mercredi 22 novembre 2023

Entre les gouttes… le plaisir

Malgré le temps brumeux et plutôt qu’une séance de sport à l’appartement, j’ai revêtu le survêtement pour aller courir au stade. Je pars à 11h50, à pattes, ce qui me fait arriver vers midi quand les collégiens ont trop faim après l’EPS et qu'ils s’arrêtent de brailler. Je pensais que ça allait tenir mais au premier tour de stade, ça n’a pas loupé,  il s’est mis à pleuvoir (et pas qu’un peu s’il te plaît). Tant pis, j’ai continué : j’y suis, j’y reste. J’ai même fait 1 200 mètres de plus et, si la douleur de mon mollet droit ne s’était pas réveillée, j’pense que je tournerais encore. Il n’y a pas que le “bonhomme” qui tourne en rond sur le gore, il y a aussi toutes ses pensées dont 90% ne servent absolument à rien et qui ne sont que pollution mentale, recyclage d'anciennes pensées nocives et ruminations inutiles. Pendant mon jogging, j’ai au moins l’impression de dominer la tyrannie de mon cerveau tout en diminuant son empreinte carbone. Durant des années, l’activité physique n’était que récréative, réservée aux weekends, à des moments ponctuels ; aujourd’hui, elle m’est vraiment indispensable. C’est le moment de mes journées où je sais que je prendrai vraiment du plaisir et que mes efforts auront des résultats mesurables, positifs et profitables -ne serait-ce que pour mon estime et fierté personnelles-. L’un des seuls domaines de ma vie où tout dépend uniquement de moi et où mes objectifs peuvent être atteints, voire parfois dépassés. En quelque sorte un pied de nez à l’existence qui trop souvent est vraiment une véritable garce. Rien que cela, ça réduit nettement la distance entre mon envie de procrastiner et mes baskets. 

La tension était trop forte en ce monde qui promettait tant, qui ne donnait rien.” - Georges Perec “Les Choses”

[+] La petite musique qui va bien avec Sia “Unstoppable”

lundi 20 novembre 2023

dimanche 5 novembre 2023

Tu regardes trop de films

C’est étrange comme ce qui est vécu dans la vie peut amener vers certains films. Cela faisait longtemps que je ne m’étais pas posé pour mâter quelque chose qui retienne mon attention. Je me souvenais vaguement d’avoir entendu parler, presque de manière confidentielle, de The Whale de Darren Aronofsky. Cela m’a vraiment captivé, comme quelques années plus tôt, l'avait fait d’autres de ses films comme The Wrestler ou Requiem for a Dream adapté d'un roman d'un auteur que j'apprécie beaucoup : Hubert Selby Jr.. Dans ce huit clos, Brendan Fraser (presque méconnaissable) est vraiment remarquable et j’ai trouvé l’interprétation de Hong Chau tout à fait juste. C’est un film, avec bien sûr les éternels bons sentiments américains mais qui reste très émouvant et touchant. Mention spécial pour la musique de Rob Simonsen sensible, discrète et malgré tout très puissante tout au cours du long métrage.



mercredi 18 octobre 2023

Tu écoutes trop de musique


Après plusieurs tours de stade pour me vider la tête, cette chanson atterrit dans mes oreilles, je lève les yeux vers le ciel ; je perds un temps soit peu mon souffle pour un p’tit clic-clac Kodak et la rejoue en boucle pour me changer les esprits pendant encore quelques tours de piste… 


Docteur, un jour je marierai un ange | On fera l'amour dans les nuages | En priant pour que rien ne change | Tu sais, une histoire ancrée dans les âges | Docteur, un jour je marierai un ange | On fera l'amour dans les nuages | En priant pour que rien ne change | Ici, l'amour c'est beaucoup, beaucoup trop superficiel | On fait que te répéter un jour il tombera du ciel | Et c'est toujours les mêmes discours | De belles paroles, bientôt vous serez à court | Aussitôt que le jour se lève | Je m'en vais faire un tour et je rêve | Que plus rien ne bouge sauf nos lèvres | Je m'élève | Aussitôt que le jour se lève | Je m'en vais faire un tour et je rêve | D'un amour n'existant pas | Qui pourtant m'attristera | Docteur, un jour je marierai un ange | On fera l'amour dans les nuages | En priant pour que rien ne change | Tu sais, une histoire ancrée dans les âges | Docteur, un jour je marierai un ange | On fera l'amour dans les nuages | En priant pour que rien ne change, ne change | Ici, l'amour c'est beaucoup, beaucoup trop conceptuel | On fait que te répéter les hommes, les femmes sont si cruels | Et c'est jamais comme au cinéma | Décidément on est moins beaux loin des caméras | Aussitôt que le jour se lève | Je m'en vais faire un tour et je rêve | Que plus rien ne bouge sauf nos lèvres | Je m'élève | Aussitôt que le jour se lève | Je m'en vais faire un tour et je rêve | D'un amour n'existant pas | Qui pourtant m'attristera | Docteur, un jour je marierai un ange | On fera l'amour dans les nuages | En priant pour que rien ne change | Tu sais, une histoire ancrée dans les âges | Docteur, un jour je marierai un ange | On fera l'amour dans les nuages | En priant pour que rien ne change, ne change - Pierre de Maere “Un jour je marierai un ange”

