mercredi 31 août 2011

L'inconnu de la semaine


La question n’est peut-être pas de partir en fin de compte mais, de trouver le bon compagnon de route.

samedi 27 août 2011

Black is (definitely) Black – Part. 1


« Nous sommes frères par nature mais étrangers par l’éducation.» Confucius - 
 
Aujourd’hui en France, il est parfois difficile d’avoir une opinion différente de celle que certains soi-disant « bons pensants » voudraient qu’on ait, sans se prendre un bon coup de décimètre sur le bout des doigts. Il n’y a pas si longtemps, Laurent Blanc s’est fait taper sur les siens, à la limite d’être taxé de raciste simplement pour avoir dit quelque chose de tout à fait juste : « Qu'est-ce qu'il y a actuellement comme grands, costauds, puissants ? Les blacks (...) ». J’vois pas ce qu’il y a de dérangeant dans cette phrase ; en plus c’est plutôt flatteur comme commentaire, je suis à des années lumières de se genre de qualificatifs. Moi, j’aurais même ajouté « beaux ». Cette réflexion n’en est pas pour autant une règle générale. On devrait tous naître égaux en droit (et il reste du boulot à ce sujet) cependant, force est de constater qu’on ne nait pas tous avec les mêmes aptitudes. Difficile pour un Blanc d'avoir le même style et le même rythme qu’un Black en danse ou en musique… même au niveau de l’esthétisme ça ne le fait pas trop. La façon de bouger, de ressentir le rythme, de maîtriser le corps, les muscles, les mouvements à quelque chose d’inné et d’évident chez eux même si derrière il y a du travail là où pour nos « petits rats de l’Opéra » il ne semble y avoir essentiellement : acquis, douleur et entraînement… mais le plaisir dans tout ça ?!?



Si vous avez aimez cette vidéo vous aimerez peut-être aussi celle de Turf Feinz «Dancing in the rain»

jeudi 18 août 2011

Jour J - longtemps

Pourtant je me sens fatigué, épuisé, éreinté, mais il est 1h30 du mat et toujours pas couché, je ne sais d’ailleurs pas si j’ai sommeil,  . Pour le savoir il faudrait que je me couche et j’en n’ai pas envie… d’ailleurs, je n’ai rien envie de faire. Je regarde la pile de bouquins à la tête du lit… soupires. Il faut que je me discipline, que j’apprenne à aller au dodo tout de suite après le brossage des dents, toute une éducation à refaire. Remarque, je ne risque pas de m’auto-punir de TV, je ne la regarde pas, je ne suis même pas sûr qu‘elle fonctionne, je ne l‘ai jamais allumée depuis que je suis rentré dans cet appart. Les micro-siestes n’y font rien, je ne récupère pas ; manque de vitamines ? Plus trop d’insomnies en ce moment, tant mieux ; mais encore des réveils nocturnes dus en grande partie au stress professionnel et à imaginer l’ayatollah qui me sert de patronne, essayer de me faire dire que la neige tombe noire alors que moi je la voie tomber blanche. Non, je crois que c’est assez simple en fait, il me faut tout simplement : des vacances. Je n’ai toujours pas fixé la destination mais j‘y pense très fort. Europe, Amérique, je n’ai pas pour l’instant envisagé l’Asie, mais vu l’état d’esprit dans lequel je suis actuellement, je me demande si un stage auprès d’un anachorète dans les grottes de l’Himalaya ne me serait pas plus profitable que d’aller griller sur une île semi-déserte du pacifique. Il reste aussi l’Afrique ou le Maghreb. Pourquoi pas l’Algérie, un ami m’y a invité. Je ne compte plus les semaines sans sexe aussi cet hiver, si je fais le bon choix, en plus de l’exotisme de la destination, je pourrais toujours m’arranger pour me faire enlever et violer par une tribu aborigène ou un quelconque groupuscule terroriste et optimiser mes vacances. P’tain décembre, c’est en décembre la quille… d’ici-là, je serai tellement lessivé, que je n’aurais peut-être même plus la force de porter ma valise.   Peut-être ne partirais-je pas d’ailleurs ? Si, si, si, je partirai en bâteau, en avion, à dos de chameau s’il le faut.  

