dimanche 28 novembre 2010

11/11

Tiens… aujourd’hui j’ai pensé à toi. Nous devions nous appeler le 11 novembre. C’est toi qui me l’avais proposé en fait. Je t’ai envoyé un texto pour te demander à quelle heure tu étais dispo et tu n’as pas répondu. Finalement, cela m’a arrangé ; je crois que ça me faisait un peu chier de payer une communication internationale simplement pour se demander comment on allait l’un et l’autre et se raconter des banalités qui ne mènent à rien. De toute façon, j’aurais très certainement menti. Oui, aujourd’hui j’ai pensé à toi ; sur la playlist est passée notre chanson qui n’est que la mienne d’ailleurs maintenant et, comme un con, j’ai versé une p'tite larme… va savoir pourquoi ? Sans doute parce que le fait de ne plus t’aimer est tout autant douloureux que le contraire.

[+]La petite musique qui va bien « In my mind » by Heather Headley
[+]Photo: « The end » by Poprage

lundi 22 novembre 2010

Carte Postale

Certains matins sont plus difficiles que d’autres... ces matins qu'on sait sans avenir. Je m’étais glissé du lit en silence et il m’a demandé ce qu'il se passait. Je lui ai répondu que je devais aller acheter deux/trois trucs s’il voulait manger quelque chose. A mon retour à l’appartement, j’étais accueilli par son sourire, il était encore allongé sur le lit et plus beau que la veille. Je lui ai tendu une serviette et à sa sorti de la salle de bain, le petit déjeuner s’étalait généreusement sur la table. Il a pris l’éclair au chocolat en me disant que c’était son préféré moi, la seule chose que j’ai réussit à décrocher c’est que même ses ronflements la nuit étaient attachants… il a rit et je n’ai plus rien dit. Il ne m‘a rien laissé, ni numéro de téléphone, ni Email, juste un dernier câlin et l‘odeur de sa peau de latino sur les draps… Je l’ai regardé descendre les escaliers jusqu’au métro supposant que ce serait la dernière fois que je le verrais. Cet après-midi il sera à Carcassonne, demain à Madrid, après-demain à Lisbonne, sans doute plus tard de retour au Salvador et moi ici… 

[+]Photo : "The Reflection" by Nickunlimited

mercredi 17 novembre 2010

Medium Rare

S. : Alors ?! Que fais-tu finalement ? Comptes-tu prendre quelques jours pour remonter chez toi à Noël ?

Moi : Non, peut-être en janvier, pas sûr...

S. : tu ne vas pas pouvoir profiter de la bonne cuisine de ta Maman pour les fêtes de fin d’année alors ?

Moi : non, et puis de toute façon ma Mère elle ne cuisine pas. . . elle brule.

jeudi 11 novembre 2010

dimanche 7 novembre 2010

Erreur 554

Je t'écris ces quelques mots car je sais que tu ne viendras pas ici pour les lire. Tu me manques, il y a-t-il un jour où je ne pense pas à toi ? Je ne crois pas. Tu sais, ça ne vas pas ici, et quand c'est ainsi, je fais des bêtises, pour combler le vide que tu m’as laissé. C'est dans ces moments où j'essaie de toutes mes forces de t'oublier que tu es le plus présent. Quand les choses ne tournent plus rond, j’essaie de me rapprocher de ce que je connais le mieux, et ce que je connais le mieux c'est toi. Rien est simple et je ne sais que faire de cet Amour si inconfortable. Je passe mes nuits avec toi mais je me réveille en compagnie de la solitude, je m’endors avec ton absence, il me semble passer mes journées à t’attendre, je crois que je t'aime encore ; oui, ce doit être ça je t‘aime encore ; et quand dans ma tête me revient l’air de cette chanson, je sais que je t'aime toujours

