dimanche 21 juin 2026

dimanche 14 juin 2026

Divin, Dimanche, Détente

Voilà… une semaine. Ce n’est pas beaucoup, mais c’est tout ce que j’ai réussi à me dégager pour prendre un peu de distance avec le travail. Samedi matin, dès que j’ai rendu l’astreinte, je suis parti. Un passage par la salle de sport, un coup de gonfleur sur les pneus, un lavage rapide de la voiture, et j’ai pris la tangente.


Aujourd’hui, dimanche, j’ai beau chercher, mon moral n’est pas dans les chaussettes et, je suis retourné faire une longue séance de HIIT au stade où j’avais l’habitude de m’entraîner il y a quelques années. C’était étrange de me retrouver là, à enchaîner les tours sur cette piste perdue au milieu de la verdure.


Il y avait quelque chose de familier et de réconfortant dans cet endroit. Comme si le temps avait passé partout sauf là. Les gens ne savent pas ce qu’ils perdent en ne faisant pas de sport. Quarante à soixante minutes pour vider son esprit, prendre soin de soi, tester ses limites, retrouver son souffle et remettre un peu d’ordre dans ses pensées. Dehors, sous un beau soleil, entouré de verdure, les problèmes paraissent soudain nettement moins lourds. Pendant quelques instants, il n’y a plus grand-chose à faire d’autre que mettre un pied devant l’autre, et… profiter.

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mardi 2 juin 2026

Ce qui continue sans nous

Comment expliquer ce genre de comportement autrement que par une forme de masochisme ? Dimanche, en repassant dans le village où nous vivions, je me suis arrêté au stade. Il y avait un match. J’ai garé la voiture. C’est comme ça, mes idées foireuses commencent toujours par un mauvais stationnement. Tu étais là, sur le terrain, le numéro 6, fidèle au poste. Je ne sais pas vraiment si j’espérais que tu me voies. De toute façon, j’aurais pu me tenir au milieu de ton salon, je ne suis même pas sûr que tu m’aurais remarqué. Je t’ai regardé jouer ;  une vingtaine de minutes qui ont suffi à gâcher l’après-midi. Je suis reparti, les jambes molles et la gorge serrée. Sur l’autoroute, une pensée s’est imposée : ta vie semblait continuer très bien sans moi. Et finalement, j’étais heureux pour toi.

Moi, en revanche, il est clair, vu mon état, que je t’aime toujours. Trois ans plus tard, je reste convaincu que notre relation n’était plus possible. Certains pensent que l’amour peut tout. Toi, tu pensais que l’amour n'est pas toujours suffisant. Et peut-être avais-tu raison ? J’ai longtemps cru que nous étions faits pour être ensemble. Aujourd’hui, je crois surtout qu’il existe des incompatibilités que l’amour ne sait pas réparer. Il faut vivre avec cette étrange contradiction : être persuadé d’avoir pris la bonne décision tout en regrettant encore qu’elle ait été nécessaire.

C’est comme ça.

À l'évidence, je ne suis toujours pas remis de toi. Mes intestins non plus visiblement, tant ce genre de situation facilite mon transite. Alors, une fois rentré chez moi, j’ai pris un citrate de bétaïne comme on prend un Alka-Seltzer. Dans une semaine, je ne penserai probablement plus à ce dimanche après-midi. Mais comme chaque semaine depuis trois ans, j’aurai encore une pensée pour toi. Tout finit par passer, je soupçonne simplement certaines choses de prendre volontairement la nationale plutôt que la voie rapide. 

[+]La p’tite musique qui va bien avec… ⏯️ Chris Rea - “The Road To Hell Part 1 & 2”