samedi 27 juin 2009

Aujourd'hui

Après avoir marché pendant quelques minutes, je me suis posé sur ce gros caillou, seul, face à la mer. Je me suis étendu sur une serviette, loin du monde, hors du bruit si ce n'est celui des vagues irrégulières qui venaient s'écraser devant moi et dont les embruns rafraîchissaient ma peau quand le soleil était trop dur avec moi. Une odeur de sel, une chaleur que je me sentais seul à supporter... un moment de tranquilité, de solitude choisi, d'images diffuses quand mes yeux s'ouvraient pour aperçevoir péniblement quelques goélands voler en contre jour. C'était aujourd'hui et cela le restera encore pour longtemps tant les sensations de quiétude ont rattrapé un état d'épuisement physique. Juste profiter de maintenant, du tout de suite, de l'instant sans se soucier du travail qui m'attend. S'endormir dans le présent, sans culpabilité... juste là, sans compter les heures mais juste apprécier d'être nul part pour une fois mais ici avec moi-même. Il est loin le temps où je me moquais du temps qui passe et de la satisfaction qu'il y avait à s'accorder une évasion paresseuse. Le silence, le repos du corps, une sieste intemporelle, l'intense chaleur, le soleil, une parenthèse de bonheur égoïste qu'il me semble être mérité... dans un aujourd'hui, qui pouvait être hier ou plus loin encore, un soupir de bien-être, face à la mer.

lundi 22 juin 2009

Chicken


Produced & Directed by Barry Dignam Written by Audrey O'Reilly Starring Darren Healy & Niall O'Shea Release date 2001 Running time 3 min Country Ireland Language English
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Chicken a un double sens en Anglais, il signifie poulet ou en langage familier il désigne également un jeune homosexuel. Après cette petite considération linguistique, il ne reste plus qu'a se familiariser avec l'accent Irlandais "à couper au couteau" qui reste cependant que de l'habillage face à l'intensité de l'émotion transmise de manière fulgurante dans le dénouement.

mardi 16 juin 2009

No Comment


Finalement, je me demande parfois, si cela en valait bien la peine ?

lundi 8 juin 2009

Carburant

Les moments où je cède à l’addiction que j’ai pour le café sont de vrais instants de plaisirs. Je peux pendant quelques minutes me tourner vers moi alors que la tasse, elle, peut bien se poser n’importe où… sur un coin de lavabo quand je noues ma cravate, à côté du portable quand mes yeux errent dans le vague face à l’écran de l’ordinateur ou encore sur le sol quand je m’affale dans mon bridge. Lorsque le breuvage que j’aime chaud et épais s’étend dans la trachée et y installe son goût d’arabica corsé, c’est une satisfaction sans cesse renouvelée. Je ne me souviens pas de ma première tasse de café, j’ai l’impression d’en avoir toujours bu. Quand certaines personnes parlent de dépendance plus psychologique que physique à certains narcotiques et surtout de la recherche perpétuelle des effets euphorisants du premier shoot, de la première taffe, de la première ligne, je me dis que ma drogue légale à moi me procure à chaque gorgée les effets escomptés. C’est finalement, un vice qui me correspond bien dans sa simplicité et étant donné les effets paradoxaux que d’autres substances ont eues sur moi ; censées me détendre, elle n’auront eues comme effet que de me rendre neurasthénique. Du coup, la réflexion de ma Mère l’autre soir au téléphone : « tu ne fais jamais rien comme les autres » m’apparaît maintenant plus comme un compliment que comme un reproche.

mardi 2 juin 2009

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