[+]La petite musique qui va bien Devics "Just One Breath"

mardi 2 novembre 2010

Chaque matin, un nouveau con se lève

Mi-août 2010

Encore une fois en retard, Mo. m’attendait patiemment à la sortie du métro, planté dans ses Dock’s Martin ; pas vraiment souriant. Apparemment c’était un jour « sans » . Il était 19h00 et il faisait encore une chaleur écrasante. Nous avons profité d’un peu d’ombre sous un arbre. Lui sur le banc et moi assit sur le dossier. La position était suggestive, pas trop mais assez pour laisser peu de doutes sur notre orientation sexuelle bien qu’il n’y ait rien entre nous. Il avait déjà manifestement un peu bu et dans ces conditions il devient très tactile. Nous discutions quand à quelques mètres, un mec s’apprête à passer devant nous. A son regard, je sens qu’il va se passer quelque chose et ma façon de me raidir me donne l’intuition que ça ne va pas être « cool ». Effectivement, il passe à notre niveau et murmure de manière audible : « sales PD ». Avant même que j’ai pu réagir ou même le retenir, Mo. redresse la tête, se lève et lance au mec qui nous a dépassé : « Qu’est-ce que ça peut te foutre qu’on soit PD, c’est pas toi qu’on encule ». Deux mots surgissent dans ma tête : « OH PUTAIN !» Là, le type en question se retourne et se rapproche, il commence à nous déblatérer un tas d’insultes incluant tout le vocabulaire homophobe à sa disposition. Je constate d’ailleurs, non sans plaisir, qu’il en connaît un sacré rayon sur les pratiques sexuelles masculines, j‘étais même à deux doigts d‘un début d‘érection. J’avais un peu peur qu’ils en viennent aux mains mais Mo. m’épate pour ça. Fort d’un physique quelque peu intimidant et une fois sa petite bulle sortie, il peut occulter complètement ce qui vient de se passer. Aussi, il était déjà assis continuant notre discussion, laissant notre protagoniste seul avec son monologue. Face à notre indifférence et commençant, je pense, à paraître un tantinet ridicule, il a finit par se barrer. Il y a encore quelques années, je l’aurais peut-être ouverte mais maintenant, par lassitude de certains comportements ou peut-être par lâcheté (j‘en sais rien), je n’ai pas répliqué en me disant comme souvent : « place aux cons ». Quand je croise certaines grandes gueules dans la rue avec leur petite amie, leur femme ou copains de rugby, ayant toujours « une bonne petite blague homo lourding » à raconter ou un mec un peu efféminé à singer comme un abruti et, qui changent de trottoirs, baisse la tête ou détourne le regard parce que la veille je les ai croisés dans des lieux, toute bite dehors, la bouche ou le cul grand ouvert, dans des situations parfois plus que compromettantes, cocasses et perverses, je me dis : « toi mon pauvre gars, tu ne devrais pas trop la ramener ». Mais je m‘abstiens de tout jugement sur la personne. Je peux comprendre certains comportements conditionnés par une éducation, une religion ou je ne sais quel autre précepte du genre « tu seras un homme mon fils » ou « C‘est un pêché qui t‘enverra tout droit griller en enfer». D’autres goûtent à des plaisirs et des envies avec une culpabilité qu‘ils n‘arrivent pas à assumer après. Quoiqu’il en soit, cela ne justifie en rien de s’en prendre aux autres, de manière haineuse, complètement gratuite et provocante. Bref, la phrase "Ce qui empêche les gens de vivre ensemble, c’est leur connerie, pas leurs différences" n'aura jamais été plus d'actualité.

samedi 23 octobre 2010

Fou du volant

Lui : B’hein Nico, tu ne m'as pas entendu hier, je t’ai croisé sur l’avenue, j’ai klaxonné, klaxonné, même pas tu t’es retourné : t'es sourd ou quoi ?!?

Moi : non… mais en même temps, je ne m’appelle ni « tutute » ni «pouette-pouette»

dimanche 10 octobre 2010

Tu lis trop de livres

"J’aime ces gens simples et francs, qui sont ce qu’ils sont et se donnent pour tels, sans camouflage. Leandro avait un esprit pratique, nourri d’expérience, souple et précis, purgé de toute sensiblerie. Son intelligence, essentiellement naturelle, faisait penser à ces eaux de montagne, froides, un peu rêches, mais vives et limpides. Il n’avait pas le fétichisme des idées générales et parlait sans assurance, en homme de bonne foi qui, bien souvent déjà, avait dû modifier ses opinions ; sur la plupart des questions, il montrait des vues judicieuses, nées du contact des faits, non du maniement des livres. Sa conversation (il ne prenait d’ailleurs la parole que lorsqu’il avait vraiment quelque chose à dire) était reposante et tonique. Nul doute que sa présence ait été pour beaucoup dans le bon souvenir que je garde de cette tournée sur le rivage africain. […] Il a dit alors quelque chose de vague, comme ceci, mais avec un accent inattendu d’irritation : « Je ne sais pas comment les gens sont fait ! […] Tout leur paraît toujours invraisemblable ! Est-ce que la vie n’est pas faite presque uniquement de détails exceptionnels ?"

