dimanche 28 avril 2013

Tu regardes trop de séries


Vue le temps qu'il fait (encore de la pluie, sic), je suis aussi bien chez moi avec Grégory


jeudi 18 avril 2013

Ça grince

2 dents de sagesse en moins, c’est bien, mais alors quand je me regarde dans la glace j’ai vraiment l’impression d’être la réincarnation de Joseph Merrick. Dire qu’il en reste encore 2 à enlever…



jeudi 21 février 2013

Complètement décalé


Une amie m’a dit hier au téléphone qu’elle apprenait actuellement à danser le Souappe d’Aoussa Biné Double-Glisse ; j’savais même pas que ça existait et ce matin, je me demande  si elle ne s’est pas un peu foutu de ma gueule ?!?

samedi 16 février 2013

Bon début



Quand ce matin, j'ai versé le sucre sur l’opercule de mon pot de yaourt, je me suis dit : "ça promet une bonne journée".

vendredi 15 février 2013

Décalage ordinaire


Il est 22h00 et j’ai le cul contre le radiateur, regardant l’appartement enfin propre qui sent encore la peinture fraîche. 10 jours, c’est le délai que je m’étais fixé pour finir les travaux. Je suis comme ça, tout doit être planifié, c’est mon côté psychorigide, des délais que je me fixe pour me rassurer. Seulement voilà, une mauvaise grippe est venu contrarier mes plans, elle n’était pas prévue et m’a obligé à me poser et me reposer ce dont, à vrai dire, j’avais besoin. En ce moment, en regardant le travail accompli, les fesses au chaud et un verre de vin à la main, je réalise que j’ai eu les mêmes gestes, réflexions et réflexes que mon Père dans l’exécution de ce travail. J’ai du mal à discerner si j’en suis fier ou agacé. J’ai eu souvent des choses à lui reprocher et reproduire certaines des ses attitudes m’est assez troublant. Je crois en fait, qu’en prenant de l’âge, je lui ressemble de plus en plus, même dans mes mimiques ou mes comportements. Passée cette réflexion, je sens bien aussi que cet appartement dans lequel je me sens plutôt bien, n’est encore qu’un passage vers autre chose. C’est souvent comme ça, je me pose et autre chose apparaît à l’horizon. Je suis un nomade, je le sais, je voudrais parfois qu’il en soit autrement, que ma raison ait le dessus sur le cœur mais ce n’est pas le cas. Je me dis aussi, que je n’ai jamais lu quelque chose de plus vrai que cette phrase en sous titre de mon Blog : «  Rien ne se passe comme prévu, c’est la seule chose que nous apprend le futur en devenant du passé ». Pennac a vraiment eu du flair en écrivant cette phrase. A posteriori, je m’aperçois que dans ma vie, rien ne s’est déroulé comme prévu. Je trouve ça assez angoissant et d’un autre côté, je ne peux pas dire que j’ai mal vécu ; mes moments de grandes détresses ont toujours débouchés sur de beaux instants de bonheur… je cours toujours après, avec cette impression que les moments sont plus longs que les instants. Et, n’a de cesse de me revenir cette image de moi sur cette terrasse admirant l’immensité de la ville, chaque matin avec mon café, chaque soir quand la chaleur peinait à retomber ou quand tu arrivais par surprise et me prenait dans tes bras, tous deux face aux buildings, tu me glissais à l’oreille : « mais, que vais-je faire de toi ? » ; mais moi maintenant, que dois-je faire de ça ? 

[+]Photo : Sarah Demongeot

vendredi 1 février 2013

La petite faiblesse qui m’a perdu


C’était un de ces soirs glacials où je serais bien resté chez moi. On m’attendait, j’étais en retard comme d’habitude. Puis je l’ai croisé, il m’a sourit alors j’ai répondu ; je me suis retourné, il me suivait. J’ai hésité, puis je suis passé de l’autre côté du trottoir. « Nous ne nous connaissons pas ? » ai-je demandé, « Non » m’a-t-il dit. Et je l’ai suivi, sans rien attendre. Nous nous sommes vus, plusieurs fois, régulièrement, sans promesses dans son appartement spartiate avec comme seule distraction un jeu de mikado avec lequel nous jouions avant de nous endormir, avant qu’il enroule son corps autour du mien, qu’il me récupère dans la nuit quand je m’échappais de son étreinte. Et je lui ai dit que je partais à l’étranger pendant quelques temps, il a baissé la tête sans tristesse en me disant : « tu vas m’oublier », j’ai souri pour ne pas montrer l’émotion que cette petite phrase à fait monter en moi, je ne m’attendais pas à ça. C’est lui qui a envoyé le premier texto « tu vois tu m’as oublié », chaque message avait une réponse malgré la distance et un coût qu’il ne pouvait sans doute pas se permettre. Quelques semaines plus tard, à peine sortie du taxi :

