jeudi 31 janvier 2008

Salle Obscure

Ce soir là, je ne sais pas trop ce qu’il m’a pris ; j’étais pourtant attendu… ailleurs. Je me suis garé sur la place de ce village qui a su résister aux grandes villes en conservant un petit cinéma de deux salles. Je suis resté planté là, devant l’affiche de « La Clef » ; jamais entendu parlé, étranges ? Avec à peine un moment d’hésitation, toujours les yeux sur le nom de Vanessa Paradis dans la distribution du film, j’ai éteint mon « maudit » portable. Traîne galoche que je suis, mes talons piétinant le bas de mon jeans, j’ai demandé timidement mon ticket pour la séance de 20h30. Sans détourner la tête, j’ai estimé le nombre de spectateurs à 5 ou 6 et je me suis assis dans le confort d’un siège en velours bleu nuit, seul, dans la rangée qui le restera jusqu’à la fin de la projection. On peut aimer ou pas, mais Vanessa me subjugue par sa beauté, son talent et son charisme. Elle, qui a su se servir de chaque pierre qu’on lui a lancer à la tronche à une époque pour s’ériger son piédestal. Je m’enfonce dans mon siège, avec l’espoir de pouvoir voir quelques bandes annonces qui sont un de mes moments préférés quand je vais au ciné. Puis, dans la lumière tamisée, je repense à un moment oublié. Le jour où, je ne sais par quel hasard, je me suis retrouvé dans un méga complexe au Nord de Londres pour aller voir Hocus Pocus avec Bett Midler. « Quelle idée ?!?! » (je souris) « Mais ça fait combien d’années au juste ? Arf, oublie Nico ». Le noir s’installe, un film sombre et presque témoin de l'humeur du moment commence ; Vanessa, tu es sublime. 2h00 plus tard, je suis dehors, avec l’envie de revoir « La fille sur le pont ». On m’attend toujours je suppose mais je n’irai pas, j’ai pas trop envie de rentrer non plus… le « maudit portable » est toujours coupé.

dimanche 27 janvier 2008

Masterpiece

Les photos me font horreur, je crois même qu'elles me font peur ! Je ne sais pas vraiment d'où ça vient, peut-être le fait de me retrouver coucher sur du papier glacé pour l'éternité (enfin presque, il ne faut tout de même pas exagérer). Même tout petit, je fuyais les objectifs. Alors, je ne vous dis pas comme j'ai galéré pour trouver une photo de moi minot. D'ailleurs, j'ai du demander à ma Mère, qui elle non plus n'en a pas des masses, peut-être 4 ou 5 tout au plus. Elle m’a déniché celle-là de je ne sais où, un album caché certainement (héhé). Une petite heure (enfin, petite ou grande elle a fait 60 minutes comme les autres) à triturer le passé pour Dan à qui je ne peux décidément rien refuser. Thada !!! c’est moi à 4 mois !!

vendredi 25 janvier 2008

The Prophecy

En parcourant le site de cereal-killer, j’ai pu découvrir le travail de Aymeric Giraudel. Il a réalisé un court métrage à partir de trois photos en haute résolution, qui est vraiment envoûtant. Le projet fut de longue haleine apparemment puisqu’il a duré plus de sept mois. Vous pouvez en savoir plus sur cet artiste et son travail sur le site Beautifulmag où vous pouvez également télécharger gratuitement les photos. Vous pouvez découvrir le court métrage ci-dessous : n' oubliez pas de monter le son.


mercredi 23 janvier 2008

Réminiscence

Avant de m’endormir, je me laisse chaque soir, vingt minutes pour penser à tout ce qui me préoccupe. Ainsi, après ces quelques instants d’auto-flagellation masochiste mentale sur tout ce qui me pose problème, je me dis qu’à ce moment précis, dans mes draps, je ne peux pas agir davantage dessus et je m’abandonne en toute quiétude au sommeil. Un soir de cette semaine, je repensais à ce que j’ai eu à subir comme mensonges, déceptions, trahisons, irrespect, voire même humiliation durant l’année précédente. Je me demandais si ce que m’interdisaient ma morale, mon éthique et ma façon d’aborder mes contemporains n’étaient finalement pas d’une autre époque. Peut-être, ai-je moi aussi la faculté d’entrer dans ce moule où l’on se préoccupe avant tout de soi sans se soucier des conséquences désastreuses de ses actes sur l’autre et sans en éprouver une once de culpabilité. Et soudain, il m’est revenu à l’esprit, cette parabole du rabbi Nachman de Braslav. A la dix-neuvième minute, avant de laisser mon esprit au repos, je me suis pensé, à tort ou à raison, que je n’étais pas encore prêt à manger de ce grain là.

