vendredi 31 juillet 2009

Evolution


Depuis quelques semaines, je voyais bien que ce garçon me tournait un peu autour et comme de mon côté je ne suis pas très observateur de ce genre de parade, je n'avais pas trop remarqué jusqu'à ce qu'il m'offre un café accompagné de son numéro de téléphone. L'accroche était plutôt directe mais comme il faut me faire des gros appels de phares pour que je réagisse cela tombait plutôt bien. Après quelques jours, je me suis décidé à lui envoyé un texto : « Tu travailles, as-tu mangé ?». Il était environ 21h30, j'avais faim et un petit apéro dinatoire me paraissait une bonne première approche. Sa réponse : « Je suis à au café du Nord, rejoins moi, nous verrons ce que nous ferons après ». Quand je suis arrivé, il était devant son ordi NotePad, en conversation Messenger avec un plan qu'il devait (je suppose) se garder au chaud. Il a daigné me dire bonjour, puis il a continué sa conversation, m'ignorant totalement tout comme certaines règles de bien séances qui me semblaient jusqu'à ce jour, tomber sous le sens à savoir considérer les gens que l'on a face de soi plutôt que ceux devant un écran d'ordinateur. Il aurait pris quelque minutes pour clore sa conversation, j'aurais tout à fait compris, mais j'ai tout de même eu le temps de me boire deux kirs, commander, manger et régler mes pâtes à la rabiata, très bonnes soit dit en passant (je n'aurais pas tout perdu) ; temps écoulé : pas loin de 50 min. « Bhein, tu t'en vas ?» me dit-il manifestement surpris. « Un peu que je m'en vais espèce de trou d'uc » me pensais-je. Mon humeur du soir était à la décence et je me suis contenté d'un « Oui et si tu as un cerveau, peut-être que tu vas trouver pourquoi ». J'en doutais ; en cas de suicide par balle, il est probable que celle-ci va ricocher pendant un moment dans la boîte crânienne avant de trouver quoi que ce soit où se loger. Il est bien là le problème de l'évolution. Privilégier le virtuel à la rencontre réelle, celle qui engage quelque chose et qui ne soit pas basée sur le fantasme. La société loue une communication exponentielle, toujours plus performante et pourtant nous nous sommes jamais aussi mal compris. Entre téléphones portables, ordinateurs et autres on en arrive à oublier l'Homme, forcé de constater qu'il est devenu l'esclave de toutes ces nouvelles technologies nous réduisant à des animaux dotés d'une intelligence artificielle in-civilisée. Je suis quasiment certain que nous vivons tous, à différent degré, dans notre vie de tous les jours, des situations de ce genre d'une violence cachée inouïe et qui nous réifient. Hormis un ego un peu froissé, je n'ai pas été très perturbé par cette expérience. Quelque part, j'arrive à en sourire car de son côté, je suis sûr qu'au cours d'un chat, il a du raconter à ses amis virtuels, que celui qui avait un problème c'était moi et non lui.

vendredi 24 juillet 2009

De mal en pig


Ma collègue : Tu as vu Nico, il ne parle que de ça dans les journaux
Moi : s'il fallait croire les médias, ça se saurait
Ma collègue : bhein ?!? tu es toujours en train de lire la presse
Moi : cela fait trois semaines maintenant que je n'ai ouvert ni un journal, ni un magazine
Ma collègue : tu as la T.V. quand même !
Moi : oui, j'dois bien en avoir une quelque part effectivement
Ma collègue : c'est grave quand même, on va tous y passer
Moi : oui, si on échappe aux grands fléaux du XXIème siècle, mourir de la grippe ça serait vraiment ballot
Ma collègue : ça se propage bien quand même
Moi : hum, oui, pas certain que l'homme soit complètement en dehors de tous ça. Quoi qu'il en soit, il y a eu la peste noire, le choléra, la grippe espagnole et la race à survécue
Ma Collègue : oui, mais comment être sûr de ne pas l'attraper
Moi : peut-être en arrêtant de regarder des films cochon



jeudi 16 juillet 2009

No Comment


"The Claw" la scène du 360° Tour
[plus de photos]
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U2 mais tout de même 56 000 personnes au Palais Nikaïa de Nice pour un concert... attendez, je cherche le mot... ah, voilà : TITANESQUE !
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dimanche 12 juillet 2009