Lui : Je peux venir te voir, j’ai envie de te voir. J’ai envie de te voir, je peux.
Moi : Oui tu peux, mais il faut que je me douche, l’appart est en bordel
Lui : ça ce n’est pas grave, je viens

La porte s’ouvre et, sans dire un mot, il m’enlace… tellement fort. Il a passé la nuit avec moi et ma culpabilité. Son corps toujours en parfaite harmonie avec nos positions nocturnes ; à aucun moment il n’a concédé à lâcher un seul centimètre de ma peau.

C’est étrange non ? Ces rencontres que l’on croit sans lendemain, ces personnes qui ne révèlent rien de ce qu’elles ressentent… et l’étonnement que génère leur attachement, de ressentir que l’on compte pour elles plus que ce que l’on imaginait. Le pire est sans doute, de ne pas avoir été attentif, d’avoir vécu les choses avec trop de légèreté et s’apercevoir enfin, que ce sont de ces personnes dont on attend le moins qui nous apporte le plus, avec une réelle sincérité dont on prend enfin honteusement conscience.

dimanche 20 janvier 2013

1st Level Done

1er niveau de Muay Thaï passé avec succès en début d'après-midi, idem pour Sarah. 2ème niveau l'année prochaine? Nous avons quittez le quartier de Rangsit pour le centre de Bangkok en taxi : trajet épique!


vendredi 18 janvier 2013

Only God Forgives


Avec Sarah dans les couloirs du "Muay Thaï Institute" avec Sarah, décor du prochain film de Nicolas Winding avec Ryan Gosling : "Only God Forgives", sortie d'ici quelques mois.

jeudi 10 janvier 2013

To the ropes

Complètement immergés dans le quartier de Rangsit, 4h d'entraînement par jour, déjà mort et il nous faut encore tenir 10 jours avant de faire un peu de tourisme...



dimanche 6 janvier 2013

Plus bleu que le bleu de ...


Déjeuner à mon arrivée dans l'un de ces endroits encore magique à Paris : le Train Bleu, agréable moment culinaire, avec Arnaud !

Bohèmes





Avec Arnaud, nous étions partis pour voir l'exposition de Hopper. Victime de son succès, la queue pour la visite était interminable. Aussi, nous nous sommes rabattus non sans plaisir sur "Bohème", une très belle exposition...









vendredi 30 novembre 2012

Tu lis trop de livres


« L’érection du matin est une manifestation d’optimisme d’un pathétique sans égal […] et voilà que comme une horloge bien réglée, ma queue sort fièrement de ma braguette, désespérément inutile, et se dresse pour saluer le jour nouveau. Ainsi donc, chaque matin, je me retrouve face au même dilemme : pisser ou me branler. C’est à peu près le seul moment de la journée où j’ai l’impression d’avoir le choix. » 

Jonathan Tropper - "C’est ici que l’on se quitte"

dimanche 11 novembre 2012

Tu lis trop de livres





Michael : Il ne va pas tarder. Il met un point d’honneur à rentrer tôt quand il a rendez-vous avec un copain de jeu. 
[…]
Mary Ann : Avec un quoi ?
Michael : Un copain de jeu. Un daddy bandant qu’il a rencontré au YMCA. 
[…]
Mary Ann : Comment tu fais ?
Michael : Comment je fais quoi ?
Mary Ann : Pour ne pas être jaloux ?
Michael : Qui a dit que je ne l’étais pas ?
Mary Ann : Alors pourquoi tu acceptes ? 
[…]
Michael : On s’est mis d’accord là-dessus il y a des années. Pour moi, c’est le prix à payer. 
[…]
Mary Ann : Sérieusement, Mouse. Pourquoi ?
Michael : Parce qu’un mec sait comment les mecs fonctionnent. 
[…]
Mary Ann : Mais si deux personnes s’aiment, si elles se marient, bon sang…
Michael : … eh bien, elles ont le bon sens de ne pas bazarder leur relation à cause d’un coup de queue. Elles savent qu’il y a des choses bien plus importantes. 
[…]
Mary Ann : Mais il doit y avoir des règles Mouse. Il le faut.
Michael : On en a. Transparence totale, pour commencer. Ensuite on se retrouve au lit ensemble à la fin de la journée. On s’est engagés pour la vie et notre cœur est exclusivement réservé à l’autre. Comme ça, on a l’amusement et la constance. Si la monogamie prime sur la fidélité, on est sûr de souffrir. Ce sont les mensonges qui te démolissent, pas le sexe.