« Confidence africaine » - Roger Martin Du Gard

mercredi 6 octobre 2010

The Raven

 

The Raven court métrage écrit et réalisé par Ricardo De Montreuil(film tourné en un week-end à Los Angeles) avec Victor LOPEZ dans le rôle de Chris Black

lundi 4 octobre 2010

Est-ce que jamais la forêt ne se perd ?

En ce moment, je ne peux pas dire que ce soit la grande forme mais j'assure et je fais « comme si » et ce n'est déjà pas si mal, non ?! Beaucoup de choses en moi, me font penser que je traverse une crise. Certains signes avant-coureurs ne m'ont pas trompé : le rythme de mon sommeil, ma façon de m'alimenter, ma consommation de caféine, la perte de concentration et d'énergie, etc... De quel genre sera-t-elle ? De quelle intensité ? Avec quelles conséquences ? Pour combien de temps ? De l'extérieur, il est difficile de croire que quelque chose ne va pas mais à l'intérieur cela ressemble à une maison d'un désordre proche du capharnaüm. Une sorte de « burn-out », la façade est nickelle et l'intérieur est niqué... brulé... détruit. Et puis, il y a ce vent d'automne qui s'est levé et qui me rend fou accentuant davantage l'impression que je vais devoir crawler encore plus fort à contre courant. La ville est belle certes, et agréable à vivre bien sûr... mais la mentalité ici ne me convient pas et j'ai beaucoup de mal à m'y adapter. Le travail m'offre toujours une grande satisfaction mais mes projets me frustrent car ils demandent beaucoup d'énergie pour des résultats incertains sans être persuadé que ce ne soit pas une perte de temps ; et comme d'habitude j'irai au bout. Je me demande jusqu'à quel point ils ne constituent pas uniquement une distraction... de moi-même ? Je voudrais reprendre le sport, mais quand nous nous sommes quittés, B. est reparti avec une partie de mes fringues dont toutes celles de sport ; sans doute aura-t-il pensé qu'il n'aura pas tout perdu. Je suis également en manque d'affection et de tendresse. Ça, le sexe peut difficilement le remplacer, mais je ne cours pas après et il me le rend bien d'ailleurs . Que se cache-t-il réellement en dessous de ces périodes de mal être ? Pourquoi ai-je tant de mal à me projeter dans l'avenir comme si on me demandait de dessiner l'infini ? Jusqu'à présent, je suis sorti un peu plus fort de ce genre de périodes, j'espère qu'il en sera de même cette fois-ci encore. Tous ces choix faits ces derniers mois et par conséquent tout ce à quoi j'ai du renoncer : est-ce que cela a véritablement un sens ?

« La vie n’a pas de sens ; ni sens interdit ni sens obligatoire, elle va dans tous les sens. Elle fait mal aussi longtemps qu’on veut lui imposer un sens, la tordre dans une direction ou dans l’autre. Si elle n’a pas de sens, c’est qu’elle est le sens ! »

Christiane Singer -

mercredi 29 septembre 2010

mercredi 15 septembre 2010

Tu lis trop de livres


« Chaud et ondoyant, le souvenir de sa bouche est resté longtemps sur la mienne ; aujourd’hui encore je pourrais presque le retrouver. Il m’est plus tard arrivé d’avoir une impression de rougeoiement secret comme des pétales de fleurs humides et ardents en train de danser sous la bruine ». 

