mercredi 31 décembre 2008

Puisque c'est la coutume...


Bonne et Heureuse Année à tous...

Mes amis, ma famille, à vous qui prenez le temps de me lire
Ceux que j’aime ainsi qu’à ceux que j’apprécie guère
Ceux que j’ai oublié, que j’ai connu ou qui sont revenus
Ceux que je connais et ceux que je serais amené à rencontrer
Ceux qui auront une pensée pour moi entre ce soir et l’année prochaine
Ceux qui me supportent, me tolèrent, m’encouragent, me comprennent et me soutiennent
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Tous mes voeux de bonheur à tous les cons ; plus ils seront heureux moins ils nous feront chier
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Bonne année et tout le meilleur, sans restriction et quelque soit la façon dont cela s’est terminé, à ceux qui m’ont aimé pour quelques instants ou pour plus longtemps…
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Bonne Année au prochain qui osera… car sans lui, ce jour-là n’est pas plus ni moins important que la veille.
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La petite chanson qui va bien avec :

Dido Amstrong « Never want to say It’s Love »

mercredi 24 décembre 2008

Déjà !?!

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Et merde... nous sommes déjà à Noël !

mercredi 10 décembre 2008

My To Do List


Jeudi :
Je fais mes valises
Vendredi :
Je prends le TGV pour une courte nuit à Paris
Samedi :
Direction Reykjavik

Des questions ?

Post-It #5




dimanche 7 décembre 2008

Mauvaise ligne… putain de souvenir

Quand je suis arrivé dans la chambre de Rick, il m’a demandé si je voulais un temesta pour atténuer la descente de la cock. J’ai du lui balbutier un truc du genre « non, ce n’est pas la peine, j’en n’ai pas besoin ». En fait si, j’en avais besoin mais je ne voulais pas ajouter autre chose qui m’aurait mis dans un état pire que celui dans lequel j’étais déjà. J’avais perdu Ben de vu. A cet instant, je crois que cela m’était égal : ce qu’il pouvait faire et avec qui. Rick était face à moi et je n’aimais pas la façon dont il me regardait, je lui ai dit d’ailleurs. Son regard ressemblait plus à de la pitié qu’à de la compassion. J’aurais voulu me fondre dans ses bras et hurler des tonnes de questions : « Pourquoi est-il ainsi avec moi ? », « Pourquoi se sent-il obligé de se foutre un gode dans le cul alors que je suis dans la pièce d’à côté ? », « Pourquoi m’humilie-t-il sans cesse ? » Des pourquoi, j’en avais des brouettes entières ce qui était loin d’être le cas des réponses. J’ai simplement murmuré : « C’est pas facile tu sais » et Rick à répondu : « Oui, je sais Nico, je le connais et je sais. » Ben discutait avec deux mecs de San Diego. Il m’a juste jeté un regard indifférent. Je suis retourné à l’extérieur pour m’ouvrir une autre Bud. Une asiatique est venue s’asseoir à côté de moi et elle m’a demandé comment j’allais. Notant mon accent, elle a commencé à m’inonder de questions habituelles qu’on pose à des étrangers et alors qu’elle n’avait manifestement rien à foutre des réponses. Bien qu’exaspéré, j’ai répondu poliment. Elle était étudiante en médecine et j’ai fait preuve d’intérêt par rapport à ses études du coup son attention s’est montré un peu plus prononcé à mon égard. Puis, elle a levé la tête vers une des ses amies : « Hey Jane, comment ça va ? » puis elle s’est levée en s’excusant. J’ai finit ma bière et j’ai tendu le bras vers le bac pour en choper une autre. Ce que j’avais ingurgité par n’importe quels orifices avait finit par perdre de son effet et je me sentais nauséeux et angoissé. Nous avons passé la nuit ensemble, il s’est levé tôt pour parler à ses amis, Rick et Jess. Les murmures ne laissaient aucun doute sur le fait que je devais être au cœur de la conversation (le seul cœur que j’aurais pu touché finalement). Je n’était pas curieux de savoir ce qu’ils se disaient, je l’ai toujours aimé de mon mieux, je n’ai jamais rien eu à me reprocher… j’encaissais le fait que j’aimais pour deux et que cela n’aurait aucune issue positive. Je n’ai fait cas de rien, j’ai pris une douche et nous sommes rentrés à Los Angeles.
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C’est étrange… que je conserve ce genre d’images mentales de lui, des images perdues dans mon esprit et qui refont surfaces aux moments les plus bizarres.
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vendredi 5 décembre 2008

Mr Freeze

Il y a encore quelques mois, je rêvais d’un soleil encore plus chaud et intense que celui du Sud de la France. Je prévoyais plus ou moins, d’aller améliorer mon Espagnol en Andalousie ou alors me reposer quelques jours dans un riad au Maroc. Simplement me prélasser au bord d’une piscine, inviter quelques amis sur la terrasse d’une maison blanchit à la chaux pour un petit barbecue improvisé et en fumant la chicha. Aujourd’hui, je me retrouve à acheter des blousons, gants, écharpes, bonnets. Direction l’Islande, j’ai troqué le toit en terrasse au profit du toit du monde. Je vais retrouver Astros et Kolbrùn, deux folles à lier que j’adore et qui me promettent de me faire oublier le froid et je sais trop bien comment. Il est probable également que tout ce que je pourrais fumer là-bas, c'est le saumon. Comme je n’aime pas voyager seul, je l’ai invité lui aussi alors que nous nous connaissons que depuis quelques jours. Donc probable aussi, que je ne suce pas que de la glace. Emma me prends pour un fou mais cela ne la surprend pas, d’autres amis s’inquiètent déjà pour moi mais est-ce bien utile ? La vie, c’est une poignée d’années et j’ai bien décidé d’en profité en restant ce que je suis avec la même devise : « qui m’aime me suive ».

lundi 1 décembre 2008

Into the Wild


Happiness is real when shared / Le bonheur est réel que partagé

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jeudi 27 novembre 2008

Lugdunum


Enfin ce week-end, je reposerai les pieds dans ma Cité que deux fleuves arrosent ; juste le temps d’une petite prière à Fourvière. Elle me manque ma ville quand je suis loin d’elle, épouse parfaite, qui à chaque nouveau passage, je trouve encore plus belle. Chargée d’un passé millénaire, je m’enorgueillie d’en faire un peu partie. C’est toujours une excitation intense de flâner dans chacun de ses arrondissements. Je me sens comme le fils prodigue quand, après une longue absence je me dis enfin : « Lyon, je reviens. » Ce sera peut-être le moment (enfin) d’un nouveau départ avec celui que j’attendrai à la gare.
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mardi 25 novembre 2008

L'inconnu de la semaine


C’est certain… je ne mangerai pas chez lui.
Vu l’état de la salle de bain
je n’ose même pas imaginer celui de la cuisine.
Pour le reste du menu… je ne dis pas non sur la sélection du dessert.
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lundi 24 novembre 2008