[+]Extrait : Armistead Maupin – “Mary Ann en automne”
[+]La petite musique qui va bien avec David Gray “Please forgive me” 

lundi 29 octobre 2012

Uhm ?!?



Lui : Bon weekend !!!
Moi: C'est lundi connard !

jeudi 11 octobre 2012

Tchau !!


 

Lui : Je suis un hétéro endurci. 
Moi : C'est un bon début. 


lundi 3 septembre 2012

Soumis sans commentaire



Cannes, rue d'Antibes, Août 2012 


Marseille, quartier du Panier, Septembre 2012



jeudi 12 juillet 2012

The Aikiu "Pieces of Gold"

J'ai trouvé ce clip, très court, quelque part sur le net, c'est assez amusant. Je crois qu'en ce moment, mon côté libidineux animal transpirant ressort ce qui parfois exacerbe ma sensualité... c'est l'été quoi !



[+] Oil Wrestling

vendredi 1 juin 2012

Infidèle




« Jouir et faire jouir sans faire de mal ni à toi ni à personne, voilà je crois le fondement de toute morale » 

Nicolas de Chamfort - 

jeudi 17 mai 2012

Un lapin vaut mieux que deux tu l'auras

Quand la vie me malmène, je me répète souvent que : « de toute façon, la semaine prochaine, je n’y penserai plus et celle d’après j'aurai oublié », vive la suggestion positive et merci Emile Coué. Ce leitmotiv est sommes toutes assez efficace et fonctionne pour un tas de domaines : les emmerdes professionnels, les contrariétés de la vie courante, les rendez-vous queutés. Ce soir, c’était un rendez-vous queuté… dommage. Je suis remonté chez moi très lentement après m’être acheté un Toblerone afin de vérifier que la réputation d’antidépresseur du chocolat était bien fondée. Le premier essai n’ayant pas été concluant, j’en ai racheté un autre sans plus d’effets notables, conclusion : les Suisses nous prennent vraiment pour des cons. Toujours sur le chemin, je n’essayais même pas d’imaginer à quoi aurait pu ressembler cette soirée. En pleine folie furieuse du yield management que ma direction vient de découvrir  et tente d’appliquer à tout et n’importe quoi au boulot, cette nouvelle lubie aura eue l’avantage de m’enseigner l’économie de  rendement de mes neurones pour des pensées non productives (je suis un bon élève). Non, en fait, si je ne me sentais pas super bien, c’était en toute honnêteté, parce que mon orgueil s’était pris une belle droite en 1 round avec victoire par K.O.. Loin de me remonter le moral, je croise Eric Noleau,  âme esseulée, le pas mou et voulant paraître sûr de vers où il allait ;  je me disais qu’après en avoir mis tant dans la gueule à tout le monde, il était bien triste de sortir seul et que la notoriété n'y faisait rien à l’affaire. Une fois chez moi, j’écris ces quelques mots, livrés comme ça, comme ils viennent en me disant : « j’ai vraiment besoin de revoir L.A. ».  Je ne sais pas ce qui restera de tout ça demain matin, au réveil ; ce que je sais en revanche, c’est que la semaine prochaine je n’y penserai plus et que celle d’après j’aurai déjà oublié.      