« J'ai toujours détesté le labeur et si je travaille, c'est dans le but unique de subvenir à mes débauches (je me passe aisément du nécessaire). » Alphonse Allais -

vendredi 12 août 2011

Ici & Là

ICI… on se rebelle, encore et toujours blessé. Le ciel est bas, les relations sont instables, le moment présent semble manqué de densité, de chair. On voudrait tant allumer la nuit, brûler ce qui doit l’être pour pouvoir semer et espérer à nouveau.

LÀ… on rebondit, subitement éclairé. La vie se répand, brute, contagieuse, toujours neuve. Une situation se retourne, un regard inattendu réchauffe, un plaisir insoupçonné affleure. On sent la peau et le pouls du monde, on en fait partie, toujours imparfait mais enfin agrandi.

« Petite Anthologie spirituelle pour réenchanter le quotidien » Anne Ducrocq - 
(Et on ne rit pas, merci !!!)

dimanche 7 août 2011

Pour ne rien dire...

Deux filles qui ne savent pas marcher avec des talons, une mamie boulimique promenant son chien anorexique, un couple d’amoureux, deux jeunes en scooter, je regardais la vi(ll)e défiler, assis sur un banc de la place Valmy sous un soleil modeste mais une chaleur étouffante : pas de doute, vue comme on se fait chier, nous sommes bien dimanche. J’ai atterri là par hasard, un peu comme on dégueule dans un caniveau un samedi soir de fête, pour ensuite se sentir mieux. J’avais décidé de faire un petit tour en ville, et puis fatigué par la populace qui allait bien finir par me donner mal à la tête, je me suis replié dans les quartiers de l’arrière ville plus calme ; là où les poubelles ne sont pas tous les jours vidées, où il manque une patte à certains pigeons ou un bout de queue au chat, enfin bref loin du défilé fashion et du bling-bling de la ville. Des beaux garçons, des hommes attirants il y en a, ce n’est pas ce qui manque. Si en vivant ici, je devais me retourner sur eux à chaque fois que j’en vois un, je finirais immanquablement avec une minerve. Je ne le fais pas pour deux raisons principales ; la première c’est qu’ils ne m’intéressent pas, la deuxième c’est que je ne les intéresse pas non plus, finalement on est quitte. Je suis un gars banal, à la tenue vestimentaire banale, marchant de manière banale sur ses fonds de bluejean. Tout cet attirail affichant en grosses lettres ou motifs éculés Vuitton, D&G, Armani me paraît aussi ridicule que les manias de la spiritualité orientale qui pour mieux s’immerger dans leur lubie portent quelques tintinnabulantes pendeloques chinoises. Mais ne sombrons pas dans la critique malsaine, chacun fait bien comme il veut après tout et est bien libre d’être « l’homme sandwich » des grandes marques (désolé, c’est plus fort que moi). Je ne vais pas disserter sur la beauté ni sur ces Apollons à la tenue aussi soignée que ces filles aux culottes sales qui s'habillent en cachemire pour sortir avec eux le soir . Aujourd'hui, la Beauté, je sais la trouver ailleurs, le reste n'est que du plaisir éphémère pour les yeux. Mais revenons à mon banc, où finalement je ne suis pas si mal, l’esprit assez léger en fait. Ce qui, pour ceux qui pensent que mon réalisme peut passer pour du pessimisme, je dois avouer que le fait d’être assis ici, en ce dimanche à la con dont je n'aurais aucun souvenir dans quelques mois, à prendre le soleil, sans attendre personne, ni d’appel, ni de texto me procure au final, un bien-être assez agréable.

« Car le bonheur le plus grand dans la vie et le plus riche acquis, c’est un esprit bon et léger ».
Johann Wolfgang von Goethe - 

lundi 1 août 2011

Matière grise broie du noir


En ce moment, il faut me faire des dessins, des schémas, des histogrammes, me parler en chiffres, en taux d’occupation, en pourcentage, en CA H.T. ou T.T.C., en Euros voir en Dollar, en taux horaires, en ratio,  etc… tout ça je le comprends très, très bien car pour le reste il semblerait que je sois à la ramasse. Tout ce qui est du domaine du verbal et non-chiffré semble m’échapper. 