17-23/11

Si la teneur de mes postes prouvent la relative banalité qui régnais dans ma vie ces dernières semaines, flottant dans ma légère déprime saisonnale, pas si désagréable, je ne peux pas en dire autant de la semaine qui vient de s’écouler. Elle commence avec cette femme, qui vient interrompre la lecture de mes journaux à la terrasse du café pour m’annoncer : « On se connaît, je m’appelle Sarah, tu te souviens de moi ». Je n’avais aucune idée si je l’avais déjà vu ou pas alors, j’ai pris le temps de boire une gorgée de café dédaigneusement, avant de lui répondre : « J’apprécie la technique de drague, c’est flatteur, mais a priori il ne me semble pas que nous ayons déjà été présenté et je vous invite à redresser votre perruque qui penche sur le côté droit ». Je pense que l’expression de mon visage doit freiner bien des fois toutes techniques d’approche. Elle s’est éloignée, tortillant du cul et se retournant une dernière fois vers moi. Puis, le jour suivant, il y a eu ce garçon magrébin, qui est passé s’acheter des cigarettes. Quand je l’ai aperçu, je me suis dit : « A tous les coups, il va prendre un café et s’asseoir pile à la table en face de moi ». Pas loupé… l’humain peut être si prévisible, cela a un côté navrant. J’ai mis un petit moment à remarquer qui lui arrivait de me suivre parfois dans la rue, à me sourire quand nous partagions la même terrasse d’un bar de quartier. Je sais qu’il a quelqu’un d’au moins 10 à 15 ans son aîné. Il n’est pas vraiment beau mais il a un côté très excitant. Pas très grand, il a de superbes fesses sur lesquelles je me suis souvent imaginé poser mes deux paumes de main. Je me suis levé en le regardant (puisque c’est ce qu’il attendait) et je suis passé à ses côtés. Quand il a levé la tête avec son regard habituel de cocker triste, je lui ai souris pour attirer son attention sur le fait que ce ne serait pas pour aujourd’hui… et j’adore. J’adore ce jeu de séduction même s’il est fantasmé, cela n’engage à rien, cela réveille un instinct animal très primaire mais délectable. Enfin, comme j’aime me faire « papouiller » et après dix jours de dur labeur sans jours de repos, j’ai profité de celui qui m’était donné pour un petit soin. Et là, je me fais inviter par mon esthéticienne, prêcheuse de la bonne parole de Jésus mais aux doigts en or et heureusement, car le reste me dépasse un peu. Le repas fut certes agréable, mais il est dangereux pour ceux qui ne me connaissent pas, de me demander mon avis sur des sujets métaphysiques, sur lesquels j’ai forcément ma réponse qui immanquablement soulève la consternation générale tellement mes conceptions du monde prennent très souvent la tangente et s’écartent des sentiers empruntés par le plus grand nombre. Vraiment, surprenante cette semaine où je me croyais dans un tableau de Klee : coïncidence, improbabilité, hasard (s’il existe), petits faits anodins qui prennent des proportions étonnantes, qui montrent qu’en gardant les yeux grands ouverts et la tête haute… il s’en passe finalement des choses !

mercredi 19 novembre 2008

Hors sujet ?

Ça, c’est vraiment une fâcheuse manie du groupe que de réunir ses responsables en fin de soirée alors que les 2/3 ont déjà 10 à 12 heures de boulot dans les pattes pour parler d’une politique commerciale qui ne concerne que deux d’entre eux : l’orateur (Mme la gérante) et son aimable collaboratrice. Les sous-fifres (dont je fais partie), vendent eux, du service et polisse de leur professionnalisme agile l’image de la compagnie. Après quelques mots d’introduction, nous remerciant d’être présent, comme si on nous en avait laissé le choix, le blabatage commençait dans un long monologue du vagin qui nous sert de directrice de bien 40 minutes et en apnée s’il vous plait : « ON n’est pas encore au point, ON doit surmonter d’une manière ou d’une autre la crise. ON aurait dû augmenter le nombre d’allotements, ON aurait ainsi généré un chiffre d’affaires supérieur qu’ON aurait réparti sur les autres marchés concurrentiels qu’ON n’a pas encore démarché etc. etc. etc.». Je n’ai jamais vraiment compris l’utilisation d’un pronom indéfini qui se rapporte à tout le monde mais surtout à personne, en particulier pour parler à des employés qualifiés qui s’occupent de secteurs très spécifiques. Comme si par télépathie elle avait transpercé mes pensées alors que je me disais : « Vas-y lance ton plan Marshall », la chienne de garde se tourna vers moi et par un faciès indescriptible me signifia clairement qu’elle avait remarqué mon manque d’intérêt pour la réunion et m’exhorter de bien vouloir mettre en sourdine mes réflexions internes trop bruyantes. Je commençais à ressentir lentement mes doigts faiblir sous la lourdeur de ma tête qui devenait de plus en plus pesante des conneries qui y rentraient par les oreilles. Un petit rictus retenu pointa vers l’oreille droite lorsque j’imaginais mon coude riper de la table par fatigue et m’affaler comme une grosse merde sur la nouvelle moquette. Je pense qu’Emma en face de moi pensait exactement la même chose lorsque nos deux regards complices se croisèrent et que je vis son sourcil gauche se lever en réponse à mon sourire… ses lèvres sèches réclamaient un verre de rosé et cela tenait presque de l’urgence. Tout d’un coup, interrompant ma rêverie créatrice et divertissante, j’entendis mon nom : « Nicolas, alors vous, ON ne vous vexera pas en vous disant que vous n’êtes pas un homme d’argent, ON est tous d’accord, mais ON aimerait bien savoir ce que vous en pensez, histoire qu’ON se fasse une idée ». Et là… par fatigue sans doute mais probablement plus par exaspération, j’ai osé cette petite remarque : « Sauf votre respect Madame, ce que j’en pense, c’est que de toute évidence : ON est un con ».
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samedi 15 novembre 2008

mercredi 12 novembre 2008

C'est bien ainsi...

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Le propre de l’homme...
... c’est de ne pas connaître son avenir

lundi 10 novembre 2008

L'inconnu de la semaine


Hum ? Hum ? Gros glaxon et petit moteur tu crois ?
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jeudi 6 novembre 2008

Le Lien



Contrairement à l’idée reçue, me semble-t-il, je pense qu’un lien ne se brise pas et encore moins par le milieu. C’est plutôt pour moi, deux personnes qui finissent par lâcher les extrémités d’une même corde…
Mais... aussi longue soit-elle, tant que l’un tien… l’espoir reste.

dimanche 2 novembre 2008

Mémoire d’Eléphant

Puisque sous la pression, tout ce qui est retenu devra de gré ou de force être libéré, souvent violemment par trop d’attente ou de pudeur, j’ai lu ces quelques phrases et ce fut comme un cri hurlé au visage de mon existence. Il l’a bien compris, lui, que ce sont ces mots, que j’avais besoin de comprendre, l’Eléphant :

" Si tu peux voir détruit l'ouvrage de ta vie / Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir / Ou perdre d'un seul coup / le gain de cent parties / Sans un geste et sans un soupir / Si tu peux être amant sans être fou d'amour / Si tu peux être fort sans cesser d'être tendre / Et, te sentant haï, sans haïr à ton tour / Pourtant lutter et te défendre / Si tu peux supporter d'entendre tes paroles / Travesties par des gueux pour exciter des sots / Et d'entendre mentir sur toi leurs bouches folles / Sans mentir toi-même d'un mot / Si tu peux rester digne en étant populaire / Si tu peux rester peuple en conseillant les rois / Et si tu peux aimer tous tes amis en frère / Sans qu'aucun d'eux soit tout pour toi / Si tu sais méditer, observer et connaître / Sans jamais devenir sceptique ou destructeur / Si tu sais rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître / Si tu peux penser sans n'être qu'un penseur / Si tu peux être dur sans jamais être en rage / Si tu peux être brave et jamais imprudent / Si tu sais être bon, si tu sais être sage sans être moral ni pédant / Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite / Et recevoir ces deux menteurs d'un même front / Si tu peux conserver courage et raison / Quand tous les autres les perdent / Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire / Seront à tout jamais tes esclaves soumis / Et, ce qui est mieux que les Rois et la Gloire / Tu seras un Homme... " - Sir, Rudyard KIPLING -

… que ces mots voyagent et trouvent où se poser sur une âme à forte-ifier et qu’ils produisent un aussi puissant écho comme ils ont fait vibrer la mienne : à Kab-aod

Ecouter la Musique
Nina Simone "Save Me"

mercredi 29 octobre 2008

dimanche 26 octobre 2008

L'inconnu de la semaine

"Si un corps musclé peut en faire rêver plus d'un...
... n'oubliez pas qu'il y a une tête posée dessus"
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(D'ailleurs... là, je crois qu'il la cherche justement)
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vendredi 24 octobre 2008

Si je ne bloguais pas...