vendredi 13 octobre 2023

Tu lis trop de livres

Dans ce monde qui progressivement se délite inexorablement, je m’interroge actuellement sur “l’Âme”. Pourquoi ? Et bien puisque j’arrive à un moment de ma vie où mon passé pèse plus lourd que mon avenir, je me suis dit que c’était le bon moment pour me poser sur “qui je suis” et par extension de ma relation aux autres. Qui je suis au-delà de la forme, des masques, des rôles, etc. ; et peut-être trouver quelques réponses sur mes difficultés relationnelles avec l'univers qui m'entoure.  L’ouvrage de François Cheng a révélé quelque chose qu’inconsciemment je ressentais profondément : nous ne sommes pas que des corps physiques et des esprits pensants - trop… beaucoup trop -. C’est très beau à lire, c’est rassurant, inspirant et cela ouvre des chemins de réflexion sur soi et le monde dans lequel nous évoluons. C’est le genre d’ouvrage pas très épais mais long à lire car certaines phrases sont si percutantes qu’elles donnent à réfléchir. C’est aussi, l’un des premiers livres sur le sujet que j’ai terminé depuis que ma Sœur m’a parlé au décès de notre Père de “Vieilles Âmes”. Elle pense qu’il en était une. Depuis un an et demi ça me trotte dans la tête et, j’ai fait quelques recherches qui m’amènent bien évidemment vers des sites ésotériques, pseudo-psychologiques, new-wave (ça s’utilise encore ce terme ? ), de spiritualité vulgarisée mais malgré tout assez intéressants ; assez pour penser qu’elle n’est peut-être pas tout à fait dans le vrai et que le paternel aurait bien pu me refiler le relai… je développerai je pense prochainement. Quant à François Cheng, il analyse ou du moins envisage l’âme de manière si large qu’à la dernière page il est difficile de douter de son existence.

mercredi 11 octobre 2023

Même pas une fine couche de glace


Il y avait là, cette année, pour un weekend, à quelques kilomètres en train, Aix-Les-Bains. La station thermale est surannée mais toujours populaire. Elle vieillit mal, comme toutes les villes victimes des dommages collatéraux de l’économie, de la mondialisation, de la désuétude de tout ce qui faisait le charme d’une culture, d’un pays, d’une région, d’une ville… C’est ça soit disant “le progrès”, la disparition du bien au profit du pire. C’est comme évoluer dans une image d’Épinal en ce mois d’octobre au climat improbable. Je parcours les rues sans les reconnaître et en les imaginant telles que je les avais connues. Heureusement, il reste quelques repères, le lac notamment, toujours paisible, reposant… calme, presque immuable. Ce fut un dépaysement sans véritable apaisement, une coupure nécessaire pour reprendre du souffle, une interligne dans le texte de cette année qui commence à compter ses jours avant d’entamer les dernières pages. Et après… après, et bien, c’est une autre histoire… un recommencement, un tout nouveau commencement. Encore ? oui peut-être, non sûrement… juste une progression, une progression lente afin d’éventuellement me réaliser... sur le tard.