Cui Zi'en - "Lèvres Pêches"


mercredi 1 septembre 2010

Tu lis trop de BD

C’est très impressionnant une crise d’angoisse même si c’est très différent d’une personne à l’autre. Chez moi, l’esprit ne fonctionne plus que par à-coups et le corps ne répond plus normalement. C’est un abîme insupportable parce qu’il laisse entrevoir un dysfonctionnement intime inexpliqué et incontrôlable. J’ai pu tout au plus apprendre à vivre avec. Apprendre à vivre avec, ça veut dire une peur irraisonnée qu’à chaque instant tout se détraque : à la boulangerie, au volant, en reportage, chez des amis. Ça veut dire n’avoir jamais de repos tant que je n’aurai pas trouvé le facteur déclenchant. Je n’ai pu qu’adapter ma vie autour de ce désordre aléatoire. Je suis sujet aux crises d’angoisse depuis l’enfance. Elles portaient alors d’autres noms : tétanie, hypoglycémie, spasmophilie, malaises vagaux, etc. Je peux aujourd’hui leur donner un nom définitif, si ça ne m’aide pas à vivre, c’est quand même toujours ça de pris. 

Manu Larcenet - "Le Combat Ordinaire"

[+]Dans les Cévennes, ce n’est pas mal non plus : « Retour à la terre » Vol.1 Vol.2 Vol.3 Vol.4 Vol.5 de Manu Larcenet & Jean-Yves Ferri

vendredi 27 août 2010

C'est « beers » le vendredi

C'est maintenant devenue une habitude, le vendredi, j'vais boire ma p'tite bière au Bear's. Pourtant, cela avait mal débuté le premier soir, par une grosse blague gay bien lourde.

Barman 1 : Bonsoir 
Moi : Bonsoir... une pression s'il vous plaît 
Barman 1 : Bhein ?!? C'est vendredi 
Moi : ??? oui, c'est vendredi et...? 
Barman 1 : le vendredi c'est le jour du poisson ! 
Moi : P'araît 
Barman 2 : (du fond de la salle) il veut se faire bouffer la raie !!!  


A vrai dire et contrairement à ce que je pouvais imaginer, la ville rose n'offre pas un grand choix pour les sorties dans le milieu : 2 ou 3 saunas, 1 cruising bar, 1 boîte plutôt réservé à une jeune clientèle et une autre qui tourne plus ou moins hétéro. Je suppose que tous les nouveaux venus doivent se farcir (enfin bon, je m'entends) cette veille introduction très usée par le temps en guise de bizutage. Une fois ce moment de haute poésie passé, ce petit lieu est vite devenu (et de loin) mon préféré. C'est un peu le rituel du vendredi soir, pour couper avec le taff, de retrouver en soirée : Bears, Cub, Daddy, Butch, Chub et Chubby, tous adorables. Un petit moment sympa, dans un endroit atypique où il m'est arrivé un soir devant ma mousse de regarder un film de boules tout en écoutant du Céline Dion (généralement la programmation est beaucoup plus... dynamique). Les « tenancières » ont toujours un petit mot pour chacun et sont pour beaucoup pour que tout le monde se sente à sa place et croyez-moi... quand on vient d'arriver dans la région, on est vraiment sensible à un accueil chaleureux.

samedi 21 août 2010

Soumis sans commentaire


[+]Publicité pour l'hôtel Black Tulip en Hollande

dimanche 15 août 2010

Bis repetita

[Dec./Janv] Retour difficile de Los Angeles, passage à Cannes pour voir ma p'tite Manu et régler quelques affaires.

[Fév./Mars] Retour sur Lyon (sic) ma ville me manque, passage chez les Parents, prise de poids de 5 kg (minimum). Direction Albi chez ma petite Soeur qui me dissuade définitivement de m'installer sur Marseille. Direction le Gard chez K. et A. pour trois semaines de bonheur au milieu de leur petite famille.

[Avr./Mai/Juin] Installation sur Toulouse. Prise de mon nouveau poste. Inscription à l'Université de Sciences Sociales.

[Juil./Août] Nous y voilà ! Nouveau déménagement pour m'établir chez moi dans le quartier très populaire de St Michel à Toulouse.

Et maintenant... pas mal de choses à raconter... notamment sur la ville, l'atmosphère, la population, le milieu... gay et sur ma vie qui encore une fois prend un nouveau tournant.


mercredi 25 novembre 2009

dimanche 8 novembre 2009

Tu lis trop de livres



« La souffrance c'est magnifique... C'est magnifique quand le mal est passé parce qu'on apprend, parce qu'on comprend, parce qu'on peut se mettre à la place de l'autre ».