1°) … je me serais depuis longtemps muré dans le mutisme. On s’attache sans doute plus aux écrits. Les paroles sont volatiles ; entre ce que nous avons à l’esprit, la manière dont on l’exprime, l’attention que l’autre y porte, ce qu’il en comprend et ce qu’il en retient… je pense qu’il doit y avoir une perte assez conséquente de la pensée initiale. De plus, la lecture permet d’être attaché aux mots et ne pas en perdre le sens et l’écoute en pensant à ce que l’on va répondre à son interlocuteur.
« Ecrire, c’est le moyen de parler sans être interrompu » Jules Renard

2°) … je n’aurais pas appris à apposer plutôt qu’à opposer mes idées à côté de celles d’autres bloggueurs par le biais des échanges de commentaires. Il n’y a qu’une lettre qui change entre ces deux mots mais, elle fait toute la différence.
« Pour avoir foi dans son propre chemin, il n'a pas besoin de prouver que le chemin de l'autre n'est pas le bon. »

3°) … je me priverais de purs moments de plaisir, de rire et de sourire à vous lire, vous qui avez un style, une plume (s’il on peut dire) relater des faits anodins avec beaucoup d’humour et de talent… (Clin d’œil à Sèb, Didou, Steppen et bien d’autres).
« Une journée sans rire ou sourire, est une journée irrémédiablement perdue. » K.O. Schmidt

4°) … mes nuits seraient certes plus longues mais plus agitées. En cas d’insomnie, j’aime parcourir les lignes de ceux que je lis, m’immiscer dans leurs écrits qui souvent m’ouvrent d’autres perspectives de réflexions, m’aide à penser différemment et peuvent malgré des expériences différentes élargir ma vision sur ce que je vis.
« Qui pense peu, se trompe beaucoup » Léonard de Vinci

5°) … je n’aurais pas fait de belles rencontres, qui en ont donné d’autres… virtuelles ou non…

Merci Sèb, cette chaîne n’était finalement pas une si mauvaise idée par contre, c'est la dernière à laquelle je participe... à bon entendeur !

Que vont en penser Didou, L’Elephant et Shams
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dimanche 19 octobre 2008

Game (L)over

Il y a encore un an, vue de loin, cette montagne de questions embrouillées et de pensées nocives me paraissait infranchissable. Face à elle, je ne m’étais jamais senti autant démuni et livré à moi-même. Ce que je pensais être de l’introspection n’était en fait que de l’auto-intoxication. J’ai fini par laisser s’écouler les jours en pilotage automatique. J’aurais pu perdre mon temps et mon énergie à en vouloir à la terre entière mais je me gardais bien de m’abaisser à cette lutte exténuante et vaine contre les choses, les circonstances ou les gens pour qu’ils soient tel que je le voulais et finalement ne rien changer à la situation.

« Il ne faut pas s’irriter contre les choses, car elles ne s’en soucient pas »

Alors, je me traînais dans les ruines du souvenir, submergés par de faux espoirs et des illusions dans une dysphorie pathétique. Je tentais de comprendre si c’était l’(ego)ïsme de mon cœur blessé qui me poussait à m’infliger tant de souffrance en m’accrochant à mon but dont il ne restait que des scories. Dans mon soucis d’économie des échecs, je me refusais tout abandon, jusqu’au jour où par lassitude (peut-être) ou lucidité (j’espère), j’ai fini par me résigner et par me dire « Oui, la situation est ainsi, il est temps d’accepter et surtout d’agir». Cet acte symbolique que je lui ai fait le mois dernier m’a libéré. J’ai ressenti comme un énorme soupir et un appel d’air appelant la reprise d’une respiration fluide et consciente. Bien sûr, je suis encore loin du noble sentier octuple mais je suis en chemin, plus confiant car même si la route est longue… il y a une route.


« Admettons que nous disions oui à un seul et unique moment, nous aurons ainsi dit oui non seulement à nous-même, mais à toute existence. Car rien n’est isolé, ni en nous-même, ni dans les choses. Et si, même une seule fois, le bonheur à fait vibrer et raisonner notre âme, toute les éternité étaient nécessaires pour créer les conditions de ce seul événement et toute l’éternité a été approuvée, rachetée, justifiée, affirmée dans cet instant unique où nous avons dit oui. » - Nietzsche -

Berry "Demain"

jeudi 9 octobre 2008

samedi 4 octobre 2008

L'inconnu de la semaine


Photo: Shower Scene by fullyclothed

En [+] "Comment prendre sa douche comme un homme" (ça tue un peu la photo, mais c'est drôle et pas si loin de la vérité)

jeudi 2 octobre 2008

Love Boat


Après des débuts difficiles, je dois dire que maintenant je m’entends plutôt bien avec mon boss. Je crois que nous avons trouvé les limites de l’un et l’autre. J’ai confiance en lui et de son côté, il sait qu’il peut compter sur mes compétences et il me laisse faire mon taff sans trop intervenir. Plusieurs fois, il m’a invité à ses petits cocktails dont je ne suis guère friant. Mais cette fois-ci, je n’ai pas pu y échapper : « Bon Nico, je sais que vous n’êtes pas très socialite, mais je tiens absolument à ce que vous veniez pour une fois ». Mon boss, il aime bien mettre des mots anglo-américains dans ses conversations… c’est… bizarre. Le jour J, il m’appelle sur mon portable pour être sûr que je sois prêt. Je l’étais, enfin plus ou moins, la ponctualité n’est pas mon fort ; plus par rapport à un agenda chargé que par un trait de caractère. Je me voyais déjà m’emmerder dans un coin du buffet en alignant quelques coupettes d’un champagne qui, j’en étais sûr, serait de la meilleure qualité et ce serait toujours ça de gagné. « Bon on y va » me dit-il en me tendant les clés de sa voiture : « Vous nous conduisez jusqu’au port ». Plutôt surpris, je me suis mis au volant de son espèce de monstre Mercedes. Dans la voiture, il m’a glissé un : « J’aimerais bien que vous restiez et vous faire un nouveau contrat ». Là mon coco, il n’y rien de moins sûr et dans ma tête je me disais : « il va falloir en rajouter sur la table, et je ne parle pas de petits fours ». Je suis resté silencieux et je pense qu’il n’a pas été trop surpris car il n’attendait pas vraiment une réponse. Arrivés au port, on s’est rendu sur le bateau où avait lieu la soirée. Un voilier qui soit disant aurait été commandé peu avant la fin de la guerre par Hitler. Je n’ai pas trouvé ça du meilleur goût. Apparemment, il n’est jamais monté dessus, sans doute trop occupé par son génocide et car il eut le seul trait de génie qu’on lui connaisse c'est-à-dire de faire un geste pour l’humanité en se suicidant. Pendant ces quelques considérations en moi-même, mon patron me tenait par les épaules en me présentant à une multitude de gens dont je connaissais bien souvent le nom mais pas les visages et je crois qu’à ce moment là, en voyant les clin d’oeils et sourires qu’il m’adressait, j’ai ressenti une certaine fierté… et une petite gêne quand il ajoutait : « celui-là, il est bien difficile de le faire sortir ». Je ne suis pas reparti trop tard, le champagne était effectivement excellent (je n’ai pas abusé… pour une fois), le buffet moyen (tant mieux pour ma ligne) et les rencontres intéressantes du moins assez pour augmenter mon chiffre d’affaires… enfin, celui de mon boss j’entends.

samedi 27 septembre 2008

mardi 23 septembre 2008

Une poussière dans l'oeil

Un passage attendrissant du « Petit Prince », c’est quand le renard lui fait ses adieux en disant : « Voici mon secret, il est très simple : on ne voit bien qu’avec le cœur. L’essentiel est invisible pour les yeux ». Après avoir écumé les différents niveaux de lecture de cet ouvrage, je m’interroge encore sur cette phrase. Je ne vois pas ce qui est simple et le « très » qui le précède est d’autant plus « euphémisant » si vous me permettez ce néologisme. Soit St Exupéry était un candide doux rêveur, ce qui montre bien que pour un pilote ce n’est pas sans danger. Sans dire, qu’un aéroport porte son nom, en y réfléchissant, ce n’est pas très rassurant non plus. Soit il a raison, et dans ce cas-là, mon cœur à moi, il devrait peut-être porter des lunettes.

