jeudi 29 décembre 2011

Réaliste ≠ Pathétique

Cette fin d’année prend une forme étrange : difforme est le mot qui convient. Noël a été à l’image de ce que je m’en faisais : insipide ; non par la faute des autres mais bien par la mienne et par mon incapacité à trouver un quelconque intérêt à ce qui se passait autour de moi. J’évite de confondre « plaisir » et « bonheur ». Revoir les miens me fait plaisir mais une dose homéopathique m’est suffisante. Je reconnais que écrire ça peut paraître horrible, pourtant je n’arrive pas à me faire à l’idée de ne pas pouvoir partager une vraie relation avec quelqu’un, dans une vie de couple qui ait un sens ; je me demande d’ailleurs, si cela en donnerait un à ce genre de fêtes. A côté de ça, je joue les cougards avec un petit canon de 22 ans très attachant mais je reste lucide et nos 15 ans de différence d’âge qui auront raison de notre avenir. Sans doute la meilleure définition de ce qu’un ami américain appelle : « having friends with benefits », une relation en CDD, un aspro contre la solitude. Une amitié sexuelle agréable certes, sans autre objectif que de déverser péniblement par le manque d’investissement sentimental, deux gouttes gluantes dans une capote. Encore du plaisir… rien à voir avec le bonheur. Et puis, il y a quelques regrets, je pense que cette période s’y prête assez quand je repense à ceux que j’ai croisés et avec lesquels j’aurais pu m’investir davantage. Ce matin-là, quand tu es entré discrètement dans la chambre et que tes mains venues d’un passé que j’avais presque oublié, se sont posées sur moi pour me réveiller, c’est tout un monde qui m’est apparu : « ce qui aurait pu être », c’est assez pénible et frustrant de concevoir les choses dans un conditionnel passé, de voir que l’autre change et vieillit pour devenir encore plus beau, plus attirant, plus intéressant, plus passionnant, que sa peau à le même goût, la même douceur et qu’être présent à ses côtés donne des envies d’encore et encore. Finalement, pour moi, le regret est bien loin d'être une honte, c’est juste une matière à réflexion, qui me fait prendre conscience des choix que j'ai faits et me fait réaliser qu’il y a une raison à tout ce qui m'arrive et que, ce qui n’arrive pas, en a une aussi.  

mardi 20 décembre 2011

J'aime pas beau-cul

Il va être assez difficile de résumer en un cours Post tout ce qui s’est passé en quelques jours. Ma vie me passionne : je peux passer des mois en ayant l’impression d’être dans un infini vide sidéral qui stockerait pour tout me livrer d’un seul coup… et je suis gâté cette année.  Il y eu ce mec au mois de juillet, une rencontre ambigüe qui m’a fait me demander si parfois je ne fantasmais pas sur les intentions des autres. Et, hier, finalisant ma course aux cadeaux de Noël, il y a eu cet improbable échange de textos :

Lui : Bonjour, ça va ?
Moi : C’est qui ?
Lui : En fait tu m’as passé ton numéro un jour dans une boîte de chocolat, tu te rappelles ? [Tu parles si je me rappelle !!!]
Moi : Walid ?! Oui, je me souviens. C’est étrange d’avoir de tes nouvelles… tu viens juste de l’ouvrir la boîte ou quoi ?!
Lui : Alors ?
Moi : Alors… je ne sais pas ce que tu attends de moi en me contactant mais ça me fait plaisir en tout cas.
Lui : Ok, mais toi tu attendais quoi de moi en m’offrant un cadeau et ton numéro de téléphone ?
Moi : C’était une façon de te dire que tu me plais sans trop heurter ta sensibilité si tu n’es pas gay.
Lui : Non je ne suis pas gay mais j’ai une sensibilité pour les travestis mais ce n’est pas ton cas je crois. [Ouch ! Hum ? Hum ?]
Moi : Non, effectivement mais j’apprécie ton ouverture d’esprit
Lui : Mais toi, tu cherches quoi exactement ?
Moi : un garçon sincère et un peu plus qu’une aventure d’un soir
Lui : Ok, et par rapport au sexe ? [Nous y voilà…]
Moi : je ne suis pas un bon coup d’un soir, j’ai besoin d’un peu plus pour m’éclater sexuellement
Lui : Ok, oui mais moi je ne suis pas gay, je baise c’est tout mais je ne donne pas les fesses, toi ça ne te va pas ça ? [« Je ne suis pas gay », ah bon ?!?]
Moi : Non ça ne me va pas, j’essais de m’épargner les occasions de me faire du mal, tu es un beau garçon et les mecs qui ne cherchent rien de plus que du sexe, ce n’est pas ce qui manquent.
Lui : ok, désolé pour le dérangement, bye

Je ne serais décrire le sentiment ressenti donc je vais me contenter de livrer mon questionnement : « Aurais-je dû accepter l’expérience quitte à passer pour un morceau de viande ? ». Je ne regrette pas, je peux m’économiser ce genre d’aventure en ayant la prétention de penser que je vaux un peu mieux. Mon esprit analytique à tout de suite ramener cette expérience à ce que j’avais lu dans l’excellent livre « Comprendre l'homosexualité » de Marina Castaneda qui explique que dans certaines cultures, on n’est pas considéré comme homosexuel  parce qu’on a  des relations avec une personne du même sexe mais seulement si on se fait pénétrer… voilà donc… bonne pioche mais pas bonne poire. 

samedi 17 décembre 2011

Un soir... et c'est tout

Hier, en ouvrant la fenêtre du calendrier de l’avant, je tombe sur un garçon plutôt mignon et j’ai croqué dedans. Cependant, cette courte aventure, me confirme encore une fois que je ne suis pas fait pour les plans d’un soir, que je suis à la recherche d’autre chose et que le sexe n’est pas ma motivation principale. J’en veux pour preuve la déception que je suscite lorsque je refuse d’offrir certains de mes attributs. Ceci dit, ce fut une bonne fin de soirée. 