[+] La petite musique qui va bien avec "La Ballade de Jim" - Paradis

samedi 16 septembre 2023

Tu écoutes trop de musique


Regarde comme je suis | Un cœur, et deux poings | Je vis, je veux, j'oublie | Comme toi ni plus ni moins | Regarde comme je crie | Comme je ris aux éclats | Je cours, je crée, je brille | Je sais, je ne sais pas | Toi, tu veux un homme, toi, tu veux un père | Tu me dis "ralentis" tu me dis "accélère" | Et plus je te suis, et plus je te perds | Dis-moi, dis-moi, pour toi, c'est quoi | Un homme au pire, au mieux, perdu | Un homme, c'est quoi? Je sais pas, je sais plus | Regarde-moi dans le yeux, qu'est-ce que tu vois? Dis-moi | Un homme, c'est quoi un homme, pour toi? | Un peu dur, un peu fragile | Un peu libre, un peu docile | Un peu fort, un peu sensible | Un peu fou, un peu tranquille | Un homme au pire, au mieux, perdu | Un homme c'est quoi? Je sais pas, je sais plus | Moi, je change ton jeu | Lancé, je me venge | Trouve de la place | Me crée d'autres espaces | Je te suis, j'invente | Je me ré-invente | Je suis, je m'efface | Le feu et la glace | Moi j'veux être un frère, un pote, un amant | Un phare, un repère et j'en veux autant | Et plus j'ai d'envies et plus je me perds | Si tu sais, dis-moi, pour toi, c'est quoi | Un homme au pire, au mieux, perdu | Un homme c'est quoi? Je sais pas, je sais plus | Regarde-moi dans le yeux, qu'est-ce que tu vois? Dis-moi | Un homme, c'est quoi un homme, pour toi? | Un peu dur, un peu fragile | Un peu libre, un peu docile | Un peu fort, un peu sensible | Un peu fou, un peu tranquille | Un peu d'rien, un peu d'folie | Un peu loin, un peu ici | Un peu rêveur un peu speed | Un peu joueur, un peu clean | Un peu là-haut, un peu froid | Un peu chaud, un peu plus bas | Un peu d'égo, un peu d'sale | Un peu salaud, un peu calme | Un peu d'candeur, un peu d'vice | Un peu daron, un peu Christ | Un peu nature, un peu glace | Un peu ou pas dans les cases | Un homme au pire, au mieux, perdu | Un homme, c'est quoi? Je sais pas, je sais plus | Regarde-moi dans le yeux, qu'est-ce que tu vois? Dis-moi | Un homme, c'est quoi un homme, pour toi? | Un homme au pire, au mieux, perdu | Un homme, c'est quoi? Je sais pas, je sais plus | Regarde-moi dans le yeux, qu'est-ce que tu vois? Dis-moi | Un homme, c'est quoi un homme, pour toi? - Jérémy Frerot "Un homme"

vendredi 8 septembre 2023

Comme un bon morceau de Bree Van De Kamp

En toute lucidité, je dois bien me rendre à l’évidence que certaines personnes dans ma vie me sont autant utiles qu’un slip dans un film porno. C’est cruel, j’en suis conscient. Bien entendu, chaque individu à sa raison d’être et il existe des incompatibilités de caractères : certes. Non, le plus difficile à digérer c’est la notion de temps ; cet élément si précieux, ce cadeau, cette partie de sa vie qui - comme dit l’autre - ne reviendra jamais. Ce temps perdu en vain à essayer de construire quelque chose de cohérent, à poser trois briques quand l’autre en enlève deux de son côté. Autant dire qu’ainsi, le chantier est conforme à la réputation des retards dans le bâtiment. Communication, compromis, gestes tendres et attentions, rien n’y fait : je suis face à un mur, qui ne porte rien hormis ses certitudes, n’absorbe rien. Il est là ; obstacle inamovible et infranchissable. Il paraît que “Écouter l’autre c’est le faire exister” or, je suis inexistant, invisible, transparent parlant en vain avec le vent. C’est comme être dans un rêve où l’on se voit crier sans pouvoir sortir un son. C’est douloureusement frustrant. Ces échanges… enfin monologue voire même soliloque engendrent une telle frustration que la rancœur, le ressentiment, finissent par prendre le dessus. Au bout du bout, puisqu’il n’y a pas de véritables échanges, les mêmes causes produisent les mêmes effets, les mêmes disputes, les mêmes problématiques, comme dans un jour sans fin qui s’éternise mois après mois en de longues années stériles… et pas une dalle de posée ! L’autre effet pervers, c’est cette culpabilité face à la situation malgré la communication voire même une certaine soumission afin de préserver calme et tranquillité. Il y a un méchant, celui qui a les torts et c’est moi bien entendu de ce côté-là de la barrière. Peut-être est-ce le cas après tout ? Je me surprends dans un état d’anxiété et un niveau de violence interne qui me fait peur jusqu’à m’interroger même sur ma propre santé mentale car si je suis dans cet état c’est que j’ai autorisé l’autre à m’y mettre. Je m’accroche, je prends sur moi, j’espère, “j’y crois encore” comme dirait Céline (la chanteuse, hein!). J’ai l’impression de trop donner et sans limite à quelqu’un qui lui, n’en a pas. Et puis, quand il est impossible d’en supporter davantage, il y a l’ultime explosion difficile à contenir quand je réalise que “j’ai tout fait” signifiait en fait “j’étouffais”.   L’amour s’est fané, tous les beaux sentiments tombent comme les pétales d’un bouquet de roses oublié depuis longtemps dans un vase d’un coin sombre de l’appartement . Bien entendu, il reste tout au moins de l’attachement qui se transforme en total lâcher prise puis finalement en une complète indifférence… à ce moment-là, ego ou pas, je dois bien m’avouer qu’il faut remballer les outils et malgré toute ma bonne volonté en conclure que : c’est un échec.