samedi 20 septembre 2008

jeudi 18 septembre 2008

Tsubasa Reservoir Chronicle Vol.10

Même si tu ne sais pas qui tu es…
Même si d’autres veulent contrôler tes gestes…
Continue à souhaiter que ton voeu le plus cher se réalise.
[…]
Les moments du passés…
Sont aussi éphémères que la danse des flammes.
[…]
Puisque tout change…
Puisque rien ne reviendra…
Nous serons les dieux de la vie et du moment présent
*

*

dimanche 14 septembre 2008

Fake

Une semaine, c’est ce que nous avons convenue pour nous laisser à chacun le temps de la réflexion après que tu m’ais demandé courageusement de te laisser une seconde chance. Je comptais (un peu trop) sur la parole que tu m’avais donnée de me tenir au courant. Et, ce fut une longue semaine. Bien que longues ou courtes les semaines font toujours 7 jours ou 168 heures ; un océan nous sépare et 9 heures de décalage, c’est ce qui doit sans doute expliquer que le temps compte double et que cela fait maintenant quinze jours que je n’ai pas eu de tes nouvelles. J’ai envoyé un texto dans le vide. Finalement, tout cela est sans surprise car au fond je ne suis étonné de rien et c’est bien ça le pire justement : qu’il n’est rien de surprenant à tout ce qui arrive, rien qui puisse relever le niveau et à force de tomber aussi bas, il me faudra bientôt creuser pour trouver un peu d'humanité. Comme je me l’étais promis, je penserai à ton anniversaire. Je passerai chez Le Nôtre ou Puyricard pour t’offrir des chocolats. Je ne pense pas être très prolixe sur la carte qui l’accompagnera, peut-être un truc du genre : « Je trouvais sympa de terminer comme tu avais commencé : avec une boîte de chocolats ».


« La vie c’est comme une boîte de chocolats, on ne sait jamais sur quoi on va tomber »



"I grieve" Peter Gabriel

vendredi 12 septembre 2008

Para-chute

Une grande partie de mes capacités et de mon savoir se basent sur mon expérience vécue car d’aussi loin que je me rappelle, je ne crois jamais avoir réussi quelque chose du premier coup. Je pense aussi, que c’est la raison pour laquelle je n’ai d’ailleurs jamais trop eu envie de tenter le parapente.

mardi 9 septembre 2008

Up side down

Vous connaissez cette pseudo-psychologie de comptoir qui consiste à décrypter l’état d’esprit d’un individu selon s’il considère une bouteille à moitié pleine ou à moitié vide. Et bien, en lisant la bio de Airlock sur Lastfm, je me suis posé la question de savoir comment je devais comprendre cette phrase :
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« Souvent, nous comprenons mal pourquoi certaines choses nous arrivent, parfois, elles prennent une tournure inattendue et tout ce qu’il reste à faire est d’en tirer parti ».
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Hum ?! Alors ?!?

lundi 1 septembre 2008

Va savoir ... ?


Dépendre de soi-même
est parfois, la pire des dépendances
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Merci Hassan...
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samedi 30 août 2008

To Go or not to Go

C’est quand tout le monde reprend le chemin du travail que de mon côté, je commence à penser aux vacances. Elles sont un peu loin, qu’au mois de décembre. Malgré tout, les fins d’années m’angoissent tellement, que je voudrais cette fois-ci me préparer un peu à l’avance et partir… partir encore… avec toujours dans l’idée de ne pas revenir. Un autre pays ? Un autre continent ? Rester où je suis actuellement ? Si je vis sans me soucier des frontières, j’ai toujours ce besoin de me fixer des limites : « Au 1er septembre tu devras savoir si tu restes ou pas ». Généralement, c’est efficace… quand ça ne dépend que de moi. Aparté dans ma progression lente, un come back du premier homme que j’ai aimé... En 6 ans, il n’a physiquement pas changé, nous nous étions pas revus depuis et j’ai eu l’impression de l’avoir quitté la veille. Etrange aussi, de ressentir ce même Amour pour lui, avec la même intensité qu’autrefois sans pour autant regretté les choix que j’ai pris par obligation et avant tout pour me porter secours. Cela a confirmer qu’il reste l’un des hommes de ma vie, quelqu’un pour qui je n’avais aucun doute sur mes sentiments et pour qui j’aurais tout donné. Je me dis également, que mon cœur bat pour quelqu’un d’autre maintenant et, que je vis une situation similaire et que pour partir… en hiver ou en été, il me fallu juste un signe, un appel, un mot de sa part… je ne m’attendais à rien, j’espérais comme un gamin. Mais comme bien des promesses, il semble que celle-ci ne sera pas tenue. 24h00 c’est juste le temps qu’il te reste… tu auras du rab comme d'hab, je penserai aussi à ton anniversaire… mais après, ce sera à toi de partir et de respecter les limites. Tu reviendras, imaginant que le temps aura pansé mes blessures et estompé mon Amour sans te douter un seul instant des ravages que cela va occasioner. Tout ça abiment ma vie... car moi, aussi incroyable que cela puisse paraître, quand j'aime, c'est pour toujours... et au mieux au 1/3 du parcours, cela devient déjà lourd.

lundi 25 août 2008

Qui m’est destiné ?

A ceux qui pense que j’ai l’esprit étroit, je réponds oui ; à ceux qui pense le contraire, je donne la même réponse. Non pas que j’adhère en une quelconque spiritualité bouddhiste, pour laquelle j’ai le plus grand respect, mais simplement parce que « ma vision du monde » change chaque jour, certains de mes comportements avec… mais intimement, je reste tel que je me suis construit, le mieux que je le pouvais. Il en va de même pour ce qui est de la « destiné », ceux qui y croient et d’autres qui la réfutent. Sous forme de question, j’ai coutume de répondre à ce concept comme à une multitude d’autres par : « pourquoi rien plutôt que quelque chose ? ». Pourtant ou malgré, en cette fin de mois « doutes », où une fois de plus mon avenir va se redessiner selon mes décisions, j’ai envie de croire en cette phrase, qu’un étrange-er a déposer dans les circonvolutions de mon esprit :
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« Destiny is building bridges to the person you love »

*

dimanche 17 août 2008

Mon coiffeur est une fée

C’est Andy qui m’a filé l’adresse. Dans les rues de la vieille ville, j’ai galéré un peu pour trouver mais je suis enfin tombé sur le salon de coiffure, celui qui a de la pelouse avec des petites marguerites fixée au plafond. Ce n’est pas grand, la clientèle a entre 7 et 77 ans et tout le monde baignent joyeusement au milieu d’un tas de cheveux multicolore au son d’une musique électro-techno à donf. Puis, après un massage du cuir chevelu hyper relaxant, un shampoing qui se termine par un jet d’eau froide rafraîchissant et un séchage au tuyau d’aspirateur, vient la question fatidique. Vous savez, cette question à laquelle vous pouvez donner n’importe quelle réponse, mais qui se solde toujours par une déception à la hauteur de vos espérances.
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Michael : Alors, on les coupe comment ?
Moi : bhein j’ai envie de changer de tête, alors comme ce n’est pas trop possible, j’vais déjà commencer par changer de coupe de cheveux.
Michael : nous n’avons pas beaucoup le choix, vous avez les cheveux déjà courts, puis je suis coiffeur, pas Jésus. A votre âge, je ne vais pas vous faire une tête de gamin juvénile.
Moi : (fou rire) Cool … vous venez de perdre votre pourboire mais enfin, c’est vous le spécialiste ; vous avez carte blanche.
Michael : hum… hum… ok (sourire malicieux et regard qui brille).