lundi 12 décembre 2011

Rétrospective - Part.8

« Plus ça change et plus c’est la même chose », mais c’est bien de ma faute en fait. Chaque année, je laisse passer les jours sans rien prévoir pour la fin de l’année. Ma satisfaction est de remonter chez moi à Lyon pour les fêtes, revoir la ville, trainer dans les rues, sur les quais,  boire à moitié frigorifié mon café dans un pied mouillé, revoir des amis, profiter de bonnes tables et de bons vins, peut-être sortir un peu, manger un mâchon chez les cousins sur la Presqu’ile, voire déprimer un peu en réalisant que la cité me manque sans doute plus que je ne peux me l’imaginer. Dans le Sud, j’ai gagné autant en soleil qu’en solitude ; sentimentalement bien sûr car professionnellement il y aurait  certainement quelques personnes à abattre pour gagner en tranquillité. Contrairement aux autres années, Noël me parait moins contraignant, nous serons en famille avec le « Petit » qui attend bientôt un petit frère ou une petite sœur. La présence d’Emy durant ces fêtes me rassure, ma frangine m’a toujours permis de relativiser les situations ; son caractère plus malléable apporte le pragmatisme pour assouplir mon réalisme parfois trop rigide. Il y a aussi ma Mère à qui j’ai dit au téléphone que j’arriverai entre le 16 et le 22 décembre mais qui n’a retenu que le 16. Je pense qu’elle aurait aimé me voir arriver avec quelqu’un et j’aurai certainement le droit encore à des réflexions du genre « il faudrait que tu te trouves quelqu’un », « tu ne peux pas rester seul quand même » comme si l’être idéal était équipé de google map et viendra spontanément frapper à ma porte avec le sourire et accessoirement un bouquet de fleurs pour me dire : « voilà, c’est moi que tu attendais ». Bien qu’épuisé physiquement par cette année qui s’achève, je suis plutôt satisfait. J’ai su redresser la barre par rapport à une situation qui ne me satisfaisait pas… mais alors pas du tout à Toulouse. Je n’ai pas eu une activité sexuelle débordante, je ne crois pas d’ailleurs avoir vue une bite depuis mon arrivée sur la Côte d’Azur, à part la mienne quand je vais pisser bien entendu ; les occasions n’ont pourtant pas manquées de pouvoir me réveiller à côté de garçons dont je ne me rappelle pas le nom au petit matin. J’sais pas, j’ai dû évoluer, passer à un autre stade et le fait d’entendre « on peut rester amis, non ?!? » amène toujours la même réponse : « des amis, j’en ai, j’en ai pas besoin davantage, maintenant j’attends autre chose » : au pied du sapin ? En 2012 ? Derrière ma porte ? 

dimanche 4 décembre 2011

« H » de guerre

Elle essayait de prendre des gants si bien que je ne voyais plus très bien où elle voulait en venir. Je plissais les yeux, signe qu’elle m’avait complètement largué dans son discours. Et… là… dans une expiration profonde, elle lâche le morceau en même temps que je m’assois par lassitude auditive :

Helene : … bon… en fait… ce que je veux te dire c’est que j’ai vraiment du mal avec la hiérarchie…
Moi : [je hoche la tête]
Helene : … j’ai l’habitude de diriger des équipes… d’avoir de nombreux dossiers en cours
Moi : hum… [je continue à hocher la tête]
Helene : … et puis j’aime avoir des responsabilités, avoir ma propre façon de travailler, je supporte mal d’être diriger ou qu’on me dise ce que j’ai à faire…
Moi : [la fatigue me gagne… mais je continue à hocher la tête]
Helene : je n’peux pas m’contenter simplement de ce poste et surtout… d’avoir quelqu’un au dessus de moi et …
Moi : tu regardais les westerns quand tu étais petite toi ?
Helene : … heu… oui… j’aimais plutôt ça… heu mais ???
Moi : et dans les westerns, il y avait les Indiens… et évidemment, le chef des Indiens.
Helene : heu ??? Oui ….?!?
Moi : Et bien ici, le chef des Indiens… c’est moi. Alors, tant que ce sera le cas… c’est moi que tu suivras.
Helene :

jeudi 1 décembre 2011

No Comment

Journée mondiale de lutte contre le SIDA

samedi 26 novembre 2011

Where Do We Go From Here

Il m'arrive d'illustrer certains Posts avec des titres relatifs à l'humeur du moment mais, ici, sur ce Blog, je parle rarement musique car mes goûts sont comme moi : assez (hum…) particuliers. Ces trois derniers jours passés avec ma frangine m’ont bien aidé à me conforter dans cette idée quand le matin elle me voyait sortir de la salle d’eau dans une tenue qui manifestement n’était pas de son goût :

Emy : Franchement Nico, pour un homo tu as vraiment des goûts de merde !
Moi : Bhein écoute, c’est un goût comme un autre !

Mais, là, je ne résiste pas à publier un Post sur l’album de Robin Foster que je ne connaissait absolument pas avant la sortie cette année de « Where Do We Go From Here ». En l’écoutant je me dis que certains artistes sont vraiment touchés par la grâce quand ils composent. Je crois que je n’avais rien entendu d’aussi bon musicalement depuis « Silent Witness » de Overhead ; après évidement… « … les goûts/les coups et les couleurs/douleurs… » 

Robin Foster « Pick Your God or Devil »

[+] Site en français de Robin Foster
[+] Page MySpace de Robin Foster

samedi 19 novembre 2011

Frühstück ?


Writer & Director: Alexander Pfeuffer Genre: Short | Drama (2002) Runtime: 15 min Spoken Language: German Subtitles: English Stars: Tobias Schenke, Nico Link and Anna Thalbach

mardi 15 novembre 2011

Murmuration

En visionnant une deuxième fois cette vidéo, j’ai envié ces deux nanas qui ont été les témoins de ça ; la nature offre de magnifiques moments de grâce celui-ci filmé par Liberty Smith et Sophie Windsor Clive témoin de la préparation de la migration d’étourneaux sur la magnifique musique d’Emmett Glynn & Band (introuvable sur le net… dommage).



Source : Koreus

jeudi 10 novembre 2011

Avant mon Guronsan

Chaque année, c’est un peu la même chose : le coup de mou. A ma gauche, des dossiers annexes, à ma droite ma calculatrice, au centre un ectoplasme (coucou c'est moi!) ; la grande absente : l’énergie. Plein de petits trucs qui prennent 5 minutes à faire, 2 ou 3 heures de travail tout au plus mais que je laisse trainer (un peu volontairement dois-je avouer). Je sais que j’en viendrai à bout quand à un moment « X » je poserai les deux mains sur le bureau en me disant : « allez, cette fois je m’y mets ». Ces périodes me font penser à ces jours où l’évier dégueule de vaisselle dans lequel je plonge la main en espérant tomber du premier coup sur la petite cuillère que je laverai du bout du pouce sous un mince filet d’eau pour aller chercher dans le frigo, derrière la betterave desséchée et le Tupperware de riz du mois dernier, le seul yaourt qu’il reste… aux pruneaux, celui que j’ai gardé en dernier tellement le goût est dégueulasse… mais bon… « la faim » justifie les moyens.