jeudi 7 septembre 2023

Soumis sans commentaire



27 rue des Argentiers, 33000 Bordeaux le lundi 10/07/2023

jeudi 17 août 2023

Relooking

Aujourd’hui, j’ai décidé de mettre un p’tit coup de neuf à mon blog, le rafraîchir un peu. J’avais certainement mieux à faire mais cela faisait longtemps que j’en avais envie. Il ne sera sans doute pas plus lu maintenant qu’avant, néanmoins cet espace me permet de me livrer intimement, garder mes souvenirs, laisser une trace quand les neurones de ma mémoire partiront en sucette. Plus largement, il y a des périodes comme ça où le changement s’impose, où j’ai envie d’entreprendre, d’être plus créatif, j’en profite car je sais que cela s’essouffle. Quoi qu’il en soit, le but est de conserver de l’endurance dans cette dynamique. Bien entendu, cet été il n’y a pas eu que de bons moments ; et, comme une polarité n’existe qu’en fonction d’une autre cela m’aura permis de relativiser, de me regonfler en énergie en alliant tranquillité et remise en forme. Je suis plus en paix, là, ici, dans ma campagne reposante, bucolique mais au combien propice à l’apaisement de l’esprit et de l’âme. Je chemine calmement, sans attente particulière en évitant ainsi bien des frustrations inutiles.

[+] La petite musique qui va bien avec : Bush - Letting The Cables Sleep

mardi 13 juin 2023

Tu écoutes trop de musique

A la recherche de “zic” à mettre dans mes oreilles qui change un peu de l'alternatif ou du jazz habituel, je suis tombé sur la chaîne de R&UT [Rare & Unreleased Tracks]. Et là, que des pépites !! des “oldies” qui font tant de bien à réécouter comme Alan Parsons Project. Cette sélection d’artistes qu’on passe en Bluetooth et qu’on écoute comme un vieux vinyle retrouvé au fond d’un placard m’a ramené avec plaisir et délice des décades en arrière. Il y a le choix Genesis, Simple Minds, Pink Floyd, Peter Gabriel, Kate Bush, Bruce Springsteen, Neal Morse, etc…

mardi 23 mai 2023

Plus blanc que blanc

Cela faisait longtemps que je souhaitais entreprendre la réalisation de ma propre lessive. Depuis des années mes seuls produits d’entretien sont le savon de Marseille, le bicarbonate et le vinaigre blanc aussi, cela me paraissait la suite logique. Je cherchais juste la bonne recette, disons la recette qui me satisferait. Je l’ai trouvée sur le site Mieux Vivre Autrement et j’ai opté pour la lessive en poudre ci-dessous. C’est très économique ; faut dire également, que je ne fais pas beaucoup de lessive, une ou deux dans le mois. Côté qualité et propreté, il n’y a rien à redire, ça fait le taf. J’ai profité d’un weekend dans la citée phocéenne pour acheter mes savons de l’année à la boutique de la Savonnerie Marseillaise de la Licorne. La prochaine étape, c’est mon dentifrice. Je suis un peu lent dans mes démarches, mais petit à petit cela se met en place.


[+]Savonnerie Marseillaise de la Licorne - 26 quai de Rive Neuve, 13007 Marseille

lundi 1 mai 2023

A new day has come

Bien entendu, je ne pourrai pas rattraper les 4 premiers mois de l’année. Je me suis dit que le 1er mai, pour la “fête du travail” c’était (dans mon souci de contrariété) le bon jour pour m’y mettre. Il est temps de reprendre le contrôle : sur mon existence, mon moral, mon poids, le sport, etc. Donc, retour des listes, de l’hygiène de vie, du régime annuel et de mes programmes sportifs laissés à l’abandon dès février. J’ai ressorti quelques notes et bouquins aussi qui m’avaient aidé dans le passé ; ce ne sont que des mots mais ils me donnent vraiment une nouvelle énergie. Ma vie c’est un peu les montagnes russes, je m’en accommode et avec le temps j’arrive, avec plus ou moins de succès, à le gérer… je l'accepte à présent, ce qui n’est déjà pas si mal et sans ne plus penser que ce soit irrémédiable.