Je pense que sur les 4 garçons du salon, environ 100 % doivent être homos. Michael lui, est un peu plus âgé, tatoué un peu partout, une belle forme de visage, très séduisant et des mains rassurantes (dans ce genre d’endroit il faut y être attentif). Les cheveux ont virevoltés de partout, j’ai eu un brin d’inquiétude passager quand j’ai vu les ciseaux couper ma tignasse d’une manière très particulière. Je commençais à sourire en voyant un début de résultat. Au final, c’était incroyable ce qu’il a pu faire de ma tête avec ce qu’il y avait dessus. Simple, esthétique, facile à coiffer et différent de tout ce que l’on m’avait fait. Je lui ai fait la bise en partant. Je lui ai demandé une carte de la boutique avec son nom dessus et les dates pour les nocturnes de pleine lune. Il y a des superstitions qui restent et des gens doués qui m’épatent encore.
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jeudi 14 août 2008

Sauvage – Suite & Fin

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Une suite ??
Arf… comme bien souvent, une suite il n’y en a pas eue. On efface tout (des souvenirs : pour quoi faire ?) et on recommence (peut-être…). N’est-ce pas mieux ainsi ?

samedi 9 août 2008

Sauvage – Part. 2

« Calme-toi… calme toi s’il te plaît », je n’arrêtais pas de lui dire ça, tellement ses étreintes étaient passionnées. Je commençais à fatiguer de ma journée, je pense qu’il était proche de mon état également et je l’ai entraîné vers le lit. J’ai enlevé mon T-shirt et je lui ai demandé la permission pour pouvoir enlever le sien. Il était en sueur, un corps magnifique dégageant son odeur de brun ambré. Parfois, il se levait, me repoussant puis revenant m’embrasser en disant des « non » qui voulaient dire « oui ». Cela m’a beaucoup charmé, amusé… attendri. A cet instant, je savais que notre nuit allait être chaude et érotique mais pas sexuelle. Tout comme le mien, aucune partie de son corps ne m’était interdite… c’est comme si nous faisions l’Amour en l’imaginant. Est-ce que cette dernière phrase est compréhensible ? Je crois que c’est comme si un quelconque acte sexuel aurait brisé le charme du plaisir que nous prenions l’un et l’autre. La nuit a été douce et calme, collé contre lui ou l’inverse. Notre transpiration malgré la clim liait nos deux corps nus abandonnés dans l’obscurité. Sur le matin, je me suis levé et j’ai éteint le réveil du portable. Les draps en vrac laissaient deviner les contours de ce garçon ténébreux qui a sauvé au bon moment, quelque chose dans ma vie. Je repensais à ses mots simples et essentiels, ils n’avaient rien à voir avec les discours intellos des garçons de sa génération qui en maîtrisent à peine la forme et encore moins le fond, servant leurs fadaises à ceux qui daignent les écouter. Je l’ai embrassé, laissant parcourir mes lèvres sur chaque zone de son corps tandis que ses mains enlaçaient ma tête fermement, ses doigts, emmêlés dans mes cheveux. J’entendais sa respiration forte et quelques mots inaudibles. Puis, nous avons dormi jusqu’à la fin de la matinée. Quand je suis sorti de la douche, il était là, assis sur le lit, avec ses vêtements d'hier soir, encore plus beau que la veille… à l’état brut. J’ai penché la tête et je lui ai souri en tirant la langue… je le trouvait magnifique et fragile. Nous voulions déjeuner mais nous ne l’avons pas fait. Nous avons zoné un peu en ville, marché et marché encore jusqu’à s’exténuer… puis il m’a raccompagné à la gare. Nous sommes restés une bonne heure l’un à côté de l’autre. On se frôlait, il prenait ma main, posait la sienne sur mes genoux. Il me regardait pendant que je mourrais de l’envie de l’embrasser jusqu’à ce que je lui dise : « Maintenant » pour que loin du regard des quidams il me vole un baiser contre lequel je ne déposerai pas plainte. « Tu m’appelles en rentrant », ce n’était pas une question alors je n’ai pas répondu. Et oui, je l’ai appelé, je crois même qu’un court instant je l’ai aimé… et après… ( ?) ! A SUIVRE

mercredi 6 août 2008

Sauvage - Part. 1

C’est certain, sa tenue vestimentaire n’était pas vraiment en adéquation avec l’hôtel dans lequel j’avais loué, sur un coup de tête, une chambre pour le week-end. J’ai ouvert la porte, il m’est apparu, frêle et sauvage, des cheveux noirs ébène plaqués sur la tête, un regard tout aussi noir et une voix grave monocorde qui m’a fait dressé de désir les poils des bras. Je crois que l’on s’est plu… presque instantanément. Il est entré et il s’est dirigé vers la fenêtre ouverte pour admirer la vue. « Tu vois, tu aurais du venir plus tôt pour profiter de la piscine et du soleil » lui ai-je dit. Il a souri et j’aurais voulu l’embrasser, tout de suite… à ce moment là. « J’ai bien failli mourir d’hypoglycémie en t’attendant » il a ri, j’ai sourit. Quelques minutes avant son arrivée, il m’a appelé pour me dire qu’il avait perdu les clés de chez lui. Je me suis demandé si c’était vrai ou simplement une excuse pour ne pas venir. Il a raccroché en disant : « je te rappelle » et sans même le faire, quelques minutes plus tard il frappait à la porte de la chambre. Nous avons longé le port, traversé des avenues, pris des rues étroites pour finalement s’installer dans un fast food halal. Il n’était pas avar de silence et ça m’allait très bien comme ça. Nous n’avions ni l’un, ni l’autre, l’envie de se jouer la comédie. Puis, nous avons marché, marché encore. A 22 ans, il semble avoir compris ce que j’ai mis des années à assimiler et à admettre. « L’homme est un animal, ce qui le différencie, c’est qu’il a conscience qu’il va mourir », c’est bien vrai me suis-je pensé. Je ne sais pas où il est allé pêcher cette réflexion mais c’est en effet, la seule définition viable à ma connaissance que l’on peut attribuer à l’homme. Cela devrait le rendre plus indulgent envers ses congénères mais il n’en est rien. « Je peux avoir des sentiments, mais je ne crois pas en l’amour, ça n’existe pas, se sont des idées en l’air, comme la fidélité… je suis un athé de l’amour ». C’est une religion qui en vaut une autre me suis-je dit. Puis nous sommes rentrés. Il m’a demandé s’il pouvait boire quelque chose et je l’ai invité à regarder dans le bar. Il a partagé sa bière avec moi, je l’ai embrassé dans le cou après avoir fermé la fenêtre. Je me suis accroupi auprès de lui. Sa tête s’est approchée de la mienne maladroitement et nous avons hésité tous deux à joindre nos lèvres… ses jambes tremblaient, il était fébrile et moi je me demandais malgré un état de bien-être à la limite de l’euphorie, pourquoi je n’avais plus ce genre de réaction au côté d’un garçon qui manifestement me plaisait. Il s’est laissé tomber de son fauteuil m’entraînant parterre avec lui. Il a plaqué fermement mes poignets sur le sol… mais quand il m’a embrassé tout n’était que douceur ... A SUIVRE