Traduction : Ma vie en ce moment / Plus je suis stressé / Le moins j'ai envie d'en faire / Plus le merdier s'entasse

dimanche 6 novembre 2011

Oyez ! Oyez !

Ça y est, le grand Barnum du G20 est terminé, nos chefs d’états se sont cassés. J’suis sûr qu’il est plus simple de faire entrer des contrefaçons venues de Chine en Europe que de passer en zone 1 dans sa propre ville pour aller acheter sa baguette de pain de l’autre côté de la rue ; des fois que l’on dérangerait ces hommes qui eurent  peut-être un jour des idéaux avant leurs ambitions, qui maintenant se trouvent par quelques machiavéliques manœuvres politiciennes à la tête de pays dont l’état économique les dépasse, mais qui malgré tout se regarde le nombril autour d’une table en s’imaginant qu’ils vont sauver le monde en 3 jours et en oubliant qu’ils ont un trou du cul comme tout le monde. Tout ce cirque m’a rappelé cette phrase entendue dans La Métamorphose des Cloportes de Pierre Granier-Deferre : « Tu connais pas ta force. Barre-toi pendant que tu te contrôles encore. » Audiard -

mercredi 2 novembre 2011

Si les planètes le disent… alors…

Novembre tant redouté, le mois haït parmi tous qui, chaque année me donne l’impression de tituber au bord du gouffre. Dans ma recherche de réconfort, voilatipas que je tombe sur ce petit paragraphe d’une prévision astrale : 

« Normalement, le mois de novembre ne vous vaut rien. Cette année, tout est différent. Vous êtes actif, de bonne humeur et éclipsez tous les autres par votre dynamisme, vos bonnes idées et votre optimisme inébranlable. Hâtez-vous de terminer tout ce que vous aviez négligé jusqu’à présent. La faveur cosmique ne durera pas éternellement ». 

Ja, Ja, Ja... faveur cosmique, bhein dis donc, rien que ça... j’attends de voir !!!


dimanche 30 octobre 2011

L'inconnu de la semaine




[+] Halloween Party Rock Anthem ou comment se foutre des économies d’énergie en faisant exploser sa facture d’électricité pour une fête païenne.

vendredi 28 octobre 2011

Dawn of the Ted

En attendant Halloween et si vous aimez l'humour anglais voici Misery Bear (si vous ne le connaissez pas déjà). C'est un personnage qui apparait dans de courts épisodes pour la chaîne BBC. Il est carrément neurasthénique, un peu alcoolique et suicidaire sur les bords mais malgré tout très attachant. Cela me fait rire mais il faut dire que je suis plutôt bon public. Cet épisode date de l'année dernière mais comme je ne l'ai découvert qu'à Noël cela n'avait plus beaucoup de sens de le poster à l'époque. Pas de bol, vous y avez droit cette année.

dimanche 23 octobre 2011

Faiblesse saisonnale

 « Je ne me suis jamais senti aussi libre. C’est très étonnant de s’apercevoir que tout ce qu’on a pu faire jusqu‘à présent, même les pires choses, tout cela prend un sens a posteriori, à cause de quelqu’un »  Martin Amic -
 

Plusieurs mois après avoir entendu ces quelques mots, je me demande combien de temps me sépare de ce « quelqu’un » ?

lundi 17 octobre 2011

Le doute l’ha-bite

Un matin, assis à la terrasse de mon café habituel, le nez dans mon papelard, j’écoutais négligemment la conversation des gamins du collège d’à côté essayant de se faire le plus discrets possible. L’un d’eux demandait à l’autre : « Est-ce que tu crois que se branler trop souvent fait diminuer la bite ? ». J’ai vraiment dû me mordre les lèvres très fort pour ne pas exploser de rire. J’aurais vraiment eu envie de lui répondre que si c’était le cas, la mienne se mesurerait en micromètre à ce jour. La masturbation, j’adore ça, même à deux ; je trouve que c’est un jeu intensément érotique. Pour ceux qui culpabilisent de le faire (si ce genre de personnes existe bien sûr) qu’ils se rassurent, d’après de récentes études médicales, il paraît que cela réduirait les risques de cancer de la prostate ; autant dire que la mienne doit se porter à merveille. Si j’ai ri à la réflexion de ce gosse, c’est surtout parce qu’il avait l’air tellement sérieux en disant ça que cela m’a ramené des années en arrière quand j’avais à peu près son âge. Un grand de 3ème m’avait assuré que soulever un poids au bout de la bite en érection permettait de la rendre plus grosse et, évidemment bibi a essayé. Comme je n’ai pas de patience et qu’il me faut des résultats quasi instantanés, cela n’a pas duré très longtemps, assez quand même pour me rendre compte qu’on pouvait me faire gober des conneries monumentales. Finalement, comme personne n’a jamais eu à s’en plaindre, du coup la taille de ma queue n’a jamais vraiment été un complexe ni une préoccupation majeure et j‘ai abandonné l’haltérophilie inter-inguinalles. Bien que le sexe se soit largement vulgarisé ces dernières années et s’étale un peu partout, il reste tout de même un mystère pour ceux qui enfin, le plus tôt possible voudrait passer du fantasme à l’acte. 

mardi 11 octobre 2011

Gay = Sin

Réponse à _Seb67 : peut-être ne faut-il pas "se battre" pour justifier être ce que l'on est, cependant il ne faut pas manquer de "courage" pour l'assumer et le faire accepter...



Ce court métrage a été produit par Matthew Alun Brown et illustré par la musique du génialissime Sigur Rós. Cette vidéo a été réalisée en regroupant tous les plus infâmes propos homophobes et ramassis de conneries dites à ce jour sur les homosexuels. La force de cette vidéo est de faire contraster des paysages superbes et la diversité de la nature avec des paroles de haine et de violence.


lundi 10 octobre 2011

Encore tant à faire...

