dimanche 16 septembre 2012

vendredi 7 septembre 2012

Rétrospective - Part.9



« Le chevalier est tombé du cheval, le totem est rongé par les vers et on doit sans cesse réinventer la machine à vapeur – seul le lever du soleil reste fidèle à lui-même. »
Katarina Mazetti "Le mec de la tombe d'à côté"

Circonspect, c’est l’état dans lequel j’étais après avoir lu la carte laissée à son départ. Au recto, une image en noir et blanc d’un autre temps, au verso, des mots choisis, un style, un phrasé. Au point final, dans un levé de sourcils,  j’en étais venu à m’interroger si nous allions nous revoir ou pas. Le livre, laissé sous mon oreiller, était-il lui aussi un message par son contenu ? L’inconscient est souvent le complice de la lâcheté. Bien que n'appartenant à aucun réseau social, il fallut être bien naïf pour croire que je ne sache pas ce qu’il s’y échange. Mon dernier texto, lui demandant de s’expliquer sur la personne avec qui il apparaît en couple sur sa page est resté sans réponse. Dans la foulée, je lui aurais bien écrit, histoire d’expier un peu de colère, qu’il s’était bien foutu de ma gueule durant les trois semaines qu'il a passés chez moi, mais ce serait peine perdue tant ce genre d’individus s’arrange plus facilement avec sa conscience que moi avec ma déception. À bien y réfléchir, je suis également fautif. J’ai bu à la fontaine des belles paroles et me laissant avoir candidement avec la passion d'un jouvenceau qui aurait patienté trop longtemps. L’usure ? L’habitude ? L’expérience ? J’en sais rien… mais le plus dérangeant c’est que ça ne me fait pas grand-chose en fait, je me demande même jusqu’à quel point ça m’arrange.  La blessure est peu profonde et honnêtement, elle tient plus de l’amour-propre que de l’amour tout cours. Pourtant, dans ce genre d’état où l’autre repart sans se retourner, satisfait de ses belles flambées de fornications estivales, je ne peux m’empêcher de me tourner vers le passé, vers celui que j’ai aimé, je pense à lui, je refais un peu notre histoire. Je sais, il ne faudrait pas et je connais trop bien le mot clinique pour ce genre de comportement voire de perversion. Je ne suis pas sûr que ce soit pathétique, c’est en quelque sorte rassurant… car là au moins, je connais la fin. Et ça m’apaise, pour être honnête c’est parfois la seule chose qui me permet de trouver le sommeil. Pour se consoler, rien ne vaut quelques projets, prendre soins de soi. Aussi, j’ai acheté mes billets d’avion ; je me suis dit, tant qu’à prendre des coups autant que cela soit des vrais. Cet hiver, je partirai donc en Asie pour mon entrainement de boxe, histoire de troquer un gros cœur qui pompe dur contre deux poings qui cognent fort.




Musique : Archive "Silent" 

lundi 3 septembre 2012

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Cannes, rue d'Antibes, Août 2012 


Marseille, quartier du Panier, Septembre 2012



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