lundi 4 août 2008

Le pouvoir de la métaphore

Il s’est tourné vers moi et il m’a demandé si j’avais aimé, avec un sourire de gamin de maternelle présentant fièrement son collier de nouilles confectionné tout spécialement pour la fête des mères. J’ai souri… et soupiré aussi ; son rictus a alors laissé place à une mine défaite et à un regard réclamant une réponse à cette stupide question. Bien sûr, c’est la question qui est stupide, pas lui, je ne mélange pas sujet et objet ; mais il n’en était pas à ce point de discernement. Comme d’habitude, j’ai fait preuve de ma légendaire diplomatie : « tu sais le sexe pour moi, c’est comme les feux d’artifices, c’est toujours agréable à regarder, mais quand tu en as vu un, tu les as tous vus ». Il s’est positionné sur le dos, le regard fixé au plafond et avec sans doute plusieurs séries de points de suspension s’échappant de ses pensées. Je n’avais pas encore réalisé le mal que cette réponse pouvait causer, car pour moi c’est la stricte réalité… ma réalité. Quand on ne me demande pas de développer, j’en reste souvent à l’idée de base, qui est la plupart du temps, le Baobab qui cache la forêt amazonienne. Le sexe est un jeu où j’essais de trouver du plaisir de manière assez égoïste soit en l’éprouvant soit en en donnant à l’autre ce qui me donne une impression de pseudo-toute-puissance. Il n’est pas question de réification, c’est juste un deal, des règles simples établies avant la partie (de jambes en l’air). Le reste c’est autre chose… peut-être ce que l’on appelle l’Amour… j’en sais rien. Si c’est ça, je l’ai alors croisé deux fois dans ma vie. Cela n’a rien à voir avec un beau corps musclé et une belle gueule qui fait bander en répondant au mécanisme du fantasme. C’est l’érection de quelque chose de plus fort. Quand l’autre vous manque alors qu’il n’est que sous la douche, quand on attend son sourire ou son regard. C’est quand l’odeur de son corps vous enveloppe, quand sa peau se lie à la vôtre. Il se crée une dépendance qu’on se l’avoue ou non, cela n’a rien de contraignant d’être l’esclave de ce genre d’affects. Le sexe prend alors une autre dimension, même s’il est doux, bestiale, obscène… On peut-être dominé, investi d’une envie de s’abandonner à l’autre car on sait qu’il connaît nos limites. C’est une complicité, une union, une osmose où le moyen d’être encore plus près de l’autre ne peut s’envisager que par la pénétration ou toutes autres pratiques qui emmènent l’un et l’autre vers la découverte de chacun.
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Le sexe est jeu mais pourtant c’est souvent en Amour qu’il faut retourner à la case « départ ».

vendredi 1 août 2008

Profond : dans le sens du vide

« Vous allez vous exploser le cœur », c’est ce que j’ai réussi à lire sur les lèvres du prof de Fitness qui s’est approché de moi. Une fois mes écouteurs retirés de mes oreilles où braillait pour la 5ème fois Kelly Rowland et son titre « work » il a ajouté : « C’est une machine de cardio-training pas un appareil de musculation ». C’est ainsi également que je vois que ça ne va pas : je suis tout de suite dans l’excès. Mais, il y a d’autres signes qui ne me trompent pas comme : passer mes journées les dents serrées, encombrer mon appart jusqu’à ce que ce soit un bordel tel qu’une chatte n’y retrouverait pas ses grandes lèvres, réduire mon seuil de patience au minimum, engueuler mes collaborateurs, fuir les appels téléphoniques, recevoir ceux de ma Mère et les standards comme mal dormir, mal manger, gonfler comme un gone à la limite des larmes… Je sais ce qui cloche mais cela ne me rassure pas pour autant. Je tiens le choc car je me dis que je suis loin d’être à plaindre. J’ai beaucoup ce que d’autres n’ont pas ; pourtant ce qui me manque me fait pourrir sur pieds. J’ai pris la résolution de ne prendre des initiatives qu’au niveau professionnel, matériel et financier (ce sur quoi j’ai du pouvoir et une totale maîtrise en quelque sorte) et de laisser couler le reste car j’ai trop couru après ; mon endurance a ses limites. Et puis, j’ai des réflexions hautement philosophiques voire même psychanalytiques. Je me demande par exemple avec combien de doigts dans le cul Freud a bien pu naître et s’il a éprouvé du plaisir pour centrer toutes les relations humaines sur un plan sexuel. J’ai quasiment tout lu de ce cher Sigmund durant mes études et pourtant une seule réflexion m’a marquée et (pas si) curieusement (que ça) elle n’est pas d’ordre sexuelle : « On n’est jamais autant dans le désaide que lorsque nous avons perdu l’objet de notre affection ». Je pensais m’en être honorablement sorti, dispensant à « l’objet de mon affection » justement, le remord, la culpabilité, le pardon enfin, la plupart des trucs qui donnent mauvaise conscience et que je porte à sa place. Je dois me rendre à l’évidence à défaut d’aller ailleurs : j’ai beau attendre que ça passe, que mes sentiments s’atténuent, et c’est le jour où je pense que l’eau est plus claire et plus calme que les sacs de merde remontent à la surface. Décidément, aimer n’est pas une situation confortable.

jeudi 31 juillet 2008

Open your mind

Parfois, j’ai du mal à croire que ce grand mec baraqué ait pu être, il y a encore peu, à la limite de l’homophobie. Je me rappelle qu’au collège et même au lycée, ce genre de macho invétéré qui porte l’hétérosexualité à son paroxysme, qui charme les minettes en rotant leur bière bruyamment et surtout qui sont capables sur un coup de nerfs de vous faire rentrer un type tout entier dans une coquille de pistache, m’ont toujours témoigné une affection bienveillante et sans préjugés. C’est le cas de Maxence, qui m’en sort parfois des cocasses. C’est souvent l’occasion d’éclat de rires devant un bon chawarma que j’aurais, du coup, un peu de mal à digérer. Je crois aussi que c’est la libre expression qu’on laisse aux autres qui fait qu’ils se sentent à l’aise. Au départ, quand il ponctuait à la place de points ou de virgules ses phrases par des « p’tain d’enculé » ; « ce pédé », « cette tafiole » et autres allégories d’une haute qualité littéraire, il me faisait un signe de la main pour bien montrer que cela n’était pas dirigé contre moi. Désormais, il ne prend même plus cette peine, puisque maintenant comme avant cela ne me touche pas. Parfois, il me sidère par ses questions et sa sincérité, morceau choisi :

Maxence : attends, honnêtement Nico, j’ai vraiment du mal à imaginer un homme avec la bite d’un autre dans la bouche.
Moi : ah bon ?! Mais, ta bite dans la bouche de ta copine, ça ne te pose aucun problème
Maxence : mais je sais qu’elle aime ça !!
Moi : ah vouai ! bhein moi aussi j’aime plutôt ça
Maxence : heu, mais il y aussi, enfin tu sais quoi… la sodo et tout ça quoi
Moi : c’est effectivement une zone érogène, tu devrais essayer. Tu sais, le sexe pour moi c’est comme la bouffe : du plaisir, des nouveautés… en plus pour apprécier il faut déjà goûter et en ce qui me concerne je ne suis pas difficile : j’aime tout !
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Si l’homme ne change pas, il est tout de même capable d’évoluer et ça, c’est plutôt rassurant.
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lundi 28 juillet 2008

AnaCROCnisme


Cette tendance à avoir de l’avance sur les évènements est bien plus énervante qu’ostentatoire. Si je passe la plupart du temps pour un petit « nerveux », il apparaît pourtant clair, que je fais preuve d’une nonchalance s’accentuant avec l’âge. Peut-être pour freiner le rythme de ma vie finalement ? J’ai toujours eu cette impression frustrante que j’arrivais dans l’existence des autres beaucoup trop tôt. Quand je dis trop tôt, je ne parle pas en heures, semaines ou mois… mais bien en années ! A la trentaine, je me suis demandé si je n’en demandais pas un peu trop aux autres ainsi qu’à moi-même ? Si je n'avais pas une vision trop idéaliste des concepts comme l’Amour, la vie à deux, la vie de famille ? Un garçon, qui ne se voulait pas vexant mais qui pourtant a piqué ma sensibilité, m’a dit récemment : « Tu ne sais pas très bien ce que tu veux, je pense ». Et cela m’a fait réfléchir car je ne me suis jamais considéré parmi les personnes qui ne savent pas ce qu’elles veulent, savent à peine ce qu’elles ne veulent pas mais qui en attendent toujours plus. Je crois que l’expérience m’a mis dans une phase de latence. A force d’entendre des phrases du genre : « Je ne suis pas prêt », « c’est trop tôt », et blablabla… j’ai finit par attendre le bon moment pour les gens que j’aimais et ce parfois pendant des années, anéantissant pas mal d’opportunités qui au fond ne me manquent pas. Quelques dindes aux marrons plus tard et autres St Sylvestre foirées, des SMS, appels téléphoniques, Emails, me rappellent à l’ordre. Quand j’ai la chance comme récemment qu’ils tombent tous la même semaine, ça me met dans un état de nervosité bizarre. J’ai l’angoisse facile, les larmes me montent aux yeux sans savoir quelles émotions mettre dessus. A celui qui m’a dit un jour que je ne savais pas ce que c’était qu’aimer, je pourrais aujourd’hui lui répondre : « je crois que si toi tu l’avais su, tu ne m'aurais pas fait poireauté».

