jeudi 28 février 2008

Petit repas entre Amis

Sandrine : Tu es super craquant avec tes lunettes
Moi : (je rougis… comme d’hab)
Sandrine : … et encore plus quand tu fais cette tête
Moi : qu’est-ce qu’il te prend au juste ? (Je tritouille ce qui me reste de salade)
Sandrine : je te trouve triste alors que tu n’as aucune raison de l’être
Moi : je ne suis pas sûr que ce soit de la tristesse en fait…
Sandrine : c’est quoi alors qui te donne cet aspect de petit chaton mouillé ?
Moi : la déception… la déception d’obtenir tout ce que je veux mais pas au bon moment et au mauvais endroit
Sandrine : mais quel orgueilleux, c’est pas croyable ! Tu penses que tout t’es du par le simple fait de ta volonté mais tu es incapable d’accepter aucune contre partie.
Moi : ne sommes nous pas censés récolter ce que nous semons, car de ce côté-là, il me semble m’en donner la peine pourtant.
Sandrine : petit rappel en deux choses l’une Nico, premièrement, pour bien pousser il faut se planter, deuxièmement, tu ne peux pas cultiver le matin et récolter le soir même.
Moi : Amen… (sourire en coin mais message reçu)
Sandrine : mais quel gros con ce mec (rires)

lundi 25 février 2008

Age Quode Agis

Quand j’ai raccroché le téléphone, je me suis dit qu’il était fort probable que si je gaspillais trop de temps jusqu’au jour où je trouve les réponses à ce qui me préoccupe actuellement, toutes les questions auront déjà changées ! Surtout, que la plupart sont concentrées dans un seul mot plutôt énergétivore : « la peur ». Mais derrière chaque peur se cache un désir et que le mien, tu/je le sais, est sain et honorable. Je ne tiens pas à finir comme L’homme amoureux de la planète Vénus et qu’il est bien injuste de faire supporter à l’autre mes douleurs du passé. Il est un temps où il faut tourner la page même si on n’a pas réussit à la lire, pour poursuivre l’histoire ; prendre conscience que ce qui fut hier ne doit plus influer sur aujourd’hui et encore moins sur demain. La vacuité a du bon, car elle laisse la place à un espace de construction où tout est possible et justement le « possible » c’est ce que je suis en mesure de t’offrir. Alors, comme je l’ai déjà écrit cela vaut bien le risque… pour peu que le courage l’accompagne et que les circonstances le permettent :


Un jour, le Courage, plus courageux que d’habitude, décide de frapper à la porte de la Peur :
« Qui est là ? » demande la Peur.
« C’est le Courage ! » répond le Courage.
« Entrez » dit la Peur.
Le Courage ouvre la porte, et derrière, il n’y a personne…


jeudi 21 février 2008

Ex-Gosse

Plutôt docile, on me retrouve toujours là où on m’a posé, du moins, dans les grands magasins où mon agoraphobie est exacerbée. Sorti des temples de la grande consommation, mon caractère insociable reprend vite le dessus. Généralement, une fois les courses terminées, comme les gosses, on vient me rechercher au rayon CD et bouquins. Jeudi dernier, je tombe sur le "cahier de gribouillages pour les adultes qui veulent tout plaquer" mis en page par Claire Faÿ. Je pense que l’on devait m’entendre rire jusqu’au rayon charcuterie. Ces quelques pages thérapeutiques valent largement un Valium ou une séance chez le psy. Très intrigué par l’auteur, j’ai cherché à savoir si elle avait sorti d’autres ouvrages dans le genre et effectivement on peut trouver également : « Cahier de gribouillages pour les adultes qui s’ennuient au bureau ». Ils n’ont pas vraiment fonction à prendre place dans une bibliothèque, ils ne sont pas indispensables à la culture collective, mais si utiles pour relativiser un quotidien pas toujours facile et ne pas oublier qu’une journée sans rire ou sourire est une journée de perdue.

mardi 19 février 2008

Le risque est-il un privilège ?

