mardi 12 juin 2012

Les yeux dans l'eau


Le soleil n’était pas au plus chaud, mais suffisait à me donner la chaleur qu’il me manquait, tout comme le vent qui venait me caresser ou les embruns qui me léchaient la peau. Ma langue que je passais sur mes lèvres révélait le sel qui venait de s’y déposer. Parfois, auprès des éléments naturels, je retrouve le réconfort qu’il me manque, une certaine tendresse qui me fait défaut. Installé sur mon rock, je n’avais aucune question à me poser, simplement à apprécier ce qu’il se passait à cet instant, goûter au calme, à la tranquillité, au repos, m'allonger et dormir dans une demi-conscience apaisante. Avec peu de courage, j’ai quitté le bord de mer et marché jusqu’à chez moi ; j’ai réalisé combien mes expériences passées m’avaient fatiguées et usées ma patience. Je n’en ressentais aucune tristesse, ce que je suis n’en est pas la conséquence, mais le résultat : m’économiser. J’ai passé trop de temps à rechercher l’attention de l’autre pour finalement en retour ne gagner que quelques minutes d’affection qui paraissaient plus volées que méritées. Alors, peut-être qu’ici, dans le Sud, toutes les conditions ne sont pas réunies pour un véritable épanouissement cependant, il me paraît plus facile de compter sur le soleil pour combler le manque de la chaleur d’un corps ou sur le vent celui des mains tendres qui ne me touchent plus ou encore les embruns me rappelant les baisers d’un cœur aimant. 

Crédit Photo : Bokeh at the beatch by s0mat

vendredi 8 juin 2012

La Pluie avant qu’elle ne tombe*


Non, ce blog n’est pas en jachère. Je suis navré, en ce moment je n’ai aucune inspiration. Vous m’en voulez ? Il y aurait bien des choses à raconter, mais les mots ne me viennent pas aisément et quand je n’écris pas d’une traite, ce n’est pas bon, difficile à lire… indigeste. Peut-être faut-il attendre que les circonvolutions de mon cerveau se fluidifient et se désengorgent des camions bennes qui l’encombre.  Du surmenage ? Sans doute ! Des questions ? Oui, beaucoup ! Les bonnes ? Pas sûr ! Il me semble avoir déjà vécu ce genre de situation, celle de se sentir à un carrefour, savoir qu’il faudra prendre des décisions et enfin choisir la route, la bonne direction. En attendant, je profite du soleil, je prends soins de moi, je n’anticipe que dans de rares cas et le plus souvent professionnels. Je suis sûr d'une chose, c’est un signe : il va se passer quelque chose. Vous savez : c’est électrique, comme sentir la pluie avant que l’orage n'arrive.  


« Il est difficile au milieu du brouhaha de notre civilisation qui a le vide et le silence en horreur, d’entendre la petite phrase qui à elle seule peut faire basculer une vie : où cours-tu ? » Christiane Singer 

* Jonathan Coe 

vendredi 1 juin 2012

Infidèle




« Jouir et faire jouir sans faire de mal ni à toi ni à personne, voilà je crois le fondement de toute morale » Nicolas de Chamfort - 

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