samedi 30 août 2008

To Go or not to Go

C’est quand tout le monde reprend le chemin du travail que de mon côté, je commence à penser aux vacances. Elles sont un peu loin, qu’au mois de décembre. Malgré tout, les fins d’années m’angoissent tellement, que je voudrais cette fois-ci me préparer un peu à l’avance et partir… partir encore… avec toujours dans l’idée de ne pas revenir. Un autre pays ? Un autre continent ? Rester où je suis actuellement ? Si je vis sans me soucier des frontières, j’ai toujours ce besoin de me fixer des limites : « Au 1er septembre tu devras savoir si tu restes ou pas ». Généralement, c’est efficace… quand ça ne dépend que de moi. Aparté dans ma progression lente, un come back du premier homme que j’ai aimé... En 6 ans, il n’a physiquement pas changé, nous nous étions pas revus depuis et j’ai eu l’impression de l’avoir quitté la veille. Etrange aussi, de ressentir ce même Amour pour lui, avec la même intensité qu’autrefois sans pour autant regretté les choix que j’ai pris par obligation et avant tout pour me porter secours. Cela a confirmer qu’il reste l’un des hommes de ma vie, quelqu’un pour qui je n’avais aucun doute sur mes sentiments et pour qui j’aurais tout donné. Je me dis également, que mon cœur bat pour quelqu’un d’autre maintenant et, que je vis une situation similaire et que pour partir… en hiver ou en été, il me fallu juste un signe, un appel, un mot de sa part… je ne m’attendais à rien, j’espérais comme un gamin. Mais comme bien des promesses, il semble que celle-ci ne sera pas tenue. 24h00 c’est juste le temps qu’il te reste… tu auras du rab comme d'hab, je penserai aussi à ton anniversaire… mais après, ce sera à toi de partir et de respecter les limites. Tu reviendras, imaginant que le temps aura pansé mes blessures et estompé mon Amour sans te douter un seul instant des ravages que cela va occasioner. Tout ça abiment ma vie... car moi, aussi incroyable que cela puisse paraître, quand j'aime, c'est pour toujours... et au mieux au 1/3 du parcours, cela devient déjà lourd.

lundi 25 août 2008

Qui m’est destiné ?

A ceux qui pense que j’ai l’esprit étroit, je réponds oui ; à ceux qui pense le contraire, je donne la même réponse. Non pas que j’adhère en une quelconque spiritualité bouddhiste, pour laquelle j’ai le plus grand respect, mais simplement parce que « ma vision du monde » change chaque jour, certains de mes comportements avec… mais intimement, je reste tel que je me suis construit, le mieux que je le pouvais. Il en va de même pour ce qui est de la « destiné », ceux qui y croient et d’autres qui la réfutent. Sous forme de question, j’ai coutume de répondre à ce concept comme à une multitude d’autres par : « pourquoi rien plutôt que quelque chose ? ». Pourtant ou malgré, en cette fin de mois « doutes », où une fois de plus mon avenir va se redessiner selon mes décisions, j’ai envie de croire en cette phrase, qu’un étrange-er a déposer dans les circonvolutions de mon esprit :
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« Destiny is building bridges to the person you love »

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dimanche 17 août 2008

Mon coiffeur est une fée

C’est Andy qui m’a filé l’adresse. Dans les rues de la vieille ville, j’ai galéré un peu pour trouver mais je suis enfin tombé sur le salon de coiffure, celui qui a de la pelouse avec des petites marguerites fixée au plafond. Ce n’est pas grand, la clientèle a entre 7 et 77 ans et tout le monde baignent joyeusement au milieu d’un tas de cheveux multicolore au son d’une musique électro-techno à donf. Puis, après un massage du cuir chevelu hyper relaxant, un shampoing qui se termine par un jet d’eau froide rafraîchissant et un séchage au tuyau d’aspirateur, vient la question fatidique. Vous savez, cette question à laquelle vous pouvez donner n’importe quelle réponse, mais qui se solde toujours par une déception à la hauteur de vos espérances.
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Michael : Alors, on les coupe comment ?
Moi : bhein j’ai envie de changer de tête, alors comme ce n’est pas trop possible, j’vais déjà commencer par changer de coupe de cheveux.
Michael : nous n’avons pas beaucoup le choix, vous avez les cheveux déjà courts, puis je suis coiffeur, pas Jésus. A votre âge, je ne vais pas vous faire une tête de gamin juvénile.
Moi : (fou rire) Cool … vous venez de perdre votre pourboire mais enfin, c’est vous le spécialiste ; vous avez carte blanche.
Michael : hum… hum… ok (sourire malicieux et regard qui brille).