dimanche 6 mai 2012

In & Out


C’est en voyant son sourire que deux magnifiques fossettes rendaient encore plus beau, que  je tombais sous le charme de l’ouvreur du cinéma quand en me donnant mon passe pour le festival « In & Out », ses quelques mots plein d’hésitation me permirent de comprendre que, quelque part, derrière moi, devait se trouver son copain. La salle plongée dans l’obscurité, je découvrais le film de Marie Losier « The Ballad Of Genesis & Lady Jaye » et je réécoutais avec plaisir la musique de Breyer P-Orridge Genesis, documentaire qui m’a d’autant passionné que récemment je m’étais penché sur le travail d’Orlan, revu des films de Cronenberg ; je crois que tout ce qui touche au corps, à sa maîtrise, sa transformation, me fascine jusqu’à une certaine subversivité. Puis, dans un tout autre genre,   l’autre film de la soirée était celui de Andrew Haigh « Weekend » : bouleversant et ouvrant sans doute la voie à un cinéma gay différent, plus universel où chacun est capable de se reconnaître… et cela a plutôt bien fonctionné avec moi, renvoyé directement à des questionnements et des choix qui dans le passé (peut-être encore aujourd'hui) m'ont pris de court : tout donner pour quelqu’un et au final s’oublier soi-même ou privilégier sa carrière et passer à  côté d’une histoire qui ait du sens… un sens qui peut être trop dur à assumer. Deux films d’amour finalement, l’un qui raconte comment deux êtres décident de se fondre en une seule entité par amour et l'histoire d'un autre couple, dont l'un qui pour la même raison, ne s’oppose pas au choix de l'autre. Je suis ressorti la boule à la gorge, un peu remué… le bel ouvreur m’a sourit, vous savez, ce genre de sourire qui veut dire « désolé ». Je suis rentré chez moi et je me suis mis l’album de John Grant « Queen of Danemark » dont un titre faisait partie de la B.O. de Weekend.

[+] La petite musique qui va bien avec John Grant "Marz"
[+] Bande annonce "The Ballad Of Genesis & Lady Jaye" de Marie Losier (2011)
[+] Bandeannonce "Weekend" de Andrew Haigh


dimanche 29 avril 2012

Tu regardes trop de films


« Je suis resté à Taipei avant de retourner à Hong Kong. J’ai visité le marché de nuit de Liao Ning. C’était très animé. Je n’ai pas vu Chang mais j’ai vu sa famille et j’ai enfin compris pourquoi il était si heureux et tellement libre où qu’il soit, c’est parce qu’il avait toujours un endroit vers lequel revenir. Je me demande ce qu’il va se passer quand je vais revoir mon père ? On verra… J’ai pris la photo de Chang, car je ne sais pas si je le reverrais, ce que je sais, c’est que si je veux le revoir, je sais où le trouver »


[+] 春光乍洩 Happy Together de Wong Kar-wai (1997) 
[+] Bande annonce de Happy Together 

jeudi 29 mars 2012

En pelote



« C'est bien la pire peine de ne savoir pourquoi sans amour et sans haine , mon cœur a de la peine.» 

Paul Verlaine -


[+]Photo : Gonzalo Bénard

mardi 14 février 2012

Valentin qui ?!?



Précisez votre statut : 


[ ] En couple
[ ] Amoureux 
[ ] Célibataire
[X] J'aime les pizzas 




[+]La petite musique qui va bien Anthony Hamilton "I used to love someone"

mardi 24 janvier 2012

Brève

Luc, derrière son comptoir, faisait couler mon café du matin ; il s’excitait tout seul en lisant dans je ne sais quels tabloïds le témoignage d’une rescapée du  Concordia.

Luc : Non mais tu te rends compte !! Quelle idée d’aller faire une croisière quand on ne sait pas nager.

Moi : bien t’sais, moi j’prends bien l’avion et je ne sais pas voler.


[+]Graphisme : Narcisse Davim 

samedi 17 décembre 2011

Un soir... et puis s'en va

Hier, en ouvrant la fenêtre du calendrier de l’avant, je tombe sur un garçon plutôt mignon et j’ai croqué dedans. Cette courte aventure, me confirme encore une fois que je ne suis pas fait pour les plans cul, que je suis à la recherche d’autre chose. Le sexe n’est pas ma motivation principale. J’en veux pour preuve la déception que je suscite lorsque je refuse d’offrir certains de mes attributs. Ceci dit, ce fut une bonne soirée. 


dimanche 23 octobre 2011

Faiblesse saisonnale

 « Je ne me suis jamais senti aussi libre. C’est très étonnant de s’apercevoir que tout ce qu’on a pu faire jusqu‘à présent, même les pires choses, tout cela prend un sens a posteriori, à cause de quelqu’un » 
 
Martin Amic -

 


mardi 11 octobre 2011

Gay = Sin


[+]Court métrage de 
Matthew Alun Brown / Msique de Sigur Rós. 


samedi 17 septembre 2011

Encore une tôle !


