J'ai trouvé ce clip, très court, quelque part sur le net, c'est assez amusant. Je crois qu'en ce moment, mon côté libidineux animal transpirant ressort ce qui parfois exacerbe ma sensualité... c'est l'été quoi !
[+] Oil Wrestling
« Je suis resté à Taipei avant de retourner à Hong
Kong. J’ai visité le marché de nuit de Liao Ning. C’était très animé. Je n’ai
pas vu Chang mais j’ai vu sa famille et j’ai enfin compris pourquoi il était si
heureux et tellement libre où qu’il soit, c’est parce qu’il avait toujours un
endroit vers lequel revenir. Je me demande ce qu’il va se passer quand je vais
revoir mon père ? On verra… J’ai pris la photo de Chang, car je ne sais
pas si je le reverrais, ce que je sais, c’est que si je veux le revoir, je sais
où le trouver »« L'homme est cet animal fou dont la folie a inventé la raison. » Cornelius -
Les yeux dans le vide, je me rassurais en me disant qu’il valait mieux vivre avec des remords qu’avec des regrets tout en évaluant à combien d’heures sans réponse à un message on pouvait considérer que je m’étais pris un râteau. Mon soucis c’est que je suis un passionné doublé d’un impulsif, un petit nerveux qui a besoin de savoir… Quelqu’un qui veut vivre et sortir de l’illusion pour poser ses deux pieds dans la réalité parce que vivre justement, c’est ça et non rêver ou espérer. Peut-être que je fais peur effectivement à ceux qui me plaisent et que je cherche à séduire. Je crois que je la porte bien cette douce folie. Je suis plus dans le donner que dans le prendre, maintenant qui saura le comprendre? Même ma frangine pense qu’on devrait me mettre sous intraveineuse d’aspirine pour fluidifier mon sang. Selon elle, il monte trop vite à la tête et coagule au niveau du cerveau pour ne plus redescendre. C’est (toujours d’après elle) ce stockage excessive qui reste dans le cortex qui me fait enchainer les boulettes et devenir provisoirement dérangé. Mais devrais-je me contraindre à paraître autre chose que ce que je suis vraiment ? Le ridicule est souvent proportionnel au courage que je met à faire quelque chose pour quelqu’un. Mais je n’ai jamais eu peur du ridicule, malgré tout, il me fait parfois sacrément rougir quand même. Oui, peut-être que cette boîte de chocolats était un peu « too much » mais j’avais tellement envie de te faire plaisir avant que, comme le désir, ils ne fondent dans l‘attente…
Bien sûr, son comportement me suggérait de ne pas tomber amoureux alors que la démarche était déjà bien entamée puisque j’étais sous le charme. Et pour une fois, j’ai écouté. Ma vie me paraissait il y a encore peu, assez compliquée que je n’éprouvais pas le besoin d’en rajouter. En avançant dans la vie, j’apprends à apprécier les rencontres, certaines émotions, les moments d’attentions sans forcément vouloir à tout prix « consommer ». Le plaisir des yeux et des sens a pris le dessus avec l’ultime satisfaction de ne pas tout gâcher. Quand je suis passé devant lui, il m’a regardé et je lui ai murmuré que cela faisait très longtemps que je n’avais pas croisé quelqu’un d’aussi séduisant et plein de charme. Il me décroche un sourire qui me fait rougir et il me remercie. C’est à notre deuxième rencontre qui n‘était pas vraiment due au hasard, une semaine plus tard, qu’il m’avoue qu’il est en couple. Je ressens une déception d’abord et inexplicablement un certain soulagement aussi. Nous nous sommes revus, j’ai fait la connaissance de son ami, nous avons partagé des verres ensemble, mangé autour de la même table et, il me raccompagnait chez moi après nos soirées. Je ne lui en veux pas d’être heureux, comment le pourrais-je ? Le seul reproche que je peux lui faire (et s’en est pas vraiment un) c’est ce regard qu’il pose sur moi comme un regret et ses lèvres qui s’approchent dangereusement des miennes lorsque nous nous disons au revoir. Oui, avec le temps, avec l’âge pour être honnête, j’ai appris à goûter à des plaisirs incomplètement partagés qui éveillent des émotions qui resteront ce qu’elles sont, c’est-à-dire : des émotions… sans en vouloir à l’autre.
Bien décidé à perdre quelques kilos pris pour compenser un quelconque vide que je suppose affectif mais que tonton Freud aurait certainement mieux analysé que je ne le puis, je me suis rendu au marché pour faire le plein de fruits et légumes pour ma première semaine de régime qui en compte deux. Accroupis dans ma cuisine, je me disais que si l’inventeur des légumes les avait imaginés carrés cela aurait nettement facilité le stockage dans mon frigidaire.