[+] La petite musique qui va bien avec Clara La San - In This Darkness (Ce n’est pas celle qui était prévue à l’origine, mais celle-ci sonne plus… “positif”)
[+] Crédit photo : couverture pochette de l'album d'Hugo Kant - Far From Home

mardi 25 avril 2023

Le cas case 58


Voilà, voilà… ce blog porte vraiment bien son sous-titre chopé à Daniel Pennac “Rien ne se passe comme prévu ; c'est la seule chose que nous apprend le futur en devenant du passé.” - Enfin, il faut nuancer : lire plus bas
. - Pourtant, on ne peut pas dire que je n’étais pas bien parti en début d’année… plein de motivation mais bon la vie nous rattrape tous. Le premier trimestre fut comme une suite de jours post-traumatiques de l’année dernière ; peut-être aurais-je dû m’en douter et anticiper ? L’accumulation de fatigue, de stress, de travail a miné ma patience, mon moral, mes espoirs. En fait, je vis seul, même quand il est là où du moins, il vit comme si je n'étais pas là. La seule exception peut-être pour que j’existe c’est quand il a besoin de quelque chose. Un matin j’ai lu un truc du genre : “Arrête de planter des fleurs dans le jardin d’une personne qui ne les arrose jamais.” Là ça a fait “clic” dans ma tête et j’ai mis un terme à notre relation. Je pourrais développer, expliquer, me justifier, donner les raisons, etc. mais être juge et partie ne donne guère de conclusion objective. Disons que bien en amont j’aurais dû suivre mon intuition. Du coup, c’est un peu retour “case départ”... ayons une attitude positiviste “case nouveau départ”.

[+] La petite musique qui va bien avec George Michael - The Strangest Thing

samedi 25 février 2023

Приятного аппетита

Déjà en décembre nous avions découvert La Place Rouge en compagnie de mon meilleur Ami, sa Femme et ma Filleul alors que le restaurant dans lequel nous devions manger était fermer (j'avais réservé !!)... bon passons ! Nous y sommes retournés avec ma Mère car j'ai adoré l'endroit. En plein conflit avec l'Ukraine cela ne manquait pas d'audace mais guère sont ceux présents qui semblaient s'en soucier. Les guerres sont menées par de pauvres gens innocents victimes de l'ego d'une poignée d'hommes. Bref... ce fut un moment agréable et bien arrosé !

[+] La Place Rouge 2 Place du Marché, 42300 Roanne

vendredi 10 février 2023

Vivement le Printemps

Le mois de Janvier n’est jamais très significatif (en ce qui me concerne), c’est une sorte de transition molle entre l’année précédente et la nouvelle qui débute cependant, cela donne le ton : je suis plutôt motivé. Je me dis qu’il sera toujours temps de faire les ajustements nécessaires tout le long du premier trimestre. Niveau condition physique, je me suis concentré sur des séances “d’intérieures” notamment sur un très bon programme de Mike Dolce qui commence à dater mais toujours aussi efficace : UFC Fit ProgramCôté alimentation, pas de grosse catastrophe mais il me manque encore un peu de volonté pour passer au 100 % Paléo. Pourtant, ce mode alimentaire m’est vraiment très bénéfique en tout point. L’ail est déjà en germination. Cette année, j’ai opté pour une méthode trouvée ICI. Je vais voir ce que ça donne.   Février est également le mois des premiers semis. J’ai fabriqué ma première petite serre pour les concombres et poivrons. Là aussi, c’est une tentative qui, j’espère, portera ses fruits… du moins, en l'occurrence, ses légumes.


Tout cela prend du temps et de l’énergie en sachant que l’hiver est la saison où je suis le moins dynamique et je dois souvent m’auto-discipliner alors que je serais plutôt tenté à procrastiner. Néanmoins, après sport, plantations et autre cela procure une certaine satisfaction d’autant plus motivante.

"Paresse : habitude prise de se reposer avant la fatigue." - Jules Renard

lundi 23 janvier 2023

Good Times For a Change

Bon… janvier, c’est plus ou moins le temps des résolutions, à mi-parcours du premier mois, soit elles sont en cours… soit déjà oubliées. Je dois avouer, je suis plutôt doué pour les tenir d’année en année. Ce qui coince… c’est la constance. Ce n’est pas que je manque de discipline, c’est juste que la vie, le boulot, les amis, les emmerdes viennent se mettre en travers de la route et se goinfrent de mon temps qui aurait dû être consacré à autre chose. Pour être totalement honnête, mon état d’esprit très fluctuant joue également sur ma motivation et mon énergie. Je mériterais souvent que je m’inflige volontairement un bon “coup de pied au cul”. En 2023, j’ai décidé d’accorder plus de temps à ma santé physique et mentale. J’ai été contraint de faire sauter pas mal de séances de sport l’année dernière et cette année, j’ai bien l’intention de garder le cap sur 4 à 5 séances par semaine. Niveau alimentation, je me maintiens avec de bonnes habitudes malgré quelques “craquages” et “grignotages” compulsifs. Sinon, je poursuis bon gré mal gré mon parcours vers plus de simplicité et de minimalisme. C’est une démarche débutée il y a des années qui demande de la persévérance, du détachement… surtout du détachement d’ailleurs. Les acquis de 2022, c’est déjà d’avoir :