 "Ce n’est pas parce que c’est difficile que nous n’osons pas, mais parce que nous n’osons pas que c’est difficile." Sénèque -


Ma vie sentimentale est une sorte de course hippique, j’suis jamais foutu de miser sur le bon cheval et quand bien même je suis dans la course, il y a toujours un moment où je me prends une haie. Il y a des personnes comme ça, je les vois et je me dis : « Nico, il faut que tu fasses ou dises quelques choses ». Alors, je prends mon courage à deux mains, je me lance avec un formidable élan qui m’assure un super frontal contre le mur d’en face. La première fois que je l’ai vu, c’est à travers la vitre du boulot ; de son côté il y a peu de chance que le « Wow » qui s’est dessiné sur mes lèvres lui ait échappé. Quelques semaines après nous amènent à aujourd’hui où la situation se prête à lui parler tranquillement :

Moi : écoute, ne le prends pas mal surtout et ne te fâche pas, mais non seulement je te trouve super beau mais en plus tu as un de ces p’tain de charme.
Lui : [rire] c’est très gentil Nico, mais je suis hétéro.
Moi : ah bon ?!? Depuis quand ?
Lui : [rire] en plus, je n’étais  ici que l’été pour aider ma Mère dans ses affaires. Ce soir, je rejoins ma copine dans l’Est de la France.
Moi : rho, la pauvre, elle va être triste quand elle va savoir
Lui : [rire]

Souvent, la dérision me permet de faire une sortie honorable, en gardant le sourire et donnant l’impression contraire de ce qui se passe à l’intérieur, c’est-à-dire une espèce d’ouragan dévastateur qui balaie fantasmes et espoir.  


[+]La petite musique qui va bien Morrissey « Let me kiss you »

jeudi 15 septembre 2011

Déli-cieux instant



« Ce n’est que dans de rares occasions que chacun peut connaître quelques secondes limpides d’oublie et de rencontre, tout étant mis de côté silencieusement.
Le miracle est là et, nous regarde dans les yeux.»  
Henry Martinson -

jeudi 18 août 2011

Jour J - longtemps

Pourtant je me sens fatigué, épuisé, éreinté, mais il est 1h30 du mat et toujours pas couché, je ne sais d’ailleurs pas si j’ai sommeil,  . Pour le savoir il faudrait que je me couche et j’en n’ai pas envie… d’ailleurs, je n’ai rien envie de faire. Je regarde la pile de bouquins à la tête du lit… soupires. Il faut que je me discipline, que j’apprenne à aller au dodo tout de suite après le brossage des dents, toute une éducation à refaire. Remarque, je ne risque pas de m’auto-punir de TV, je ne la regarde pas, je ne suis même pas sûr qu‘elle fonctionne, je ne l‘ai jamais allumée depuis que je suis rentré dans cet appart. Les micro-siestes n’y font rien, je ne récupère pas ; manque de vitamines ? Plus trop d’insomnies en ce moment, tant mieux ; mais encore des réveils nocturnes dus en grande partie au stress professionnel et à imaginer l’ayatollah qui me sert de patronne, essayer de me faire dire que la neige tombe noire alors que moi je la voie tomber blanche. Non, je crois que c’est assez simple en fait, il me faut tout simplement : des vacances. Je n’ai toujours pas fixé la destination mais j‘y pense très fort. Europe, Amérique, je n’ai pas pour l’instant envisagé l’Asie, mais vu l’état d’esprit dans lequel je suis actuellement, je me demande si un stage auprès d’un anachorète dans les grottes de l’Himalaya ne me serait pas plus profitable que d’aller griller sur une île semi-déserte du pacifique. Il reste aussi l’Afrique ou le Maghreb. Pourquoi pas l’Algérie, un ami m’y a invité. Je ne compte plus les semaines sans sexe aussi cet hiver, si je fais le bon choix, en plus de l’exotisme de la destination, je pourrais toujours m’arranger pour me faire enlever et violer par une tribu aborigène ou un quelconque groupuscule terroriste et optimiser mes vacances. P’tain décembre, c’est en décembre la quille… d’ici-là, je serai tellement lessivé, que je n’aurais peut-être même plus la force de porter ma valise.   Peut-être ne partirais-je pas d’ailleurs ? Si, si, si, je partirai en bâteau, en avion, à dos de chameau s’il le faut.  