Je pense que sur les 4 garçons du salon, environ 100 % doivent être homos. Michael lui, est un peu plus âgé, tatoué un peu partout, une belle forme de visage, très séduisant et des mains rassurantes (dans ce genre d’endroit il faut y être attentif). Les cheveux ont virevoltés de partout, j’ai eu un brin d’inquiétude passager quand j’ai vu les ciseaux couper ma tignasse d’une manière très particulière. Je commençais à sourire en voyant un début de résultat. Au final, c’était incroyable ce qu’il a pu faire de ma tête avec ce qu’il y avait dessus. Simple, esthétique, facile à coiffer et différent de tout ce que l’on m’avait fait. Je lui ai fait la bise en partant. Je lui ai demandé une carte de la boutique avec son nom dessus et les dates pour les nocturnes de pleine lune. Il y a des superstitions qui restent et des gens doués qui m’épatent encore.
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jeudi 14 août 2008

Sauvage – Suite & Fin

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Une suite ??
Arf… comme bien souvent, une suite il n’y en a pas eue. On efface tout (des souvenirs : pour quoi faire ?) et on recommence (peut-être…). N’est-ce pas mieux ainsi ?

samedi 9 août 2008

Sauvage – Part. 2

« Calme-toi… calme toi s’il te plaît », je n’arrêtais pas de lui dire ça, tellement ses étreintes étaient passionnées. Je commençais à fatiguer de ma journée, je pense qu’il était proche de mon état également et je l’ai entraîné vers le lit. J’ai enlevé mon T-shirt et je lui ai demandé la permission pour pouvoir enlever le sien. Il était en sueur, un corps magnifique dégageant son odeur de brun ambré. Parfois, il se levait, me repoussant puis revenant m’embrasser en disant des « non » qui voulaient dire « oui ». Cela m’a beaucoup charmé, amusé… attendri. A cet instant, je savais que notre nuit allait être chaude et érotique mais pas sexuelle. Tout comme le mien, aucune partie de son corps ne m’était interdite… c’est comme si nous faisions l’Amour en l’imaginant. Est-ce que cette dernière phrase est compréhensible ? Je crois que c’est comme si un quelconque acte sexuel aurait brisé le charme du plaisir que nous prenions l’un et l’autre. La nuit a été douce et calme, collé contre lui ou l’inverse. Notre transpiration malgré la clim liait nos deux corps nus abandonnés dans l’obscurité. Sur le matin, je me suis levé et j’ai éteint le réveil du portable. Les draps en vrac laissaient deviner les contours de ce garçon ténébreux qui a sauvé au bon moment, quelque chose dans ma vie. Je repensais à ses mots simples et essentiels, ils n’avaient rien à voir avec les discours intellos des garçons de sa génération qui en maîtrisent à peine la forme et encore moins le fond, servant leurs fadaises à ceux qui daignent les écouter. Je l’ai embrassé, laissant parcourir mes lèvres sur chaque zone de son corps tandis que ses mains enlaçaient ma tête fermement, ses doigts, emmêlés dans mes cheveux. J’entendais sa respiration forte et quelques mots inaudibles. Puis, nous avons dormi jusqu’à la fin de la matinée. Quand je suis sorti de la douche, il était là, assis sur le lit, avec ses vêtements d'hier soir, encore plus beau que la veille… à l’état brut. J’ai penché la tête et je lui ai souri en tirant la langue… je le trouvait magnifique et fragile. Nous voulions déjeuner mais nous ne l’avons pas fait. Nous avons zoné un peu en ville, marché et marché encore jusqu’à s’exténuer… puis il m’a raccompagné à la gare. Nous sommes restés une bonne heure l’un à côté de l’autre. On se frôlait, il prenait ma main, posait la sienne sur mes genoux. Il me regardait pendant que je mourrais de l’envie de l’embrasser jusqu’à ce que je lui dise : « Maintenant » pour que loin du regard des quidams il me vole un baiser contre lequel je ne déposerai pas plainte. « Tu m’appelles en rentrant », ce n’était pas une question alors je n’ai pas répondu. Et oui, je l’ai appelé, je crois même qu’un court instant je l’ai aimé… et après… ( ?) ! A SUIVRE