« L’homosexualité est recensée dans plus de 450 espèces différentes.
L’homophobie que dans une seule.
Alors ?!? Qu’est-ce qui semble le plus anormal maintenant ? »


Source : Gayculte

jeudi 6 octobre 2011

No Comment

Raiponce... version gay !

dimanche 2 octobre 2011

Def.: Qui appartient à l’essence

Mon patron à déboulé dans le bureau d‘un pas lourd et inquiet. Imperturbable et sachant depuis quelques heures ce qui l’amenait, je suis resté rivé sur mon travail en cours. J’ai suivi du coin de l’œil sa progression jusqu’au fauteuil à côté de moi, sur lequel il s’est assis tout aussi lourdement dans un profond soupir : « Mais comment allons nous faire Nico ? ». Je n’ai pas levé la tête, j’ai juste haussé les épaules. « Comment a-t-il pu nous échapper ? », pas plus de réaction de ma part. Le souci du boss, c’est que nous avons complètement zappé un client et que maintenant, celui-ci se retrouve à la rue, sans nulle part où crécher, à une période où il ne reste même plus une chambre de bonne à louer dans la ville. Cette omission, n’étant pas de ma responsabilité directe, je me sentais moins sous pression. J’avais envie de lui répondre que l’arrière saison était encore clémente et qu’il pouvait toujours aller acheter une tente à Décathlon pour que notre SDF profite du coucher du soleil sur la plage pendant les quatre jours de congrès qui l’amène ici. Pas d’humeur à plaisanter, j’ai enfin levé les yeux vers un supérieur dépité, la tête dans les mains et le regard d’un cocker triste attendant sa croquette… à savoir la solution : « J’vais lui filer mon appart » ai-je lancé. !!! Ah !!! Quoi de plus beau que les yeux d’un patron heureux dans lesquels on voit onduler le sigle des dollars tout autour des pupilles. Après quelques remerciements est venue ma satisfaction personnelle. Non pas celle d’avoir fait une pseudo bonne action (pas le genre de la maison), mais celle de m’apercevoir que j’avais atteint un but sans vraiment m’en rendre compte. Depuis, quelques années, je suis dans une démarche minimaliste devenue petit à petit un mode de vie tendant à se rapprocher de la pensée de Thoreau : « Un homme est riche des choses dont il peut se passer », espérant aussi que cela me laisserait plus de place pour « l’essentiel ». Après, avoir rassemblé mes quelques ouvrages en cours, rangé mes vêtements dans ma valise, mis mes costumes, cravates, chemises et pompes au vestiaire du boulot, quelques effets personnels et de toilette dans un sac de voyage, je sortais de l’appart avec le sourire ; cela m’aura demandé 25 minutes. Il est difficile d’expliquer cette sensation de liberté et de bien-être ressenti à ce moment-là, je me suis néanmoins demandé si je savais vraiment ce que je mettais autours de ce mot et ce que représente exactement pour moi : « l’essentiel ».

 

« Cinq minutes suffisent à un Japonais pour se préparer à un long voyage. Il a peu de besoins ; sa capacité à vivre sans entrave, sans meubles, avec un minimum de vêtements font sa supériorité dans cette lutte constante qu’est la vie ». Lafcadio Hearn-Kckoro - 


Photo : The Loner's room by Thelonerimages
[+] - Notes in Blog - by Unsaid Words!
 

lundi 26 septembre 2011

7

Pour répondre au tag de 3.0 (du 13 mai quand même !), voici ma contribution à cette chaîne que ce blogueur et celui-là peuvent poursuivre, s’ils ne le font pas, 10 ans de malheur s’abattront sur eux et leur descendance ; j’plaisante, je serai le dernier à leur reprocher de ne pas y participer. 

# 1 - C’est un secret un peu con, qui peut faire rire mais autant commencer par quelque chose de léger : j’ai horreur d’user la gomme de mon critérium. Cela prouve à quel point je peux être psychorigide parfois. Et, lorsque je le prête, pour contrebalancer ce trouble à la limite psychotique, je me contente de grincer des dents et fermer les yeux lorsque je vois l’emprunteur ôter le capuchon pour l’utiliser.

# 2 - J’ai peur du noir, depuis tout petit et je dors toujours les volets grands ouverts.

# 3 - J’ai la phobie des cafards, blattes et tout ce qui peut y ressembler ; je peux devenir hystérique et incontrôlable quand je vois une de ces bestioles.

# 4 - Je porte toujours quelque chose sur son envers, pour les raisons expliquées ICI. C’est généralement une chaussette car c'est ce qui se voit le moins et ce qui m’évite de passer pour un débile profond. # 4 bis - j’ai mes propres superstitions qui viennent d’un lointain héritage familial.

# 5 - Les drogues, alcools, médicaments (sauf le paracétamol) ont souvent un effet paradoxal chez moi et leur consommation peut me rendre complètement neurasthénique au point de mettre ma vie en danger.

# 6 - Je ne suis pas sociable et vivre en société me demande énormément d’efforts, il en va de même dans mon travail, mes relation avec les autres. Je crois que cela vient d’un manque d’estime et de confiance en moi que je n’arrive pas à solutionner.

# 7 - C’est moi qui ait volé l’orange du marchand.

vendredi 23 septembre 2011

No Comment

« Le luxe, ce n'est pas le contraire de la pauvreté mais celui de la vulgarité.» Coco Chanel - 

Source : j'me rappelle plus où j'ai trouvé ça ! 
 

samedi 17 septembre 2011

Encore une tôle !

« Ce n’est pas parce que c’est difficile que nous n’osons pas, mais parce que nous n’osons pas que c’est difficile. » Sénèque -

Ma vie sentimentale est une sorte de course hippique, j’suis jamais foutu de miser sur le bon cheval et quand bien même je suis dans la course, il y a toujours un moment où je me prends une haie. Il y a des personnes comme ça, je les vois et je me dis : « Nico, il faut que tu fasses ou dises quelques choses ». Alors, je prends mon courage à deux mains, je me lance avec un formidable élan qui m’assure un super frontal contre le mur d’en face. La première fois que je l’ai vu, c’est à travers la vitre du boulot ; de son côté il y a peu de chance que le « Wow » qui s’est dessiné sur mes lèvres lui ait échappé. Quelques semaines après nous amènent à aujourd’hui où la situation se prête à lui parler tranquillement :

Moi : écoute, ne le prends pas mal surtout et ne te fâche pas, mais non seulement je te trouve super beau mais en plus tu as un de ces p’tain de charme.