Le carrefour est un lieu sacré ; les dieux avaient coutume d’y dormir et d’y manger. C’est là, que se prennent les décisions. Où les routes se croisent, deux grandes énergies se concentrent : le chemin que l’on va choisir et celui que l’on abandonne. On ne peut pas y rester pour toujours. Faire un choix c’est renoncer, une fois qu’il est fait, on doit poursuivre sa route, sans penser à la voie qu’on a délaissée. Très souvent (dans mon cas du moins) le chemin de la Raison part à l’opposé de celui du Cœur. Alors, j’ai souvent suivit mon cœur, aveuglément comme le veut l’Amour pour me retrouver le plus souvent dans une impasse. Mais comment savoir ? J’ai toujours parcouru mon existence comme je parcours le monde : en quête de mes idéaux et à la rencontre de ceux qui pourraient mettre les leurs en commun avec les miens. Peut-être vais-je chercher très loin ce qui pourrait être accessible tout près. Certains pensent sans doute que cette quête est inutile, que c’est accumuler sans raison des faux pas prévisibles. Vivre n’est-il pas prendre des risques pour ses rêves ? Poursuivre ses rêves à un prix qui entraînent inévitablement sur la route des difficultés, des frustrations et des déceptions. Toutefois, ce prix à payer ne sera jamais aussi élevé que si je ne prends pas ces risques. Il est possible qu’ils soient une perte futile d’énergie. Je pense que l’on peut faire la conquête de soi-même en même temps que celle du monde et que tout cela m’est nécessaire alors… il ne sert à rien de vouloir me rendre plus court ce chemin. Chaque jour, mes pas me rapprochent de toi mais aussi, une nouvelle fois de la croisée des chemins. Nous allons nous y retrouver, nous y asseoir tous les deux, vivre des moments que j’imagine merveilleux et mes yeux te supplieront de répondre à cette question : « Il y a-t-il un moyen de concilier plutôt que de renoncer ? ».

samedi 16 février 2008

Changer d'ère


En relisant le billet « Une baffe pas comme les autres » d’Anydris, cela m’a un peu interrogé sur l’atmosphère éducative, sur les notions de respect et de valeurs qui semblent se distiller depuis les années soixante. Je pense que ce n’est pas seulement un problème d’éducation parentale mais aussi les (mes)faits d’un environnement social qui privilégie l’accession à une soi-disant supériorité sur l’autre par la situation matériel ou le statut social. Chez les enfants, la révolte se fait par jalousie ou en utilisant l’impunité que transfère leur parents sur eux. Nous avons quitté l’ère préhistorique, il est peu probable de se faire attaquer par un ours de nos jours en sortant de nos grottes hi-tech et pourtant certains évènements anodins sont vécus comme des agressions. Pourtant, je me rappelle avoir lu qu’en 1974, le psychologue Rapaport émet l’idée que la manière la plus « efficace » de se comporter vis-à-vis d’autrui est : la coopération, la réciprocité et le pardon. C'est-à-dire que, lorsqu’un individu ou un groupe rencontrent d’autres individus ou groupe, il a tout intérêt à rechercher une alliance. Ensuite, il importe, selon la règle de réciprocité, de donner à l’autre en fonction de ce que l’on reçoit. Si l’autre aide, on l’aide ; si l’autre agresse, il faut l’agresser en retour, de la même manière et avec la même intensité. Enfin, il faut pardonner et proposer de nouveau la coopération. Cela m’a vraiment parut pertinent et une bonne alternative à l’immuable loi du Talion qui sévit toujours de manière pernicieuse de nos jours.