  • bouclé pas mal de paperasses notariales, administratives, financières (c’est chronophage à donf !), 

  • supprimé Facebook (ça l’est aussi), 

  • changé de taff (plus près de chez moi, plus humain, plus de temps pour moi)

  • repris mon activité de Sophro-Relaxologue (partiellement)


Cette année, je souhaite me retrouver en toute honnêteté envers moi-même, en “cultivant mon jardin” au sens propre comme au figuré. Il n’est pas sûr que les scories de mon couple (si on peut encore l’appeler ainsi) résiste à ça. Quand on rêve de quelque chose d’autre… quelque chose de plus simple… de solitude perdu dans la neige au fin fond du Cantal ça ressemble franchement à un appel, non ?


[+]La petite musique qui va bien avec The Smiths - Please, Please, Please, Let Me Get What I Want

samedi 31 décembre 2022

Rétrospective 12/2022

Cette couleur étrange dans le ciel, cette atmosphère printanière ou digne d’une fin d'automne… rien n’est comme il devrait être… un soleil pourtant introuvable… une lune encore endormie… et cette fin d’année. Aucune surprise… je suis seul, ce soir, pour faire la transition entre 2022 et 2023. Mon Père disait toujours que “nous sommes toujours seuls". Je commence à comprendre. Je crois que l’année qui vient de s’écouler a été l’une des plus difficiles de ma vie… je l’ai traversée avec un sentiment de solitude jamais ressenti auparavant avec  cette impression de vivre jour et nuit, les dents serrées. Trop de choses, trop de gens, trop d’emmerdes à gérer. Je suis épuisé. L’avantage d’être “une machine” (c’est sans doute ce qui s’apparente le plus à ce que je suis) c’est d’être programmé pour mener à bien et finaliser des tâches dans un temps donné… OK… mission accomplie. D’un autre côté, mes relations amicales et sentimentales sont un échec cuisant, ce qui n’est pas surprenant. De toute manière, c’est du départ voué à l’échec car je pense avoir des attentes trop élevées et d’autre part, je ne réponds pas non plus à ce que les autres attendent de moi… donc l’affaire est vite réglée. Quand on me croise au niveau professionnel, en soirée ou inopinément… on me trouve de manière générale génial… Voilà… je devrais m’en tenir à ça. Pour tout dire, je finance même actuellement mon assurance obsèque et prévu un petit texte à lire sur l’Avé Maria de Caccini, c’est vous dire à quel niveau est le moral. Je ne sais pas être heureux, je ne sais pas comment rendre les autres heureux, je ne suis pas fait pour ça. J’ai fait des efforts, j’ai donné le meilleur de moi-même, j’y ai même cru… c’est pour vous dire ; mais rien à faire, je suis voué à toujours retourner à la case départ. Bon, voyons l’état des lieux : une liaison sentimentale sans avenir, une Mère dont il faut s’occuper, un travail sans saveur mais qui remplit le frigo, un mec un peu paumé mais avec quelques objectifs pour conserver des acquis finalement pas trop mal, une vie simple et modeste qui lui convient. Donc, pouvons-nous partir sur le postulat que l’on peut tout à fait vivre heureux seul et s’épanouir autrement qu’à deux ? Dire qu’à 16 ans je pensais que je rencontrerais le Prince Charmant et que je passerais ma vie entière avec lui, protégé, aimé et soutenu… p’tain de contes de fées… Arf… mierdass… j’en étais pourtant à deux doigts d’y arriver… Bon, après quelques notes sur un agenda tout neuf… je vais essayer d’arrêter, l’année prochaine de boire (dommage c’était une bonne compagnie) et de me recentrer. On est toujours seul mais pas forcément et pour autant malheureux. Cela ne va pas m’empêcher ce soir de picoler (j’ai déjà bien commencé), de me faire un p’tit réveillon… et demain est un autre jour, une autre année, un autre avenir… 

