samedi 19 septembre 2026

Tu écoutes trop de musique

1989, décidément, la vie n’est qu’une putain de poignée d’années. Ce qui est amusant, c’est que je suis précisément devenu ce que je regardais avec un brin d’étonnement chez mes Parents ou chez Calyste qui égrène ses chansons préférées des sixties : le type qui s’arrête net parce qu’il vient d’entendre une vieille chanson à la radio. Et voilà… on y est quoi !! L’autre jour, je ne sais plus où, j’ai entendu un titre de Pacifique datant de la toute fin des années 80. Des années dont je me souviens particulièrement bien, puisque j’étais en plein émoi. Je connaissais cette chanson, mais elle ne m’avait pas laissé, à l’époque, un souvenir impérissable. La semaine dernière, en l'écoutant, je me suis figé. Bien sûr, aujourd'hui, le "beat" est ultra suranné et donne l'impression d'avoir été bricolé sur un vieux synthé Bontempi dans une chambre d'ado ; soyons honnêtes, ça a pris autant de rides que moi. Pourtant, les paroles, elles, n’ont rien perdu de leur teinte franchement gay. Elles ont fait remonter, l’espace de quelques minutes, des émotions profondément enfouies et, avec elles, le souvenir de ce que j’avais vécu… et de celui que j’étais à l’époque... une époque où j’étais heureux sans même le savoir.

C'est toi | Qui a guidé mes premiers pas |Dans les jardins secrets | De l'amour en liberté | De toi | J'ai appris a subir la loi | Esclave de tes bras | J'ai oublié la peur, la honte et les remords | Quand tu serres mon corps | Tout contre ton corps | Comme un volcan qui dort | Se réveille encore | Je suis femme | Sans arme | Prise au piège d'un charme trop fort | Quant tu serres mon corps | Tout contre ton corps | Comme un volcan qui dort | Se réveille encore | Et mon âme | S'enflamme | A ce feu qui me dévore | De toi | Je garderai le goût secret | Des plaisirs indiscrets | De tous nos jeux dangereux | Pour toi | Je n'aurai jamais d'autre loi | Que celle de t'aimer | Bien plus fort que la peur, la honte et les remords |


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