mardi 19 février 2013

C'est ici que l'on se quitte...




« Parfois, être satisfait est une question de volonté. Il faut considérer ce qu’on a sous la main, évaluer ce que ça pourrait devenir, et arrêter de rêver au passé. Je sais que c’est la voie même de la sagesse, mais je sais également que peu de gens sont capables de la suivre.» – Jonathan Tropper "C’est ici que l’on se quitte"



Bien sûr j’ai toujours quelques démons qui viennent me réveiller la nuit, il est certain que je ne suis pas aussi apaiser que j’aimerais parfois l’être, oui, j’aurais pu encore écrire des articles et des articles, sur ma vie, mes anecdotes, mes rencontres, mes névroses et que sais-je encore… les uns comme les autres, vous m’avez perçu avec vos propres filtres et c’est bien ainsi. Aujourd’hui, intérieurement je ne suis pas assagi mais à force de me construire, il me semble avoir des fondations assez solides, qui résistent aux intempéries même si parfois il faut donner de nouveau un coup de peinture aux murs. Je me rends compte que ce qui m’a souvent gâché la vie, c’est l’image que j’avais dans la tête de ce que j’étais supposer être et je n’en suis plus là… je suis et je me contente d’être ; parmi les grands philosophes de notre temps, je citerais Kurt Cobain qui disait un truc du genre : « Dans la vie, il vaut bien mieux être haï pour ce que l’on est plutôt qu’être aimé pour ce que l’on n’est pas ». Je ne pense pas être ce genre de garçon à se créer des problèmes pour se créer de la pensée, je pense avoir été honnête toutes ses années même s’il m’arrive encore de me surprendre à être triste pour des choses qui n’ont plus d’importance. J’ai exposé mes souffrances à des moments où elles me semblaient insurmontables et loin de voir un blog comme une thérapie, force est d’avouer que poser les choses par écrit permet de s’en soulager.  C’est l’occasion pour moi de vous remercier toutes et tous pour vos commentaires. Je continue ma route, à parcourir le monde qui nous entoure et le mien intérieur. Comme j’ai toujours une farouche envie de partager, vous pouvez me retrouver ICI et lire entre les lignes, peut-être en apprendrez-vous bien davantage sur moi en fait. MERCI… 


« Il y a des moments où l’on sent qu’on va changer de vie, où l’on a presque l’impression d’entendre cliqueter la mécanique du destin. » –  Armistead Maupin "Une voix dans la nuit"


vendredi 15 février 2013

Décalage ordinaire


Il est 22h00 et j’ai le cul contre le radiateur, regardant l’appartement enfin propre qui sent encore la peinture fraîche. 10 jours, c’est le délai que je m’étais fixé pour finir les travaux. Je suis comme ça, tout doit être planifié, c’est mon côté psychorigide, des délais que je me fixe pour me rassurer. Seulement voilà, une mauvaise grippe est venu contrarier mes plans, elle n’était pas prévue et m’a obligé à me poser et me reposer ce dont, à vrai dire, j’avais besoin. En ce moment, en regardant le travail accompli, les fesses au chaud et un verre de vin à la main, je réalise que j’ai eu les mêmes gestes, réflexions et réflexes que mon Père dans l’exécution de ce travail. J’ai du mal à discerner si j’en suis fier ou agacé. J’ai eu souvent des choses à lui reprocher et reproduire certaines des ses attitudes m’est assez troublant. Je crois en fait, qu’en prenant de l’âge, je lui ressemble de plus en plus, même dans mes mimiques ou mes comportements. Passée cette réflexion, je sens bien aussi que cet appartement dans lequel je me sens plutôt bien, n’est encore qu’un passage vers autre chose. C’est souvent comme ça, je me pose et autre chose apparaît à l’horizon. Je suis un nomade, je le sais, je voudrais parfois qu’il en soit autrement, que ma raison ait le dessus sur le cœur mais ce n’est pas le cas. Je me dis aussi, que je n’ai jamais lu quelque chose de plus vrai que cette phrase en sous titre de mon Blog : «  Rien ne se passe comme prévu, c’est la seule chose que nous apprend le futur en devenant du passé ». Pennac a vraiment eu du flair en écrivant cette phrase. A posteriori, je m’aperçois que dans ma vie, rien ne s’est déroulé comme prévu. Je trouve ça assez angoissant et d’un autre côté, je ne peux pas dire que j’ai mal vécu ; mes moments de grandes détresses ont toujours débouchés sur de beaux instants de bonheur… je cours toujours après, avec cette impression que les moments sont plus longs que les instants. Et, n’a de cesse de me revenir cette image de moi sur cette terrasse admirant l’immensité de la ville, chaque matin avec mon café, chaque soir quand la chaleur peinait à retomber ou quand tu arrivais par surprise et me prenait dans tes bras, tous deux face aux buildings, tu me glissais à l’oreille : « mais, que vais-je faire de toi ? » ; mais moi maintenant, que dois-je faire de ça ? 