Katherine Pancol - « Un homme à distance »

jeudi 22 octobre 2009

Ni dieux, ni maîtres # 1


"Tout le monde est à la recherche de sa religion, de sa propre paix intérieure. Elle n'est écrite ni mentionnée nulle part et ceux qui prétendent la connaître à votre place vous mentent, ils ne souhaitent que vous introduire dans la leur".

vendredi 2 octobre 2009

Tu lis trop de livres

« Certaines nuits, pourquoi ne pas le dire, je me serai même endormi en tenant mon téléphone dans la main, une manière de garder le contact, au cas où. Le petit bruit réjouissant que ça fait quand m'arrive un texto, le petit tintement limpide. Ce n'est pas une torture de dormir en serrant un téléphone dans le poing fermé, non, c'est juste l'intime satisfaction de tenir quelque chose de l'autre, de ne pas avoir les bras vides à ce point. En même temps, quelle horreur d'attendre un coup de téléphone comme une épiphanie, c'est être tombé bien bas vraiment que de s'en remettre à ça, à escompter des signes de vie, pour juger que l'on est soi-même bien vivant justement. Quelle misère que de mendier sa ration de petites attentions, quelle misère de passer par tous les synonymes de la détresse, quelle misère que d'être tombé si bas dans le silence de l'autre, suspendu à rien ».

Serge Joncour - « Combien de fois je t'aime »

dimanche 27 septembre 2009

Tu lis trop de livres


"Ni le feu, ni la glace ne saurait atteindre en intensité ce qu'enferme un homme dans les illusions de son cœur". 

"Gatsby Le Magnifique"
F.Scott Fitzgerald  

vendredi 18 septembre 2009

Avec du doigté

"Lorsque nous pointons notre index pour condamner, accuser ou critiquer quelqu'un, nous avons tendance à oublier que trois autres doigts pointent en arrière... vers nous même !"

Kay Pollak -

vendredi 11 septembre 2009

Tu ne l'as pas volé !

Monsieur l'Inspecteur des Impôts ;

A la suite de votre dernier courrier et malgré maintes promesses de sa Majesté, le montant de mes impôts m'amène à penser que la désignation de Trésor Public est un terme largement usurpé par votre organisation de malfaiteurs. J'en conclue qu'en Monarchie ou République, c'est le petit qui continuera à porter la besace, qu'elle contienne du carbone où les dépenses pharamineuses de notre Ramsès Hongrois. Aussi, en vertu de la loi informatique et liberté, je vous demande de bien vouloir résilier mon abonnement et de retirer définitivement mon nom de votre fichier d'adresses.

Cordialement ; *

samedi 15 août 2009

Doorman


Director: Etienne Kallos Writer: Diana Fithian Genre: Short/Drama Runtime: 17 min Country: USA Language: English Filming Location: New York Actors: Jamil Mena (Diego) Stephen Sheffer (Garrett) Chris Anthony, John Bryant Davila (Party Boys)

lundi 6 juillet 2009

Fait "reset"

Pour quelqu'un qui désirait faire table raz du passé, je dois avouer que je viens de franchir une nouvelle étape. Toujours dans ma quête en vu de plus de minimalisme mais non exclue du monde moderne, j'ai tenté de regrouper sur un seul disque dur externe, l'ensemble de mes données : musiques, films, photos, documents professionnels, projets, courriers... enfin bref, 75 % de ma vie, le reste tenant dans une valise. Je ne pourrais pas exactement expliquer ce qui s'est passé ; erreur humaine ou vice de matériel ? Ce qu'il en est c'est que j'ai absolument tout perdu ! Quelques tentatives vaines de récupération m'ont vite exaspéré et j'ai finalement capitulé. Peut-être aurais-je pu contacter celui qui a habilement volé mon identité Msn afin d'essayer de recouvrir l'ensemble de ces informations, mais il se garde bien de se faire connaître et il a bien raison. J'ai ronchonné pendant une 20ène de minutes ; avouez que c'est contrariant mais que dans un même temps c'est en quelque sorte un évènement logique, en adéquation avec l'état d'esprit vers lequel je tends : "l'impermanence des choses". Toutes ces informations vaquent donc quelque part peut-être, non plus sous la forme d'une suite de 0 et de 1 mais sous forme d'ondes électromagnétiques intranscriptibles. Peut-être que dans un avenir lointain, nous serons capables de capter ces informations que l'on croyait perdues à jamais comme on attrape les papillons avec un filet ou que l'on dépoussière une découverte archéologique millénaire. Ces chasseurs d'une nouvelle race, traquant les loupés de sauvegardes informatiques, risquent fort d'être drôlement surpris de leurs trouvailles. A ce jour, je me dis que ma vie ne dépend pas d'une prise USB et que le plus important reste gravé non pas dans la mémoire d'un ordinateur mais dans la mienne, même si toutes deux sont gérées par des impulsions électriques. Il ne reste plus qu'à espérer que la coupure de courant arrive le plus tard possible.