Bonne fin d’année, à l’année prochaine… et …


jeudi 15 décembre 2022

De mois en moi


C’est une impression tenace… celle d’être toujours en train de me battre. C’est en tout cas ce que je me dis, là, debout devant mon évier, badigeonnant quelques morceaux de dinde froide avec une moutarde au goût approximatif. Me battre et courir après les papiers, les gens, l’argent, pour moi, pour les uns et les autres. Ma vie dans tout ça est bien fade… ça ne change pas. Une histoire d’amour (?)  à la saveur aussi approximative que la moutarde sur feu la dinde. Les dernières slaves ont été lancées et j’ai reçu une charge qui me laisse entendre que l’année prochaine, je serai peut-être à l’aube de mes 50 ans, de nouveau célibataire. Il y aurait sans doute beaucoup à dire sur mes erreurs, mon manque d’expérience en “vie de couple”, mon caractère ; peut-être est-ce d’ailleurs cela qui fait que tout part en confettis au bout d’un moment ; pourtant je suis adepte de l’adage comme quoi “le mieux est l'ennemi du bien”, je mets en pratique, sans trop de résultat jusqu’à présent.  J’ai le cœur lourd, le vague à l’âme, je n’ai pas trop le moral (c’est un euphémisme bien entendu) et bizarrement, je supporte tout ça, comme si c’était un destin dont j’avais accepté l’architecture. Bientôt l’année va se clôturer ; encore, comme les précédentes dans l’incertitude. Une autre va commencer et quoi qu'il arrive, je devrai encore combler les fissures, adapter, me définir de nouveau dans cet environnement qui m’est hostile et, comme à mon habitude, me fixer des objectifs, non pour progresser mais pour ne pas sombrer. Demain, il faudra de nouveau sourire, “faire comme si…” tout allait bien, être rassurant, protecteur, efficace… être un “bon petit soldat”. Voilà pourquoi je n’ai pas peur de la mort… simplement parce que je ne tiens pas plus que ça à la vie. Je n’ai pas su en tirer profit, en faire quelque chose, j’ai l’impression de n’avoir servi à rien… ou du moins, à pas grand chose. Donc, voilà, ce soir en attendant que tu me rappelles, comme tu me l’avais promis et, comme je sais que tu ne le feras pas, comme à ton habitude, j’écris… ça fait du bien, ça soulage. Même si personne ne lit, je sais que c’est là et l’année prochaine, je reviendrai me lire avec cet espoir aussi tenace que l’impression de ce soir… que quelque chose aura changé, pour le mieux, que je me sentirai vivant, exister… Non, non, je ne suis pas dépressif, ni suicidaire, je suis juste réaliste. Il n’y a pas à s’en faire ou s’inquiéter. Je marche, je continue à marcher et marcherais tant que je n’aurai pas trouvé ce quelque chose ou ce quelqu’un  au bord de la route qui me dira : “Vas-y assieds-toi, reposes-toi… je suis là” et enfin trouver un apaisement, la tranquillité même si ce n’est que pour quelques instants. Heureusement, quelques verres de vin rendent les soirées plus supportables… ce n’est pas une solution, je le sais bien, mais qu’importe le flacon… pourvu qu’on est l’ivresse.

«Le commentaire sans argumentation, ça fait tourner le monde» - “Night Train” Nick Tosches

[+]La petite musique qui va bien avec Michael Kiwanuka - Cold Little Heart

samedi 21 mai 2022

Strawberry Fields For Ever


Cela devient de plus en plus compliqué de me rendre dans cette maison. Plus elle se vide, plus je me remplis de souvenirs. Je crois que le contrecoup commence à arriver. Je ramasse les fraises qu'il a plantées et qu'il voulait arracher. Elles sont belles, d'un rouge écarlate, goûteuses et savoureuses. C'est moi qui vais les arracher, enfin plutôt les déraciner et les mettre dans mon jardin le mois prochain. Tout ne peut quand même pas mourir...  

[+]La petite musique qui va bien avec "Strawberry Fields For Ever" -  The Beatles

dimanche 15 mai 2022

Pendant ce temps-là en cuisine...


Petit vinaigre de ciboulette maison

dimanche 8 mai 2022

Fait maison...


Presque l'heure du brunch, tic tac tic tac... cette fois, à la maison.

dimanche 24 avril 2022

"Brunch" devrait être un mot français




Cela m'a pris comme ça... je me suis dit : "Tiens, si nous allions bruncher". Je me souvenais qu'une collègue de travail m'avait parlé des Halles de Saint Etienne et je me suis dit, c'est l'occasion. Elles sont petites mais très animées. Un bon vin blanc accompagné d'un plateau charcuterie/fromage sans parlé des airs d'accordéon c'est tout à fait ce qu'il nous fallait pour se retrouver en ce weekend et passer un moment tranquille et agréable.  

