jeudi 29 mars 2012

En pelote



« C'est bien la pire peine de ne savoir pourquoi sans amour et sans haine , mon coeœur a de la peine.» - Verlaine


Crédit Photo : Gonzalo Bénard

lundi 12 mars 2012

La théorie de la tasse de café

Ces derniers jours, je n’ai pas été très loquace. Rien ne me venait, du moins par écrit, donc j’ai peu posté en février. C’est surtout une suite d’images qui s’est succédé comme si pendant 29 jours j’avais vécu dans un roman-photo. Mois bizarre, le plus court de l’année et celui qui pourtant me semble le plus long, faisant émerger avec beaucoup de perspicacité mes ressentis ambivalents et exacerbant ma cyclothymie. Tantôt de bonne humeur ou pas, plein d’énergie ou lymphatique. J’observe les autres, je mate, je flirte, je joue un peu… avec mes fantasmes surtout. Des regards se croisent, certains fuient le mien ou le soutienne ce qui déterminera le plaisir ou la frustration qui suivra ce petit jeu qui ne mène pas à grand-chose si ce n’est à me palucher, ce qui tient plus de l’urgence que de la lubricité. Je ne me plains pas d’une certaine solitude puisque je ne fais pas beaucoup d’efforts pour faire le premier pas. Je me cache souvent derrière mon travail en me disant qu’étant donné le temps que je lui consacre, il n’en reste plus beaucoup à accorder à quelqu’un et ça c’est une putain de bonne fausse excuse. Et puis, il y a les gaffes ; ce beau mec que je vois s’approcher de moi à grands pas, un immense sourire, qui me serre une main insistante en me demandant comment ça va : « Euh… bonjour… on se connaît ? ». Putain, la honte ! On fréquente la même salle de sport. Je vois se dessiner sur son visage une déception indescriptible qui m’amènera à présenter mes excuses la prochaine fois que je le croise. Je me suis senti très mal après, sans doute par empathie. Je n’arrête pas d’y penser.  Je me dis que je me prends la tête pour rien mais en y  réfléchissant un minimum, j’en viens à penser que je manque d’attention ; trop concentré à garder mon équilibre comme si je marchais sur une poutre posée entre deux buildings. Il y a sans doute une partie de stress mêlant vie professionnelle, vide sentimental et autres frustrations ; plusieurs nuits ce mois-ci, je me suis réveillé en sueur dans un lit complètement trempé comme si j’avais couru un marathon. Et, dans l’après-midi, surgissant d’un passé de plus de 20 ans,  je me suis souvenu de ce que m’avait dit un ami pour éveiller l’attention sur ce qui nous entoure sans être trop focalisé sur soi: « on doit mener sa vie comme on sert une tasse de café, pour ne pas en renverser de partout, il faut tenir la soucoupe bien en main, avoir confiance en soi, ne pas se focaliser sur la tasse et marcher d’un pas assuré droit devant soi ». 

Crédit Image : Fahad0850

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