèrement cru avoir trouvé l’homme de ma vie. Une part de moi lui en veut encore, parce que j’y ai mis toute l’énergie de mes émotions, convaincu que cette relation pouvait être ma dernière chance de construire quelque chose de vrai avec quelqu’un que j’aimais profondément. J’ai tout fait j’étouffais, pour le rendre heureux, pour lui offrir une vie peut-être modeste, mais sincère et chaleureuse. Sans doute ai-je cherché, inconsciemment, à faire coïncider mes attentes d’un couple avec ce que nous vivions réellement. Et une autre part de moi, plus lucide aujourd’hui, reconnaît mes propres difficultés à évoluer dans ma vie et comprend désormais combien j’avais peu de chances de le voir changer. J’étais lucide, au fond, je savais que cela relevait de l’illusion. Je reconnais que j’aime mal, ou du moins que j’ai du mal à jongler avec les sentiments… mais j’aime profondément, sincèrement. Sans détour, je l’admets : je ne suis pas toujours facile à vivre. J’ai mes torts, mes défauts ; je manque parfois de patience ou de compréhension. Pourtant, quand nous étions ensemble, il a toujours été ma priorité.

Certains reviennent avec des excuses, des remords. Lui a choisi les reproches (toujours les mêmes) avant de conclure, dans son message, par un : “Passer l’éponge” et ce “Est-ce que tu m’aimes toujours ?”. C’est étrange, cette sensation de manque mêlée à celle d’un vide. Le manque de l’autre, sans le regret de la relation, tant elle était devenue au mieux invivable, au pire toxique. Bien sûr que je l’aime encore. Il me faut bien plus de deux ans pour désaimer quelqu’un que j’imaginais être l’homme de ma vie. Mais “passer l’éponge” ?!? En 2 ans rien n'a bougé , tout s'est cristallisé. Il s’est fabriqué une image de moi qui ne correspond en rien à ce que je suis. Il m’a prêté des intentions que je n’ai jamais eues, m’a accusée d’événements qui ne se sont jamais produits, a mis en doute mes explications sans jamais croire en ma sincérité, alors que tout, absolument tout dans mes actes, était une preuve d’amour qu’il n’a jamais su voir. Il est passé à côté de moi, tout simplement.


Certains pensent qu’on ne peut pas laisser quelqu’un sans réponse mais bon... j’ai cessé de chasser les ombres de ce que les choses auraient pu être. Pourtant, des réponses, j’en ai écrites, encore et encore. Mais elles ne sont jamais parties, car je savais qu’elles ne seraient ni entendues, ni crues. Alors, à la place, je me pose cette simple question : "Passer l’éponge… sur quoi, au juste ?"

"Parfois, plus tu donnes de secondes chances, plus tu perds le respect des autres. Tes valeurs finissent par être ignorées lorsque tu laisses les gens s’habituer à l’idée qu’une nouvelle chance existera toujours. Ils en viennent à compter sur ton pardon. C’est pourquoi je ne suis plus esclave des excuses. Traite-moi bien dès la première fois, car je ne peux pas te garantir qu’il y en aura une seconde. Il est impossible de me garder une fois que tu as perdu ma confiance. Je ne dis pas que tu dois avoir peur de me perdre. Ce que je dis, c’est que moi, je n’ai pas peur de partir." Trent Shelton

[+]La p’tite musique qui va bien avec… ⏯️ Joni Mitchell - “Both Sides Now”

samedi 4 octobre 2025

Abracadabrantesque

Encore faudrait-il avoir de la matière pour écrire. En ce moment, je n’en ai guère : je passe tout mon temps au boulot, et quand mes heures allouées à l’administratif ne suffisent pas, j’en ramène à la maison. Quand on se contente d’aligner des documents absurdes et remplir des classeurs toute la journée, il ne reste pas grand-chose à raconter le soir, en tout cas, sûrement pas de quoi alimenter un blog. Le reste du temps, je suis soit à la salle de sport, soit déjà couché à 20h30 avec un bon bouquin, puisque la télé ne diffuse plus que de la bouillie pour cerveaux fatigués.

Je m’étais laissé croire, avec ce mélange d’espoir et de lucidité qu’on traîne parfois, qu’une fois la paperasse triée, rangée, pliée, je finirais par récupérer un peu de temps libre. Boulimie de travail ou mauvaise habitude, allez savoir ?!? Mais je n’avais pas compté sur l’imagination débridée, la créativité délirante des petits scribes et autres bureaucrates nourris au tableau Excel, fanatiques collectionneurs de PowerPoint, de réunions aux ordres du jour redondants et inventeurs de formations dont même l’intitulé donne envie de dormir.

Et peut-être que tout ça n’aura bientôt plus d’importance. L’entreprise tangue sérieusement. Une première vague de licenciements est prévue le 17 décembre (joyeux Noël, au passage), à peine deux semaines après une belle promesse qu’il n’y en aurait pas.  Ironie suprême : il faut 21 pages pour pondre le PDF de l’organigramme du siège, mais évidemment, personne ne songe à tailler là-dedans, mutualiser des services, réduire la voilure au sommet ? Surtout pas, c’est toujours le terrain, ceux qui font tourner la boutique qui payent pour une gestion calamiteuse, comme si les gens étaient du consommable, des pièces détachées interchangeables.