« J'ai toujours détesté le labeur et si je travaille, c'est dans le but unique de subvenir à mes débauches (je me passe aisément du nécessaire). » Alphonse Allais -

lundi 25 juillet 2011

Mercurochrome

« L'homme est cet animal fou dont la folie a inventé la raison. » Cornelius -
Les yeux dans le vide, je me rassurais en me disant qu’il valait mieux vivre avec des remords qu’avec des regrets tout en évaluant à combien d’heures sans réponse à un message on pouvait considérer que je m’étais pris un râteau. Mon soucis c’est que je suis un passionné doublé d’un impulsif, un petit nerveux qui a besoin de savoir… Quelqu’un qui veut vivre et sortir de l’illusion pour poser ses deux pieds dans la réalité parce que vivre justement, c’est ça et non rêver ou espérer. Peut-être que je fais peur effectivement à ceux qui me plaisent et que je cherche à séduire. Je crois que je la porte bien cette douce folie. Je suis plus dans le donner que dans le prendre, maintenant qui saura le comprendre? Même ma frangine pense qu’on devrait me mettre sous intraveineuse d’aspirine pour fluidifier mon sang. Selon elle, il monte trop vite à la tête et coagule au niveau du cerveau pour ne plus redescendre. C’est (toujours d’après elle) ce stockage excessive qui reste dans le cortex qui me fait enchainer les boulettes et devenir provisoirement dérangé. Mais devrais-je me contraindre à paraître autre chose que ce que je suis vraiment ? Le ridicule est souvent proportionnel au courage que je met à faire quelque chose pour quelqu’un. Mais je n’ai jamais eu peur du ridicule, malgré tout, il me fait parfois sacrément rougir quand même. Oui, peut-être que cette boîte de chocolats était un peu « too much » mais j’avais tellement envie de te faire plaisir avant que, comme le désir, ils ne fondent dans l‘attente…
  

[+]La petite musique qui va bien "Live A Little" by Gym Class Heroes 

jeudi 21 juillet 2011

P’Lui


Hier… déjà
J’ai pris le bus… il pleuvait des cordes.
Il faisait triste à l’extérieur… et bien plus à l’intérieur.
Je savais que je ne te parlerais pas.
J’ai bu un café dans ce bar juste en face d’où tu travailles.
Je ne sais pas si tu m’as vu, je ne suis pas sûr, je ne suis plus sûr de rien.
Il pleut toujours
Ça brouille ma visibilité… ça accentue ma sensibilité… 
Ça me tue
Il fait encore plus triste…
Encore plus triste… à l’intérieur.
Je crois que tu m’as vu… ce n’était pas le but.
Je savais que je ne te parlerais pas,
Et si je ne te parlais plus ?
Je voulais simplement te voir,
Te voir,
Pour qu’il fasse un peu meilleur… à l’intérieur. 

[+]La petite musique qui va bien "Underworld by Sola Sistim"
[+]Photo : Man without face I by The96th

mardi 19 juillet 2011

Bonheur(e)


Si l’on considère le fait indiscutable qu’une minute fera toujours soixante secondes, que c’est invariable, incompressible, inextensible, je suis toujours dubitatif quand on me demande d’attendre « deux petites minutes ». Ceci s’applique par extension aux heures « je serai là dans une petite heure » ; petite ou grande ce sera toujours soixante minutes ! Non ?!? Cependant, les lois de la relativité (cf. Einstein) et surtout l’immense bond en avant des nouvelles technologies en matière de téléphonie (cf. Steve Jobs) force à constater la distorsion du temps et de sa durée théorique quand je suis dans l’attente de ta réponse à un de mes textos.


[+]La petite musique qui va bien Skindive "No More Good Guys"

dimanche 10 juillet 2011

Eike von Stuckenbrok "The Equilibrist"





[+] Eike von Stuckenbrok sur Facebook
[+] Arte: Eike von Stuckenbrok - Le vol de l'ange

 

jeudi 30 juin 2011

Mes Chers Parents




Court métrage (2005) Réalisateur : Martin Amic Avec: Florence Cabaret, Christel Martinez, Pierre Banderet, Julie Williamson, Patrice Boutin, Claire Caigneaux, Victor De Oliveira, Isabelle Gagnat. 