Source illustration [En +]

mercredi 13 février 2008

Saint Chrone

Si demain
A la St Valentin
Seul(e) tu vas rester
Pas question de t’ennuyer
Et sur ce lien je t’invite à cliquer
Un bon marqueur tu vas utiliser
Et sur ton écran tu vas jouer
Une fois les bonnes réponses trouvées
Une éponge tu vas chercher
Ton ordinateur nettoyer il te faudra
Et à Nicolas tu penseras

jeudi 7 février 2008

Les Anges – Part.2

Chaque fois que nous nous quittions à l’aéroport, j’avais l’impression de disparaître. Ce qui est finalement arrivé pour de bon. La dernière fois à L.A. des images si violentes et si perverses m’accompagnaient, qu’elles sont restées pendant très longtemps mon seul point de repère. Elles le sont encore un peu… je crois. En lisant, le premier roman de Bret Easton Ellis « Moins que zéro », je me suis dit que j’ai dû certainement passer à côté de quelque chose là-bas ; pendant 2 ans j’ai dû passé à côté de toi. Encore aujourd’hui, je ne trouve pas de mots à mettre sur ce ressenti. Certains passages de ce livre me semblent si familier : le comportement des personnages, la mentalité, les excès, etc. Puis, j’ai lu ces quelques lignes dans les dernières pages du livre :

Et j’ai rencontré Alana par hasard dans le Beverly Center.
« ça fait longtemps que je t’ai pas vue », je lui ai dit.
« Ouais, j’suis pas beaucoup sortie ces jours derniers. »
« J’ai rencontré quelqu’un qui te connaît. »
« Qui ça ? »
« Evan Dickson. Tu le connais ? »
« Je suis avec lui. »
« Ouais, je sais. C’est ce qu’il m’a dit. »
« Mais il baise avec un autre mec, Derf, qui va en fac à Buckley. »
« Oh ! »
« ouais, oh ! » elle à fait.
« Et alors ? »
« C’est tellement typique. »
« Oui » j’ai fait, « c’est vrai »
« T’as passé un bon moment ici ? »
« Non »
« Dommage »

Vous devez vous demander pourquoi cet extrait ? Parce qu’à mon sens, il révèle en quelque sorte les manques existentiels de notre vie de tous les jours. Les relations rapides et interchangeables, la communication réduite au minimum et à l’état brut : l’essentiel du superficiel. Je crois que c’est ce que j’ai vécu sans vouloir le réaliser. C’est aussi ce à quoi je ne veux pas me résigner mais que je suis contrains, dans une certaine mesure, d’accepter pour ne pas me marginaliser davantage de la société avec laquelle je dois faire que je le veuille ou non. Je pense que j’aurais dû lire Ellis avant mon départ. Peut-être devrais-je aussi, arrêter de dessiner de petites fleurs autour de ma vie en attendant celui qui . . .

