samedi 19 septembre 2026
Tu écoutes trop de musique
samedi 4 juillet 2026
Tu lis trop de livres
Il devient de plus en plus difficile de trouver certains classiques dans des éditions qui donnent simplement envie de les lire. Je trouve cela regrettable. Et si j’étais d’un naturel plus soupçonneux, je finirais presque par me demander : pourquoi ? Et surtout… dans quel but ? Récemment, j’ai voulu relire 1984 de George Orwell. Mon ancienne édition ayant mystérieusement disparu, je me suis rabattu sur une version récente, sans réaliser qu’il s’agissait d’une nouvelle traduction.
Les premières pages m’ont déjà laissé perplexe : quelques coquilles, ce qui surprend pour un éditeur de cette réputation. Mais le vrai choc est arrivé avec la "novlangue", devenue… "néoparler". Là, j’ai bondi de mon canapé avec l’élégance d’un ressort industriel. "Non… ils n’ont quand même pas osé ?!?" Je ne conteste évidemment pas le travail de la traductrice. En revanche, je m’interroge sur le principe. "Novlangue" n’est plus seulement un terme du roman : c’est un mot passé dans le langage courant. Le remplacer revient à effacer un repère culturel. Et l’ironie serait savoureuse si elle n’était pas tant contrariante : modifier les mots dans 1984, c’est presque mettre en pratique ce que le livre dénonce.
dimanche 21 juin 2026
samedi 30 mai 2026
Tu lis trop de livres
Parfois, au détour d’une page, je m’arrête avec l’émergence d’un vrai “Whaou” exprimé tout haut. Dans “L’Oiseau moqueur”, un personnage évoque ainsi la chute de la société :
Et là, je me suis sincèrement dit : “Euh… elle était sacrément high-tech, la boule de cristal de Walter Tevis. Il pouvait difficilement viser plus juste vu le contexte actuel.”
Si j’ai autant d’affection pour ce livre, c’est parce qu’il parle finalement très bien de notre société actuelle, avec presque cinquante ans d’avance. Comme dans son récit, je crois que l’humanité risque de devenir toujours plus dépendante des technologies, au point d’abandonner peu à peu toute réflexion personnelle. Une humanité silencieuse et vide, où l’on ne crée plus, où l’on ne lit plus, où l’on n’aime plus vraiment, se contentant simplement de ce qu’on lui diffuse sur des écrans. Je partage avec Tevis cette vision d’un monde qui disparaît lentement, dans une sorte d’agonie tranquille, plutôt que dans une catastrophe spectaculaire :
[+]La p’tite musique qui va bien avec… ⏯️ Archive - “City Walls”
[+]“L’Oiseau moqueur” - Walter Tevis | “Ubik” - Philip K. Dick | “Fahrenheit 451” - Ray Bradbury
dimanche 24 mai 2026
Tu regardes trop de films
Le film décroche péniblement la moyenne sur la plupart des sites de critiques, mais honnêtement, j’ai trouvé ça plutôt bien ficelé. Preuve irréfutable : je ne me suis pas endormi. Et vu mon niveau de fatigue actuel, c’est presque une standing ovation. Bon, il faut reconnaître qu’en matière de films du genre, le renouvellement des thèmes n’est pas franchement révolutionnaire. On reste souvent dans des mécaniques assez classiques et, soyons honnêtes, rarement très surprenantes.
“The Prodigy” Official Trailer (2019)
samedi 18 avril 2026
Tu lis trop de livres
“Mais quand on voit l’angoisse qui résulte de ces liens brisés, ce douloureux étonnement d’une âme trompée, cette défiance qui succède à une confiance si complète, et qui, forcée de se diriger contre l’être à part du reste du monde, s’étend à ce monde tout entier, cette estime refoulée sur elle-même et qui ne sait plus où se replacer, on sent alors qu’il y a quelque chose de sacré dans le cœur qui souffre, parce qu’il aime ; on découvre combien sont profondes les racines de l’affection qu’on croyait inspirer sans la partager : et si l’on surmonte ce qu’on appelle faiblesse, c’est en détruisant en soi-même toute ce qu’on a de généreux, en déchirant tout ce qu’on à de noble et de bon. On se relève de cette victoire, à laquelle les indifférents et les amis applaudissent, ayant frappé de mort une portion de son âme, bravé la sympathie, abusé de la faiblesse, outragé la morale en la prenant pour prétexte de la dureté ; et l’on survit à sa meilleure nature, honteux ou perverti par ce triste succès.”