Post-mortem


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Au cours de mes pensées délirantes, je me posais une question d'une importance capitale. Selon la culture judéo-chrétienne, nous serions après notre mort, affublés de belles ailes blanches, à la conditions que nous ayons été bien sages durant toute notre putain de vie, sans trop râler après toutes les misères qu'on aurait subies. Aussi, je me demandais, si les mouches, moustiques et autres nuisibles volants qui nous font chier l'été, ne seraient pas des anges qui auraient mal tournés ?

jeudi 9 juillet 2009

L'inconnu de la semaine


En fait... ce n'est pas vraiment un inconnu... du moins pour moi...
L'est-il pour vous ?
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lundi 6 juillet 2009

Fais "reset"

Pour quelqu'un qui désirait faire table raz du passé, je dois avouer que je viens de franchir une nouvelle étape. Toujours dans ma quête en vu de plus de minimalisme mais non exclue du monde moderne, j'ai tenté de regrouper sur un seul disque dur externe, l'ensemble de mes données : musiques, films, photos, documents professionnels, projets, courriers... enfin bref, 75 % de ma vie, le reste tenant dans une valise. Je ne pourrais pas exactement expliquer ce qui s'est passé ; erreur humaine ou vice de matériel ? Ce qu'il en est c'est que j'ai absolument tout perdu ! Quelques tentatives vaines de récupération m'ont vite exaspéré et j'ai finalement capitulé. Peut-être aurais-je pu contacter celui qui a habilement volé mon identité Msn afin d'essayer de recouvrir l'ensemble de ces informations, mais il se garde bien de se faire connaître et il a bien raison. J'ai ronchonné pendant une 20ène de minutes ; avouez que c'est contrariant mais que dans un même temps c'est en quelque sorte un évènement logique, en adéquation avec l'état d'esprit vers lequel je tends : "l'impermanence des choses". Toutes ces informations vaquent donc quelque part peut-être, non plus sous la forme d'une suite de 0 et de 1 mais sous forme d'ondes électro-magnétiques intranscriptibles. Peut-être que dans un avenir lointain, nous serons capables de capter ces informations que l'on croyait perdues à jamais comme on attrape les papillons avec un filet ou que l'on dépoussière une découverte archéologique millénaire. Ces chasseurs d'une nouvelle race, traquant les loupés de sauvegardes informatiques, risquent fort d'être drôlement surpris de leurs trouvailles. A ce jour, je me dis que ma vie ne dépend pas d'une prise USB et que le plus important reste gravé non pas dans la mémoire d'un ordinateur mais dans la mienne, même si toutes deux sont gérées par des impulsions électriques. Il ne reste plus qu'à espérer que la coupure de courant arrive le plus tard possible.

jeudi 2 juillet 2009

Fatalismique


Mon sens de l'adaptabilité à toujours été très élevé en excluant cependant les rapports humains. Quand je ne peux pas avec quelqu'un et bien : je ne peux pas ! Je ne ferais aucun effort pour arranger quoi que ce soit cependant, en contre partie je ne ferai rien pour envenimer les choses. C'est en quelque sorte ma sélection naturelle d'un réseau social épidermiquement compatible ou non. Néanmoins, après le passage douloureux de la trentaine, je me suis aperçu de ma faculté à me faire à tout : aux conneries incessantes que je peux entendre, aux personnes qui m'horripilent, aux cons en tout genre, etc. Plus inquiétant et bien moins louable, je me fais à certaines situations de confort qui me semblent peu énergétigènes. C'est comme si à ce moment de mon existence je devais (sans que je sois prêt à le faire) baisser les armes et capituler sur les derniers rêves ou espoir qu'il me reste. Oui, je pense qu'en me laissant aller à cette passivité mortifère, à terme j'arriverai à me dire que finalement la solution était simplement d'accepter et que l'on peut se faire à tout, d'ailleurs, la chèvre à bien du s'y faire quand le loup l'a bouffée.
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