Crédit Photo : Sarah Demongeot

vendredi 1 février 2013

La petite faiblesse qui m’a perdu


C’était un de ces soirs glacials où je serais bien resté chez moi. On m’attendait, j’étais en retard comme d’habitude. Puis je l’ai croisé, il m’a sourit alors j’ai répondu ; je me suis retourné, il me suivait. J’ai hésité, puis je suis passé de l’autre côté du trottoir. « Nous ne nous connaissons pas ? » ai-je demandé, « Non » m’a-t-il dit. Et je l’ai suivi, sans rien attendre. Nous nous sommes vus, plusieurs fois, régulièrement, sans promesses dans son appartement spartiate avec comme seule distraction un jeu de mikado avec lequel nous jouions avant de nous endormir, avant qu’il enroule son corps autour du mien, qu’il me récupère dans la nuit quand je m’échappais de son étreinte. Et je lui ai dit que je partais à l’étranger pendant quelques temps, il a baissé la tête sans tristesse en me disant : « tu vas m’oublier », j’ai souri pour ne pas montrer l’émotion que cette petite phrase à fait monter en moi, je ne m’attendais pas à ça. C’est lui qui a envoyé le premier texto « tu vois tu m’as oublié », chaque message avait une réponse malgré la distance et un coût qu’il ne pouvait sans doute pas se permettre. Quelques semaines plus tard, à peine sortie du taxi :

Lui : Je peux venir te voir, j’ai envie de te voir. J’ai envie de te voir, je peux.
Moi : Oui tu peux, mais il faut que je me douche, l’appart est en bordel
Lui : ça ce n’est pas grave, je viens

La porte s’ouvre et, sans dire un mot, il m’enlace… tellement fort. Il a passé la nuit avec moi et ma culpabilité. Son corps toujours en parfaite harmonie avec nos positions nocturnes ; à aucun moment il n’a concédé à lâcher un seul centimètre de ma peau.

C’est étrange non ? Ces rencontres que l’on croit sans lendemain, ces personnes qui ne révèlent rien de ce qu’elles ressentent… et l’étonnement que génère leur attachement, de ressentir que l’on compte pour elles plus que ce que l’on imaginait. Le pire est sans doute, de ne pas avoir été attentif, d’avoir vécu les choses avec trop de légèreté et s’apercevoir enfin, que ce sont de ces personnes dont on attend le moins qui nous apporte le plus, avec une réelle sincérité dont on prend enfin honteusement conscience.

vendredi 30 novembre 2012

Il n'y a pas de mal à...


« L’érection du matin est une manifestation d’optimisme d’un pathétique sans égal […] et voilà que comme une horloge bien réglée, ma queue sort fièrement de ma braguette, désespérément inutile, et se dresse pour saluer le jour nouveau. Ainsi donc, chaque matin, je me retrouve face au même dilemme : pisser ou me branler. C’est à peu près le seul moment de la journée où j’ai l’impression d’avoir le choix. » 

Jonathan Tropper - "C’est ici que l’on se quitte"
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