mercredi 6 août 2008

Sauvage - Part. 1

C’est certain, sa tenue vestimentaire n’était pas vraiment en adéquation avec l’hôtel dans lequel j’avais loué, sur un coup de tête, une chambre pour le week-end. J’ai ouvert la porte, il m’est apparu, frêle et sauvage, des cheveux noirs ébène plaqués sur la tête, un regard tout aussi noir et une voix grave monocorde qui m’a fait dressé de désir les poils des bras. Je crois que l’on s’est plu… presque instantanément. Il est entré et il s’est dirigé vers la fenêtre ouverte pour admirer la vue. « Tu vois, tu aurais du venir plus tôt pour profiter de la piscine et du soleil » lui ai-je dit. Il a souri et j’aurais voulu l’embrasser, tout de suite… à ce moment là. « J’ai bien failli mourir d’hypoglycémie en t’attendant » il a ri, j’ai sourit. Quelques minutes avant son arrivée, il m’a appelé pour me dire qu’il avait perdu les clés de chez lui. Je me suis demandé si c’était vrai ou simplement une excuse pour ne pas venir. Il a raccroché en disant : « je te rappelle » et sans même le faire, quelques minutes plus tard il frappait à la porte de la chambre. Nous avons longé le port, traversé des avenues, pris des rues étroites pour finalement s’installer dans un fast food halal. Il n’était pas avar de silence et ça m’allait très bien comme ça. Nous n’avions ni l’un, ni l’autre, l’envie de se jouer la comédie. Puis, nous avons marché, marché encore. A 22 ans, il semble avoir compris ce que j’ai mis des années à assimiler et à admettre. « L’homme est un animal, ce qui le différencie, c’est qu’il a conscience qu’il va mourir », c’est bien vrai me suis-je pensé. Je ne sais pas où il est allé pêcher cette réflexion mais c’est en effet, la seule définition viable à ma connaissance que l’on peut attribuer à l’homme. Cela devrait le rendre plus indulgent envers ses congénères mais il n’en est rien. « Je peux avoir des sentiments, mais je ne crois pas en l’amour, ça n’existe pas, se sont des idées en l’air, comme la fidélité… je suis un athé de l’amour ». C’est une religion qui en vaut une autre me suis-je dit. Puis nous sommes rentrés. Il m’a demandé s’il pouvait boire quelque chose et je l’ai invité à regarder dans le bar. Il a partagé sa bière avec moi, je l’ai embrassé dans le cou après avoir fermé la fenêtre. Je me suis accroupi auprès de lui. Sa tête s’est approchée de la mienne maladroitement et nous avons hésité tous deux à joindre nos lèvres… ses jambes tremblaient, il était fébrile et moi je me demandais malgré un état de bien-être à la limite de l’euphorie, pourquoi je n’avais plus ce genre de réaction au côté d’un garçon qui manifestement me plaisait. Il s’est laissé tomber de son fauteuil m’entraînant parterre avec lui. Il a plaqué fermement mes poignets sur le sol… mais quand il m’a embrassé tout n’était que douceur ... A SUIVRE