lundi 22 juin 2009

Chicken


Produced & Directed by Barry Dignam Written by Audrey O'Reilly Starring Darren Healy & Niall O'Shea Release date 2001 Running time 3 min Country Ireland Language English

* Chicken a un double sens en Anglais, il signifie poulet ou en langage familier il désigne également un jeune homosexuel.

mardi 16 juin 2009

Oups...



Finalement, je me demande parfois, si cela en valait bien la peine ?

dimanche 31 mai 2009

Plouf !

C’est un rêve que mon Père a fait lorsque j’avais environ 4 ans. Il me voyait dans les flots du courant d’une rivière. Il pouvait bien courir aussi vite qu’il pouvait sur la berge, tendres les mains sur les bords des ponts qu’il empruntait pour essayer de me sauver, je lui échappais. Il pouvait difficilement sauter dans l’eau ne sachant pas nager comme quoi, l’inconscient à bonne mémoire. Ce fut un rêve éprouvant raconte-t-il. Ce que je vis dans ma vie, ce que je ne vis pas, la relation pudique et distante que nous avons tous les deux, nos différends, me ramènent souvent à ce songe qu’il m’a raconté il y a maintenant quelques années. Effectivement je lui ai échappé, comme tout enfant échappe et doit échapper à ses Parents. Je suppose que très tôt, il a du se rendre compte que je ne serais pas en mesure de répondre à ses attentes dans quelques domaines que ce soit. Je vois bien parfois la déception dans ses regards, le ton de sa voix. Je ressens le malaise et l’évitement de parler de moi ou de me demander si je vais bien ce qui le confronterait aux fiertés dont j’étais l’objets et qu’il a du concéder au profit de ses convictions. Je ne les partages pas toutes, mais je dois avouer que certaines ont forgées mon éducation que je ne renie pas ; en tout cas, elles sont ce qu'elles sont, ce sont les siennes et je les respecte aussi excluantes soient-elles pour certaines. Peut-être que je pense à sa place finalement. Mais d’une manière générale, il en va ainsi ; quand les personnes qui nous entourent s’enferment dans le mutisme elles nous laissent la porte ouverte à imaginer n’importe quoi sur leurs non-dits. Il est possible que j’en ai souffert mais cela tend à se transformer en de l’indifférence. Des remises en question, j’en suis passé aux questions, tout court, sans m’astreindre à l’obligation de trouver des réponses.

mardi 19 mai 2009

17 520 heures et quelques minutes sans doute


On roulait sur le boulevard Je t’aimais et Jill Scott chantait…Daydreams / I fell asleep beneath the flowers / for a couple of hours /on a beautiful day Daydreams / I dream of you and meet the flowers / for a couple of hours / such a beautiful day

[+]La petite musique qui va bien Jill Scott "Daydreamin'"

dimanche 19 avril 2009

Tu écoutes trop de musique

I must have slept for many years / I fell asleep in the lion’s mouth / I didn’t mind the danger at all, it didn’t do me no harm / I fell in love so easily, and I was asleep when the air was calm / I didn’t mind the danger at all, and when I woke up it was gone / And I must have slept for many year, ‘cause I had forgotten how the morning felt / I didn’t mind the danger at all / I must have slept for many years / I fell asleep in the lion’s mouth / I didn’t mind the danger at all / I hardly see your face now, I found a way to hide it / Time didn’t pay kindness to me at all / Time didn’t show me kindness to me at all / I feel asleep in the mist, and it didn’t do me no harm / I always walk alone now / I found a way to hide it / Time didn’t pay kindness to me at all / Time didn’t show me kindness to me at all / I fell asleep in the lands of I know you / That’s how I fell from top of twelve stories to the ground, for the reasons I had, the ones I know, the ones I don’t / For all I forgot, that is all I could do, that is how I want you…

[+]La petite musique qui va bien Emil Svanängen “Distant Lights”

jeudi 9 avril 2009

Cabalerno



Running time:
6 mins Production format: B&W 16mm (B&W) Genre: Drama Directed by: Jarrah Gurrie Cast: Fabio Costaprado, Adrian Silva *

vendredi 3 avril 2009

Saisis-tu ?


