Je t'écris pour te dire que je t'aime !
A Sarah pour tout ce que l'on a partagé et à
Camille pour tout ce que tu n'as pas eu le temps de voir.
2 dents de sagesse en moins, c’est bien, mais alors quand je me regarde dans la glace j’ai vraiment l’impression d’être la réincarnation de Joseph Merrick. Dire qu’il en reste encore 2 à enlever…
Quand ce matin, j'ai versé le sucre sur l’opercule de mon pot de yaourt, je me suis dit : "ça promet une bonne journée".
C’était un de ces soirs glacials où je serais bien resté
chez moi. On m’attendait, j’étais en retard comme d’habitude. Puis je l’ai
croisé, il m’a sourit alors j’ai répondu ; je me suis retourné, il me
suivait. J’ai hésité, puis je suis passé de l’autre côté du trottoir. « Nous
ne nous connaissons pas ? » ai-je demandé, « Non » m’a-t-il
dit. Et je l’ai suivi, sans rien attendre. Nous nous sommes vus, plusieurs
fois, régulièrement, sans promesses dans son appartement spartiate avec comme
seule distraction un jeu de mikado avec lequel nous jouions avant de nous
endormir, avant qu’il enroule son corps autour du mien, qu’il me récupère dans
la nuit quand je m’échappais de son étreinte. Et je lui ai dit que je partais à
l’étranger pendant quelques temps, il a baissé la tête sans tristesse en me
disant : « tu vas m’oublier », j’ai souri pour ne pas montrer l’émotion
que cette petite phrase à fait monter en moi, je ne m’attendais pas à ça. C’est
lui qui a envoyé le premier texto « tu vois tu m’as oublié », chaque
message avait une réponse malgré la distance et un coût qu’il ne pouvait sans
doute pas se permettre. Quelques semaines plus tard, à peine sortie du taxi :
1er niveau de Muay Thaï passé avec succès en début d'après-midi, idem pour Sarah. 2ème niveau l'année prochaine? Nous avons quittez le quartier de Rangsit pour le centre de Bangkok en taxi : trajet épique!
Complètement immergés dans le quartier de Rangsit, 4h d'entraînement par jour, déjà mort et il nous faut encore tenir 10 jours avant de faire un peu de tourisme...
« Je suis resté à Taipei avant de retourner à Hong
Kong. J’ai visité le marché de nuit de Liao Ning. C’était très animé. Je n’ai
pas vu Chang mais j’ai vu sa famille et j’ai enfin compris pourquoi il était si
heureux et tellement libre où qu’il soit, c’est parce qu’il avait toujours un
endroit vers lequel revenir. Je me demande ce qu’il va se passer quand je vais
revoir mon père ? On verra… J’ai pris la photo de Chang, car je ne sais
pas si je le reverrais, ce que je sais, c’est que si je veux le revoir, je sais
où le trouver »« L'homme est cet animal fou dont la folie a inventé la raison. » Cornelius -
Les yeux dans le vide, je me rassurais en me disant qu’il valait mieux vivre avec des remords qu’avec des regrets tout en évaluant à combien d’heures sans réponse à un message on pouvait considérer que je m’étais pris un râteau. Mon soucis c’est que je suis un passionné doublé d’un impulsif, un petit nerveux qui a besoin de savoir… Quelqu’un qui veut vivre et sortir de l’illusion pour poser ses deux pieds dans la réalité parce que vivre justement, c’est ça et non rêver ou espérer. Peut-être que je fais peur effectivement à ceux qui me plaisent et que je cherche à séduire. Je crois que je la porte bien cette douce folie. Je suis plus dans le donner que dans le prendre, maintenant qui saura le comprendre? Même ma frangine pense qu’on devrait me mettre sous intraveineuse d’aspirine pour fluidifier mon sang. Selon elle, il monte trop vite à la tête et coagule au niveau du cerveau pour ne plus redescendre. C’est (toujours d’après elle) ce stockage excessive qui reste dans le cortex qui me fait enchainer les boulettes et devenir provisoirement dérangé. Mais devrais-je me contraindre à paraître autre chose que ce que je suis vraiment ? Le ridicule est souvent proportionnel au courage que je met à faire quelque chose pour quelqu’un. Mais je n’ai jamais eu peur du ridicule, malgré tout, il me fait parfois sacrément rougir quand même. Oui, peut-être que cette boîte de chocolats était un peu « too much » mais j’avais tellement envie de te faire plaisir avant que, comme le désir, ils ne fondent dans l‘attente…