samedi 11 juillet 2026

Rétrospective 07/2026

Ceci n’est pas l’article initial. La première version était tellement chiante qu'elle aurait pu servir de somnifère. Mais comme j’ai un goût prononcé pour la régularité, je ne pouvais pas laisser passer la moitié de l’année sans une p'tite rétrospective semestrielle. 

Premier constat : je suis toujours pacsé avec mon travail. Autant dire que ma résolution de prendre du recul, formulée avec beaucoup de conviction en début d’année, a eu la durée de vie d’une batterie de téléphone à 2 %. Elle a fini par faire comme moi : demander sa mutation. La différence, c’est que la mienne a peu de chances d’aboutir. La Direction m’a fait comprendre, à grands renforts de ronds de jambe et d’un enthousiasme trop démonstratif pour être totalement sincère, qu’elle préférait me garder là où je suis.

Je continue aussi de composer avec la froideur des relations humaines dans cette région. Je peux, par une alternance très aléatoire et imprévisible, faire soit partie du décor soit, être le décor. Un jour, on me salue chaleureusement ; le lendemain, on m'ignore avec tant de conviction que je finis presque par douter de ma propre existence. On échange quelques mots, puis plus rien. C’est un véritable exercice d’adaptation et un équilibre parfois fragile pour que cette solitude, que j’ai choisie et que j’assume, ne glisse pas doucement vers l’isolement. Heureusement, il y a la salle de sport. J’y retrouve des visages familiers, des regards qui se croisent, des sourires et quelques poignées de main un peu plus persistantes que d’autres. En revanche, j’ai fini par renoncer à espérer que ce qui ressemble à une intention se transforme spontanément en véritable rencontre. Non pas que je veuille me bouger le cul ni par confort, mais parce qu’il est toujours agréable, pour l’estime de soi, de constater que l’intérêt peut aussi, parfois, venir des autres.

Le moral, lui, tient plutôt bien. D’abord grâce au souvenir de mes dernières vacances. Ensuite parce que je suis déjà en train de préparer les prochaines, ce qui résume parfaitement mon état d’esprit. Et puis il y a l’été, c’est ma saison. Celle où les journées s’étirent un peu plus longtemps, où les barbecues remplacent les réunions, où les verres de rosé se vident un peu trop facilement et où les conversations prennent enfin le temps d’exister. Alors, dès que je peux, je profite de ces moments avec ceux qui me rappellent que les liens les plus importants n’ont finalement pas besoin d’être si nombreux.

[+]La p’tite musique qui va bien avec… ⏯️ Takuya Kuroda - "Everybody Loves The Sunshine"

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