mardi 5 février 2008

Les Anges – Part.1

Croyez-le ou non, mais la première carte de tarot que j’ai tirée fut la mort.
Quand je n’avais rien à faire, j’aimais prendre le métro à Noho et je m’arrêtais aux Highlands rien que pour le plaisir de traverser Hollywood et Sunset Blvd. Ensuite, je continuais sur Santa Monica pour rejoindre Westwood. Je m’arrêtais à la « French Backery », seul endroit où je pouvais boire un vrai café noir comme je les aime avec un vrai croissant au beurre bien gras, le tout servi par un gars travesti d’une gentillesse inouïe. Marcher me permettait de réfléchir un peu et il y avait souvent matière pour ça. L’envie devenait à chaque fois de plus en plus grande et j’ai fini un jour par rentrer dans son petit salon ouvert sur la rue. Son ami m’a fait patienter, sur un fauteuil bridge en velours rouge très confortable. Je m’attendais à ce qu’il me dise que « Madame » était partie chercher son balai au contrôle technique mais non : « elle promène le chien » me dit-il. J’imaginais déjà voir arriver une vieille sorcière tout droit sortie de Wicked. J’étais plutôt nerveux quand elle a fait son apparition ; elle était ravissante. Elle s’appelait Vanessa et elle avait un fort accent arménien. Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai toujours gardé son numéro dans mon portefeuille. « Ne vous inquiétez pas pour cette première carte » me dit-elle « Cela signifie plutôt un renouveau. Il vous aime vous savez, il vous aime vraiment ». Super ! Je ne dois pas faire si hétéro que ça finalement. « Vous avez de gros problèmes de communication entre vous et quelqu’un près de lui cherche à vous nuire ». D’accord ?!? « Vous êtes charmant, pourquoi doutez-vous de vous ainsi ? » Bingo, mais encore ?!? « Vous reviendrez mais plus tard, votre vie est ici, mais pas tout de suite. Est-ce que vous priez ? Vous devriez prier vous savez ». Elle en a dit et dit, des choses qui m’ont surpris, réconforté, énervé. J’étais sceptique en sortant, mais l’erreur que j’ai faite, c’est d’avoir gardé ce que j’avais envie d’entendre et complètement occulté ce qui aurait pu me servir… éventuellement. Si j’ai voulu anticiper l’avenir, c’est aussi parce que beaucoup de choses me semblaient déjà claires intérieurement. Ta cyclothymie dans ta façon de te comporter avec moi en disait plus long que toutes les lames de tarot. Ce que me disait ta façon de vivre notre relation était aussi limpide qu’une boule de cristal. Mais, ce petit intermède dans le monde ésotérique pour me rassurer a eu le mérite de sauver les derniers jours que nous avons passés ensemble.
A suivre…

Crésus [En +]

samedi 2 février 2008

Communiquer : en un mot

Ce que j’apprécie chez mes amis – je parle de ceux qui représentent les doigts d’une seule main – c’est qu’ils ne me prodiguent aucun conseil. Cela peut paraître paradoxal car c’est ce que l’on serait en droit d’attendre d’eux. Le conseil a un côté un peu pervers. Si une personne vous en donne un mauvais, il est fort probable et humain de ressentir une certaine rancune ; si c’est un bon conseil il est possible de se sentir redevable. Dans un sens comme dans l’autre, cela agit forcément sur notre libre arbitre, notre autonomie et notre faculté à prendre nos propres décisions, à faire nos propres choix. Ma chance, c’est d’avoir des amis à l’écoute et qui donne leur avis sur une situation ou une autre. Ce qui a mon sens a une connotation bien différente. D’ailleurs, ne dit-on pas « à mon (humble) avis », ce qui n’engage que soi, alors qu’on entends plutôt « suis mon conseil » qui a un côté plus impératif. Ils n’usent pas non plus de formules du genre : « crois-en mon expérience ». Sans doute parce qu’ils ont conscience que l’expérience des autres est une lanterne que l’on porte dans le dos et que chaque existence est singulière. A ce propos, s’il suffisait de suivre l’expérience des autres, nous serions tous des Gandhi, des Martin Luther King, des Bill Gates ou {…} ; entre les accolades, vous pourrez compléter la liste avec votre héro préféré. Petit indice, le mien à une cape noire, découpée en forme d’ailes de chauve-souris (trop bandant). Et surtout, je crois que la compréhension d’un ami est d’avouer une certaine impuissance face à un sujet sans pour autant se sentir obligé de servir un discours en boîte dont le « temps » est souvent le contenu principal : « laisse faire le temps », « tu as besoin de temps », « chaque chose en son temps », etc. Il est vraisemblable que le temps ne respecte pas ce qui se fait sans lui, il s’avère d’ailleurs un bon professeur mais je n’oublie pas non plus qu’il finit immanquablement par tuer ses élèves. En Français, Am-our et Am-itié ont la même racine, et c’est tant mieux car ça ne marche pas dans toutes les langues, aussi, j’aime mes amis et j’ose sincèrement espérer qu’ils trouvent auprès de moi autant qu’ils m’apportent et m’apprennent.

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...