Ceux que je croise, ceux que je rencontre, ceux avec qui je baise dépensent tellement d’énergie à prétendre être ce qu’ils ne sont pas et en y croyant mordicus que ça me rassurerait de rencontrer quelqu’un qui soit autre chose que ses mots.

lundi 23 mars 2009

Scarification


" Nous portons les cicatrices de nos blessures. A nous de les honorer, car elles disent aussi que nous avons survécu et que cela nous a peut-être rendu plus fort ou plus lucide "

Jacques Salomé -

[+]Photo : Scarification in Africa by Anthony Asael

vendredi 27 février 2009

Monologue à 2 balles

Il s’est assis devant moi quand j’appréciais le meilleur moment de ma journée : mon café du matin. Il a commencé à parler alors j’ai écouté sa logorrhée en touillant inexorablement mon breuvage fumant. Interminable tirade qui se contentait de penser à ma place sur mes intentions, mon caractère, ma distance, mon manque d’engagement et je passe les conneries en tout genre. Il aurait souhaité que je me défende, que je réponde. Si sûr de lui, tout ce que j’aurais pu dire n’aurait pas été entendu, aussi se taire n’est pas toujours consentir. L’homme en colère est un homme bavard mais sourd. Les choses n’allaient sans doute pas assez vite et je n’agissais pas comme il l’imaginait. Anticiper mes réactions est bien là le plus court chemin vers l’erreur, c’est mal me connaître, le peut-on d’ailleurs ? Je ne dis pas qu’il avait tort sur tous les points, mais encore aurait-il fallu que je puisse en placer une et en éclaircir certains traités de manière trop péremptoire. Il déblatérait et moi je le regardais s’époumoner en buvant de temps à autre une petite gorgée. Quelque part j’étais tristement amusé de constater qu’en nous connaissant depuis si peu il est autant à dire et la liste était longue. Les gestes suivaient parfois la parole tandis que les miens posaient 2 € sur le manche de la cuillère ; c’était bien cher payé pour tant de foutaises. Il a alors remarqué mon attitude froide et stoïque. Le sucre avait eu largement le temps de fondre et la tasse était vide. Je me suis levé sous ses yeux stupéfaits et puisque il attendait, je suppose, que j’ajoute quelque chose, je lui ai simplement dit : « Tu sais, quand on commence à compter les points, c’est que la partie est finie ».

vendredi 20 février 2009

Ça te prend souvent ?



Lily : Ça ressemble à quoi le vide à ton avis Nico ?
Moi : J’pense que ça doit être assez proche de la question que tu viens de me poser.

lundi 16 février 2009

La Piste Aux Etoiles

[Texto entrant] Descends 
[Texto sortant] Où ? Maintenant ? 
[Texto entrant] Oui, en bas de chez toi

Une fois dehors, il n’y avait personne. Je n’ai pas eu longtemps à attendre. Il est arrivé dans une voiture décidément bien à mon goût. Il a ouvert la porte passager et il m’a dit : « Monte ». Alors, je n’ai pas posé de question, je suis monté. Nous avons longé la mer et il s’est arrêté à la marina sous les palmiers mais encore un peu loin de la plage pour entendre les vagues ; point trop n’en faut au romantisme. Il m’a pris dans ses bras et ils étaient si rassurants que j’avais l’impression qu’ils faisaient plusieurs fois le tour de mon corps. Ses mains commençaient à s’immiscer sous mes vêtements et la chaleur de sa peau se diffusait en moi. « Je te préviens, si ta main droite descend plus bas, tu reçois mon poing gauche dans la gueule ». Il a ri et il a juste glissé les extrémités de ses doigts dans mon pantalon avec précaution, au niveau de la ceinture, là où j’adore mais tout en gardant ses distances. De toute manière, j’étais trop nerveux pour bander, j’étais bien et c’est tout. « J’adore ta peau », je ne répondais rien… je comptais. « Qu’est-ce que tu fais ?!» alors je lui ai expliqué que je devais compter 7 étoiles, pendant 7 jours d’affilés et que dans la nuit du 8ème jour, je ferais un merveilleux rêve ; « Tu es vraiment trop spécial». Je ne prêtais pas plus d’attention à cette remarque qui prenait des allures de pléonasme les années passant. « Il y a-t-il une chance pour que je fasse partie de ce merveilleux rêve ?» alors j’ai répondu : « Je ne sais pas, il faut attendre… attendre encore 4 jours ».