RABBIT HOLE de John Cameron Mitchell Scénario : David Lindsay-Abaire Acteurs : Nicole Kidman, Aaron Eckhart and Dianne Wiest
Combien d’années nous séparent ? Six, huit, dix ? Quand on a pris pour acquis qu’on peut prendre soins d’un désir sans attendre sa réalisation à tout prix, les relations humaines gagnent en intensité, les émotions en puissances et la frustration laisse place à des fantasmes d’un érotisme torride que la réalité peut anéantir en une fraction de seconde. Son charme, ce regard ténébreux, son sourire ont mis du temps à m’atteindre car parfois mon attention quitte l’ici et maintenant pour conquérir trop précipitamment un futur incertain alors, que dans le moment présent je pourrais goûter à ces petits instants de séduction dont je raffole. C’est un matin, que j’ai réalisé, en entrant dans cette petite boulangerie, que ses yeux cherchaient les miens et quand il les trouva enfin, je compris. Quelques secondes de silence entre nous et ma gêne de voir l’éclat de son regard se poser sur moi ont suffit à faire naître ce désir, à comprendre, à le voir vraiment. Chaque jour ou presque maintenant, nos gestes tendres et nos attentions pudiques révèlent un peu plus l’attirance que nous avons l’un pour l’autre. Quand sa main dépose la monnaie dans la mienne, quand il me suit du regard changé de trottoir ou quand son attention s’attarde sur moi quand je pénètre dans la boulangerie, je sais qu’un jour sa peau halée se mêlera à la mienne, qu’il m’enlacera avec force pour réchauffer mon corps engourdi par un hiver trop long en laissant son odeur ambrée originelle sur ma peau et le goût de ses baisers sur mes lèvres. Que restera-t-il alors de ce formidable désir ? Que deviendra cette passion sans cesse renouvelée exempte de toute déception car inassouvie quand, impatiemment nous attendions de nous voir quelques minuscules minutes par jour ? Qu’adviendra-t-il de ces petits sacs de chouquettes qu’il me filait en douce? Alors que ce matin le petit jour se lève, voilà que j’anticipe encore, que j’oublie déjà d’apprécier que pour la première fois il vient de se réveiller à mes côtés.
[+]La petite musique qui va bien Lamb "Gabriel"

Il n’y a pas si longtemps…
Un jour, tu m’as demandé :
« comment sais-tu que tu m’aimes ? » et je t’ai répondu : « Parce que quand tu vas prendre ta douche, tu me manques déjà ». Si le fait d’être heureux m’appartient, le bonheur d’être avec toi passe par de petites choses que tu me procures, sans même t‘en rendre compte. La façon dont tu me souris, ton regard, ta manière délicate que tu as d’arroser tes plantes vertes, quand le matin tu choisis tes vêtements et que tu boutonnes précautionneusement ta chemise devant le miroir, quand tu m’embrasses en murmurant « on se voit ce soir », ce petit texto que tu envois en milieu de matinée pour me dire que je te manque, dans la façon que tu as de me prendre dans tes bras, quand tu t’appuis au chambranle de la porte et que tu me demandes en souriant ce qu’il y a de bon à manger ce soir, quand tu me suis du regard dans nos sorties, etc. etc. etc. Et je voudrais que cela continue à jamais, que chaque aujourd’hui soit hier pour que ces menus plaisirs ne s’altèrent pas demain dans cette putain de garce d’habitude qui abime tout. Je voudrais savoir qui de nous deux aime le plus l’autre ? Si tu m’aimeras toujours ? Quand cet Amour se changera-t-il en de l’attachement seulement ? Etc. etc. etc. Et à chacun de ces moments vécus à t’observer et à bien d’autres encore, mes interrogations s’envolent. Mon bonheur est dans ces petites choses que tu fais, elles sont simples mais pas simplistes pour la personne qui chaque jour en est le témoin. Cette alchimie de faits anodins font des battements de mon cœur autre chose qu’un simple réflexe maintenant la fonction vitale. La multitudes de choses qui peut me rendre heureux sont sans doute aussi nombreuses que nous sommes d’êtres humains sur terre et pourtant, à un moment de ma vie, il semblerait que tu ais été le seul capable de les transformer en bonheur. Il m’arrive de me demander comment ma vie était possible avant toi ou ce qu'elle aurait été sans. Est-ce donc ça Aimer ? Si c’est ça… je veux t’aimer encore, etc. etc. etc.
Certains matins sont plus difficiles que d’autres... ces matins qu'on sait sans avenir. Je m’étais glissé du lit en silence et il m’a demandé ce qu'il se passait. Je lui ai répondu que je devais aller acheter deux/trois trucs s’il voulait manger quelque chose. A mon retour à l’appartement, j’étais accueilli par son sourire, il était encore allongé sur le lit et plus beau que la veille. Je lui ai tendu une serviette et à sa sorti de la salle de bain, le petit déjeuner s’étalait généreusement sur la table. Il a pris l’éclair au chocolat en me disant que c’était son préféré moi, la seule chose que j’ai réussit à décrocher c’est que même ses ronflements la nuit étaient attachants… il a rit et je n’ai plus rien dit. Il ne m‘a rien laissé, ni numéro de téléphone, ni Email, juste un dernier câlin et l‘odeur de sa peau de latino sur les draps… Je l’ai regardé descendre les escaliers jusqu’au métro supposant que ce serait la dernière fois que je le verrais. Cet après-midi il sera à Carcassonne, demain à Madrid, après-demain à Lisbonne, sans doute plus tard de retour au Salvador et moi ici…
S. : Alors ?! Que fais-tu finalement ? Comptes-tu prendre quelques jours pour remonter chez toi à Noël ?
dans des lieux, toute bite dehors, la bouche ou le cul grand ouvert, dans des situations parfois plus que compromettantes, cocasses et perverses, je me dis : « toi mon pauvre gars, tu ne devrais pas trop la ramener ». Mais je m‘abstiens de tout jugement sur la personne. Je peux comprendre certains comportements conditionnés par une éducation, une religion ou je ne sais quel autre précepte du genre « tu seras un homme mon fils » ou « C‘est un pêché qui t‘enverra tout droit griller en enfer». D’autres goûtent à des plaisirs et des envies avec une culpabilité qu‘ils n‘arrivent pas à assumer après. Quoiqu’il en soit, cela ne justifie en rien de s’en prendre aux autres, de manière haineuse, complètement gratuite et provocante. Bref, la phrase "Ce qui empêche les gens de vivre ensemble, c’est leur connerie, pas leurs différences" n'aura jamais été plus d'actualité.