[+]Halles Mazerat Saint-Etienne - Biltoki 2 Cr Victor Hugo, 42000 Saint-Étienne

samedi 16 avril 2022

Il pleuvait des cordes...


S. a dormi, sans doute le pouvoir des instruments à corde et il faut dire que ce n'est pas vraiment son genre de musique. Candlelight Concerts les 4 Saisons de Vivaldi à la Chapelle de la Trinité (Lyon) fut néanmoins une belle expérience dans un lieu superbe et intimiste. Nous avons couru pour être à l'heure car nous avons mangé rive gauche du Rhône dans le restaurant africain Africana... là aussi, un agréable moment... culinaire celui-ci. 

[+]Restaurant Africana, 44 Gd Rue de la Guillotière, 69007 Lyon
[+]The Candlelight Experience

jeudi 17 février 2022

Pendant ce temps-là au jardin...




Vous ne voyez rien ? C'est normal, une malheureuse petite tige dépasse. Je n'aurai pas de framboises cette année... j'suis pas sûr d'ailleurs que j'en aurais un jour !

dimanche 13 février 2022

Retrouvailles

Certes, cela faisait combien de temps ?! Nous n'avons même pas essayé de compter... trop en tout cas. Visite presque surprise toujours autour de ce qui unis : mets et vins. Sarah, collègue de boulot, partenaire de boxe Muay Thaï puis finalement amis. Comment expliquer ? J'imagine que les gens différents m'attirent, ils m'apportent sans doute ce qui me manque. Sarah c'est une certaine désinvolture, une folie enfouie, la douceur et une faculté à traverser la vie avec calme. Le temps passe, l'existence évolue et au fond nous évoluons avec elle paradoxalement en restants au fond ce que nous sommes. 

dimanche 12 décembre 2021

mardi 26 octobre 2021

Rétrospective 10/2021

« Tout est compliqué avant d’être simple », je le comprends bien cette année où tout est compliqué, décevant et loin d’être fluide. Comme à mon habitude, pour me rassurer,  je me surcharge de tâches, d’activités, de listes à cocher afin d’éloigner de mon esprit ce qui ne va pas, oublier pour un moment, mettre un peu de sens à mon existence… fuir ? J’ai l’impression que quoi que je dise ou fasse, je suis dans l’erreur, que tout es de ma faute, que je ne suis pas assez ouvert, compréhensible, etc. Je ne me sens ni entendu ni compris. Mes tentatives de communication se retournent contre moi. Et tout ça… à peu près dans tout les domaines de la vie : famille, relation, boulot (plus ou moins). Quelle que soit la situation, je me sens seul. Pourtant cette année, j’ai fait totalement abnégation de mes désirs, besoins, envies, projets, de moi pour soutenir mon conjoint dans ses démarches de demande d’asile qui a abouti. Je suis heureux pour lui mais notre relation déraille sans arrêt et il m’en reproche la responsabilité. Le boulot se restructure, l’équipe est bancale ; là, on ne me reproche rien mais ma conscience professionnelle et l’envie d’un travail bien fait me met la pression et me surmène. Et puis, il y a toi, Papa, décédé début août. Tu nous a laissé dans un beau merdier ma Sœur et moi. Quant à Maman, elle tient le coup comme elle peut souffrant de ta perte, de ses problèmes de santé et voyant petit à petit sa maison se vider dans la perspective d’intégrer un nouveau logement plus adapté. Dans tout ce marasme, je n’ai pas eu le temps de faire mon deuil ; bhein non, j’ai mes listes à cocher. Je n’ai pas eu le temps de te pleureur encore Papa. Nous aurions pourtant eu le temps de se parler avant ton départ, nous avons eu des occasions. Mais est-ce que tu tenais vraiment à ce que l’on parle ? Parler pour moi n’était pas le problème, c’est surtout ce que tu allais me répondre qui est la raison de ma lâcheté. Oh oui, dans les derniers jours, quand tes yeux se posaient sur moi, le silence valait bien mieux que les mots. Tu étais un homme réservé qui ne s’épandait pas… les merles ne font pas des canaris. Il y a toujours eu de la pudeur entre nous, jusqu’au bout. Tu pars avec tes mystères peut-être des secrets. J’attends quant à moi, le moment où je vais réaliser que tu n’es plus là… peut-être quand j’aurais coché l’ultime case de ma longue liste ? 

« Prendre soin de soi, c’est accepter d’aller mal de temps en temps » - Alain Ferrant 

[+]La petite musique qui va bien avec Kate Bush « Wild Man »

mardi 12 octobre 2021

Pedro Batista



Evasion Series (April 2012)

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