(bon, j’sais quand on ne me connait pas, on peut trouver ça un peu direct… mais au moins la situation est posée :  pas de doute je suis PD).

Lui : [rire] c’est très gentil Nico, mais je ne suis pas homo
Moi : ah bon ?!? Depuis quand ?
Lui : [rire] en plus, je n’étais  ici que l’été pour aider ma Mère dans ses affaires. Ce soir, je rejoins ma copine dans l’Est de la France.
Moi : rho, la pauvre, elle va être triste quand elle va savoir
Lui : [rire]

Souvent, la dérision me permet de faire une sortie honorable, en gardant le sourire et donnant l’impression contraire de ce qui se passe à l’intérieur, c’est-à-dire une espèce d’ouragan dévastateur qui balaie fantasmes et espoir.  

 
Morrissey « Let me kiss you »

jeudi 15 septembre 2011

Déli-cieux instant



« Ce n’est que dans de rares occasions que chacun peut connaître quelques secondes limpides d’oublie et de rencontre, tout étant mis de côté silencieusement.
Le miracle est là et, nous regarde dans les yeux.»  
Henry Martinson -

lundi 12 septembre 2011

Salut les copains !!!

Salle de sport, septembre 2011 

Dans le vestiaire, mes yeux se posent d'abord sur Musclor n°1 qui parle alimentation avec Musclor n°2.
Musclor n°1 à un visage de minet attirant, un joli torse, de gros bras et une grande gueule proportionnelle à sa prétention. Après, quand on passe en dessous de la taille… bhein… c’est bizarre… c’est comme s’il avait oublié de muscler le bas… la fameuse bouteille d’orangina mais : à l’envers avec deux espèces de crayons à papier qui lui servent de jambes.
Musclor n°2 est un athlète accompli, très musclé, de partout lui. Il n’a loupé aucun muscle, tout est très saillant et à la vue de tous, ce qui représente son alibi pour le dispenser de dire bonjour quand il entre quelque part ou de s’excuser quand en contractant un triceps il bouscule quelqu’un.
Et puis, il y a moi… souvent amusé, un peu mauvais je dois avouer mais pas méchant, le muscle discret sous un tissu adipeux qui n’en a jamais fini de fondre.

Musclor n°2 :
j’ai changé d’alimentation, maintenant je mange 2,2gr de viande blanche par kilo de muscle.
Moi : [intérieurement] c’est ton boucher qui doit être content dis donc !
Musclor n°1 : moi, j’ai arrêté les fruits. C’est trop sucré, je pourrais grossir et cela pourrait nuire à ma masse musculaire
Moi : Oui, m'enfin bon, j’connais personne qui soit devenu obèse après avoir mangé trop de fruits
Musclor n°1 & n°2 : ????? [ en me regardant avec une expression qui avait tout l’air de signifier « pauvre mec »]

mardi 6 septembre 2011

Notre Paradis

Sortie : le 28 septembre 2011 Réalisé par : Gaël Morel Avec : Stéphane Rideau, Dimitri Durdaine, Béatrice Dalle, Didier Flamand, Jean-Christophe Bouvet, Raymonde Bronstein, Malik Issolah, Mathis Morisset...

vendredi 2 septembre 2011

No Comment

UNE SEMAINE AU BOULOT RÊVÉE ET IDÉALE

Source : Queer

mercredi 31 août 2011

L'inconnu de la semaine


La question n’est peut-être pas de partir en fin de compte mais, de trouver le bon compagnon de route.

samedi 27 août 2011

Black is (definitely) Black – Part. 1


« Nous sommes frères par nature mais étrangers par l’éducation.» Confucius - 
 
Aujourd’hui en France, il est parfois difficile d’avoir une opinion différente de celle que certains soi-disant « bons pensants » voudraient qu’on ait, sans se prendre un bon coup de décimètre sur le bout des doigts. Il n’y a pas si longtemps, Laurent Blanc s’est fait taper sur les siens, à la limite d’être taxé de raciste simplement pour avoir dit quelque chose de tout à fait juste : « Qu'est-ce qu'il y a actuellement comme grands, costauds, puissants ? Les blacks (...) ». J’vois pas ce qu’il y a de dérangeant dans cette phrase ; en plus c’est plutôt flatteur comme commentaire, je suis à des années lumières de se genre de qualificatifs. Moi, j’aurais même ajouté « beaux ». Cette réflexion n’en est pas pour autant une règle générale. On devrait tous naître égaux en droit (et il reste du boulot à ce sujet) cependant, force est de constater qu’on ne nait pas tous avec les mêmes aptitudes. Difficile pour un Blanc d'avoir le même style et le même rythme qu’un Black en danse ou en musique… même au niveau de l’esthétisme ça ne le fait pas trop. La façon de bouger, de ressentir le rythme, de maîtriser le corps, les muscles, les mouvements à quelque chose d’inné et d’évident chez eux même si derrière il y a du travail là où pour nos « petits rats de l’Opéra » il ne semble y avoir essentiellement : acquis, douleur et entraînement… mais le plaisir dans tout ça ?!?



Si vous avez aimez cette vidéo vous aimerez peut-être aussi celle de Turf Feinz «Dancing in the rain»

