mercredi 18 octobre 2023

Tu écoutes trop de musique


Après plusieurs tours de stade pour me vider la tête, cette chanson atterrit dans mes oreilles, je lève les yeux vers le ciel ; je perds un temps soit peu mon souffle pour un p’tit clic-clac Kodak et la rejoue en boucle pour me changer les esprits pendant encore quelques tours de piste… 


Docteur, un jour je marierai un ange | On fera l'amour dans les nuages | En priant pour que rien ne change | Tu sais, une histoire ancrée dans les âges | Docteur, un jour je marierai un ange | On fera l'amour dans les nuages | En priant pour que rien ne change | Ici, l'amour c'est beaucoup, beaucoup trop superficiel | On fait que te répéter un jour il tombera du ciel | Et c'est toujours les mêmes discours | De belles paroles, bientôt vous serez à court | Aussitôt que le jour se lève | Je m'en vais faire un tour et je rêve | Que plus rien ne bouge sauf nos lèvres | Je m'élève | Aussitôt que le jour se lève | Je m'en vais faire un tour et je rêve | D'un amour n'existant pas | Qui pourtant m'attristera | Docteur, un jour je marierai un ange | On fera l'amour dans les nuages | En priant pour que rien ne change | Tu sais, une histoire ancrée dans les âges | Docteur, un jour je marierai un ange | On fera l'amour dans les nuages | En priant pour que rien ne change, ne change | Ici, l'amour c'est beaucoup, beaucoup trop conceptuel | On fait que te répéter les hommes, les femmes sont si cruels | Et c'est jamais comme au cinéma | Décidément on est moins beaux loin des caméras | Aussitôt que le jour se lève | Je m'en vais faire un tour et je rêve | Que plus rien ne bouge sauf nos lèvres | Je m'élève | Aussitôt que le jour se lève | Je m'en vais faire un tour et je rêve | D'un amour n'existant pas | Qui pourtant m'attristera | Docteur, un jour je marierai un ange | On fera l'amour dans les nuages | En priant pour que rien ne change | Tu sais, une histoire ancrée dans les âges | Docteur, un jour je marierai un ange | On fera l'amour dans les nuages | En priant pour que rien ne change, ne change - Pierre de Maere “Un jour je marierai un ange”

vendredi 13 octobre 2023

Tu lis trop de livres

Dans ce monde qui progressivement se délite inexorablement, je m’interroge actuellement sur “l’Âme”. Pourquoi ? Et bien puisque j’arrive à un moment de ma vie où mon passé pèse plus lourd que mon avenir, je me suis dit que c’était le bon moment pour me poser sur “qui je suis” et par extension de ma relation aux autres. Qui je suis au-delà de la forme, des masques, des rôles, etc. ; et peut-être trouver quelques réponses sur mes difficultés relationnelles avec l'univers qui m'entoure.  L’ouvrage de François Cheng a révélé quelque chose qu’inconsciemment je ressentais profondément : nous ne sommes pas que des corps physiques et des esprits pensants - trop… beaucoup trop -. C’est très beau à lire, c’est rassurant, inspirant et cela ouvre des chemins de réflexion sur soi et le monde dans lequel nous évoluons. C’est le genre d’ouvrage pas très épais mais long à lire car certaines phrases sont si percutantes qu’elles donnent à réfléchir. C’est aussi, l’un des premiers livres sur le sujet que j’ai terminé depuis que ma Sœur m’a parlé au décès de notre Père de “Vieilles Âmes”. Elle pense qu’il en était une. Depuis un an et demi ça me trotte dans la tête et, j’ai fait quelques recherches qui m’amènent bien évidemment vers des sites ésotériques, pseudo-psychologiques, new-wave (ça s’utilise encore ce terme ? ), de spiritualité vulgarisée mais malgré tout assez intéressants ; assez pour penser qu’elle n’est peut-être pas tout à fait dans le vrai et que le paternel aurait bien pu me refiler le relai… je développerai je pense prochainement. Quant à François Cheng, il analyse ou du moins envisage l’âme de manière si large qu’à la dernière page il est difficile de douter de son existence.

mercredi 11 octobre 2023

Même pas une fine couche de glace


Il y avait là, cette année, pour un weekend, à quelques kilomètres en train, Aix-Les-Bains. La station thermale est surannée mais toujours populaire. Elle vieillit mal, comme toutes les villes victimes des dommages collatéraux de l’économie, de la mondialisation, de la désuétude de tout ce qui faisait le charme d’une culture, d’un pays, d’une région, d’une ville… C’est ça soit disant “le progrès”, la disparition du bien au profit du pire. C’est comme évoluer dans une image d’Épinal en ce mois d’octobre au climat improbable. Je parcours les rues sans les reconnaître et en les imaginant telles que je les avais connues. Heureusement, il reste quelques repères, le lac notamment, toujours paisible, reposant… calme, presque immuable. Ce fut un dépaysement sans véritable apaisement, une coupure nécessaire pour reprendre du souffle, une interligne dans le texte de cette année qui commence à compter ses jours avant d’entamer les dernières pages. Et après… après, et bien, c’est une autre histoire… un recommencement, un tout nouveau commencement. Encore ? oui peut-être, non sûrement… juste une progression, une progression lente afin d’éventuellement me réaliser... sur le tard.

[+] La petite musique qui va bien avec "La Ballade de Jim" - Paradis