vendredi 6 février 2009

Unique… instant, chaque jour répété

C’est un souvenir un peu lointain dont je garde toutes les sensations intactes. Un matin ou toute la force de la lumière du soleil traversait les persiennes pour envahir la grande chambre vide et claire de mon appartement. Un souvenir vaporeux où tu n’es qu’une ombre légère et presque irréelle dans la pièce quand tu quittes les draps. Tu as murmuré ces quelques mots alors que je n’étais encore qu’entre veille et sommeil : « Profites de ces quelques secondes avant d’être conscient… c’est le seul moment où l’on est vraiment soi-même ». Quelque minutes plus tard, l’odeur du café envahissait notre espace, je me rappelle : tu me souriais.

jeudi 5 février 2009

Soumis sans commentaire

Boutique Mistinguette, Cannes, le 04/02/2009
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dimanche 1 février 2009

Tu lis trop de Mangas

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Pourtant… Il y a toujours un sens aux choses qui naissent du chao… Car tout est inéluctable

Tsubasa Reservoir Chronicle Vol. 18

mercredi 28 janvier 2009

Esthétisme


“Je n'avais jamais vu un aussi bel homme. Il était seul et la solitude fait beaucoup pour la beauté.”

"Tout le monde est occupé" - Christian Bobin
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jeudi 15 janvier 2009

Soumis sans commentaire

Marseille le 11/01/2009 *

vendredi 9 janvier 2009

Alors... que faire ?!?


"Maintenant je sais une bonne fois pour toutes qu'on ne chasse pas les images, et encore moins les brèches invisibles qui se creusent au fond des ventres, on ne chasse pas les résonances ni les souvenirs qui se réveillent quand la nuit tombe ou au petit matin, on ne chasse pas l'écho des cris et encore moins celui du silence"

"No et moi..." - Delphine de Vigan 

mardi 6 janvier 2009

Noctam-bulles

Apéro au champagne, repas gargantuesque arrosé de bons vins rouges, nous parlons du passé (à quoi bon ?), quelques cigarettes plus tard, nous envisageons l’avenir (est-ce bien prudent ?), nous partageons le présent (c’est ce qui me semble le plus pertinent) et puis je rentre. Le copieux repas n’aura pas eu raison de l’alcool, je crois que je suis fais. L’état d’ébriété me rend angoissé, mais rien ne vient… pas une larme, pas un soupir. Je pénètre discrètement dans la résidence, mais je me fais capter par l’agent de sécurité. Nous échangeons quelques mots et je trouve que j’ai encore assez de cohérence vu mon état mais pas de quoi me décerner l’oscar du meilleur acteur. Une fois chez moi, je jette un dernier coup d’œil à mes Emails… des fois que… Je n’arrive pas à me coucher ; je n’ai pas peur de la nuit mais de ce que mes rêves vont inventer pour l’occuper. Le portable est resté dans la poche, je n’attends plus rien de lui. Il faut que je dorme, mais je repense à cette phrase de J.P. Donleavy : « Encore toute une nuit avant de s’endormir, qui rend demain si lointain. »

mercredi 31 décembre 2008

Puisque c'est la coutume...

Bonne et Heureuse Année à tous...

mercredi 24 décembre 2008

mercredi 10 décembre 2008

My To Do List


Jeudi : Je fais mes valises 

Vendredi : Je prends le TGV pour une courte nuit à Paris

Samedi : Direction Reykjavik 

Des questions ?

lundi 1 décembre 2008

Tu regardes trop de films


Happiness is real when shared
Le bonheur est réel que partagé