jeudi 18 août 2011

Jour J - longtemps

Pourtant je me sens fatigué, épuisé, éreinté, mais il est 1h30 du mat et toujours pas couché, je ne sais d’ailleurs pas si j’ai sommeil,  . Pour le savoir il faudrait que je me couche et j’en n’ai pas envie… d’ailleurs, je n’ai rien envie de faire. Je regarde la pile de bouquins à la tête du lit… soupires. Il faut que je me discipline, que j’apprenne à aller au dodo tout de suite après le brossage des dents, toute une éducation à refaire. Remarque, je ne risque pas de m’auto-punir de TV, je ne la regarde pas, je ne suis même pas sûr qu‘elle fonctionne, je ne l‘ai jamais allumée depuis que je suis rentré dans cet appart. Les micro-siestes n’y font rien, je ne récupère pas ; manque de vitamines ? Plus trop d’insomnies en ce moment, tant mieux ; mais encore des réveils nocturnes dus en grande partie au stress professionnel et à imaginer l’ayatollah qui me sert de patronne, essayer de me faire dire que la neige tombe noire alors que moi je la voie tomber blanche. Non, je crois que c’est assez simple en fait, il me faut tout simplement : des vacances. Je n’ai toujours pas fixé la destination mais j‘y pense très fort. Europe, Amérique, je n’ai pas pour l’instant envisagé l’Asie, mais vu l’état d’esprit dans lequel je suis actuellement, je me demande si un stage auprès d’un anachorète dans les grottes de l’Himalaya ne me serait pas plus profitable que d’aller griller sur une île semi-déserte du pacifique. Il reste aussi l’Afrique ou le Maghreb. Pourquoi pas l’Algérie, un ami m’y a invité. Je ne compte plus les semaines sans sexe aussi cet hiver, si je fais le bon choix, en plus de l’exotisme de la destination, je pourrais toujours m’arranger pour me faire enlever et violer par une tribu aborigène ou un quelconque groupuscule terroriste et optimiser mes vacances. P’tain décembre, c’est en décembre la quille… d’ici-là, je serai tellement lessivé, que je n’aurais peut-être même plus la force de porter ma valise.   Peut-être ne partirais-je pas d’ailleurs ? Si, si, si, je partirai en bâteau, en avion, à dos de chameau s’il le faut.  

« J'ai toujours détesté le labeur et si je travaille, c'est dans le but unique de subvenir à mes débauches (je me passe aisément du nécessaire). » Alphonse Allais -

vendredi 12 août 2011

Ici & Là

ICI… on se rebelle, encore et toujours blessé. Le ciel est bas, les relations sont instables, le moment présent semble manqué de densité, de chair. On voudrait tant allumer la nuit, brûler ce qui doit l’être pour pouvoir semer et espérer à nouveau.

LÀ… on rebondit, subitement éclairé. La vie se répand, brute, contagieuse, toujours neuve. Une situation se retourne, un regard inattendu réchauffe, un plaisir insoupçonné affleure. On sent la peau et le pouls du monde, on en fait partie, toujours imparfait mais enfin agrandi.

« Petite Anthologie spirituelle pour réenchanter le quotidien » Anne Ducrocq - 
(Et on ne rit pas, merci !!!)

dimanche 7 août 2011

Pour ne rien dire...

Deux filles qui ne savent pas marcher avec des talons, une mamie boulimique promenant son chien anorexique, un couple d’amoureux, deux jeunes en scooter, je regardais la vi(ll)e défiler, assis sur un banc de la place Valmy sous un soleil modeste mais une chaleur étouffante : pas de doute, vue comme on se fait chier, nous sommes bien dimanche. J’ai atterri là par hasard, un peu comme on dégueule dans un caniveau un samedi soir de fête, pour ensuite se sentir mieux. J’avais décidé de faire un petit tour en ville, et puis fatigué par la populace qui allait bien finir par me donner mal à la tête, je me suis replié dans les quartiers de l’arrière ville plus calme ; là où les poubelles ne sont pas tous les jours vidées, où il manque une patte à certains pigeons ou un bout de queue au chat, enfin bref loin du défilé fashion et du bling-bling de la ville. Des beaux garçons, des hommes attirants il y en a, ce n’est pas ce qui manque. Si en vivant ici, je devais me retourner sur eux à chaque fois que j’en vois un, je finirais immanquablement avec une minerve. Je ne le fais pas pour deux raisons principales ; la première c’est qu’ils ne m’intéressent pas, la deuxième c’est que je ne les intéresse pas non plus, finalement on est quitte. Je suis un gars banal, à la tenue vestimentaire banale, marchant de manière banale sur ses fonds de bluejean. Tout cet attirail affichant en grosses lettres ou motifs éculés Vuitton, D&G, Armani me paraît aussi ridicule que les manias de la spiritualité orientale qui pour mieux s’immerger dans leur lubie portent quelques tintinnabulantes pendeloques chinoises. Mais ne sombrons pas dans la critique malsaine, chacun fait bien comme il veut après tout et est bien libre d’être « l’homme sandwich » des grandes marques (désolé, c’est plus fort que moi). Je ne vais pas disserter sur la beauté ni sur ces Apollons à la tenue aussi soignée que ces filles aux culottes sales qui s'habillent en cachemire pour sortir avec eux le soir . Aujourd'hui, la Beauté, je sais la trouver ailleurs, le reste n'est que du plaisir éphémère pour les yeux. Mais revenons à mon banc, où finalement je ne suis pas si mal, l’esprit assez léger en fait. Ce qui, pour ceux qui pensent que mon réalisme peut passer pour du pessimisme, je dois avouer que le fait d’être assis ici, en ce dimanche à la con dont je n'aurais aucun souvenir dans quelques mois, à prendre le soleil, sans attendre personne, ni d’appel, ni de texto me procure au final, un bien-être assez agréable.

« Car le bonheur le plus grand dans la vie et le plus riche acquis, c’est un esprit bon et léger ».
Johann Wolfgang von Goethe - 

lundi 1 août 2011

Matière grise broie du noir


En ce moment, il faut me faire des dessins, des schémas, des histogrammes, me parler en chiffres, en taux d’occupation, en pourcentage, en CA H.T. ou T.T.C., en Euros voir en Dollar, en taux horaires, en ratio,  etc… tout ça je le comprends très, très bien car pour le reste il semblerait que je sois à la ramasse. Tout ce qui est du domaine du verbal et non-chiffré semble m’échapper. 