À ce stade, deux options s’offrent à moi : soit considérer qu’il s’agit là d’une profonde analyse de l’âme humaine, ce qui est incontestablement vrai ; soit y voir une tentative particulièrement élaborée de me mettre face à moi-même, ce que je trouve déjà beaucoup moins courtois.
Quoi qu’il en soit, j’ai refermé le livre avec le sentiment d’avoir compris quelque chose d’important et l’envie très modérée d’en faire quoi que ce soit.
Conclusion : inutile de brusquer le DJ.
[+]La p’tite musique qui va bien avec… ⏯️ Sade - “King Of Sorrow”
samedi 4 avril 2026
Tu lis trop de livres
En observant aujourd’hui les effets de certaines habitudes, celles qui consistent à n’offusquer personne, à ménager toutes les sensibilités, à éviter toute frustration, je ne peux m’empêcher de penser que ces précautions ont, semble-t-il, contribué à façonner une génération arrivée sur le marché du travail avec une faible tolérance à la contradiction. Récemment, ma N+1 m’a reproché un ton trop franc et direct. Peut-être est-ce parce que je parle peu et que, lorsque je m’exprime, mes mots résonnent plus fortement ? Pourtant, mes propos ne relèvent pas du jugement : ils sont le fruit de constats et d’observations. C’est sans doute pour cela que ce passage de La Ferme Africaine a particulièrement résonné en moi :
« Dans le monde des indigènes, c’est la somme de leurs observations qui détermine l’opinion qu’ils se font de vous, ou votre réputation. Sur ce point, certaines communautés européennes très pauvres leur ressemblent : elles ne jugent pas, elles additionnent. »
mardi 24 mars 2026
Tu regardes trop de séries
Preacher est sans doute la série la plus déjantée qu’il m’ait été donné de voir depuis Twin Peaks et American Gods. Elle reste néanmoins très commerciale.
Bon, je dois aussi avouer que je ne suis pas toujours un spectateur très assidu. Il m’arrive de m’endormir entre deux répliques : la télévision, désormais, me berce plus souvent qu’elle ne me captive. La fatigue a parfois raison même des meilleurs programmes et, pour être honnête, je la regarde de moins en moins. Je commence un épisode, je me réveille vaguement au milieu, puis je découvre la fin comme si c’était un rebondissement inattendu.
Ce qui est amusant aussi, c’est que l’acteur principal, Dominic Cooper, ressemble vraiment beaucoup à Kev Adams. Une ressemblance suffisamment troublante pour que, pendant quelques secondes, on se demande si l’on n’a pas changé de chaîne sans s’en rendre compte.
Bref, il incarne un révérend pour le moins atypique, et il y a notamment ce moment dans l’épisode 8 de la première saison où, pris de remords, il repêche Arseface, un paroissien qu’il avait lui-même damné. Je sais, il m’en faut peu… mais je trouve ce passage particulièrement savoureux.
Jesse : Alors, raconte-moi !
Eugene : Raconter quoi ?
Jesse : Ébhein, raconte… comment t’es revenu ?
Eugene : Vous… m’avez appelé… votre voix m’a appelé… alors j’ai commencé à creuser.
Jesse : Quoi ?! T’as creusé pour sortir de l’Enfer ?
Eugene : C’n’est pas si loin qu’ça
Jesse : C’est comment alors ?
Eugene : Bondé
[+]Trailer Preacher
[+]Trailer Twin Peaks
[+]Trailer American Gods Season 1
mardi 17 février 2026
Tu lis trop de livres
Hugh Laurie - "Tout est sous contrôle"
[+]Crédit Photo : Thought Petals by Lupidog
dimanche 1 février 2026
Tu écoutes trop de musique
Pourquoi ? Ne me demandez pas pourquoi j’aime cette chanson. Sans doute parce qu’elle résonne quelque part en moi, même si je ne suis plus unhinged depuis longtemps. Le rythme, ce petit côté musical old school… allez savoir. Il y a des choses qui ne s’expliquent pas vraiment. C’est comme ça.
mercredi 9 juillet 2025
Tu lis trop de livres
Un souvenir des 12 ans de Yukio Mishima dans “Confessions d'un masque” (1949)
[+]Crédit Image David Gilson
[+]La p’tite musique qui va bien avec… ⏯️ Massive Attack & Madonna - “I Want You”
mercredi 7 mai 2025
Tu regardes trop de films
mercredi 9 avril 2025
jeudi 20 mars 2025
Tu écoutes trop de musique
dimanche 16 mars 2025
Tu écoutes trop de musique
Dans la même veine musicale on trouve également Monodrone, Oblique Occasions, Haircuts for Men, The World We Live In ou encore Gore et sans doute d'autres.







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