r r r r

Un ministre du rabbi Nachman de Braslav vint trouver son roi :
- Sire, la récolte est empoisonnée par un champignon, l’ergot de seigle. Ceux qui en mangeront deviendront fous.
- Et bien, il faut avertir les gens afin qu’ils n’en consomment pas, dit le roi.
- Mais, répond le ministre, il n’y a rien d’autre à manger et si on ne leur donne pas cette nourriture contaminée, ils mourront de faim et ils se révolteront.
- Et bien, qu’on leur donne cette récolte empoisonnée et nous, nous puiserons dans la réserve de céréales saines, dit le roi.
- Mais, répond de nouveau le ministre, si tout le monde est fou et que nous seuls restons sains d’esprit, alors c’est nous qui serons pris pour des fous.
Le roi réfléchit et concède :

- Bien, nous n’avons guère le choix. Nous devons nous aussi manger de cette récolte empoisonnée comme toute la population. Mais, ajoute-t-il, nous nous mettrons une marque sur le front pour bien nous rappeler que nous sommes devenus fous.

lundi 21 janvier 2008

Orgie à Byzance


Ce week-end, tout était prétexte pour manger : anniversaires, retrouvailles, départs, etc. S’en était presque autant indécent que gargantuesque. Ma Sœur, J.B. et moi, nous avons joyeusement fait la tournée des Grands (trous) Ducs. La première étape fut le restaurant gastro-italiano de ce déjanté de Marco dans lequel nous n’avions pas mis les pieds depuis une éternité. Nous avons continué ainsi pendant deux jours, entre nouvelle cuisine, copieuse et raffinée. La panse pleine, je me demande déjà comment je pourrais dépenser le million de calories prises en une poignée d’heures. Avant de prendre de la bouteille, on en a descendu gaiement quelques unes. Qu’est-ce qu’on y peut ? Etre gourmand et gourmet n’est pas une contradiction en soi. Manger c’est se remplir, se remplir d’un manque qui peut dépasser l’appétit et les besoins physiologiques. Alors, comme nous en avions un peu tous besoin, autant se faire plaisir et nous ne nous sommes pas privés.

Un café et l'addition [En +]

dimanche 20 janvier 2008

Ca commence à faire ?


+ 1 … et j’applique la bonne vieille méthode d’Emile Coué : « trop cool d’avoir un an de plus ». Le côté positif est que j’ai survécu à James Dean (24 ans), à Kurt Cobain (27ans) et sans prétention aucune à Jésus (33 ans) ; quand même !!! J’ai échappé à la crucifixion mais j’ai néanmoins bien porté ma croix cette année. Au niveau Astro, 2007 est Top pour les Capricornes, pour ce qui est de la numérologie 3 + 4 = 7 et c’est le chiffre du défi, d’une importante période de voyages intérieurs et réels pour trouver une vraie sagesse spirituelle me permettant de différencier « rêves » et « réalité »… Whaou !!! 366 jours ne seront pas de trop pour tout ça. Et puis ces 34 ans… bhein, je ne sais pas… mais je les sens bien moi, allez savoir pourquoi ? Bon, je ne vais pas en faire tout un gâteau. Je vieillis soit, mais comme le dit l’autre « prendre de l’âge est certes ennuyeux mais il reste le moyen le plus sûr pour vivre le plus longtemps possible ».

jeudi 17 janvier 2008

Rayon Santé/Bien-être

Mon truc « détente » à moi, c’est de me lever tôt, prendre un énorme petit déjeuner (comme d’hab), un café noir comme l’ébène, en sachant que quelques minutes plus tard, je traînerai à la Fnac. Je mets un vieux jeans (souvent celui de la veille) car je sais que je poserai mes fesses sur la moquette douteuse des allées du magasin. Selon les rayons, on m’observe avec un étrange regard. Seul le rayon manga semble tolérer la position en tailleur. Malgré tout, je n’ai jamais subi aucune réflexion ; à moins qu’absorbé par mes lectures, je ne les ai jamais entendue. Difficile dilemme aujourd’hui : continuer la série des Akira de Katsuhiro Otomo ou débuter celle de Kaamelott d’Alexandre Astier et Steven Dupré. Toujours très difficile pour moi, c’est de ressortir de là sans une note astronomique. Panier du jour finalement : les 2 premiers tomes de Kaamelott « L'Armée Du Nécromant » et « Les Sièges de Transport » dont le premier volume acheté en double pour mon beauf et, « Plaidoyer pour le bonheur » de Matthieu Ricard sur les conseils d’Arnaud. L’honneur est sauf et ma bourse aussi. Ce sera vite dévoré, mais cela me donnera l’occasion d’y retourner plus vite.