J’suis trop souple selon mon patron, trop sévère et exigeant selon le personnel, je ne donne pas assez de nouvelles à certains ou je ne les donne pas comme il le faudrait à d‘autres, mes attentions tout comme mes intentions sont mal comprises, mal interprétées, voir ignorées… bref… je m’interroge sur ma façon de communiquer et ça m’angoisse (c‘est un euphémisme). C’est vrai qu’au premier abord je parrais froid et distant, je ne suis pas d’une approche facile, je ne veux pas jouer les "Caliméro" mais certaines choses me paraissent parfois un peu injuste. J’ai l’impression qu’entre ce que les autres imaginent de moi, l’image que je donne et ce que je suis vraiment, il y a un gouffre qui s’apparente à un trou noir dans lequel j’ai l’impression d’être aspiré. En même temps, je ne peux pas les ignorer, il y a toujours quelque chose de pertinent dans ce que les autres disent  ou pensent de moi. Mais enfin, pour limiter les contrariétés durant cette période et éviter un AVC précoce dû à un stress professionnel qui ne facilite pas ma diplomatie et mon sens du relationnel même dans la sphère privée, j’ai décidé de me mettre un peu au vert. Je vais restreindre les emails, faire des réponses courtes au téléphone afin d’éviter les discordes et réduire les contacts sociaux (c’est-à-dire rester chez moi) pendant quelque temps au moins. Rien que le fait d’ouvrir la bouche pour dire quelque chose finit par me donner des boutons tellement j’ai peur que cela soit mal pris et qu’on m’envoie bouler.  « Tu as la peau dure » comme me disait un pote un jour, c’est peut-être vrai, mais il ne faut pas croire que cela ne finit pas par m’atteindre. Je communique mal, je le sais, ce n’est pas mon fort la communication. Dans un même temps quand je la ferme on s’imagine que je fais la gueule, que je cache quelque chose ou que je me prépare à sortir une vacherie avec le cynisme qui (pour le coup) est le mien ; et pourquoi personne ne pense que c’est peut-être parce que je n’ai rien à dire ? Car ça arrive souvent… que je n’ai rien à dire !!! Et je n’aime pas poser des questions, forcément ça ne facilite pas les échanges. Les questions, je trouve ça intrusifs, agressifs et parfois violents obligeant l’autre à parler alors qu’il ne le souhaite pas, voire le pousser à mentir. J’essais à ma manière de montrer aux autres que je tiens à eux, qu‘ils sont importants pour moi, même si je ne suis pas toujours disponible, que je les aime, parfois pas comme ils le souhaiteraient … bien désolé… J‘ai profité de l‘appel d‘Emma, l’autre soir, durant mon inventaire papeterie (ô combien vital pour l‘humanité), une pointe d’émotion dans la voix, une larme glissant sur le papier à en-tête tout neuf et encore excédé de me faire envoyer chier de tout côté, pour lui demander si elle me trouvait égoïste, si je parlais trop de moi, si je ne m’intéressais pas assez aux autres, en somme si j’étais un gros con égocentrique et intéressé ; histoire d’avoir un avis extérieur n’étant plus assez objectif avec moi-même. C’est la première à dire que j’ai un caractère difficile, qu‘il n‘est pas facile de me cerner, que l’honnêteté n’est pas toujours une qualité chez moi ; j’sais pas, je ne me rend pas compte, il me semblait avoir pourtant des relations assez simples avec les autres ? Elle a bien tenté de me rassurer comme elle le pouvait (bichette) mais il ressort de mon introspection que l’image que les autres ont de moi pourrait bien être la bonne et que je me leurrerais sur ce que je pense être… si c’est le cas, j’ai quelque soucis à me faire et je risque bien d’en prendre pour 30 ans de crédit si je venais à poser mon cul sur un divan. 



Music :  "You Don't Know Me" Greenskeepers featuring DIZ 
Illustration : GraphJam
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