J’suis trop souple selon mon patron, trop sévère et exigeant selon le personnel, je ne donne pas assez de nouvelles à certains ou je ne les donne pas comme il le faudrait à d‘autres, mes attentions tout comme mes intentions sont mal comprises, mal interprétées, voir ignorées… bref… je m’interroge sur ma façon de communiquer et ça m’angoisse (c‘est un euphémisme). C’est vrai qu’au premier abord je parrais froid et distant, je ne suis pas d’une approche facile, je ne veux pas jouer les "Caliméro" mais certaines choses me paraissent parfois un peu injuste. J’ai l’impression qu’entre ce que les autres imaginent de moi, l’image que je donne et ce que je suis vraiment, il y a un gouffre qui s’apparente à un trou noir dans lequel j’ai l’impression d’être aspiré. En même temps, je ne peux pas les ignorer, il y a toujours quelque chose de pertinent dans ce que les autres disent  ou pensent de moi. Mais enfin, pour limiter les contrariétés durant cette période et éviter un AVC précoce dû à un stress professionnel qui ne facilite pas ma diplomatie et mon sens du relationnel même dans la sphère privée, j’ai décidé de me mettre un peu au vert. Je vais restreindre les emails, faire des réponses courtes au téléphone afin d’éviter les discordes et réduire les contacts sociaux (c’est-à-dire rester chez moi) pendant quelque temps au moins. Rien que le fait d’ouvrir la bouche pour dire quelque chose finit par me donner des boutons tellement j’ai peur que cela soit mal pris et qu’on m’envoie bouler.  « Tu as la peau dure » comme me disait un pote un jour, c’est peut-être vrai, mais il ne faut pas croire que cela ne finit pas par m’atteindre. Je communique mal, je le sais, ce n’est pas mon fort la communication. Dans un même temps quand je la ferme on s’imagine que je fais la gueule, que je cache quelque chose ou que je me prépare à sortir une vacherie avec le cynisme qui (pour le coup) est le mien ; et pourquoi personne ne pense que c’est peut-être parce que je n’ai rien à dire ? Car ça arrive souvent… que je n’ai rien à dire !!! Et je n’aime pas poser des questions, forcément ça ne facilite pas les échanges. Les questions, je trouve ça intrusifs, agressifs et parfois violents obligeant l’autre à parler alors qu’il ne le souhaite pas, voire le pousser à mentir. J’essais à ma manière de montrer aux autres que je tiens à eux, qu‘ils sont importants pour moi, même si je ne suis pas toujours disponible, que je les aime, parfois pas comme ils le souhaiteraient … bien désolé… J‘ai profité de l‘appel d‘Emma, l’autre soir, durant mon inventaire papeterie (ô combien vital pour l‘humanité), une pointe d’émotion dans la voix, une larme glissant sur le papier à en-tête tout neuf et encore excédé de me faire envoyer chier de tout côté, pour lui demander si elle me trouvait égoïste, si je parlais trop de moi, si je ne m’intéressais pas assez aux autres, en somme si j’étais un gros con égocentrique et intéressé ; histoire d’avoir un avis extérieur n’étant plus assez objectif avec moi-même. C’est la première à dire que j’ai un caractère difficile, qu‘il n‘est pas facile de me cerner, que l’honnêteté n’est pas toujours une qualité chez moi ; j’sais pas, je ne me rend pas compte, il me semblait avoir pourtant des relations assez simples avec les autres ? Elle a bien tenté de me rassurer comme elle le pouvait (bichette) mais il ressort de mon introspection que l’image que les autres ont de moi pourrait bien être la bonne et que je me leurrerais sur ce que je pense être… si c’est le cas, j’ai quelque soucis à me faire et je risque bien d’en prendre pour 30 ans de crédit si je venais à poser mon cul sur un divan. 



Music :  "You Don't Know Me" Greenskeepers featuring DIZ 
Illustration : GraphJam

lundi 25 juillet 2011

Mercurochrome

« L'homme est cet animal fou dont la folie a inventé la raison. » Cornelius -
Les yeux dans le vide, je me rassurais en me disant qu’il valait mieux vivre avec des remords qu’avec des regrets tout en évaluant à combien d’heures sans réponse à un message on pouvait considérer que je m’étais pris un râteau. Mon soucis c’est que je suis un passionné doublé d’un impulsif, un petit nerveux qui a besoin de savoir… Quelqu’un qui veut vivre et sortir de l’illusion pour poser ses deux pieds dans la réalité parce que vivre justement, c’est ça et non rêver ou espérer. Peut-être que je fais peur effectivement à ceux qui me plaisent et que je cherche à séduire. Je crois que je la porte bien cette douce folie. Je suis plus dans le donner que dans le prendre, maintenant qui saura le comprendre? Même ma frangine pense qu’on devrait me mettre sous intraveineuse d’aspirine pour fluidifier mon sang. Selon elle, il monte trop vite à la tête et coagule au niveau du cerveau pour ne plus redescendre. C’est (toujours d’après elle) ce stockage excessive qui reste dans le cortex qui me fait enchainer les boulettes et devenir provisoirement dérangé. Mais devrais-je me contraindre à paraître autre chose que ce que je suis vraiment ? Le ridicule est souvent proportionnel au courage que je met à faire quelque chose pour quelqu’un. Mais je n’ai jamais eu peur du ridicule, malgré tout, il me fait parfois sacrément rougir quand même. Oui, peut-être que cette boîte de chocolats était un peu « too much » mais j’avais tellement envie de te faire plaisir avant que, comme le désir, ils ne fondent dans l‘attente…
  

Musique : "Live A Little" by Gym Class Heroes 

jeudi 21 juillet 2011

P’Lui


Hier… déjà
J’ai pris le bus… il pleuvait des cordes.
Il faisait triste à l’extérieur… et bien plus à l’intérieur.
Je savais que je ne te parlerais pas.
J’ai bu un café dans ce bar juste en face d’où tu travailles.
Je ne sais pas si tu m’as vu, je ne suis pas sûr, je ne suis plus sûr de rien.
Il pleut toujours
Ça brouille ma visibilité… ça accentue ma sensibilité… 
Ça me tue
Il fait encore plus triste…
Encore plus triste… à l’intérieur.
Je crois que tu m’as vu… ce n’était pas le but.
Je savais que je ne te parlerais pas,
Et si je ne te parlais plus ?
Je voulais simplement te voir,
Te voir,
Pour qu’il fasse un peu meilleur… à l’intérieur. 



Music :  Underworld by Sola Sistim  
Photo : Man without face I by The96th

mardi 19 juillet 2011

Bonheur(e)


Si l’on considère le fait indiscutable qu’une minute fera toujours soixante secondes, que c’est invariable, incompressible, inextensible, je suis toujours dubitatif quand on me demande d’attendre « deux petites minutes ». Ceci s’applique par extension aux heures « je serai là dans une petite heure » ; petite ou grande ce sera toujours soixante minutes ! Non ?!? Cependant, les lois de la relativité (cf. les théories d’Albert) et surtout l’immense bond en avant des nouvelles technologies en matière de téléphonie (cf. les travaux de Steve Jobs) force à constater la distorsion du temps et de sa durée théorique quand je suis dans l’attente de ta réponse à un de mes textos.


