dimanche 27 février 2011

Give Me Love



Artiste : Aless Kid and the Lost Stars
Source : Toli - Absolutely Awesome

jeudi 24 février 2011

La belle affaire


C’était hier, en rentrant chez moi, un soir où l’hiver fatigué voudrait laisser la place au printemps en offrant une atmosphère d’automne, comme pour marquer une transition pas trop brutale ; à l’image du dernier message laconique qu’il a laissé sur mon portable. En le lisant, j’ai su qu’il n’y avait plus rien à attendre. Je le savais déjà, je le ressentais : le choix des mots, l’absence d’émotion, la distance, sa gêne et sa lâcheté qui finiront par s’estomper quand finalement il finira par oublier que j’ai existé. Il est parfois bien difficile d’endurer d’aussi belles émotions qui ressemblent à l’élégance des ces éphémères qui virevoltent dans la nuit et finissent sur le pavé une fois le jour levé. Il doit bien y avoir une raison à leur existence si courte, c’est à se demander à quoi sert leur mort si précoce. Il suffit d’accepter sans chercher à savoir pourquoi, à quoi cela servirait-il sinon à se gargariser d’un mensonge supplémentaire. Après tout, je ne m’attendais à rien… faux… en fait, j’espérais donc je m’attendais à quelque chose. Il y a pourtant une question à laquelle je peux répondre sans avoir à lui poser : tant que l’espoir d’un avenir heureux qui pourrait changer ma vie reposera sur quelqu’un d’autre, il n’y aura alors aucun avenir heureux.

« Derrière tout ce qui est exquis, on trouve ainsi quelque chose de tragique. » Oscar Wilde -


dimanche 20 février 2011

Oranges



Court métrage australien réalisé en 2004 par Kristian Pithie avec Thomas Blackburne, Brad Flynn, Robyn Nethercote et Martin Sharpe. On retrouve ce dernier dans Lake Mungo un très bon film sorti en 2008 (pour ceux qui aiment se faire peur). La musique d’Oranges est signée Dale Cornelius et elle est juste superbement émouvante.

mardi 15 février 2011

No Comment


Encore une victime de la mal-bouffe
Six mois avec une pince chirurgicale dans l'abdomen

Source : 20 minutes (Lyon)

samedi 12 février 2011

Les chouquettes


« L’avenir nous tourmente, le passé nous retient, c’est pour ça que le présent nous échappe. »




Combien d’années nous séparent ? Six, huit, dix ? Quand on a pris pour acquis qu’on peut prendre soins d’un désir sans attendre sa réalisation à tout prix, les relations humaines gagnent en intensité, les émotions en puissances et la frustration laisse place à des fantasmes d’un érotisme torride que la réalité peut anéantir en une fraction de seconde. Son charme, ce regard ténébreux, son sourire ont mis du temps à m’atteindre car parfois mon attention quitte l’ici et maintenant pour conquérir trop précipitamment un futur incertain alors, que dans le moment présent je pourrais goûter à ces petits instants de séduction dont je raffole. C’est un matin, que j’ai réalisé, en entrant dans cette petite boulangerie, que ses yeux cherchaient les miens et quand il les trouva enfin, je compris. Quelques secondes de silence entre nous et ma gêne de voir l’éclat de son regard se poser sur moi ont suffit à faire naître ce désir, à comprendre, à le voir vraiment. Chaque jour ou presque maintenant, nos gestes tendres et nos attentions pudiques révèlent un peu plus l’attirance que nous avons l’un pour l’autre. Quand sa main dépose la monnaie dans la mienne, quand il me suit du regard changé de trottoir ou quand son attention s’attarde sur moi quand je pénètre dans la boulangerie, je sais qu’un jour sa peau halée se mêlera à la mienne, qu’il m’enlacera avec force pour réchauffer mon corps engourdi par un hiver trop long en laissant son odeur ambrée originelle sur ma peau et le goût de ses baisers sur mes lèvres. Que restera-t-il alors de ce formidable désir ? Que deviendra cette passion sans cesse renouvelée exempte de toute déception car inassouvie quand, impatiemment nous attendions de nous voir quelques minuscules minutes par jour ? Qu’adviendra-t-il de ces petits sacs de chouquettes qu’il me filait en douce? Alors que ce matin le petit jour se lève, voilà que j’anticipe encore, que j’oublie déjà d’apprécier que pour la première fois il vient de se réveiller à mes côtés.



Musique : The Radio Dept. "I wanted you to feel the same"

lundi 7 février 2011

On se texte ?


C’est une histoire ordinaire, ma Sœur me fait rencontrer un de ses collègues de travail pour qui j’avais un petit faible. Nous buvons un verre, nous couchons ensemble, il me promet que nous nous reverrons et nous ne nous sommes pas revus ; pas de réponses à mes appels, ni à mes messages, pas plus d’explications :
disparition totale !

Emy : tu es vraiment un gros con Nico !
Moi : tu ne m’apprends rien
Emy : tu étais obligé de lui écrire ça ?
Moi : bhein ouaip

La soupçonnant de vouloir nous « rabibocher », elle avait dû boire un café avec lui dans la matinée avant que j’arrive chez elle pour le weekend, et motivé par je ne sais quelle raison, il m’a recontacté par textos :

Lui : Joyeux anniversaire, bon weekend, amuse toi bien
Moi : Merci
Lui : tu me garderas une part de gâteau
Moi : s’il en reste, je t’en laisserais une à emporter
Lui : lol tu ne me l’apporteras même pas toi-même, j’avais déjà acheté un joli nœud à me mettre sur la tête pour faire le cadeau ;-)
Moi : A quoi bon un joli ruban quand le paquet est vide
Lui : Non… le paquet n’est pas vide !!!! Et d’ailleurs comment dois-je prendre cette réflexion ?
Moi : si tu te poses la question c’est que tu n’es plus très loin de la réponse

[Fin de l‘échange]

Finalement, c’est une histoire ordinaire qui prouve que le temps n’efface pas le mal ni la peine que le silence nous oblige à assumer et qui en dit beaucoup sur la personne, anéantissant tout espoir d’une autre chance avec… « le gros con ».

jeudi 3 février 2011

L'inconnu de la semaine


Joyeux nouvel an Chinois et bienvenue dans le signe du Lièvre ! Encore une année où on va se faire baiser par des tortues !
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