vendredi 20 mai 2011

Non finito

Bien sûr, son comportement me suggérait de ne pas tomber amoureux alors que la démarche était déjà bien entamée puisque j’étais sous le charme. Et pour une fois, j’ai écouté. Ma vie me paraissait il y a encore peu, assez compliquée que je n’éprouvais pas le besoin d’en rajouter. En avançant dans la vie, j’apprends à apprécier les rencontres, certaines émotions, les moments d’attentions sans forcément vouloir à tout prix « consommer ». Le plaisir des yeux et des sens a pris le dessus avec l’ultime satisfaction de ne pas tout gâcher. Quand je suis passé devant lui, il m’a regardé et je lui ai murmuré que cela faisait très longtemps que je n’avais pas croisé quelqu’un d’aussi séduisant et plein de charme. Il me décroche un sourire qui me fait rougir et il me remercie. C’est à notre deuxième rencontre qui n‘était pas vraiment due au hasard, une semaine plus tard, qu’il m’avoue qu’il est en couple. Je ressens une déception d’abord et inexplicablement un certain soulagement aussi. Nous nous sommes revus, j’ai fait la connaissance de son ami, nous avons partagé des verres ensemble, mangé autour de la même table et, il me raccompagnait chez moi après nos soirées. Je ne lui en veux pas d’être heureux, comment le pourrais-je ? Le seul reproche que je peux lui faire (et s’en est pas vraiment un) c’est ce regard qu’il pose sur moi comme un regret et ses lèvres qui s’approchent dangereusement des miennes lorsque nous nous disons au revoir. Oui, avec le temps, avec l’âge pour être honnête, j’ai appris à goûter à des plaisirs incomplètement partagés qui éveillent des émotions qui resteront ce qu’elles sont, c’est-à-dire : des émotions… sans en vouloir à l’autre.

mardi 12 avril 2011

Cucurbit-assez !

Bien décidé à perdre quelques kilos pris pour compenser un quelconque vide que je suppose affectif mais que tonton Freud aurait certainement mieux analysé que je ne le puis, je me suis rendu au marché pour faire le plein de fruits et légumes pour ma première semaine de régime qui en compte deux. Accroupis dans ma cuisine, je me disais que si l’inventeur des légumes les avait imaginés carrés cela aurait nettement facilité le stockage dans mon frigidaire.

mardi 5 avril 2011

Tu regardes trop de films


RABBIT HOLE de John Cameron Mitchell Scénario : David Lindsay-Abaire Acteurs : Nicole Kidman, Aaron Eckhart and Dianne Wiest

mardi 15 mars 2011

Angle de perception

L’hiver a été beaucoup trop long cette année et je ne sais pas si c’est un fait établi ou une construction de mon esprit. Je l’ai passé assis sur mon radiateur, plus pour réfléchir que pour me chauffer le cul. Des hivers il y en a eus et j’espère (!!) qu’il y en aura encore, et ils confirment tous cette théorie très personnelle que cette saison est la plus représentative de la vie dans son processus irrémédiablement rectiligne… descendant. Elle se manifeste par mon manque de concentration, une alimentation chaotique, grasse, excessive ; je passe le fait que je bois pas assez (d’eau), que je ne fais pas de sport, que je sors trop et que je m’énerve tout seul sur des choses, qui elles, s’en soucient guère. Si j’ajoute à ça mon antipathie pour la ville, il était temps d’entamer un autre processus plus énergitigène : la germination. Une amie me faisant remarquer qu’avoir une date limite pour prendre une décision était bien, mais qu’avoir une date pour commencer à réfléchir était mieux et qu’avant de débuter ma réflexion sur mon avenir, je pourrais éventuellement profiter d’une ou deux semaines sans rien faire en laissant les neurones au repos. Et aussi incroyable que cela puisse paraître, c’est durant ces 15 jours, sans même lever le petit doigt… que tout s’est joué.
 Souvent je pense à toutes ces expressions que l’on utilise « construire son avenir », « façonner une idée », « ériger la pensée », « consolider les bases » etc. j’ai l’impression de faire partie du chantier… mais l’architecte ? En avançant dans mon existence, j’arrive à me demander si l’on est vraiment maître (d'œuvre) de tout dans notre vie ou si dès notre naissance il existe une sorte « d’Architecture du destin ».

samedi 12 février 2011

Les chouquettes

« L’avenir nous tourmente, le passé nous retient, c’est pour ça que le présent nous échappe. »