Musique : Skindive "No More Good Guys"

jeudi 14 juillet 2011

L'inconnu de la semaine


On dit "civisme" par honte de dire "patriotisme", comme on dit "fréquenter" par peur de dire "coucher avec"
Henry de Montherlant


mardi 12 juillet 2011

Mon Grand…

Sans doute penses-tu que j’imagine tout connaître alors que je ne sais rien. J’en connais déjà si peu sur moi. Je m’exprime si mal que l’incompréhension t’as amener à me rejeter en bloc alors qu’une partie de moi était très liée à ce que tu es. Je ne peux pas me mettre à ta place, je ne veux pas d’ailleurs ; la maladie, l’idée de la mort me terrifient, je ne suis même pas sûr de vouloir comprendre ce que tu ressens. Je voulais simplement garder le lien, que tu saches, que l’inconnu, le contact virtuel que je suis pour toi a toujours une affection inexplicable et sincère à ton égard. Je reste dans l’ombre, je ne dis pas un mot, c’est sans doute la meilleure façon de communiquer avec toi. Alors, je suis toujours là ; je te lis, je regarde cette photo où tu es charmant un matin où tu viens d’ouvrir les yeux, et je découvre tes dernières créations qui me glacent le sang. Tout en les admirant, je me rends compte combien tu as du talent, une force incroyable et à quel point, le peu qui nous reliait me manque terriblement.

Crédit photo : Arnaud Rodriguez 

dimanche 10 juillet 2011

Eike von Stuckenbrok

Il est un temps où la peau des anges ne fait plus rêver et où l’on se contente de les admirer. Nous sommes là, à regarder leur beauté, leur talent, leur jeunesse qui semble éternelle. On les envie presque quand nous viens le regret de ne pas en avoir profité assez, on voudrait être de cette époque pour embrasser et croiser la vie de ces garçons qui nous échappent en nous offrant un sourire. Les jours, les minutes, chaque seconde passent et l’on se dit que le temps devient plus pressant, qu’il faut faire vite quand on les voit avec tout l’avenir devant eux. Ils nous narguent, ça nous blesse mais on aime ça…   


Les Allemands ont toujours eu l’esprit de la mise en scène, Eike von Stuckenbrok ne déroge pas à la règle. À a peine 21 ans, cet artiste présente un spectacle d’un rare esthétisme et émotionnellement puissant.

[+] Eike von Stuckenbrok sur Facebook
[+] Arte: Eike von Stuckenbrok - Le vol de l'ange

 

jeudi 7 juillet 2011

Croche Patte

Ah !!! Déception quand tu nous tiens. C’est devant un kir infecte, pris au restau du coin que j'essaie de noyer dif- ficilement la colère que je ressens d’avoir annuler cette réservation à une bonne table de la ville. Depuis, quelques jours, ceux qui m’entourent testent mes limites et je suis obligé d’admettre qu’il n’est pas très difficile de les franchir même à petits pas. Stress et fatigue professionnelles n’aidant pas, je suis à la recherche d’un peu d’attention, d’autre chose, tout au moins si ce n’est pas me voir dans les yeux de quelqu’un, me retrouver tout au plus dans ses bras. Des limites, je sais aussi m’en fixer et laisser tomber quand je sais que la tension se répercutera inévitablement sur la relation. Alors, entre tous les deux, autant en rester-là ; qu’est-ce que cela peut-il donner de bon maintenant. Entre vents multiples, rendez-vous « keutés » et autres textos qui réveillent plus de désespoir que d’espoir, il est temps de couper plutôt que de nous déchirer. Ce soir, je suis énervé, je sens en moi une tension qui me tiraille, ressemblant à un vieil élastique poreux et user avec lequel on joue et qui nous claque dans les doigts. J’en suis là (?), c’est presque une question. Et puis, je sais que je vais éponger, essorer et repartir en ôtant de mon cœur ce poids qu’aujourd’hui tu me fais porter. Cela va être dur ce soir, demain… pendant quelques jours encore et ensuite, ça ira mieux.  Cependant, je ne peux m’empêcher de penser, que je me blesse, à chaque fois que je trébuche sur ces rencontres qui n’offrent aucun lendemain, aucune chute n'est bénigne. Dommage, je reste intimement convaincu qu’il y avait quelque chose à vivre entre nous.

lundi 4 juillet 2011

L'inconnu de la semaine


… Ou plutôt les inconnus de la semaine… avec une petite galerie de beaux mecs très patriotiques en l’honneur de la fête nationale de l’indépendance du 4 juillet et de quoi se réconcilier avec nos cousins lointains d’Amérique. 


Source : Queer

jeudi 30 juin 2011

Mes Chers Parents


Court métrage (2005) Réalisateur : Martin Amic Avec: Florence Cabaret, Christel Martinez, Pierre Banderet, Julie Williamson, Patrice Boutin, Claire Caigneaux, Victor De Oliveira, Isabelle Gagnat. 

mercredi 22 juin 2011

Juste un peu avant l’insomnie


Il vous a dit : « Je ne pense pas sortir ce soir ». Ce « je ne pense pas » résonne en vous comme un « peut-être » alors vous vous décidez à sortir seul à contre cœur. Toutes les 15 minutes, vous regardez votre portable, espérant trouver un appel ou un texto disant qu’il a changé d’avis, qu’il est en route, vous demandant où le retrouver. Entre amis, devant votre verre, vous essayez de vous concentrer sur la conversation, avec peine vous tentez d’y participer et d’avoir l’air détendu et heureux de partager un moment entre copains. Votre tête est ailleurs, absorbée et vous ne pensez qu’à rentrer chez vous, pensant le trouver devant votre porte ou qu’il vous aura peut-être laissé un Email. Vous espérez qu’une fois seul ça ira mieux, alors que ce sera bien pire. C’est alors que dans la soirée, des mains se posent sur vos yeux et une voix derrière vous chuchote : « Tu croyais vraiment que j’allais te laisser seul ».

Mais, une Happy End comme ça n’arrive jamais… n’est-ce pas ?!?


Photo : Lonely Man by
Murme


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