Parfois, au détour d’une page, je m’arrête avec l’émergence d’un vrai “Whaou” exprimé tout haut. Dans “L’Oiseau moqueur”, un personnage évoque ainsi la chute de la société :
Et là, je me suis sincèrement dit : “Euh… elle était sacrément high-tech, la boule de cristal de Walter Tevis. Il pouvait difficilement viser plus juste vu le contexte actuel.”
Si j’ai autant d’affection pour ce livre, c’est parce qu’il parle finalement très bien de notre société actuelle, avec presque cinquante ans d’avance. Comme dans son récit, je crois que l’humanité risque de devenir toujours plus dépendante des technologies, au point d’abandonner peu à peu toute réflexion personnelle. Une humanité silencieuse et vide, où l’on ne crée plus, où l’on ne lit plus, où l’on n’aime plus vraiment, se contentant simplement de ce qu’on lui diffuse sur des écrans. Je partage avec Tevis cette vision d’un monde qui disparaît lentement, dans une sorte d’agonie tranquille, plutôt que dans une catastrophe spectaculaire :
[+]La p’tite musique qui va bien avec… ⏯️ Archive - “City Walls”
[+]“L’Oiseau moqueur” - Walter Tevis | “Ubik” - Philip K. Dick | “Fahrenheit 451” - Ray Bradbury



.jpg)