Combien d’années nous séparent ? Six, huit, dix ? Quand on a pris pour acquis qu’on peut prendre soins d’un désir sans attendre sa réalisation à tout prix, les relations humaines gagnent en intensité, les émotions en puissances et la frustration laisse place à des fantasmes d’un érotisme torride que la réalité peut anéantir en une fraction de seconde. Son charme, ce regard ténébreux, son sourire ont mis du temps à m’atteindre car parfois mon attention quitte l’ici et maintenant pour conquérir trop précipitamment un futur incertain alors, que dans le moment présent je pourrais goûter à ces petits instants de séduction dont je raffole. C’est un matin, que j’ai réalisé, en entrant dans cette petite boulangerie, que ses yeux cherchaient les miens et quand il les trouva enfin, je compris. Quelques secondes de silence entre nous et ma gêne de voir l’éclat de son regard se poser sur moi ont suffit à faire naître ce désir, à comprendre, à le voir vraiment. Chaque jour ou presque maintenant, nos gestes tendres et nos attentions pudiques révèlent un peu plus l’attirance que nous avons l’un pour l’autre. Quand sa main dépose la monnaie dans la mienne, quand il me suit du regard changé de trottoir ou quand son attention s’attarde sur moi quand je pénètre dans la boulangerie, je sais qu’un jour sa peau halée se mêlera à la mienne, qu’il m’enlacera avec force pour réchauffer mon corps engourdi par un hiver trop long en laissant son odeur ambrée originelle sur ma peau et le goût de ses baisers sur mes lèvres. Que restera-t-il alors de ce formidable désir ? Que deviendra cette passion sans cesse renouvelée exempte de toute déception car inassouvie quand, impatiemment nous attendions de nous voir quelques minuscules minutes par jour ? Qu’adviendra-t-il de ces petits sacs de chouquettes qu’il me filait en douce? Alors que ce matin le petit jour se lève, voilà que j’anticipe encore, que j’oublie déjà d’apprécier que pour la première fois il vient de se réveiller à mes côtés.

[+] La petite musique qui va bien The Radio Dept. "I wanted you to feel the same"

samedi 15 janvier 2011

Puisse-t-il avoir raison



L'essentiel, en ce monde, N'est pas l'endroit Où nous sommes, Mais la direction Dans laquelle nous marchons. 

Olivier Wendell Holmes -






[+]Photo : "Summertime" by Latoday

mardi 4 janvier 2011

Starcrossed

A la suite de mes difficultés à le trouver , un ami m’a finalement envoyé le film du Brésilien Aluisio Abranches "Do Começo ao Fim" sorti au printemps en France sous le titre « Jamais sans toi ». J'ai eu l’occasion de rencontrer l’actrice principale Júlia Lemmertz en 2009. La bande annonce me rappelait un court métrage sorti en 2005 qui m’avait bouleversé. Et effectivement, la similitude entre les 2 œuvres est troublante. Le short film de James Burkhammer (22 ans à l’époque) transmet en 15mn une émotion (à mon sens) beaucoup plus intense que le long métrage que j’ai malgré tout apprécié.

 
NB : La vidéo chie un peu au début, mais cela s’arrange très vite

[+] Bande annonce du film Do Começo ao Fim 
[+] Affiche de Do Começo ao Fim 
[+] Affiche de Starcrossed

dimanche 2 janvier 2011

Tu lis trop de Mangas


Tu sais… Chacun rencontre… La personne qui lui est destinée au bon moment Car tout est… Inéluctable Et… C’est pareil pour les séparations. […] Mon vœu le plus cher… C’est que tu existes. C’est tout. 

XXX Holic Vol.15

[+]La petite musique qui va bien Lamb "Gabriel"

mercredi 29 décembre 2010

Les points positifs de 2011


1°) Nous ne serons plus en 2010, ce qui est plutôt une bonne chose tant cette année a été pourave.

2°) Les années impaires me sont plutôt favorables en règle générales, je n’ai pas de statistiques précises mais ça me rassure de le penser.

3°) Vénus passe dans mon signe dès le début de l’année, au mois de janvier et j’espère bien qu’elle s’arrête un petit peu le temps de me trouver un Loulou (bonne idée cadeau pour mon anniversaire) : beau, gentil, sexy et riche (d’autres critères sur tu-reve.com) ; après elle pourra se barrer, je m’occupe du reste.

4°) Mon crédit se termine ce qui donnera un peu d’oxygène à mes finances qui, à chaque fin d’année survivent sous respiration artificielle.

5°) Je vais enfin pouvoir assister au concert de Sade, ce sera en mai à Paris (merci Arnaud d’ailleurs !) et l’occasion de passer quelques jours dans la capitale si mon emploi du temps me le permet.

6°) Et bien évidemment, comme chaque année : j’arrête de fumer.

Bon réveillon et excellent début d’année 2011 à tous !!!
A l’année prochaine !!!