Le CSE ? Un théâtre d’ombres, une chambre d’écho consultative, donc inutile. Résultat : dès janvier, on nous servira des plannings intenables et, cerise sur le gâteau sec, l’obligation de mobilité sur des sites en difficulté voire en perdition. Ben oui, c’est marqué dans le contrat, “mobilité”, un mot magique qui permet de vous déplacer comme une pièce sur un échiquier ; pratique pour se laver les mains, non ?

À grande ou petite échelle, ce qui est désespérant et ce qui tue ce pays, c’est ce manque absolu de pragmatisme, de lucidité et d’anticipation. J’avoue en avoir ras-le-bol de la rhétorique arrogante de ces supérieurs persuadés de savoir mieux que tout le monde ; ces soit disant responsables qui sont persuadés mordicus de ce qu’il faut faire sans avoir jamais exercé le métier qu’ils prétendent diriger. Avant d’être un bon manager, il faudrait peut-être avoir été un bon employé. Mais ça, “ce n’est pas leur métier”. Leur vrai talent, c’est d’expliquer le travail à ceux qui le pratiquent depuis vingt ans, perchés dans leurs bureaux, devant leurs écrans, comme si la gravité de la situation ne les concernait pas ou plus. Peut-être faudrait-il un jour leur rappeler qu’aussi haut qu’ils s’imaginent être installés, ils ne sont jamais assis, exactement comme nous, que sur leur cul.

[+]La p’tite musique qui va bien avec… ⏯️ Hunter Hayes - “Invisible”

mardi 30 septembre 2025

Apophtegme


Quand on voit beaucoup de glands à la télé, faut-il nécessairement changer de chêne ? 

[+]La p’tite musique qui va bien avec… ⏯️ a-ha - “The Sun Always Shines on T.V.”


lundi 22 septembre 2025

Un présage...?



“Mon corps, reposé en ce matin automnal, reprenant un peu de son goût naturel pour la joie, voulait être heureux. Il avait décidé, sans moi, de l’être. Je le suivis.”

Abdellah Taïa - "L'armée du salut"

[+]Crédit photo Yves Paradis

dimanche 31 août 2025

Apophtegme


Est-ce qu'à force de rater son bus on peut devenir ceinture noire de car raté ? 

[+]La p’tite musique qui va bien avec… ⏯️ Joni Mitchell - “Big Yellow Taxi”

jeudi 28 août 2025

À Vingt mille lieues sur cette terre

L’été s’efface doucement, de ceux que j’affectionne : éclatant de soleil, brûlant parfois jusqu’à l’étouffement. Je me suis beaucoup investi dans mon travail et, à mon rythme mesuré, j’apprivoise peu à peu cette nouvelle vie ici. Je poursuis la lente clarification du passé, j’allège mon chemin, me libérant de ce qui n’a plus lieu d’être, délestant ce qui alourdit encore mes jours, qu’il s’agisse de poids matériels, de pensées superflues ou de fardeaux intérieurs. L’écriture s’est faite plus rare ces dernières semaines car j’ai le sentiment d’avoir, cette année, parcouru avec sincérité le territoire intérieur que je devais éclaircir, et déposé une part de ce qui demandait à être libéré afin de faire place au neuf.


Par choix, presque comme un appel, je suis venu me perdre ici, et c’est pourtant la première fois que j’ai le sentiment de vraiment me retrouver. La nature se déploie autour de moi dans sa brute vérité, âpre, sauvage, parfois fermée, mais profondément sincère. Les gens lui ressemblent, discrets, peu enclins aux questions ou aux curiosités indiscrètes. Cette réserve me rassure ; c’est exactement ce qu’il me fallait. Dans ce silence préservé, je peux avancer sans me justifier, vivre à ma mesure, à l’écart tout en me sentant à ma place. Cette discrétion choisie a le goût d’un équilibre retrouvé, d’une paix profonde. 


Il y a dans les échanges quelque chose de subtil, presque imperceptible parfois, mais précieux. Quand, en un simple geste, dans un regard, sans abondance de mots, la confiance s’installe. Ce sont souvent des attentions simples, héritées d’un temps que l’on croit révolu, qui donnent leur véritable sens aux liens : un guide de la région ou une boîte d’œufs offerts comme une évidence, une tablette de chocolat tendue sans cérémonie, une invitation à partager une séance de CrossFit. Derrière ces personnalités fermées, presque impénétrables, se cache une délicatesse sincère, un véritable souci de l’autre, une volonté de l’atteindre là où il se sent vivant. Et bien souvent, cette justesse dépasse celle de ceux qui nous côtoient pourtant depuis toujours.

[+]La p’tite musique qui va bien avec… ⏯️ Oscar Anton - “Brown Eyes”

mercredi 6 août 2025

Oui, combien de fois ?


"Combien de fois
ton esprit s’est-il emparé
d’une petite
information incertaine
et a-t-il brodé autour une histoire qui
finit par consumer tes pensées ?"

Yung Pueblo -



[+]La p’tite musique qui va bien avec… ⏯️ Carla Geneve - “Better Believe It”