lundi 4 août 2008

Le pouvoir de la métaphore

Il s’est tourné vers moi et il m’a demandé si j’avais aimé, avec un sourire de gamin de maternelle présentant fièrement son collier de nouilles confectionné tout spécialement pour la fête des mères. J’ai souri… et soupiré aussi ; son rictus a alors laissé place à une mine défaite et à un regard réclamant une réponse à cette stupide question. Bien sûr, c’est la question qui est stupide, pas lui, je ne mélange pas sujet et objet ; mais il n’en était pas à ce point de discernement. Comme d’habitude, j’ai fait preuve de ma légendaire diplomatie : « tu sais le sexe pour moi, c’est comme les feux d’artifices, c’est toujours agréable à regarder, mais quand tu en as vu un, tu les as tous vus ». Il s’est positionné sur le dos, le regard fixé au plafond et avec sans doute plusieurs séries de points de suspension s’échappant de ses pensées. Je n’avais pas encore réalisé le mal que cette réponse pouvait causer, car pour moi c’est la stricte réalité… ma réalité. Quand on ne me demande pas de développer, j’en reste souvent à l’idée de base, qui est la plupart du temps, le Baobab qui cache la forêt amazonienne. Le sexe est un jeu où j’essais de trouver du plaisir de manière assez égoïste soit en l’éprouvant soit en en donnant à l’autre ce qui me donne une impression de pseudo-toute-puissance. Il n’est pas question de réification, c’est juste un deal, des règles simples établies avant la partie (de jambes en l’air). Le reste c’est autre chose… peut-être ce que l’on appelle l’Amour… j’en sais rien. Si c’est ça, je l’ai alors croisé deux fois dans ma vie. Cela n’a rien à voir avec un beau corps musclé et une belle gueule qui fait bander en répondant au mécanisme du fantasme. C’est l’érection de quelque chose de plus fort. Quand l’autre vous manque alors qu’il n’est que sous la douche, quand on attend son sourire ou son regard. C’est quand l’odeur de son corps vous enveloppe, quand sa peau se lie à la vôtre. Il se crée une dépendance qu’on se l’avoue ou non, cela n’a rien de contraignant d’être l’esclave de ce genre d’affects. Le sexe prend alors une autre dimension, même s’il est doux, bestiale, obscène… On peut-être dominé, investi d’une envie de s’abandonner à l’autre car on sait qu’il connaît nos limites. C’est une complicité, une union, une osmose où le moyen d’être encore plus près de l’autre ne peut s’envisager que par la pénétration ou toutes autres pratiques qui emmènent l’un et l’autre vers la découverte de chacun.
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Le sexe est jeu mais pourtant c’est souvent en Amour qu’il faut retourner à la case « départ ».

vendredi 1 août 2008

Profond : dans le sens du vide

« Vous allez vous exploser le cœur », c’est ce que j’ai réussi à lire sur les lèvres du prof de Fitness qui s’est approché de moi. Une fois mes écouteurs retirés de mes oreilles où braillait pour la 5ème fois Kelly Rowland et son titre « work » il a ajouté : « C’est une machine de cardio-training pas un appareil de musculation ». C’est ainsi également que je vois que ça ne va pas : je suis tout de suite dans l’excès. Mais, il y a d’autres signes qui ne me trompent pas comme : passer mes journées les dents serrées, encombrer mon appart jusqu’à ce que ce soit un bordel tel qu’une chatte n’y retrouverait pas ses grandes lèvres, réduire mon seuil de patience au minimum, engueuler mes collaborateurs, fuir les appels téléphoniques, recevoir ceux de ma Mère et les standards comme mal dormir, mal manger, gonfler comme un gone à la limite des larmes… Je sais ce qui cloche mais cela ne me rassure pas pour autant. Je tiens le choc car je me dis que je suis loin d’être à plaindre. J’ai beaucoup ce que d’autres n’ont pas ; pourtant ce qui me manque me fait pourrir sur pieds. J’ai pris la résolution de ne prendre des initiatives qu’au niveau professionnel, matériel et financier (ce sur quoi j’ai du pouvoir et une totale maîtrise en quelque sorte) et de laisser couler le reste car j’ai trop couru après ; mon endurance a ses limites. Et puis, j’ai des réflexions hautement philosophiques voire même psychanalytiques. Je me demande par exemple avec combien de doigts dans le cul Freud a bien pu naître et s’il a éprouvé du plaisir pour centrer toutes les relations humaines sur un plan sexuel. J’ai quasiment tout lu de ce cher Sigmund durant mes études et pourtant une seule réflexion m’a marquée et (pas si) curieusement (que ça) elle n’est pas d’ordre sexuelle : « On n’est jamais autant dans le désaide que lorsque nous avons perdu l’objet de notre affection ». Je pensais m’en être honorablement sorti, dispensant à « l’objet de mon affection » justement, le remord, la culpabilité, le pardon enfin, la plupart des trucs qui donnent mauvaise conscience et que je porte à sa place. Je dois me rendre à l’évidence à défaut d’aller ailleurs : j’ai beau attendre que ça passe, que mes sentiments s’atténuent, et c’est le jour où je pense que l’eau est plus claire et plus calme que les sacs de merde remontent à la surface. Décidément, aimer n’est pas une situation confortable.
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