dimanche 20 juillet 2008

Oh my god(e)


Dans ces moments-là, je me débecte. J’étais sorti dans la ferme intention de m’acheter mon premier jouet sexuel comme on passe chez l’arabe du coin pour une boite de Mikado afin de palier une petite faim. Je ne savais pas encore quel aurait été le model, la taille, la couleur, etc. de l’engin mais je me doutais bien que le choix ne manquerait pas de toute manière. Pas de bol, le sex-shop était fermé. Ce ne fut pas une grande déception. Du coup, je me suis rabattu sur le premier établissement affichant un drapeau multicolore. Une fois entré, j’essais d’afficher quand même un comportement évocateur pour qu’il n’y ait aucune équivoque sur ma présence ici. De beaux corps, de charmants visages, des sourires engageants… bref, quelques poissons dans le bocal. Pourtant, je ne me sentais pas trop l’aura d’un séducteur et j’étais plutôt en panne d’affection plus qu’autre chose. Le souci souvent, c’est que ceux qui sont prêts à vous la donner ne sont pas ceux de qui vous aimeriez la recevoir. Au moment même ou l’accroche victorieuse de nos regards s’est engagés avec un bel Italien, un Belge qui ne failli pas à sa réputation de buveur de bières est venu s’asseoir à côté de moi pour me blablater en flamant des choses qui auraient été dans un autre contexte certainement très intéressantes (si c’est toutefois possible) mais qui ici, anéantissaient toute chance de parfaire ma culture Latine. L’autre, intarissable sur ses multiples qualités et biens immobiliers m’a finalement obligé à courir derrière mon Apollon et lui écrire mon numéro de téléphone sur une cigarette à l’aide d’un stylo emprunté au Kebab d’en face : vraiment grotesque ! ! ! Il y a des soirs où la fierté personnelle prend un bon coup de botte derrière les oreilles puisque c’est là que j’ai finit par me la mettre.

vendredi 18 juillet 2008

Gay-lurés !

Sortir avec eux, c’est risquer voir sa réputation de garçon sage en prendre un coup ; de toute manière je ne pense pas vraiment avoir cette réputation là. Intronisé par Sèb, j’ai fait la connaissance de Jérèm et Kahlid. A eux trois, j’ai nettement l’impression d’avoir un remake d’un film entre : Priscilla folle du désert, Boy Culture ou encore The Broken Hearts Club. Ils sont sans pitié et en quelques secondes ils démontent une personne en deux trois phrases assassines pour le rhabiller pour un hiver qui sera manifestement rude. Hors de question de jouer « sa » susceptible sans quoi on rentre chez soi en pleurant et en se rongeant les ongles. Ils les ont toutes dans le crâne et ils ont bien compris que "dans la gêne, il n'y a pas de plaisir". Puis, il faut bien l’avouer, au fond (il faut plonger un peu profond quand même) ils sont attendrissants. Il est bien ici le piège. Entre les sorties, les verres (0 C° d’alcool : ça me change !), partie d’Uno, je me suis abandonné dans la douceur bienfaisante qu’ils dégagent à leur façon : un regard, un geste tendre… des gestes trop tendres parfois. Finalement, la Blogosphère a du bon ; rencontrer ceux qui ne sont qu'une suite de mots sur un écran et être surpris car ils dépassent largement l'idée que l'on s'en faisait. Maintenant "ya" plus qu'à attendre la prochaine sortie "ma fille".

samedi 12 juillet 2008

Alien


Bien sûr, je pourrais emprunter le bord de mer, mais cette longue rue qui traverse la ville de part en part me fascine autant qu’elle me fatigue. C’est une jungle urbaine où la faune éclectique cache le vide sous les apparences qui brillent. On passe de la mamie qui vous bouscule mais à qui il faudrait dire « pardon » sous peine de se prendre un coup de parapluie Prada bien placé à la bimbo aux lèvres difformes bourrées de collagène injecté au pistolet à colle et à la peau du cul tellement tendue par le dernier lifting à la mode qu’elle ne sait plus comment marcher avec ses talons ; d’une petite pute de 14 ans dont le seul problème existentiel est de retrouver ses lunettes Gucci dans un sac Vuitton décidément trop grand au mec « métro » qui ne supporte pas d’être maté (mais qui adore ça quand même) et qui sort son regard 22 long rifle en bandant comme une bête. Parfois, je me surprend à rire en imaginant tout ce petit monde sous la forme de primates déambulant dans la forêt équatoriale. Dans ce microcosme du luxe les règles de conduite et de séduction me font regretter certaines villes d’Europe et d’ailleurs où j’ai vécu. Alors je m’évade, je redécouvre les voyages en train, le nez à la fenêtre, les écouteurs dans les oreilles, un bouquin ou un stylo dans les mains. J’adore les gares, les aéroports … je m’y sens comme sur mon territoire quel que soit la ville ou le pays, moi, qui pourtant n’habite nul part. C’est étrange quand j’y pense, de me sentir aussi bien dans les zones de transit alors que j’ai l’impression que ma vie sera un cul-de-sac tant que mon cœur ne se posera pas en même temps que ma valise. Peut-être que je ne voyage pas assez loin… puisque l’amour reste définitivement pour moi un concept extra-terrestre.

jeudi 3 juillet 2008

La gravité n’existe pas


En me levant ce matin là, je me sentais … comment dire ? Dissolu…, ma tête devant le miroir ressemblait plus à un Picasso qu’à la mienne. Je ne me sentais pas très bien mais ça allait. Je me demandais quelle nuit j’avais bien pu passer et si elle avait été vraiment reposante. J’émis un léger grognement de lassitude avec des manies très masculines, en baissant lentement les yeux vers le bas de mon corps. Comme bien souvent (et ça, ce ne peut-être que masculin), elle était levée avant moi. Du coup, j’hésitais maintenant entre un petit plaisir en solitaire ou une longue douche dépurative. J’optais pour la première option en me disant d’une part que cela ne me priverait pas de ma douche (l’inverse étant moins évident) et d’autre part, parce que la masturbation à ce pouvoir fascinant de répondre aux fantasmes les plus lubriques en éprouvant parfois plus de plaisir seul qu’avec quelqu’un. Oté d’une frustration, je la remplaçait par une autre : « Qu’elle sera ma journée si je n’agis pas ? Sera-t-elle réduite à néant ? ». La douche m’a fait du bien, mais je sens que j’ai mal au cœur. Une remontée acide du passé qui n’a rien à voir avec les bières que j’ai éclusées la veille. Décidément, je retrouve dans le Sud de la France, une autre Californie, avec des émotions ambivalentes que je savais gérer là-bas mais pas ici. Quand je drague ici, j’ai l’impression de faire le tapin. Je n’aime pas l’image que cela me renvoie, ça m’inhibe, ça m’énerve. Pourtant, en sortant ce soir là, je savais que je ne rentrerai pas seul. En quelques instants… il m’a fait planer et j’ai traversé une nouvelle fois l’Atlantique. Comme d'hab le vol est prodigieux et l'atterissage catastrophique.

mercredi 25 juin 2008

Chaîne alimentaire

Franchement, si je participe à cette chaîne, c’est vraiment par amitié pour Sèb : Il semble déjà bien me connaître puisque effectivement, comme il l’a bien senti : je suis ravi. Cela tombe un peu mal en plus ; période où mon laptop est un peu down. Que cela ne tienne, bien que le sujet ne soit guère intéressant en ces temps où je mange plus debout qu’assis, voici quelques détails sur la vie trépidante de mes habitudes alimentaires.

Bon, pour commencer : le règlement
· mettre le lien de celui qui m’a refilé ce truc : http://linkiseb.com/
· mettre le règlement sur mon Blog
· répondre aux six questions suivantes
· taguer quatre personnes à la fin du billet en mettant leur lien
· avertir directement sur leur Blog les personnes taguées.

