lundi 25 juillet 2011

Mercurochrome

« L'homme est cet animal fou dont la folie a inventé la raison. » Cornelius -
Les yeux dans le vide, je me rassurais en me disant qu’il valait mieux vivre avec des remords qu’avec des regrets tout en évaluant à combien d’heures sans réponse à un message on pouvait considérer que je m’étais pris un râteau. Mon soucis c’est que je suis un passionné doublé d’un impulsif, un petit nerveux qui a besoin de savoir… Quelqu’un qui veut vivre et sortir de l’illusion pour poser ses deux pieds dans la réalité parce que vivre justement, c’est ça et non rêver ou espérer. Peut-être que je fais peur effectivement à ceux qui me plaisent et que je cherche à séduire. Je crois que je la porte bien cette douce folie. Je suis plus dans le donner que dans le prendre, maintenant qui saura le comprendre? Même ma frangine pense qu’on devrait me mettre sous intraveineuse d’aspirine pour fluidifier mon sang. Selon elle, il monte trop vite à la tête et coagule au niveau du cerveau pour ne plus redescendre. C’est (toujours d’après elle) ce stockage excessive qui reste dans le cortex qui me fait enchainer les boulettes et devenir provisoirement dérangé. Mais devrais-je me contraindre à paraître autre chose que ce que je suis vraiment ? Le ridicule est souvent proportionnel au courage que je met à faire quelque chose pour quelqu’un. Mais je n’ai jamais eu peur du ridicule, malgré tout, il me fait parfois sacrément rougir quand même. Oui, peut-être que cette boîte de chocolats était un peu « too much » mais j’avais tellement envie de te faire plaisir avant que, comme le désir, ils ne fondent dans l‘attente…
  

Musique : "Live A Little" by Gym Class Heroes 

jeudi 21 juillet 2011

P’Lui


Hier… déjà
J’ai pris le bus… il pleuvait des cordes.
Il faisait triste à l’extérieur… et bien plus à l’intérieur.
Je savais que je ne te parlerais pas.
J’ai bu un café dans ce bar juste en face d’où tu travailles.
Je ne sais pas si tu m’as vu, je ne suis pas sûr, je ne suis plus sûr de rien.
Il pleut toujours
Ça brouille ma visibilité… ça accentue ma sensibilité… 
Ça me tue
Il fait encore plus triste…
Encore plus triste… à l’intérieur.
Je crois que tu m’as vu… ce n’était pas le but.
Je savais que je ne te parlerais pas,
Et si je ne te parlais plus ?
Je voulais simplement te voir,
Te voir,
Pour qu’il fasse un peu meilleur… à l’intérieur. 



Music :  Underworld by Sola Sistim  
Photo : Man without face I by The96th

mardi 19 juillet 2011

Bonheur(e)


Si l’on considère le fait indiscutable qu’une minute fera toujours soixante secondes, que c’est invariable, incompressible, inextensible, je suis toujours dubitatif quand on me demande d’attendre « deux petites minutes ». Ceci s’applique par extension aux heures « je serai là dans une petite heure » ; petite ou grande ce sera toujours soixante minutes ! Non ?!? Cependant, les lois de la relativité (cf. les théories d’Albert) et surtout l’immense bond en avant des nouvelles technologies en matière de téléphonie (cf. les travaux de Steve Jobs) force à constater la distorsion du temps et de sa durée théorique quand je suis dans l’attente de ta réponse à un de mes textos.


