“Penser, c'est parler avec soi-même.” - Miguel de Unamuno
- Alors ? Qu’est-ce que tu vas faire de tout ça, en ce début d’année ?
- Il t’a vraiment fallu cinquante ans pour en arriver là ?!
Non. J’en étais conscient depuis longtemps. Mais pris dans un flot de responsabilités, et sans doute dans ce besoin un peu maladif de toujours vouloir bien faire, j’ai sacrifié une partie de ma vie privée à des tâches chronophages. Pour finalement me rendre compte d’un truc assez frustrant et amer : on remarque surtout ce que tu n’as pas eu le temps de faire, rarement tout ce que tu as accompli. Et c’est d’ailleurs assez symptomatique, pas seulement dans le boulot, mais aussi dans la vie personnelle.
- Et le but, au fond ? Te dégager du temps pour une vie sociale et privée actuellement proche du coma artificiel ?
Oui et non, le système à mon niveau, à ma façon, version soft power, procrastination light, mode avion assumé, communication parfois imparfaite, mais suffisamment claire pour tenir.
- Ça promet de grands moments, non ?
Peut-être. J’en sais rien, en réalité. Mais ce sont des solutions qui ne me demandent ni de me trahir ni de me réinventer, qui s’installent sans violence, simples à mettre en place et plutôt alignées avec ce que je suis. Et puis le temps passe. À un moment donné, je n’ai pas envie de réaliser trop tard que je suis passé à côté de ce qui compte vraiment, de ce qui fait sens.
Mes envies profondes, ma famille. mes amis, accessoirement, moi-même ; en somme : ma vie