1 - un aliment ou produit que je n’aime pas du tout :
Les blettes, cardons et autres produits dérivés. Je ne sais pas comment on peut manger ça. Franchement, j’ai fait des efforts auprès d’amis sachant soit disant les cuisiner d’une façon « unique et inédite » se vantant prématurément d’un résultat pouvant me faire changer d’avis sur ce que certains considère comme un légume, mais cela se solde tout le temps par une soupe à la grimace.
2 - mes 3 aliments favoris
Les pâtes, que je mangerais sur la tête d’un galeux, à toutes les sauces et quels que soient leurs formes, leurs couleurs, l’accompagnement.
Les pommes de terre, comme mon ami tagueur, en gratin, à l’eau, sautées (elles au moins), etc. etc. etc.
Le canard (désolé pour les végétariens et autres amis de la nature) de préférence en magret et pas trop cuit accompagné d’une sauce sucrée/salée
3- ma recette favorite
Les Lasagnes, d’ailleurs ils seraient intéressant de lancer un concours car je ne connais personne qui ait la même recette.
4 - ma boisson de prédilection
Le vin avec un penchant pour le rouge, plutôt terreux, genre Bordeaux mais ma préférence va vers les Côtes du Rhône avec lesquels on est jamais déçu. Un petit Vaqueras fera l’affaire, histoire d’accompagner le canard.
5 - le plat que je rêve de réaliser et que je n’ai toujours pas fait
Le foie gras
aux figues, pour rester dans la volaille ou bien une Socca que j’ai découvert récemment à Nice pour le Mai. Il paraît que ce n’est pas évident à cuisiner mais j’ai trouvé ça tellement bon que je vais tenter.
6 - mon meilleur souvenir culinaire
Un restaurant japonais qui m’a converti aux poissons crus où un habile cuisinier faisait danser le tofu comme un dieu et qui après deux ou trois saltos finissait sa course dans l’assiette entre deux gambas flambées.
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Qui va se mettre à table maintenant :
Walp : même si je suppose qu’il doit trouver ce genre de chaîne indigeste.
Didou : juste pour avoir une idée de ce que j’aurais dans l’assiette quand elle m’invitera.
Anydris : pour avoir quelques détails sur la bouffe de sa cantine.
Cereal Killer : pour un certain goût amer.
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samedi 7 juin 2008

Tout retourné

Il est bizarre ce mois de juin enfin, je parle pour moi. Je ne me sens pas au top de ma forme. Peut-être est-ce le temps maussade de ces derniers jours qui, par réverbération a infiltré mon morale ? C’est une excuse comme une autre ; d’ailleurs en ce moment (et ce n’est pas très bon), des excuses je m’en trouve des tas : pour ne pas me faire à bouffer, ne pas faire de sport, ne pas sortir, ne pas oser lui parler, etc… Il est possible que je sois saisi du syndrome d’adaptation avec quelque mois de retard. Pris par mon boulot et une nouvelle région, je ne me suis pas rendu compte de tous les changements que cela représentaient. Autour de ça, il y a ce garçon qui n’a pas caché son intérêt à mon égard mais pour qui je n’éprouve rien, une aventure chaude, très chaude mais d’un soir durant le festival, un flirt de quelques semaines fade, très fade qui est parti en sucette, mon postier (encore lui) qui me paralyse au point que je suis prêt à déposer un dossier à la cotorep, des « jeudi-vrogne » qui se multiplient (pas bon non plus ça), ce garçon de la rue Hoche d’une sensualité électrisante qui joue trop avec mon regard… Bref trop de choses en peu de temps que mon esprit analytique a du mal à gérer. Il y a peut-être un peu de solitude aussi, ça… on peut toujours le régler mais je n’ai pas envie de tomber dans le « prêt-à-baiser ». Oui, vraiment, il est bizarre ce mois de joint… oups, désolé, lapsus typographique.

vendredi 30 mai 2008

Poste restante

Jules : tu t’y es mal pris Nico
Moi : ah ouai ?! et comment aurais-je du m’y prendre ? « Salut ! j’voudrais un carnet de timbres, un recommandé avec accusé de réception et sortir avec vous s’il vous plaît ».
Jules : mais tu ne te rends pas compte… ce mec reçoit une carte, sur son lieu de travail, avec inscrit dessus : « je vous trouve charmant mais je ne sais pas comment vous aborder » ya de quoi prendre peur.
Moi : moi j’trouve ça plutôt romantique, en tout cas j’aurais appelé ou envoyé un mail juste par curiosité
Jules : C’est déjà un signe Nico s’il n’a pas répondu. En plus, si c’est le mec que j’ai vu l’autre jour, je ne sais vraiment pas ce qui te plaît chez lui, il est vraiment commun
Moi : et bien à moi il me plaît, je lui trouve beaucoup de charme, j’aime son regard et son sourire quand il daigne sourire évidemment
Jules : et qu’est-ce que tu comptes faire maintenant ?
Nicolas : demander un formulaire de transfère d’adresse et espérant tomber sur lui au guichet quand je le remplirais. Au moins il fera peut-être le rapport entre moi et la signature de la carte.
Jules : tu veux que je te dise Nico, il te manque vraiment 2 ou 3 semaines de cuissons.

mercredi 21 mai 2008

Les lois de l'attraction

Il y a trois ans (environ), je suis tombé amoureux dingue de mon opticien. Ce n’était pas un canon de beauté, mais je lui trouvais un charme fou. Je me surprenais le matin à passer devant la vitrine du magasin et faire en sorte que nos regards se croisent. Cela arrivait assez souvent… je voyais dans ses yeux plus d’interrogations qu’un réel jeu de séduction. Les méandres des idées qui traversent l’esprit humain sont telles les voies du Seigneur… impénétrables. J’ai finit par coller un jour sur la vitrine du magasin, juste avant qu’il ne ferme, une feuille A4 avec un smiley qui disait : « si tu veux te faire offrir un verre, appelle-moi » ; oser ne demande qu’un moment d’embarras (et un peu de scotch). Il ne m’a jamais appelé, et pour cause… Quelques semaines plus tard, en reprenant ma voiture, je le vois s’approcher de moi, rouge pivoine, manifestement gêné mais, de ce côté-là, je n’avais rien à lui envier. Je me doutais bien qu’il n’allait pas me proposer un plan « sous-sol de parking ». Il était juste garé à côté de moi. Chacun essayait tant bien que mal de trouver la serrure de la portière. Puis il s’est retourné et il m’a dit : « Je suis navré, je ne suis pas homo ». Je n’imagine même pas les efforts que ça à du lui demander de me dire ça, moi qui avait joué la carte de la lâcheté avec mon morceau de papier et mon ruban adhésif. Je suis resté bouche bé. J’ai du balbutier un truc du genre : « heu… bhein… c’est pas grave… j’suis désolé ». Il est parti et à l’arrière de sa voiture, j’ai vu deux sièges pour enfants ! Et dans ma tête résonnait cette petite phrase : « La honte putain ; putain la honte ! ». Si cette anecdote me revient à l’esprit et qu’elle me fait sourire c’est que je suis sur le point aujourd'hui de me ridiculiser de nouveau avec mon postier.

dimanche 18 mai 2008

Nombre d'Or

Je voudrais être telle la pyramide de Chéops, le temple de Salomon ou encore le Parthénon. Je voudrais être un tableau de la renaissance, une église romane dont il a donné les proportions. On dit que tout ce qui est bâtit sans respecter ce rapport précis quelque part finit par s’effondrer. Pourtant il y a bien un moyen que les proportions précises qu’il donne et qui permettent de peindre, sculpter m’aide également à construire ma vie. C’est un secret millénaire. Ce nombre est-il un produit de l’imagination humaine ? Il se vérifie pourtant dans la nature : dans le rapport d’écartement entre les feuilles des arbres afin d’éviter que, mutuellement, elles ne se fassent de l’ombre, dans le nombre qui définit l’emplacement du nombril par rapport à l’ensemble du corps humain. Seulement voilà même avec la formule est-il possible d’enrichir son existence par les forces cachées qu’il recèle ?


( 1 + √ 5 ) : 2 = 1, 618033988
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