Musique : Skindive "No More Good Guys"

jeudi 14 juillet 2011

L'inconnu de la semaine


On dit "civisme" par honte de dire "patriotisme", comme on dit "fréquenter" par peur de dire "coucher avec"
Henry de Montherlant


mardi 12 juillet 2011

Mon Grand…

Sans doute penses-tu que j’imagine tout connaître alors que je ne sais rien. J’en connais déjà si peu sur moi. Je m’exprime si mal que l’incompréhension t’as amener à me rejeter en bloc alors qu’une partie de moi était très liée à ce que tu es. Je ne peux pas me mettre à ta place, je ne veux pas d’ailleurs ; la maladie, l’idée de la mort me terrifient, je ne suis même pas sûr de vouloir comprendre ce que tu ressens. Je voulais simplement garder le lien, que tu saches, que l’inconnu, le contact virtuel que je suis pour toi a toujours une affection inexplicable et sincère à ton égard. Je reste dans l’ombre, je ne dis pas un mot, c’est sans doute la meilleure façon de communiquer avec toi. Alors, je suis toujours là ; je te lis, je regarde cette photo où tu es charmant un matin où tu viens d’ouvrir les yeux, et je découvre tes dernières créations qui me glacent le sang. Tout en les admirant, je me rends compte combien tu as du talent, une force incroyable et à quel point, le peu qui nous reliait me manque terriblement.

Crédit photo : Arnaud Rodriguez 

dimanche 10 juillet 2011

Eike von Stuckenbrok

Il est un temps où la peau des anges ne fait plus rêver et où l’on se contente de les admirer. Nous sommes là, à regarder leur beauté, leur talent, leur jeunesse qui semble éternelle. On les envie presque quand nous viens le regret de ne pas en avoir profité assez, on voudrait être de cette époque pour embrasser et croiser la vie de ces garçons qui nous échappent en nous offrant un sourire. Les jours, les minutes, chaque seconde passent et l’on se dit que le temps devient plus pressant, qu’il faut faire vite quand on les voit avec tout l’avenir devant eux. Ils nous narguent, ça nous blesse mais on aime ça…   


Les Allemands ont toujours eu l’esprit de la mise en scène, Eike von Stuckenbrok ne déroge pas à la règle. À a peine 21 ans, cet artiste présente un spectacle d’un rare esthétisme et émotionnellement puissant.

[+] Eike von Stuckenbrok sur Facebook
[+] Arte: Eike von Stuckenbrok - Le vol de l'ange

 

jeudi 7 juillet 2011

Croche Patte

Ah !!! Déception quand tu nous tiens. C’est devant un kir infecte, pris au restau du coin que j'essaie de noyer dif- ficilement la colère que je ressens d’avoir annuler cette réservation à une bonne table de la ville. Depuis, quelques jours, ceux qui m’entourent testent mes limites et je suis obligé d’admettre qu’il n’est pas très difficile de les franchir même à petits pas. Stress et fatigue professionnelles n’aidant pas, je suis à la recherche d’un peu d’attention, d’autre chose, tout au moins si ce n’est pas me voir dans les yeux de quelqu’un, me retrouver tout au plus dans ses bras. Des limites, je sais aussi m’en fixer et laisser tomber quand je sais que la tension se répercutera inévitablement sur la relation. Alors, entre tous les deux, autant en rester-là ; qu’est-ce que cela peut-il donner de bon maintenant. Entre vents multiples, rendez-vous « keutés » et autres textos qui réveillent plus de désespoir que d’espoir, il est temps de couper plutôt que de nous déchirer. Ce soir, je suis énervé, je sens en moi une tension qui me tiraille, ressemblant à un vieil élastique poreux et user avec lequel on joue et qui nous claque dans les doigts. J’en suis là (?), c’est presque une question. Et puis, je sais que je vais éponger, essorer et repartir en ôtant de mon cœur ce poids qu’aujourd’hui tu me fais porter. Cela va être dur ce soir, demain… pendant quelques jours encore et ensuite, ça ira mieux.  Cependant, je ne peux m’empêcher de penser, que je me blesse, à chaque fois que je trébuche sur ces rencontres qui n’offrent aucun lendemain, aucune chute n'est bénigne. Dommage, je reste intimement convaincu qu’il y avait quelque chose à vivre entre nous.

lundi 4 juillet 2011

L'inconnu de la semaine


… Ou plutôt les inconnus de la semaine… avec une petite galerie de beaux mecs très patriotiques en l’honneur de la fête nationale de l’indépendance du 4 juillet et de quoi se réconcilier avec nos cousins lointains d’Amérique. 


Source : Queer
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