mercredi 16 janvier 2008

Au bord du Lac je me suis assis et j'ai pensé à toi

Tu portes le nom d’un ange et c’est pourtant en enfer que j’ai bien cru vivre parfois durant les trois ans partagés avec toi. A présent, tu réapparais ponctuellement dans ma vie, dans les moments où je m’y attends le moins mais qui me font le plus de bien. Aujourd’hui, j’ai ouvert le mail que tu m’as envoyé il y a quelques jours. J’ai lu tes mots lentement pour ne pas arriver trop vite à la fin. Tu me parles de ta vie, du temps qui a passé, de ton travail, de tes envies. Moi, je t’ai répondu des banalités sur une année tumultueuse et une rupture douloureuse qui n’est pas sans me rappeler notre passé. Une piqûre de rappelle sur notre histoire que je voulais sans fin mais dont nos différences avaient déjà posées les limites. Il me reste si peu de toi, même pas une photo mais encore l’odeur de ta peau, nos nuits ton corps contre le mien, la chaleur de ton torse contre mon dos... et ces pétales séchées des fleurs que tu m’as envoyées. Nous ne nous sommes pas revus ; je ne sais pas, si comme le reste, il faut le regretter. Tu me manques encore, il n’est pas rare que tu occupes mes pensées avec la même intensité que tu as marqué ma vie. Je suis heureux que parfois je traverse les tiennes. Je crois que tu m’as appris ce qu’était « Aimer », finalement de la plus belle façon qu’il soit, puisque dans mon coeur tu es resté.

mardi 15 janvier 2008

Noctambule

Cette nuit, je me suis réveillé en nage. Je ne sais pas trop l’heure qu’il était. Je n’ai pas voulu regarder et m’abaisser au calcul du décalage horaire. Mes bras étaient croisés sur la poitrine comme un geste instinctif. Je n’osais pas bouger dans tant d’humidité. Et, toujours cette étrange sensation que quelque chose encore me relie à lui. Une intuition tenace et inexplicable, qu’il m’est impossible d’interpréter. Mon corps use de tous les stratagèmes pour exulter les obsessions de mon esprit. Une véritable armée interne œuvre pour mon équilibre, s’active pour ne pas me faire perdre la raison. C’est comme si, elle poussait vers l’extérieur toute cette douleur pour éviter qu’elle ne s’accroche à mes cellules et cause des dommages irréparables. Ces soldats organisés tentent de rétablir les liaisons neuronales me permettant de faire face à la réalité. Ils contrôlent mon souffle pour retrouver plus de calme et gérer les montées d’adrénaline. Ils luttent sans relâche pour me faire oublier l’humiliation et le jeter hors de mon esprit, comme si cela était possible. C’est un combat pacifique auquel je devrais me rallier, consciemment et sans résistance, pour oublier. Prendre part au mouvement naturel de la vie, me résigner et tirer les leçons de ma déraison. Me dire enfin, que mes intentions étaient bonnes et guidées par le cœur, ce n’est pas à moi de regretter. Sans vouloir lui nuire, il m’arrive de penser, que tout comme moi, un jour il récoltera les fruits amers du remords. Non pas qu’il me regrettera, mais simplement qu’il sera face à ce qu’il a prétendu être. Je serais présent dans son esprit, comme un fantôme qui surgit du passé pour lui rappeler que tout bon droit revient à son maître.

For Joey : Thank you [En +]

Wound (s)


Ce n’est ni avec des regrets, ni avec des ressentiments ou de la nostalgie que je peux panser mes plaies. Je porte les cicatrices de mes blessures. A moi de les honorer, car elles disent aussi que j'ai survécu et que cela m'a peut-être rendu plus fort ou plus lucide

Hypnose



Dors, laisse demain s'occuper de demain...
...La totalité du temps se situe dans le présent

Ephémère

Tu m'as perdu dans les méandres de ta vision de la vie, tirée de tout ce qui pouvait nourrir une pseudo-philosophie. Tu te moquais des paradoxes tant que ceux-ci te permettaient de protéger ton image. Pourtant, ne faut-il pas savoir mettre des limites à ses contradictions ? Je marchais près de toi, même sur les plus belles plages cela restait du sable mouvant ; j'ai même cru y sombrer quand ma main tu as lâchée. La souffrance est le prix à payer pour tant d'attachement. Un crédit sur plusieurs années qui se soldera quand enfin, je réaliserais de l'impermanence de tout ce qui constitue nos vies. Dans tes yeux noirs insondables habitaient des mondes inconnus où je n'avais pas accès, ils m'interrogeaient sur le destin de mon amour pour toi, me renvoyaient à tant de mystères… alors j'aurais pu comprendre. J'ai pourtant continué mon chemin seul, persuadé de la sincérité de mes sentiments que tu as mis tant de mal à bafouer. Et, quand de ta bouche, tes peurs me disaient que je ne savais pas aimer, mon cœur saignait ; liquide âpre qui se répandait sur ce que je t'ai donné de plus beau. Loin de ton regard, mon corps se dissolve dans l'eau salée où baignent tes silences. Chaque jours est lourd d'une violence muette et subie. Alors, réduit à l'invisible, je continue ma course, essoufflé pour rattraper l'inexorable passé vers un futur qui n'existe plus. Il me reste l'espoir de te revoir puisque dans tes remords il me semble encore entendre battre ton cœur et le début d'une nouvelle histoire.

Tight Rope / Wide Mind


Some people see a change
Some will remain the same
Others will live their lives under the gun
Some see the road as clear
Some say the end is here
They say it's a hopeless fight
But I say I gotta try
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